Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

Souvenirs d’Autos (211) : la Porsche qui fait pout-pout

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire nous est envoyée par Julien Lacroix, 17 ans, à qui je dis : « Bienvenue, Julien, dans le monde des bagnolards ! »

Nous sommes donc le 7 septembre 2018, et je sors de mon lycée à 16h00. J’enfourche mon vélo (un Royal Fabric des années 1950 ayant appartenu à mon grand-père), et je remonte la rue qui longe mon bahut.

Je regarde au loin, et là, mes yeux commencent à s’ouvrir en grand et ma bouche dessine un large sourire benêt. La raison de cette tête digne d’un enfant de 4 ans ? Une magnifique Porsche 911 type 930 Turbo, à la couleur grise foncée splendide et à l’état exceptionnel, qui sortait d’une allée donnant sur le boulevard au bout de cette rue.

 

Vite, vite, je pédale à toute allure pour admirer, écouter et voir la bête s’engager sur ce boulevard. C’est alors que le « propriétaire » (les guillemets ont une importance pour la suite), voyant ma mine intéressée, m’interpelle :

  • Vous pouvez m’aider à la pousser ?

Je m’empresse alors de traverser, de poser mon vélo et de commencer à aider le monsieur décidément bien embêté :

  • Il y a un problème de batterie, je vais essayer de la démarrer en marche !

Il monte (ou plutôt il descend) alors dans sa voiture. Je commence à pousser, je m’évertue, mais rien y fait, les roues avant de la belle 911 refusent obstinément de sortir du caniveau. Heureusement, quelques copains, me voyant suer corps et âme, viennent à ma rescousse et à celle du pauvre homme. Nous voilà à 4 ou 5 derrière et sur les côtés, et  on arrive alors à dégager la voiture qui commence à descendre le boulevard, prendre de la vitesse et… démarrer dans un bruit sauvage. Victoire ! Le conducteur fait demi-tour et revient nous voir. Il nous remercie, et je lui demande, par curiosité, s’il s’agit d’une version 3.0 ou 3.3.

  • J’en sais rien, c’est pas ma voiture, on me l’a prêtée !

Après quelques derniers échanges, l’emprunteur (chanceux malgré tout?) de la 930 Turbo grise s’en va alors dans un bruit et l’odeur d’essence qui ne peuvent laisser de marbre un passionné d’autos (et des vielles en particulier) comme moi.

Depuis, je me dis que ça serait sympa si ça devait m’arriver tous les jours en sortant du lycée…

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…  Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA !

Merci.

 

 

Sont-ils devenus fous ?

BMW vient de dévoiler au salon de Détroit 2019 le nouveau visage (face lift) de la série 7 avec cette calandre béante qui fait penser que la photo a été retouchée, mais non. Cette excroissance sonne comme un aveu d’impuissance du marketing qui ne sait plus quoi raconter (cf les débats avec Michaël Oualid).  Ce détail n’en est pas un, il est un signal d’alerte d’une industrie en perte de repère, voir de sens. Le toujours plus atteint ses limites, mais les soldats du marketing ne savent plus comment alimenter la machine à rêve. On ne peut s’empêcher de comparer cette grille béante aux lèvres refaites en forme de bouche de canard. C’est laid et pathétique. La bonne nouvelle c’est qu’il naîtra forcément autre chose en réaction à cette obésité stérile.

Rendez-vous demain soir en direct sur POA YouTube  à 21h30 : nous interrogerons avec vous et en compagnie de Michael Oualid, Didier Ric, Cédric Fréour, Julien Rosburger et moi même sur l’avenir de l’automobile. Vous pourrez poser vos questions en direct, nous tenterons d’y répondre avec joie et bonne humeur.

 

 

Voyagez dans POA au hasard et remontez le temps

Le Magic Button, situé à gauche de l’écran dans la barre menu en glissant vers le bas, vous permet de brasser les 2 500 vidéos et les 17 500 sujets de POA depuis sa création en 2008.  Magic Button fait apparaitre au hasard une centaine de reportages sous forme de mosaïque. Il suffit alors de cliquez sur l’image qui vous interpelle pour découvrir un sujet. Vous pouvez recommencer l’opération à l’infini.

A tout moment, vous pouvez revenir au menu principale en cliquant sur la maison ou n’importe quel bouton du menu. C’est une autre façon de (re) découvrir  P.O.A depuis maintenant 10 saisons. Ainsi va la vie sur POA

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Honda S2000 : il faut la cravacher

Découvrez la Honda S2000 du petit observateur Anthony. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Suzuki Jimny 2019 : Même pas peur du Malus !

