Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

Quelle voiture pour un Road Trip ?

Quelle voiture pour un mini road trip  ? L’équipe POA se pose la question en direct : entre Floriane, Cedric, Julien et Renaud, le débat fait rage… Retrouvez-nous tous les dimanches matin pour se poser des questions de bagnolards : Quelle voiture pour blablacar  ? Quelle Voiture pour un chauffeur VTC  ? … c’est à suivre tous les dimanches matin sur POA.

Roadtrip#POA 4 : Mike veut voler notre Lexus

Cet été POA inaugure une série consacrée à un Road Trip en Amérique du Nord sur les routes de la côte Est en Lexus LS 500 LH en compagnie de Cédric Fréour, Julien Rosburger, Ronan Rocher et Renaud Roubaudi. De New York à Boston, c’est une plongée au cœur des Bagnolards américains qui nous ouvrent la porte de leur garage et nous font découvrir leurs trésors cachés. 6 épisodes + des bonus à suivre tout l’été sur POA, chaque vendredi à 18h.

Aujourd’hui l’épisode 4 de notre RoadTrip aux USA, nous rencontrons Mike, un agent de recouvrement de crédit pour les Banques qui adore les Lexus, Christophe un français expatrié qui aime les Mercedes et qui nous parle de la conduite aux Etats Unis et John un fana des Corvette C3 mais uniquement vertes métallisées…

 Découvrez les photos de Ronan Rocher, photographe officiel de POA  http://www.lesphotosderonan.fr

 

 

RoadTrip#POA 3 : Brian, 23 ans, 11 Audi, 300 litres de polish

Cet été POA inaugure une série consacrée à un Road Trip en Amérique du Nord sur les routes de la côte Est en Lexus LS en compagnie de Cédric Fréour, Julien Rosburger, Ronan Rocher et Renaud Roubaudi. De New York à Boston, c’est une plongée au cœur des Bagnolards américains qui nous ouvrent la porte de leur garage et nous font découvrir leurs trésors cachés. 6 épisodes + des bonus à suivre tout l’été sur POA, chaque vendredi à 18h.

Aujourd’hui l’épisode 3 est consacré à la rencontre avec Brian, 23 ans, un passionné exclusuif d’Audi 100 dont il possède 11 modèles qu’il restaure avec un soin rarement vu. Forcément Audiman est troublé de rencontrer son fils spirituel. 

Découvrez les photos de Ronan Rocher,  http://www.lesphotosderonan.fr/ photographe officiel de POA.

 

RoadTrip POA #2 : Un garage de rêve à 3 000 000 $ à NY

Cet été POA inaugure une série consacrée à un Road Trip en Amérique du Nord sur les routes de la côte Est en Lexus LS en compagnie de Cédric Fréour, Julien Rosburger, Ronan Rocher et Renaud Roubaudi. De New York à Boston, c’est une plongée au cœur des Bagnolards américains qui nous ouvrent la porte de leur garage et nous font découvrir leurs trésors cachés. 6 épisodes + des bonus à suivre tout l’été sur POA, chaque vendredi à 18h.

Aujourd’hui l’épisode 2 est consacré à la découverte du Classic Car Club de Manhatan à New York, un club qui propose des voitures de prestiges, modernes ou anciennes, à la location au sein d’un garage de rêve que l’on peut privatiser pour des événements. 

Découvrez les photos de Ronan Rocher, photographe officiel de POA.

RoadTrip POA #1 : Partez avec nous à New York

Cet été POA inaugure une série consacrée à un Road Trip en Amérique du Nord sur les routes de la côte Est en Lexus LS en compagnie de Cédric Fréour, Julien Rosburger, Ronan Rocher et Renaud Roubaudi. De New York à Boston, c’est une plongée au cœur des Bagnolards américains qui nous ouvrent la porte de leur garage et nous font découvrir leurs trésors cachés. 6 épisodes + des bonus à suivre tout l’été sur POA, chaque vendredi à 18h.

Aujourd’hui l’épisode 1 est consacré à notre arrivée à l’aéroport de JFK, notre découverte de la Lexus LS et notre arrivée à New York.

Découvrez les photos de Ronan Rocher, photographe officiel de POA.

Souvenirs d’Autos (189) : Roadtrip à Goodwood (Ep 3/3)

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Voici le dernier épisode de l’aventure de Régis… Merci à lui de nous faire ce magnifique cadeau !

