Cadillac Brougham 92 : Et si Dieu roulait en Cadillac ?

Renaud Roubaudi rencontre Bertrand, un petit observateur heureux possesseur d’une rare Cadillac Brougham de 1992. En compagnie du Commandant Chatel, Renaud et Bertrand comparent le luxe de la Cadillac face à la Bentley Continental R de Jean-François. Notre quatuor de choc part ensuite en balade pour un face à face de deux légendes automobiles. A voir dans l’épisode 1, l’essai de la Bentley Continental R.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

16 commentaires au sujet de « Cadillac Brougham 92 : Et si Dieu roulait en Cadillac ? »

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  1. Nabuchodonosor

    Si j’ai bien compris le message subliminal, il faut donc déguster le reportage sur la Brougham de Bertrand puis visionner celui sur la Continental R de Jean-François, revenir sur la Cad’, comparer et se replonger sur la Bentley…

    Ce qui m’a surpris de prime abord, c’est le gabarit quasi similaire des deux carrosses, de ces deux sommets de leur industrie respective. Mis face à face, le coupé aristo n’est pas du tout ridicule devant le géant d’Arlington. Dans mon imaginaire de vieux bagnolard, je voyais la Cad’ plus large et surtout beaucoup plus longue, immensément longue, infinie pour tout dire… Et puis furtivement l’une ou l’autre se frotte au hasard d’un parking à une auto européenne du jour et hop la notion de gabarit devient toute relative…

    The Six 3/4 feutré pour gentlemen à particule prépositive, ou the Three-Five-O cubic inch pour Texas farmers, Oil & Longhorn Ranch, option ès-mafiosi New-Yorkais reconvertis en crooner pour old-ladies à Vegas.

    Deux philosophies qu’à priori tout oppose mais qui ne sont pas si éloignées l’une de l’autre. Contrairement aux apparences, il n’y a pas un océan entre elles. Espace et confort, puissance et velouté, noblesse et subtiles attentions, semblent avoir guidés les choix de leurs géniteurs. Les différences se résument à la noblesse des matières, à la discrétion dans le geste séculaire et anoblis pour l’anglaise, et à l’extravagance, la flamboyance, le je t’en jette peu importe si ça fait toc pour l’américaine, le faux bois, les fausses jantes à rayons, tant que ça brille, que ça s’allume et que ça clignote de partout…

    Les fautes de bon goût, compte de chaque contexte, sont rares. J’ai remarqué que l’habillage de la colonne de direction, le cache moussé de l’airbag du volant et le pommeau du levier de vitesse chez la britannique, n’étaient pas raccord et dénotaient avec le cuir bleuté et beige clair tendus dans l’habitacle, le reste est splendide et ne souffre d’aucun griefs. Pour la ricaine, j’ai vu la visserie cruciforme apparente à l’intérieur derrière les poignées de portières et regrette les bas flancs périphériques peints en blanc qu’il m’aurait plu de voir chromé entièrement tout comme les pare-chocs. D’accord c’était ça le sheer look et puis c’est vraiment pour pinailler tant vos autos sont belles dans leur jus d’origine et super bien entretenues.

    Le détail qui tue : L’échancrure dans le capot de coffre de la Cad’ qui permet à Bertrand de s’asseoir sur le rebord sans se cogner la tête… Je trouve ce détail génial et très ricain.
    En revanche je reste circonspect sur le point d’ancrage de la ceinture de sécurité dans l’angle de la portière. Va pour le côté pratique, mais en cas de crash… Aïe le détail peut tuer.

    Entre les deux mon cœur balance !

    Nabuquikiffe

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  2. Denis L.