Par Patrice Vergès. Si vous désirez rouler en Suzuki Jimny, il faudra patienter une bonne année car Suzuki a enregistré plus de 3 500 commandes pour 2 500 de prévues en 2019 !

Suzuki AllGrip Jimny 2019

1 an d’attente

En 2018, lors des prévisions de ventes, Suzuki France ne s’attendait pas à un tel engouement, refroidi par le malus très important subi par son mini 4X4. Fort heureusement, provisoirement les normes WLTP 2019 lui sont plus favorables avec seulement 2 253 euros en boîte mécanique contre 4 890 en boîte automatique (plus de 6 000 euros avec celle-ci). Un tiers de son tarif ! A éviter d’autant que son fonctionnement semble d’un autre temps avec des retrogradages du genre brutal. Produit depuis près de 50 ans, le Suzuki Jimny est devenu une légende sur quatre roues. Lancée en 1998, la troisième génération a totalisé prés d’un million d’exemplaires, aussi craquante par son esthétique que pour notre colonne vertébrale. Hyper-recherché d’occasion, il n’est pas rare qu’une annonce de Jimny génère une cinquantaine de coups de téléphone !

Idéal en ville par sa taille et sa maniabilité, le Jimny se montre encore plus à son aise en tout chemin voire tout terrain où rien ne l’arrête

C’est du brutal

La quatrième génération s’éloigne de l’esprit SUV du précédent pour un physique plus musclé de baroudeur faisant songer à une réduction de Mercedes classe G. Lignes abruptes taillées à la serpe, gros élargisseurs d’ailes, silhouette épaisse qui donnent l’impression qu’il est plus massif que l’ancien. Au contraire, il est plus court avec seulement 3,48 m, roue de secours comprise. Pourquoi est-il aussi compact ? Au Japon, le Suzuki Jimny est proposé en version sans roue extérieure ni élargisseurs d’ailes et avec un petit 660 cm3 sous le capot pour entrer dans la catégorie de Kei-Cars qui bénéficient d’avantages fiscaux.

Suzuki Jimny 3,48 m de long en version européenne avec la roue de secours et moins de 3,40 et 1,48 m contre 1, 64 m pour la version Kei-Car japonaise

Ce serait une grossière erreur de le considérer surtout comme la citadine idéale malgré sa compacité qui lui permet de se garer facilement, son accessibilité, sa carrosserie protégée des chocs, sa position de conduite surélevée plus sécurisante. On le croisera certainement dans nos villes mais surtout dans nos campagnes et montagnes où il est encore bien plus à son aise.

Un outil pour les Pros

Le Suzuki Jimny est un véritable 4X4 de franchissement comme nous l’a démontré Suzuki, autant à l’aise en TT que sur la neige qui blanchissait le paysage lors de nos essais. En effet, comme l’ancien dont il reprend sa structure améliorée et rigidifiée, le Jimny fait appel à un bon vieux châssis séparé et des suspensions à essieu rigide autant à l’avant qu’à l’arrière avec antipatinage intégré quand même. Si deux essieux tout ce qu’il y a de bien rigide ne sont pas un gage de confort, c’est un plus en tout terrain avec une garde au sol constante. Grace à sa faible longueur, ses portes à faux hyper courts, il avale goulûment tous les creux, les devers et les montées abruptes à condition d’enclencher les 4 roues motrices et la transmission courte.

Suzuki Jimny L’équipement est de bonne tenue. Les touches sont assez grosses   pour être facilement utilisées avec des gants épais

Suzuki Jimny L’habitacle tendu de plastique noir est facilement lavable

Pataud sur la route

Il a également les défauts de ses qualités qui se payent sur la route où on peut l’utiliser en deux roues motrice puisque le passage en transmission intégrale est manuel. Il se conduit donc comme une propulsion de papa. Par son empattement hyper court de 2,25 m et son centre de gravité élevé, sa tenue de cap est perfectible surtout proche de sa vitesse maxi de 145 km/h. C’est pourquoi Suzuki l’a équipée d’une direction assistée très démultipliée (5 tours) qui étonne un peu surtout en virage où il faut surbraquer et débraquer. Dommage que le japonais soit resté fidèle à la technique de recirculation de billes moins précise qu’une classique crémaillère.