 

Dimanche 9 Septembre. Le temps est très beau mais nous savons que cela doit se couvrir. Nous devons repartir de Goodwood à 14h00 en prenant une marge pour être certains de ne pas manquer notre navette Eurotunnel à Folkestone. Nous avons prévus de dormir à Béthune, à environ une heure de Calais direction Reims. Nous retrouvons Dennis au petit déjeuner et lui restituons son badge du GRRC et ses accès aux paddocks tout en le remerciant chaleureusement. Dennis est costumé en officier de la RAF de la Second Guerre mondiale et son épouse Mary arbore un style « années 40 » très authentique. Nous faisons les niveaux, il me faut rajouter environ ½ litre, rien d’anormal. J’ai remplacé mon panama par une casquette à carreaux et mon blazer par la veste en tweed. Cela fait plus couleur locale. Puis nous prenons congés de nos hôtes ainsi que de Dennis et Mary à qui nous promettons de revenir un jour !

 

Le plein fait nous repartons pour Goodwood. La magie opère toujours, l’ambiance est encore au rendez-vous même si le temps se couvre. Nous profitons de nos dernières courses et faisons un dernier tour des stands : passage au stand SU obligé, ainsi qu’une multitude de boutiques éphémères qui vendent des vêtements, chaussures, gants, casquettes ainsi que des accessoires aux couleurs de la GULF ou griffés Aston Martin Racing. Nous visitons également dans le hall une exposition temporaire TWR avec de jolies filles au look seventies et retournons à reculons vers nos voitures… car il nous faut déjà prendre le chemin du retour. Ron nous avait conseillé de faire attention à Brighton : il y a une manifestation de motards et on attend 15.000 motards sur les routes. Effectivement ça peut devenir gênant. Après une étude de la carte et une programmation des GPS vers Hastings, nous quittons Goodwood…

 

Je prends les devants et adapte la destination du GPS pour être certain de rester sur la côte et d’éviter le centre-ville de Brighton. En chemin, le GPS me fait bifurquer à gauche, et la route soudain devient de plus en plus étroite, serpente en forêt entre deux murs de verdure, elle est de plus en plus cabossée… et pourtant mon GPS a l’air sûr de lui. La route requiert de vraies qualités de pilote… et elle devient si étroite que je me demande comment il est possible de croiser un autre véhicule. Heureusement elle semble être peu fréquentée. Pascal qui me suit me contacte au talkie-walkie : son GPS a pris 45 min dans la vue au moment où j’ai bifurqué à gauche. Me serais-je trompé ? Saisis d’un gros doute nous faisons une petite halte et… jetons un coup d’œil sur la carte… et oui, finalement la version papier, ça a du bon ! Ouf ! Pas de problème, cela semble plausible même si cet itinéraire parait un brin alambiqué. Ce qui au final nous surprend le plus, c’est l’état du réseau routier anglais…

Folkestone, terminal Eurotunnel. On me propose une navette 30 min avant l’heure prévue. Je préviens Pascal… qui n’a pas cette chance. Bizarre. De nouveau une attente et un retard de plus de 30 minutes. Nous nous donnons rendez-vous à la première station-service après l’arrivée côté français.

De retour en France, il est 20h30 heure locale et il pleut des cordes. Pascal me rejoint, nous avalons un sandwich et nous prenons la route direction Béthune. Ma voiture tremble par intermittence, cela semble provenir de la roue avant gauche. Je trouve ça louche. Une fois l’autoroute quittée en direction de notre hôtel, je remarque un bruit sourd lorsque je tourne à gauche dans les ronds-points. Pas très rassurant tout ça. Je suis crevé, ce sera pour demain matin.

Lundi 10 septembre. Nous décidons de démonter la roue avant gauche car elle bouge dangereusement. Le problème est identifié très rapidement : le filetage intérieur du knock-off chromé est coupé net et le knock-off ne tient plus grand-chose. Heureusement je ai toujours un jeu dans le coffre. Problème réglé. Et nous prenons la route en direction de Reims. Le temps est couvert, il doit s’améliorer en cours de route. Nous partons capotés. De nouveau une halte à Reims pour faire le plein puis une pause déjeuner à Verdun. Là, je prends le pari que le temps sera plus clément et je décapote. Bien vu ! Et nous terminons ce superbe week-end avec de belles sensations de conduite sous le soleil de septembre. Nous atteignons Wissembourg à 16h30, fatigués mais la tête pleine d’images et de souvenirs de ce superbe week-end et de cette virée avec nos deux MG, presque sans pépin. Nous avons roulé 1600 km et bravé tous les temps. C’est bien peu pour un si beau saut dans le passé… !