    Pas ma came mais vous nous faites vivre l’instant avec une telle passion que je fini par l’aimer quand même cette bagnole! C’est ce que j’aime avec POA, on sort de notre confort de pensée! Ça m’a toujours facsiné les tableaux de bord des américaines de ces années, il semble loin des passagers, quasiment sous le pare-brise et ce volant qui en sort perché au bout de sa longue colone, comme perdu dans l’espace, ça donne vraiment une sensation de salon généreux, il y a de la place pour s’étendre, se caler pour un long crusing à travers les longues plaines. J’aimerais bien voir ça in-situ.
    Sinon c’est un puit un peu trop profond pour moi mais c’est quand même une sacrée bagnole.
    Ps: perso je ne lave ma caisse que quand il faut arroser le jardin! Il suffit que je sorte la lance pour qu’il pleuve…

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  3. Piat Georges

    Note pour le Commandant, moi je lave la voiture même s’il va pleuvoir !!
    Quel vidéo les amis et puis des gens sympas, que du bonheur…
    C’est chic les fauteuils chesterfield dans la Cad, on se croirait dans un Colombo !
    Go Poa, c’est formidable.

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    1. Lieutenant Columbo

      Euhh, s’cusez moi de vous couper M’sieur Georges,
      Moi par exemple qui ne lave pourtant jamais ma vieille 403 déglinguée et bien je reste un inconditionnel de POA… C’est justement ce qui rend dingue ma femme, M’sieur…
      Euhh, bon vendredi M’sieur…

  4. Franky

    Petit reportage bien sympa.
    Pour rebondir (!) sur cette histoire de dossier inclinable, il faut signaler que le constructeur US Hudson proposait de serie (il me semble) sur son modèle Hornet ( DOC Hudson dans CARS) un dossier inclinable . A l’époque cela créa un léger émoi dans les familles puritaines qui interdirent aux jeunes filles de la maison de monter avec un garçon dans cet engin qui poussait au stupre et à la fornication !

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  5. Mat Ador

    Merci à tous pour ce pur moment d’exaltation.

    Geri Walton* nous apprend que, foin de tout luxe tapageur, Brougham, ou « Broh’m » en effet pour les shootés, était à l’origine le nom d’une carrosserie hippomobile légère et compacte pour deux occupants tirée par un seul cheval. Elle était étudiée pour se faufiler dans les rues encombrées de la City mais néanmoins fermée, séparée du coachman par une cloison vitrée permettant les conversations privées entre gentlemen.

    C’est cette particularité qui fît prospérer le nom de Brougham sur la finition de quelques célèbres modèles sedan au cours du 20ème siècle. Oldsmobile, Pontiac, Chevrolet, Mercury, Plymouth entre autres… La firme de Détroit quant-à-elle, abandonna l’option de la vitre après la lignée des Fleetwood pour célébrer le nom de Brougham « tout-court » sur son dernier né à la fin des eighties, mis à l’honneur aujourd’hui.

    N’en déplaise à Bertrand, entre le déclin du bench seat et le développement de la safety belt, il n’est peut-être pas romanesque de penser que Cadillac voulut rappeler symboliquement l’existence d’une séparation virtuelle en ne l’équipant pas de reclining front seats qui existaient pourtant… Après tout, la Broh’m, comme ses aïeules, pouvait se déguster sur le canapé de derrière qui restait suffisamment accueillant, confortable et profond, pour s’adonner à toutes sortes d’us, en tout bien tout honneur il va sans dire.

    Comme le hasard fait parfois curieusement les choses, l’inventaire su patrimoine en Paca** nous apprend aussi que Lord Brougham and Vaux laissa aussi à la postérité, à deux coups de gaz de votre lieu de tournage, la première villa de villégiature cannoise, sur les pentes de la colline de La Croix des Gardes, au bord de l’ancienne via Aurélia, la seule voie qui reliait la Gaule à Rome…

    Si Dieu roulait en Cad’, je serai certainement l’un de ses plus fidèles serviteurs.

    *https://www.geriwalton.com/brougham-carriages
    **https://dossiersinventaire.regionpaca.fr/gertrude-diffusion/dossier/maison-dite-villa-eleonore-louise/6b2c06aa-2590-4cbc-9a08-7c52e886e1c4

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  6. chapman

    Bon, on bave un peu sur la conso de la Cad’ mais on ne parle pas de celle de la Bentley…..ça ne doit pas être beaucoup moins!
    Et puis le coup des sièges qui ne basculent pas pour des raisons bassement puritaine. Je crois que je vais prendre la belle anglaise finalement hein? Je veux bien que les femmes soient comme ci ou comme ça, mais la voiture ça rapproche les êtres.