5 vitesses seulement plus la commande manuelle d’enclenchement des 4 roues motrices à moins de 100 km/h

Délivrant 102 chevaux, le 1,5 l qui remplace l’ancien 1,3 l se distingue par davantage de couple à bas régime et une consommation et une pollution en baisse (178 g/km) sur la mécanique). Ce chiffre élevé est en partie le fait de la transmission énergivore et de son CX de boîte à chaussures.

Le nouveau Jimny reçoit un moteur 1,5 l développant 102 ch monté en position longitudinale. Il émet de 178 à 198 g/km selon sa transmission

Irrésistible

L’habitacle est facile à vivre, fonctionnel, aisément lavable avec beaucoup de plastique noir. S’il y a quelques vide-poches (pas très vastes), le coffre minuscule devient honnête si on rabat le dossier des sièges arrière (377 dm3). Enfin, il est possible de le transformer provisoirement en VU (kit 500 euros) pour une utilisation professionnelle.

Suzuki Jimny La porte arrière qui s’ouvre coté trottoir en France ne facilite pas le chargement du coffre dont la capacité varie de 377 à 830 dm3

L’équipement est plutôt généreux même la version basique à 17 250 euros. La version pack à 19 995 euros à vitres arrière surteintées, climatisation automatique, volant cuir, GPS intégré et jantes en alliage de 15 pouces est évidemment la plus séduisante surtout dans certains coloris optionnel comme le Kinetic Yellow qui lui va bien au teint.

Je termine par la bonne nouvelle. Malgré ses quelques défauts inhérents à sa conception, il est difficile de lui résister, séduit par sa une bouille craquante et hors du temps, sa malice et le capital sympathie qu’il génère à travers les yeux des autres. Cette 4eme génération semble également bien partie pour durer 20 ans. C’est bien connu, quand on aime, on a toujours 20 ans.

Suzuki Jimny Les roues en alliage léger de 15 pouces chaussent seulement la version Pack

Orange mécanique

Par Patrice Vergès . En complément de l’essai vidéo de Renaud et Julien, voici quelques petites observations perçues autour de la Renault Mégane RS dont j’ai pu disposer une quinzaine de jours pendant les fêtes de fin d’année.

 Surtout en couleur orange, la Mégane RS n’est pas très discrète mais  à coté de la Civic Type R, on peut presque la qualifier d’anonyme

15 jours, une durée suffisante pour essayer cette voiture autant en ville, que sur routes qu’autoroutes que de jour ou de nuit. Une Renault très attachante et pas très exigeante pour une sportive puisque ses quatre portes acceptent un usage familial même si sa silhouette est moins glamour que le précédent coupé RS plus sportif. Seul petit bémol pour un conducteur de mon gabarit, l’accès à bord n’est pas toujours aisé à cause des flancs relevés des sièges baquet qui, en revanche, maintiennent bien le corps. De son coté, le coffre assez vaste débarrassé de sa roue de secours à cause de l’échappement central, permet d’accueillir de gros bagages.

2018 -Pas de becquet à l’arrière mais un diffuseur testé en soufflerie et des ailes élargies

Orange mécanique

Cette Renault Mégane était de couleur orange (option 1600 euros) redevenue très tendance depuis les années 70 dont le vice est le manque de discrétion en attirant les regards. Dans cette livrée, j’ai remarqué sur l’autoroute qu’elle générait parfois de l’agressivité notamment de quelques possesseurs de Porsche qui ont voulu me démontrer qu’ils avaient davantage de chevaux. Si j’étais acheteur, je choisirais une teinte plus neutre pour vivre avec plus sereinement. Mais c’est une histoire de goût et d’âge certainement car ce n’était pas si différent avec mes R8 Gordini d’antan.

Posée sur ses jantes de 19 pouces optionnelles, la RS s’éloigne de la Mégane traditionnelle

Je n’irai pas jusqu’à dire que sa silhouette est sobre mais on a vu moins discret ailleurs notamment avec la Honda Civic Type R. Les puristes remarquent vite que ce n’est pas une Mégane comme les autres avec ses ailes bodybuildées, ses gros becquets et ses belles jantes noires de 19 pouces « Interlagos » optionnelles (1000 euros).