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Merci.

 

Audi soigne l’arrivée prochaine de l’e-tron électrique

L’Audi e-tron sera dévoilée le 17 septembre à San-Francisco et en attendant nous avons droit à ces images camouflées. Parmi elles, l’intérieur a retenu mon attention avec le rétro caméra qui renvoie une image sur la portière. Pour le moment ce système n’est pas autorisé mais cela devrait change prochainement. Le simple fait de supprimer les rétroviseurs peut faire baisser la consommation et donc les émissions de quelques grammes. Et comme aujourd’hui chaque gramme compte…

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

The Audi e-tron prototype on recuperation test at Pikes Peak

 

Woodstock en Chevrolet Impala

Cet été POA est en Amérique du Nord sur les routes de la côte Est en Lexus LS en compagnie de Cédric Fréour, Julien Rosburger, Ronan Rocher et Renaud Roubaudi. De New York à Boston, c’est une plongée au cœur des Bagnolards américains qui nous ouvrent la porte de leur garage et nous font découvrir leurs trésors cachés. 6 épisodes + des bonus à suivre tout l’été sur POA, chaque vendredi à 18h.

Découvrez en avant premières quelques images de l’épisode 4 de vendredi

Découvrez les photos de Ronan Rocher,  http://www.lesphotosderonan.fr/ photographe officiel de POA.

 

Alpine GTA Turbo (1985) : à collectionner d’urgence

Par Patrice Vergès. L’engouement suscité autour de la nouvelle Alpine A110 donne l’envie d’en reconduire de plus anciennes. Après la Berlinette 1300 S, l’A310 V6 déjà essayées par POA, nous vous invitons à vous glisser dans les 119 cm de l’habitacle de l’Alpine GTA Turbo de 1985.

L’arrière est plus agressif et plus épais avec un becquet intégré. La vaste lunette arrière ouvrante sert à accéder au moteur

Lorsque l’Alpine GTA vit le jour en 1985, elle suscita de grands d’espoirs. Pour la première fois, la marque française proposait un modèle capable de taquiner sérieusement une pointure comme la Porsche 911 Carrera. Il était même envisagé de la vendre aux USA.

Dessinée il y a presque 35 ans, la GTA offre des volumes encore actuels. Sa carrosserie lisse offrait un CX très performant de 0,28

Grâce à son V6 2,4 l turbocompressé poussé à 200 chevaux, un silhouette hyper-aérodynamique (Cx de 0,28 sur la version atmosphérique), la GTA (Grand Tourisme Alpine) pointait son capot profilé à plus 250 km/h, avalait le zéro à cent en 7 secondes et le 1000 mètres en moins de 27 secondes ! De sacrés performances il y a plus de 30 ans. Elle était plus habitable que la Porsche, plus confortable, plus sûre au niveau de sa tenue de route et enfin bien moins chère. Et bien, malgré ses indéniables qualités, des articles très positifs voire dithyrambiques dans la presse spécialisée, la GTA ne put jamais concurrencer sérieusement l’allemande. Elle ne fut vendue qu’à 6 594 unités jusqu’en 1991 où la 610 lui succéda avec encore moins de succès. Le nom Alpine n’était plus porteur….

C’est le styliste Marcello Gandini qui avait dessiné la planche de bord dont le dessin pas assez sportif avait déçu

Atmosphérique ou turbo au choix

Dérivée de l’A310 V6 à qui elle succéda après dix ans de bons et loyaux service, la GTA gomma ses principaux vices. Plus puissante de 50 chevaux, elle proposait des performances plus élevées et si son moteur V6 était toujours monté en porte à faux à l’arrière, une meilleure répartition des masses générait une conduite moins pointue. Disons moins….. vivante. Plus typée grand-tourisme, elle procurait une plus grande habitabilité pour ses passagers, un confort supérieur et un silence accru à bord. C’est ce que confirme toujours, Guy son propriétaire  » Je l’utilise sur longs parcours uniquement. C’est une voiture confortable, assez silencieuse et rapide. On voyage sans fatigue. Lorsque je suis allé l’acheter, j’avais très mal au dos. J’ai parcouru 100 km pour l’essayer. En sortant, mon mal au dos avait disparu « .