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    1. Jean-François Bertrand

      La consommation du Conti est sensiblement plus basse en conduite « cool cruising ».
      Lorsque que je suis suis remonté chez nous dans l’Ain, cher Chapman, la dernière fois par l’autoroute, régulateur à 115km/heure, soit un régime moteur de 1700trs/min, j’ai fait un 14l au 100.
      Ceci grâce à l’évolution de l’injection. Car sur ma première Bentley de 1993, deux générations de systèmes d’injection plus tôt, je ne suis jamais descendu en dessous de 18-19 litres même avec une boîte à œufs pleine sous la pédale…
      Par contre si je le conduit avec des chaussures de scaphandrier… C’est pareil quelque soit la génération… On monte allègrement à 30-35 litres… Je me suis déjà vu ne pouvoir faire que 300 kms avec un plein de 110 litres…
      Pour ce qui est de l’accomplissement de certains fantasmes… Le Conti, de par l’agencement intérieur (console centrale qui court du tableau de bord à la plage arrière) si prête ma foi fort peu… Où alors à l’extérieur ce qui permet d’admirer simultanément ses lignes et d’autres tout aussi captivantes…
      Pour de l’action indoor,… Je ne saurais conseiller la berline avec une mention spéciale pour la Phamtom V….
      A bon entendeur…

    2. chapman

      Merci Jean François pour ces détails précieux. C’est fou les progrès qui ont été fait dans la précision de l’injection sur les moteurs modernes….même si le 6 3/4 n’est pas tout neuf. Il en faut des œufs pour sauver la planète de la sur consommation…
      Donc je renonce à la Continental pour le rapprochement des corps. Bon!
      Je vais reprendre un petit peu de Citroën DS. Ça reste beaucoup plus abordable et incomparable en espace et confort dunlopilo. Et puis c’est la « Frrrrance éterrrnellllle » chère à notre président.

  7. Mustang98

    Y’a rien à faire chuis accro à l’extrait naturel de POA en 1ère pression à froid !!!
    P……..n de b……..l à c.l, c’est quand même autrement sexy que les caisses en plastique et connectées que l’on voudrait nous faire passer pour des rêves de mobilité durable…
    Merci à POA d’apporter la preuve que le pire n’est pas certain !

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  8. Pascal MOORE Twice Golden Member

    Toute l’Amérique d’une certaine époque est résumée à travers ce symbole de confort, d’opulence, et de clinquant aussi mais cela ne fait-il pas partie de  » l’ American dream  » ? La conso est certainement importante mais notre propriétaire n’est pas VRP et ne fait pas 70 000 km par an avec. Il est probablement dans le cas des passionnés qui font 3000 ou 4000 km/an lors de sorties ou de concentrations et c’est très bien comme ça.
    Merci à cet heureux propriétaire de nous faire partager sa passion. Finalement notre Président à l’air d’y prendre goût, lui qui était pourtant si sensible au charme de la vieille Angleterre…Comme quoi….

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  9. Geoffrey

    Si on devait résumer POA on prendrait les deux dernières vidéos : l’une évoque, faute de pollution, la reconversion obligatoire des constructeurs automobile à l’électrique et l’autre nous montre qu’il n’y a pas mieux sur Terre que des V8 d’au moins 5 litres de cylindrée. C’est ça qui est génial, on peut aimer en même temps les grosses américaines/anglaises (je parle de voiture) et les Zoé/Tesla et autres voitures propres. Merci monsieur le Président de montrer qu’être bagnolard ça n’est pas être beauf.

    Chapeau aux deux propriétaires pour avoir conduit ces deux paquebots sur les petites routes de Gourdon, c’est déjà très étroit avec la moindre familiale alors je n’ose pas imaginer avec ces autos.

    J’espère que l’on aura droit à d’autres vidéos dans cette magnifique région qui est riche de belles routes et de belles autos.

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  10. ques

    beau reportage, deux voitures qui se ressemblent finalement par leur confort et le couple de leurs gros moteurs, et des propriétaires heureux. Mieux qu »en mini dans les bouchons urbains !

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