A 10 000 km, les flancs des pneus 245/35 x19 à l’avant étaient un peu fatigués

Deux traits de cette voiture m’ont étonné au cours de ces presque trois semaines d’utilisations. D’abord son surprenant confort pour une voiture sportive surtout avec les roues de 19 pouces chaussées en pneus de 35 seulement qui ne pardonnent rien. Étonnant comme sa suspension à butées hydraulique digère bien les bosses. La RS est une voiture particulièrement confortable pour sa catégorie et avec on n’a pas la crainte d’effectuer de longs parcours d’autant que les sièges sont bien dessinés. L’inconvénient de la direction directe bien paramétrée et des pneus très bas profil est de suivre un peu trop les ornières de la route très fréquentes (à cause des racines des pins) dans la région où j’ai pris le maquis. Il faut tenir fermement son volant sur petites routes bombées.

On remarquera les sièges baquet, le pédalier sport, le sigle RS sur le volant omniprésent sur la voiture et la vaste tablette centrale de 8,7 pouces

Châssis extraordinaire

Le plus bluffant reste sa tenue de route assez surprenante forte des ses 4 roues directrices. D’abord, en ville la voiture tourne dans un mouchoir de poche et sur routes tourmentées, elle montre une agilité remarquable avec une véritable mobilité du train arrière liée à une légèreté intéressante pour ses 1450 kilos. Sensations qui donnent l’impression qu’on est un vrai pilote qui sait faire pivoter une auto.   En revanche, contrairement au ressenti de Julien et Renaud, la motricité du train avant (différentiel électronique) m’a plutôt convaincu et ma monture a rarement patiné sauf en accélérant comme un barbare. Précisons que je ne l’ai jamais conduite sous la pluie. Cela dit, elle ne peut pas cacher que c’est une traction avant, n’exagérons pas tout de même ! De plus, affichant 10 000 km, les pneus avant m’ont semblé bien cramés !

Grace à ses 4 roues directrices, la RS est très mobile sur la route

Le 1,8 l turbo commun avec l’Alpine délivre ici 280 chevaux (300 en version Trophy) et surtout un couple maxi très élevé (390 Nm)

Gargouillis

Annoncée avec 280 chevaux « seulement », lors de sa sortie, la nouvelle Mégane RS a fait grimacer les puristes estimant que le progrès était faible comparé à la précédente et surtout face aux 320 chevaux de la Honda Type R et aux 300 de la Seat Cupra. Je n’ai pas essayé cette dernière mais il est certain que le moteur de la japonaise est bien plus explosif avec une quarantaine de chevaux supplémentaires et certainement davantage dans la réalité.

Impressionnantes les sorties d’air du moteur qui creusent les ailes avant !

D’autant que la Mégane essayée disposait d’une boîte automatique EDC à double embrayage (1800 euros) qui bride un peu la hargne du nouveau 1800 cm3 turbocompressé commun avec l’Alpine. Si j’étais acheteur, je choisirais cette boîte automatique plus reposante en ville en regrettant qu’elle ne compte pas 7 rapport comme la géniale Alpine. Si on appuie sur la touche Race, comme ses consœurs la RS devient plus méchante avec une direction plus incisive, un accélérateur plus réactif générant une sonorité bien plus méchante et parfois un peu trop artificielle (hauts parleurs) composée d’explosions au changement de rapport en accélération et de déflagrations à la décélération.

Amusant même pour un vieux journaliste un peu blasé. Jouissif pour un ado de 15 ans à qui j’ai fais faire un tour et qui s’est couché sous l’échappement central pour mieux écouter ses pétarades au lâcher de pied. Ouf, tous les jeunes ne se désintéressent pas de l’auto comme un sondage récent tient à la démontrer ! Même avec 50 balais de plus, le « rooaarr » suggestif balancé par les HP en Dolby dès qu’on ouvre la porte m’a bien amusé en mettant tout de suite dans l’ambiance ! Les commandes situées derrière le volant bien connues des possesseurs de Renault demandent un temps d’adaptation mais à l’usage se révèlent plus pratiques que sur les branches.

Éclairage très puissant

Toujours parmi les petites observations, après avoir roulé de nuit, son éclairage très puissant à 9 diodes de même que par la facilité d’usage de sa tablette centrale assez facile à utiliser m’ont séduit même si je trouve que le graphisme manque un peu de classe mais il a la qualité d’être visible. La télémétrie embarquée (40 capteurs) qui permet de suivre les mouvements dynamiques de la voiture sur la tablette centrale de 8,7 pouces (option 250 euros) m’a plus amusé qu’impressionné mais c’est un gadget qui doit bien aider à la vente dans une concession Renault et je lui préfère l’affichage tête haute qui est malheureusement une option ( 400 euros) ou le pack Easy parking ( 650 euros) qui permet de mieux se garer comme son nom l’indique. Justement avec 280 chevaux qui ne demandent qu’à cavaler, il est difficile de reproduire les chiffres de consommation du constructeur et la conso varie entre 10 et 12 litres aux 100. Heureusement le réservoir cube 50 litres !