On critiqua surtout sur la GTA, la qualité des plastiques et des tissus trop proches de ceux d’une Renault 5. En option, il était possible d’avoir une sellerie cuir

Vous reconnaissez Guy ? Il nous a déjà présenté sa belle R8 Gordini 1300 il y a quelques mois. Comme cette dernière, la GTA Turbo est la voiture qu’il n’a pas pu s’offrir à 30 ans mais ce qui a été possible à 60 ans surtout que ses tarifs restent très raisonnables.  » Je l’ai achetée en 2014. Sortie fin 1985, elle ne totalisait que 53 000 km. Elle était dans un état exceptionnel et entièrement d’origine avec ses grosses jantes BBS optionnelles. Elle est matching numbers ».

Feulement rauque

Sa voiture est toujours impeccable bien que Guy ait rajouté depuis 20 000 kms au compteur. Sa carrosserie en composite n’offre aucune crique et la peinture brille comme fin 1985 lorsqu’elle est sortie des usines Alpine de Dieppe. Surbaissée et épanouies aux flancs lisses faisant songer à un gros bonbon, la GTA ne laisse pas imaginer qu’elle a vu le jour il y a plus de trois décennies. Posée sur ses gras 255 à l’arrière, contre 195 devant, la voiture semble bien accrochée à son train arrière mafflu au becquet intégré.

Nous descendons à son bord où il faut adopter une position couchée, jambes tendues, enfoncés sur des sièges étonnamment moelleux pour une sportive. Contact. Guy laisse chauffer tranquillement le V6 qui émet un feulement rauque exacerbé par le pot inox à deux sorties qui a remplacé celui d’origine. Le moteur est enfin chaud, on peut tirer dessus.

Monté en porte-à faux arrière, le V6 de 2458 cm3 gavé par un turbo Garrettt et échangeur d’air qu’on aperçoit délivrait 200 ch et surtout du couple dès 2500 tr/mn

Pschitt !

Je vous assure que ça pousse encore très fort une GTA Turbo surtout quand le gros Garrett se met en pression et siffle dans les oreilles avant le « pschitt » explosif du waste-gate. Quelles belles notes !  » Sur route, elle reste très silencieuse, on ne crie pas pour se parler comme dans la Gordini. Quand j’arrive dans un village, je baisse la glace électrique pour écouter la musique du moteur !  » explique Guy. On le comprend.

Les jantes d’origine ont été remplacées par des BBS plus agressives chaussées de gros 255 à l’arrière chargés de donner de l’adhérence (il n’y avait pas d’anti patinage à l’époque)

La GTA était mue par la V6 PRV de la Renault 25. Soit la version atmosphérique de 2,8 l délivrant 160 chevaux, soit le 2,5 l turbocompressé à manetons décalés au cycle d’allumage plus régulier de la 25 Turbo donnant 200 ch à la sonorité est plus lissée. Pendant que la Porsche 911 se bonifiait en Carrera 2 poussé à 250 ch équipée enfin d’une suspension plus performante, l’Alpine régressait en perdant 15 chevaux en gagnant un catalyseur. Malgré quelques séries spéciales, elle ne fit que perdre des ventes au lieu d’en gagner comme sa concurrente. Ne croyant plus à la marque, Renault refusa toutes propositions de perfectionnements notamment une version 265 ch étudiée par le regretté Bernard Piérangeli. Dommage !

Finition Renault

En fait, le plus gros reproche qu’on adressa à la GTA en son temps, fut sa planche de bord au dessin inattendu sur une sportive signé Gandini. Elle était réalisée en en plastique grossier qui faisait trop bon marché avec des instruments empruntés à la gamme Renault 5. C’est vrai que c’est encore assez choquant ce plastique brillant. Pourtant l’équipement était de haut-niveau et les portes disposent même d’une commande électrique pour faciliter leur ouverture.

