Bentley Continental R : Larger than life

Renaud Roubaudi rencontre Jean-François, un petit observateur heureux possesseur d’une Bentley Continental R de 1997 (voir Souvenir d’Autos de Jean François) . En compagnie du Commandant Chatel, Renaud et Jean-François partent en balade sur les routes des Alpes Maritimes et discutent des particularités de cette Bentley issue d’une longue lignée de GT aristocratique. Lors de leur périple, notre trio va rencontrer Bertrand, un autre petit observateur conducteur d’une Cadillac Brougham de 1992. Un choc de culture qui oppose deux visions du monde du luxe. À suivre dans l’épisode 2, l’essai de la Cadillac.

La Bentley Continental R essayée ici est sorti des chaines d’assemblage le 28 février  97, a été immatriculé pour la première fois le 26 mars 97.

Bien que livré en Espagne au concessionnaire de Marbella, sa première immatriculation est britannique (ce qui fait dire à Thibaut, qu’étant donné que le propriétaire du golf de Marbella C’est Sean Connery, qui dit que ce ne fut pas la sienne… à vérifier mais je n’ai pas encore eu le temps)

Sa combinaison de couleur c’est Royal Blue / Magnolia

Le Bentley Continental R a été présenté au salon de Genève en 1991 et la production a démarré début 92.

C’est, comme toujours Chez Rolls à l’époque, une voiture qui a subi une constante évolution avec un restyling important fin 97 (calandre, pare-chocs, intérieur avec les sièges d’Azure (ceux de la BMW série 8…)):

Les plus importantes entre 92 et 97 concernent l’évolution du moteur

–       De 92 à fin 93 : 335cv à 4000 trs/min injection K jetronic

–       De 94 à fin 95 : 365cv à 4000 trs/min injection motronic M3.3

–       A partir de 95 : 389cv à 4000trs/min  injection Zytec EMS3, version développée par Cosworth filiale comme Rolls du groupe Vickers, différentiel à glissement limité. Cette motorisation perdurera jusqu’à la fin en plus d’autres évolution à 405 et 420 cv.

Sur cette dernière version le couple est de 78 kg.m au régime fulgurant de 2000trs/min…. Si tu as une semi-remorque à manœuvrer je peux t’aider…

Le 0 à 100 est de 6.1s pour 2.55 t et les reprises sont légerement meilleures que celle d’une Porsche 968 Club Sport de la même époque : ça cause !…. Vitesse max : 245-250 km/h.

Jusqu’en 2003 il y a eu 1236 exemplaires fabriqués hors, séries spéciales commandées par certains grands distributeurs aux US ou en UK comme PA & Wood, versions Mulliner, Le Mans, Millenium, Final Series etc…

Bentley Continental R : une classe intemporelle

 

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

15 commentaires au sujet de « Bentley Continental R : Larger than life »

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  1. Dubby Tatiff

    J’ai pu modestement rouler en anglaise populaire et y on retrouve ce même de frisson de plaisir et de perplexité qu’en regardant le tableau de bord de la Bentley, celui de pénétrer en Terra Incognita. Rien n’est organisé, rien n’est indiqué comme sur les voitures du continent.

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  2. Henri

    Quelle classe ! Les Bentley à l’époque du contrôle par RR étaient sûrement parmi les automobiles les plus raffinées avec cette Sport Touch si réussie. Le passage sous contrôle de VW est une rupture sans pour autant casser le mythe.
    Merci Jean François pour ce partage si plaisant et sur des routes magnifiques ! Great!

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  3. Pascal MOORE

    En tant que TWICE GOLDEN MEMBER, je dois dire que Jean-François nous parle parfaitement bien de cette Bentley qui par sa puissance et son confort, fait la joie ( bien communicative ) de Renaud. Merci encore pour cette très belle POAde. Peut-être une nouvelle étape dans ma vie de collectionneur, mais je dois avouer que la Bentley AZUR m’a séduit tout dernièrement.

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  4. Jérôme TILLARD

    S’il y a bien une seule fausse note dans cette auto, c’est bien l’autoradio. Curieusement perdu dans ce salon anglais, furoncle sur le nez de la princesse, il brille surtout par la médiocrité de son apparence. Étonnant que Bentley n’ait pas intégré quelque chose de plus qualitatif à l’époque.

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    1. Jean-François Bertrand

      C’est bel et bien l’Alpine d’origine avec qui Rolls travaillait à l’époque la sonorisation de ses voitures. Par contre le son excellent.
      A partir de 99, ils furent plus esthétique.

  5. chapman

    A propos de plaques, je note que celle d’immatriculation sont en 01! Je sais que ça ne veut plus dire grand chose aujourd’hui mais, à tous hasard, je vis dans ce département, au cœur de la Bresse  » volaillere » et je n’ai jamais eu la chance de croiser cette merveille sur les routes alentours. J’ai pourtant l’œil aiguisé et rate rarement une belle auto.
    Merci en tous cas pour cette rencontre de très haute tenue.

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    1. Jean-François Bertrand

      Bonsoir cher chapman !
      Oui il est bel et bien immatriculé dans l’Ain, la carte grise sort très précisément de l’avenue Alsace Lorraine !… 😉
      Par contre la voiture est basée dans les Alpes Maritimes. Je ne remonte que très très rarement avec et ne suis jamais allé avec jusqu’à Bourg et ses environs lorsque je l’ai prise.
      Peut être un jour à Vonnas histoire d’être raccord entre la voiture et la gastronomie !
      Je suis du Bugey et remonte très régulièrement dans nos contrées.
      Qui sait se serait avec plaisir de confronter un jour le concept du « Heavy » façon Walter Owen à celui du « Light » si cher à Colin ! Deux des virtuoses de l’engineering from UK !

  6. Thierry

    Ah la la … vivement la suite que l’on connaisse l’histoire de cette auto, pourquoi l’Espagne etc …. très belle région, belle rencontre encore une fois …. nous n’avons pas eu la fin de l’histoire de la plaque de seuil ?

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    1. John Steed

      Voir souvenirs d’Autos épisode 122 très cher, et vous saurez tout, absolument tout sur la Bentley.
      Voilà une auto que n’aurait pas renié Lord Brett Sinclair…
      Nous vous saluons, votre Majesté.

    2. Jean-François Bertrand

      L’histoire de la la plaque, vient du fait que celles d’origine, et plus particulièrement celle côté conducteur, étaient dans un état qui ne correspondait plus à celui de la carrosserie qui sortait d’une réfection complète. J’ai donc choisi de les remplacer par des neuves
      Or, au moment du remontage, avec mon carrossier nous nous sommes rendu compte au moment d’en passer commande qu’elles étaient en « back order » à l’usine de Crewe.
      J’ai donc du attendre presque un an avant de pouvoir les avoir en neuf de stock.
      Pourquoi l’Espagne ? Parce recherchant spécifiquement un millésime 96 ou premier semestre 97, sachant que celà ne représente qu’un peu plus d’une centaine d’exemplaires dont une bonne partie se trouve outre atlantique, le choix est faible… Donc lorsque je suis tombé sur celui là en 2012 avec un peu plus de 45000 kms d’origine, que le courant passait admirablement bien avec le propriétaire, qui est devenu un ami d’ailleurs, je n’ai pas hésité.