2018 – La sortie centrale rectangulaire de l’échappement masque deux sorties rondes

Quelle Audi neuve choisir dans la gamme actuelle ?

Quelle Audi neuve choisir dans la gamme ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé… de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous et bonne année 2019 !!

Mazda 6 Wagon : FLORIANE VOUS DIT TOUT

POA essaye la Mazda 6 Wagon, autrement dit le break, avec un trio détonnant :

Pour la finition : Maître Yann, le petit observateur aveugle fidèle de POA depuis le Range Rover Velar, qui passe au crible les détails intérieurs de la voiture en finition Takumi. Maître Yann voit ce que vous ne voyez pas.

Pour la conduite : Julien Rosburger a conduit plus de 1000 km cette version 2.2 diesel 184 ch Skyactive à boîte automatique 6 vitesses. Il a fait de l’autoroute, de la ville, de la nationale, de la montagne. Bref, il a un large un aperçu des capacités de la Mazda 6 Wagon.

Pour le style et l’image : Madame Floriane Brisabois, femme de goût, nous livre son ressenti général sur ce que dégage cette Mazda.

 

 

 

Souvenirs d’Auto (210) : Lotus et bouche cousue

Par le Commandant Chatel. Le dimanche matin, je ne rate jamais POA à 8h00 du matin. J’adore ce petit jeu ou les questions les plus sérieuses, les plus marrantes et les plus compliquées sont posées.

 Mais la question : « Quelle voiture a marqué votre vie ? » m’a laissé devant un abîme de perplexité…

Était-ce la 4CV de ma grand-mère, l’Ondine de mon grand-père, la Caravelle de mon père, la 4L de ma mère… NON !

Alors, c’était ma première voiture ? Une Fiat 500 L donnée par ma mère ? Même si je l’adorais et que cette petite auto m’a offert la liberté, non, ce n’était pas elle non plus.

Et la 604 ? Ma première voiture luxueuse ? Non… toujours pas. Ce n’est pas non plus ma Jaguar XJ6 (X300)…

Ma Chevrolet Camaro de 67 ? non.

Il a fallu que je m’allonge par terre et que je ferme les yeux. Je ne connais rien de tel pour se concentrer.

Et j’ai fait un peu d’introspection… un retour en arrière.

Nous sommes en 1968.

En juin. Il fait beau. Je suis chez ma chère grand-mère, rue de l’Église à Neuilly-sur-Seine. J’habite Puteaux, mais dès que je peux, j’enfourche mon vélo et je viens la voir.

Tout est plus calme à Neuilly… en tout cas, il n’y a pas de bandes qui rodent et qui n’ont qu’un désir : vous dépouiller.

Je suis chargé de descendre au Prisunic pour aller acheter je ne sais quoi. Un Bic peut-être ou des enveloppes ?

Je passe chez Valet-Pressing qui est tenu par les parents de mon ami, Marc, histoire de lui dire bonjour.

Et là, dans la contre-allée, le choc. J’en avais entendu parler, mais je ne l’avais jamais vue.

De profil, l’Europe montre se silhouette si particulière et sa mauvaise visibilité latérale qui exigera une carrosserie plus échancrée sur l’Europa Ford

 

Elle est devant moi, basse, racée, sublime.

C’est une Lotus Europe rouge sang. À cet instant de ma vie (j’ai 9 ans), je comprends quelque chose de très important.

Une auto ça ne sert pas seulement à aller d’un point A à un point B….

Ça sert aussi à se faire plaisir.

Un autre copain à moi (j’ai oublié son prénom) déboule et m’explique :

  • Elle est nulle cette bagnole ! En plus, elle a un moteur de R16 !

Comme si c’était un défaut ! Moi qui connaît toutes les Renault par cœur, vu que ma famille considère que les autres marques n’existent pas, je sais qu’elle sont très fiables.

Donc, un moteur de R16, pour moi, c’est une qualité !

Mais, je dois aussi dire qu’il y a quelques années quand on a fait Renaud et moi, le Touratoto, j’ai sympathisé avec Philippe Dorme, un magnifique bagnolard qui a possédé une Lotus Europe et qui m’a dit :

  • Tu est trop grand, tu toucheras le plafond, tu ne pourras pas passer les vitesses car le pédalier est minuscule, tu ne…

Une suite de désastre.Cette Lotus Europe est donc pour moi un Graal impossible, un rêve inachevée, un fantasme non réalisé.