La GTA année 85 était encore une voiture vivante sans direction assistée et sans ABS qui exigeait qu’on s’en occupe surtout à haute vitesse.  » J’évite de prendre les autoroutes, je préfère les petites routes où je me fais plaisir. C’est un vrai régal car on la place où on veut. Je tourne parfois sur le circuit de Nogaro. Un régal ! « 

La GTA offrait véritablement deux petites places de secours et un habitacle assez spacieux

.« On en a pour son argent ! »

C’était le titre de l’essai fin 1985 de l’Auto-Journal qui avait été très impressionné par la GTA qui avait été chronométrée à 261 km/h et 26,7 secondes aux 1000. A 210 000 francs (environ 60/70 000 euros actuel), la GTA Turbo était une sacrée belle affaire comparé à une Porsche 911 qui dépassait les 300 000 francs. Aujourd’hui encore car c’est l’Alpine qui côte le moins avec un prix de vente moyen de 20/25 000 euros. Somme qui en fait le rapport prix-vitesse-plaisir l’un des moins chers du marché. Pas question de la vendre pour Guy. « J’aime sa ligne lisse, son bruit magnifique, ses performances très élevés et son confort « . Comme la fois précédente, nous évoquons la nouvelle Alpine A110 qu’il est allé admirer mais ne pas encore essayer.  » Je ne dis pas qu’un jour…. « . On peut lui faire confiance.

Vous reconnaissez Guy qui nous a déjà dévoilé sa R8 Gordini il y a quelques mois !

09 La Coupe Alpine Europa Cup a connu beaucoup de succès entre 1985 et 1989. Alpine avait construit 69 GTA Cup plus affutées développant 250 ch !

Quelle voiture pour frimer à Saint Tropez ?

Quelle voiture pour faire le beau à Saint Tropez ? L’équipe POA se pose la question en direct : entre Floriane, Cedric, Julien et Renaud, le débat fait rage… Retrouvez-nous tous les dimanches matin pour se poser des questions de bagnolards : Quelle voiture pour blablacar  ? Quelle Voiture pour un chauffeur VTC  ? … c’est à suivre tous les dimanches matin sur POA.

Souvenirs d’Autos (188) : Roadtrip à Goodwood (Ep 2/3)

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Nos héros, après avoir traversé une tempête, sont arrivés à leur B&B… Voici la suite de leurs aventures…

Samedi 9 septembre. Grand soleil. Nous forçons la main de Ron pour qu’il nous serve le petit déjeuner un peu plus tôt que 7h30 car nous piaffons d’impatience. Nous faisons sensation auprès de Ron avec nos tenues, j’avoue que notre équipage a de la classe. Nous préparons la voiture, nous partons avec la mienne. Je fais les niveaux, décapote quand soudain un gentleman nous aborde. Dennis se présente, nous salue et nous explique qu’il est membre du GRRC (Goodwood Revival Racing Club), que son épouse et lui sont ici pour Goodwood, qu’ils viennent tous les ans, qu’ils ont une Daimler v8 malheureusement en panne, et qu’ils n’ont pas réussi à avoir de places pour le samedi. S’en suit une petite causerie sur nos voitures et sur le courage d’être venus de France avec nos MG. Puis il nous tend son badge du GRRC ainsi que deux entrées Paddocks réservées aux membres arguant du fait qu’il ne peut les utiliser aujourd’hui. Nous restons stupéfaits par tant de gentillesse, le remercions et c’est avec un sourire non dissimulé que nous partons pour Goodwood à environ une demi-heure de Upper Beeding. Décidément cette journée s’annonce bien.

Le trajet prendra une heure car à quelques kilomètres de Goodwood nous sommes stoppés nets dans un gigantesque embouteillage. Mon ralenti ne tient pas et je joue du starter. Une BMW cabrio est arrêtée sur le bord de la route, radiateur fumant. J’ai un ventilateur électrique. Je suis sauvé. Les voitures qui nous entourent sont toutes plus phénoménales les unes que les autres. Des TVR gonflées à bloc, des Bristol, Morgan, Rover, type E, Bentley… nous sommes bien en Angleterre.