Et je crois que c’est très bien comme ça.

En 1971, date de la sortie de cette S2, Lotus comptait 4 titres de champion du monde. Ils vont se faire plus rares avant que l’écurie disparaisse en 2015

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C’est le luxe, la S2 avait reçu des glaces électriques qui n’empêchaient pas un vaste vide-poche. Beaucoup d’accessoires sont empruntés à la marque Triumph

La S2 avait reçu une planche de bord en bois plus cosy. La tige montée prés du court levier de vitesses permet d’éviter de passer la MA au lieu de la 1ere, car la grille est très étroite

Silhouette encore très moderne en dépit d’un dessin qui date de plus de 50 ans signé John Frayling

 

 

 

 

 

Lexus NX300h : avec Drone de Serie !

 

Découvrez le petit observateur Thierry qui nous présente son Lexus NX300h. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Nissan 350Z : à collectionner d’urgence

Par Patrice Vergès. La Nissan 350 Z est certainement la sportive d’occasion la moins chère du marché puisque ses prix virevoltent autour de 15 000 euros. Avec presque 300 chevaux, c’est de loin le meilleur rapport qualité-prix, plaisir et…. musical.

La loi de Murphy existe. Alors que mes oreilles devinent dans le lointain le magnifique chant du 6 cylindres de la Nissan 350 Z, le ciel décide de se voiler de noir. Pas idéal pour photographier une voiture également noire, teinte haïe par les photographes ! Puis, les piles de mon appareil photo décident de se mettre en grève. Maintenant c’est l’objectif de mon deuxième appareil de secours qui laisse deviner une belle rayure !

Malgré ses 15 ans d’âge, la silhouette ramassée et agressive de la 350Z est toujours d’actualité. La prise d’air rajoutée à l’avant accueillera une entrée directe du filtre à air

Malgré ses 15 ans d’âge, la 350 Z a encore une sacrée allure ramassée avec son pavillon en arc de cercle et ses portes à faux hyper courts respirant l’agressivité. J’ai encore le souvenir de son essai en 2003 en Allemagne. Elle m’avait particulièrement séduit par ses performances, sa superbe sonorité, sa conduite virile, son châssis vivant et néanmoins agile et surtout son prix très compétitif eu égard à ses performances élevées (250 km/h). C’est encore plus vrai aujourd’hui quand on sait qu’une Nissan 370 Z neuve de 331 chevaux ne coûte que 33 500 euros, soit la moitié d’un prix d’une Porsche Cayman S 4 cylindres 350 ch à peine optionnée. Las, somme raisonnable eu égard aux performances à laquelle il faut ajouter ce satané malus de 10 500 euros à cause de ses 284 g/km ! En plus, la 370 Z aseptisée a perdu la musique mécanique de l’ancienne 350.

Il se dit que la 350 Z serait née de l’initiative du Carlos Ghosn alors nouveau patron de Nissan qui voulait redonner la vie à un véhicule sportif emblématique symbolisé par cette lettre. Coupé réalisé dans l’esprit de la précédente 300 ZX et surtout de la série Z particulièrement la 240 Z dévoilée il y a juste 50 ans cette année.

L’arrière qui s’inspire de celui de la 300 ZX bi-turbo des années 80 a reçu un diffuseur d’air absent du millésime 2004

De la Porsche à la Nissan

 » Je rêvais d’une Porsche 993 d’occasion  » développe Patrick son propriétaire » mais ses prix ont explosé. Puis, j’ai pensé à une 997 mais celles que j’ai essayées ne m’ont pas convaincu. J’ai cogité alors sur la Nissan 350 Z bien moins chère aux performances quasi-identiques. Après en avoir vu trois ou quatre, j’ai déniché ce modèle 2004 importée d’Italie en noir, couleur que je souhaitais. C’est donc une première version 280 chevaux (il y aura des 300 puis des 313 ch en 2007) en excellent état qui n’affichait que 105 000 km d’origine avec son carnet d’entretien. Elle était strictement de série (jantes de 18) avec le pack Alezan ambré (sièges en cuir orangé). J’ai craqué et je ne le regrette pas. Au contraire ».

La version pack Alezan se remarquait à ses sièges en cuir de couleur orangé. Les 3 cadrans centraux sont un clin d’œil aux premières 240 Z de la fin des sixties

La Nissan 350 Z est la 106ème voiture de Patrick qui possède d’autres véhicules de collection. Malgré sa longue expérience automobile, il est étonné par le plaisir que lui apporte sa Nissan.  » Elle a une conduite traditionnelle de propulsion. On est très bien assis et assez confortable Elle est agréable à piloter en circuit avec ses masses équilibrées (moteur avant central), freine très fort avec ses Brembo à 4 pistons, la boîte à 6 vitesses est agréable (un peu ferme dans me souvenirs) et le coffre à bagages est assez vaste. J’ai parcouru 5000 km à son volant et ma consommation moyenne est de seulement de 9,3 litres aux 100 et 12 litres si on attaque un peu. Enfin, l’entretien est raisonnable et bien inférieur à celui d’une Porsche car il s’agit d’un gros moteur de série ». Un moteur tout en aluminium atmosphérique (série QV) qu’on a revu d’ailleurs en version moins puissante sur certaines Infiniti et surtout Renault.

Le gros 6 cylindres en V de 3,5 l tout en alu de cylindrée qui délivre de 280 à 313 chevaux selon les années est monté en position centrale afin d’offrir la meilleure répartition des masses. On remarque la barre de renfort

Le coffre à bagage se caractérise par la barre arrière de renfort en alu gravé par un Z omniprésent sur cette voiture

Légèrement personnalisée

Patrick a légèrement personnalisé sa belle. Il a tenu à conserver les jantes de 18 pouces pour un problème de confort et la ligne d’échappement d’origine car ce modèle est une mine d’or pour les tuners et préparateurs qui en tirent des puissances déraisonnables. En revanche, il a installé un diffuseur à l’arrière qui lui va fort bien et dessiné une prise d’air dans le bouclier avant pour accueillir prochainement un filtre à air direct qui devrait gagner quelques chevaux et sublimer sa sonorité relativement discrète dans l’habitacle. Mais il n’était pas encore installé lors de notre séance photo.

Ce modèle est chaussé en jantes de 18 comme la 370 actuelle de base. On distingue les imposants étriers Brambo de frein à 4 pistons derrière les rayons

Bien sûr, depuis qu’il a goûté aux 570 chevaux d’une Nissan GTR, Patrick en rêve. Mais ses tarifs sont quatre à cinq fois supérieurs en occasion à celui de sa 350 Z et son coût de fonctionnement pas comparable. Mais en matière de coût de fonctionnement, Patrick sait de quoi il parle puisqu’il possède également un hélicoptère Écureuil. Et pour le prix d’une simple pale (53 000 euros, il en faut trois !), il peut presque acheter une GT-R   d’occasion….

Patrick possède d’autres voiture de collection et aussi un… hélicoptère au sein de sa société

La 370 Z est toujours au catalogue de Nissan mais à cause du malus, ses ventes se sont écroulées. On parle d’une future 400 Z pour 2019/2020

La 240 Z a lancé la mythique série des Z fin 1968. Engagé en compétition, la 240 Z a gagné le Rallye Safary en 1971 et 1973 comptant alors pour le championnat du monde des rallyes

 

 

Les coulisses des ventes d’exceptions

Parce qu’elles alignent parfois les millions, les ventes par adjudications d’automobiles d’exception déchaînent souvent les passions. A tort ou à raison ? On fait le tour de toutes les questions avec Mathieu Lamour, Directeur Général d’Artcurial Motorcars, organisateur comme chaque année de l’une des ventes incontournables de voitures de collections à l’occasion du Salon Rétromobile.

Quelle voiture a marqué votre vie ?

Quelle voiture a marqué votre vie ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé… de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous et bonne année 2019 !!

 

Gas Station (414)

Esso – 06 h : 30 mn  AM  – Cannes – France – 

Renault Rambler de Victor au premier plan –  Photo du petit observateur Gerald avec sa Seat 600 en arrière plan

merci aux deux petits observateurs qui, de bon matin, ont apporté leurs lumières pour corriger mes imprécisions :

➡️Oui c’est une Renault Rambler Rebel 6.Et ma 600 n’est pas une Fiat mais une Seat.  Le point commun entre ces deux autos, outre qu’elle soient de la même année (1967) c’est leur assemblage en CKD, en Espagne pour la 600, et en Belgique pour la Rambler.

DS, C6, C5 Aircross : et la palme d’or du confort est attribuée à …?

Le face à face ultime, le test de la vérité vraie, le bilan imparable, vous en avez rêvé, POA l’a fait.

Qui détient la palme du confort suprême sur 4 roues….

Citroën DS, Citroën C6, Citroën C5 Aircross, le passé, le présent et l’avenir réuni sur un plateau unique avec l’exécutif de POA au grand complet pour livrer le verdict fatal.

Ce test, totalement dénué d’éléments objectifs, met face à face les trois reines du confort routier sur trois générations afin de déterminer laquelle prend le plus soin de nos fessiers, de nos lombaires, mais aussi de nos oreilles et de notre vue.

De la suspension hydropneumatique  aux suspensions à butées hydrauliques progressives de la C5 Aircross en passant par l’hydractive 3+ de la C6 quelle est la meilleure ?

Floriane, Cédric et Renaud, accompagnés de Remi de l’automobile Paris, vous livre cash leur ressenti en tant que passager. Un test unique non reconnu par le Guiness, mais par la haute autorité de POA.

Souvenirs d’Autos (209) : Coup de chance en Audi

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Après son premier Souvenir d’Auto (http://www.petites-observations-automobile.com/2018/08/souvenirs-dautos-voyage-en-italie.html), notre ami allemand, Matthias, nous en envoie un second très émouvant. Qu’il soit ici remercié pour sa confiance et son amitié.

 

Cette deuxième aventure s’est passée quelques cinq années après la première. Nous étions de nouveau en vacances en Italie avec cette Audi 60 que mon père s’était acheté après la DKW. Nous avions rendu visite à nos amis desquels je vous ai parlé aussi dans la première aventure et nous avions juste commencé notre voyage de retour en Allemagne.

Sur la route nationale, il y avait un feu rouge à cause de travaux. Nous espérions devant ce feu. Moi, qui avait 10 ou 11 ans à l’époque, j’étais mélancolique, parce que la rentrée des classes en Allemagne n’était plus loin, et j’adorais faire des voyages avec mes parents en Italie, mais l’école, je l’aimais beaucoup moins, voire même pas du tout.

Tout à coup   « Whammm…. » Une secousse énorme.

J’ai failli tomber de la banquette arrière. Mes parents, effrayés, m’ont demandé :

  • Tu vas bien ?

Oui, j’allais bien et mes parents aussi mais que s’était-il passé ?

Une Fiat 500 s’était approché de la file de voitures. Le conducteur, distrait, n’avait pas vu que notre voiture était arrêtée et l’avait percutée par l’arrière.

La Fiat n’était plus en état de marche, notre Audi avait subi des dégâts, la planche arrière avec la plaque d’immatriculation en dessus des pare-chocs chromés était très déformée et la malle était ouverte.

Que faire maintenant? Pas question de réparer la voiture sur place et prendre un hôtel pour plusieurs jours. Les vacances étaient presque terminées, je devais rentrer à l’école et mon père à son travail.

 

Mon père dit alors :

  • Il faut rentrer en Allemagne !

Le capot arrière fut vite fixé avec une ficelle et en route vers l’Allemagne, encore sous le choc de l’accident.

Pendant tout le voyage, mon père, qui avait l’odorat très développé, demandait tout le temps à ma mère :

– Dis donc, tu ne trouves pas que ça sent l’essence dans la voiture ?

Rentré chez nous, mon père donna la voiture endommagée au garage. La réparation a duré un bon temps et il ne fut pas facile de recevoir l’indemnisation de l’assurance du conducteur italien. Mon père dut recourir aux services d’un avocat qui travaillait pour un club automobile.

Un jour, mon père rentra à la maison après le travail, pâle et visiblement très affecté. Il raconta alors à ma mère ce qui venait d’arriver :

  • J’étais au garage et imagine-toi ce qu’ils m’ont dit : Le réservoir a eu une déchirure à cause du choc et l’essence coulait déjà en dessus !

C’est-à-dire, un mégot jeté dans la rue, une étincelle…

…. et je n’aurais pas eu l’occasion d’écrire cette petite aventure.

Cette anecdote est dédiée à mon père, qui est décédé le 8 mai 2018 à l’âge de 94 ans.

Papa, toi qui aimais aussi écrire des histoires et les publier, tu aurais été très content de savoir que je raconte nos vacances en Italie, en français et que ces souvenirs sont publiés sur un site internet français.

Je te dédie cette histoire, en mémoire de nos voyages en lorsque j’étais enfant.

Merci pour toutes ces vacances inoubliables.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.  On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…  Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.