À l’approche du circuit, étant au volant d’une ancienne, nous sommes dirigés vers le parking qui leur est réservé. Et là aussi il y a une séparation : Il y a les pré-66 et « les autres ». Le personnel de l’organisation a l’œil fin puisque nous sommes invités à nous garer chez « les autres ». Nous accédons au pré en herbe, ou bien devrais-je dire « en boue » par le biais de routes à sens unique faites de plaques métalliques : quelle organisation ! En revanche, une fois sur l’herbe il faut éviter les allées de boue au risque de s’enliser. Vision un peu apocalyptique mais ce qui nous marque, c’est la bonne humeur et le détachement très britannique des visiteurs qui les pieds dans la boue et leurs montures crottées jusqu’au milieu des portières trouvent leur chemin entre les ornières en plaisantant comme si de rien n’était. Il faut dire qu’autour de nous c’est le paradis à quatre roues : formidable concentration d’anciennes, toutes plus belles et plus rares les unes que les autres. Et nous ne sommes pas encore entrés !

Puis soudain la magie opère : nous effectuons en l’espace d’un instant un retour de 50-60 ans en arrière. Tout est à l’avenant : les installations de cet ancien circuit et de cet ancien aérodrome fleurent bon les années quarante. Les stands, les véhicules, les écriteaux, la signalétique : tout est fait pour vous plonger dans cette époque glorieuse où les mécaniques sentaient bon l’huile et les vapeurs d’essence, les chromes rutilaient, les lignes n’étaient qu’élégance. Et que dire des visiteurs ! Presque tout le monde joue le jeu et les costumes sont incroyables ! Ces dames sont toutes très élégantes et ces messieurs portent fièrement leurs couvre-chefs ! Les rares enfants présents sont en tenue de mécaniciens.

Nous ne savons pas où donner de la tête tant l’ensemble est ravissant. Ici une dame élégante avec cape de zibeline et petit chapeau à plumes, là une jeune femme en tenue seventies, deux gentleman avec complet veston en tweed et belles moustaches et au détour d’un virage une tablée de deux couples : les messieurs en pilote de ligne… et leurs compagnes en hôtesses de l’air Pan Am. Trop classe !

Pascal mitraille avec ses appareils photo, ça nous fera de très beaux souvenirs. Nous décidons de nous rendre dans les paddocks, car c’est là que tout se passe. Au milieu des plateaux d’Aston, Maserati, Ferrari, Ford GT40, Bentley, nous croisons deux MG de course d’avant-guerre en plein réglages, les techniciens s’affairent autour des bolides et font des essais à haut régime : bouchons d’oreille obligatoires.

Le son nous met aussi dans l’ambiance et nous sommes plongés dans l’univers de la course avec les hurlements des plateaux qui tournent et les commentaires du speaker dans les haut-parleurs. Il y a une petite dizaine de courses chaque jour, et les plateaux regroupent les véhicules par époque et par catégorie (voitures de course eu voitures de série préparées pour la course). En milieu de journée nous assistons au show aérien près de l’aérodrome : P51 Mustang, P38 Lighting, Spitfire, P4 war hawk et autres merveilles en démonstration d’attaque virevoltent autour de nous dans un vacarme assourdissant. En bord de piste des batteries de DCA avec tentes et matériels de la Seconde Guerre mondiale qui nous rappellent le rôle important de cet aérodrome lors de la guerre. Dans l’après-midi nous accédons à la tribune du Lavant Corner à l’une des extrémités du circuit pour mieux suivre les courses.

Ça attaque dur dans les virages, quelques ERA en font les frais : sorties de route et collisions sous nos yeux. Heureusement pas de blessés mais une ambiance du tonnerre ! Sur le chemin du retour vers les tribunes de la ligne droite, nous longeons le circuit où quelques élégants privilégiés ont installé chaises à piquenique, couvertures, seau à champagne à côté de leur Rolls, Jensen ou de leur Lagonda. Ambiance inimitable… Nous restons jusqu’à la dernière course, et décidons de retrouver la voiture. Mais le spectacle continue sur le parking : les tracteurs sont mis à contribution pour sortir d’un mauvais pas autres Porsche, Ferrari, Lamborghini aux pneumatiques bien trop larges pour se frayer un chemin dans la boue et rejoindre les routes métalliques provisoires. Nous avons plus de chance : derrière nous il y a de l’herbe, et les plaques métalliques ne sont qu’à quelques mètres… 40 minutes plus tard, nous rejoignons notre QG le King’s Head pour un débriefing devant une pinte de Carling !…

La suite (et fin) dans l’épisode 3…

 

 

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Renault Spider SV (1996) : un parfum d’Alpine

Par Patrice Vergès. Pour beaucoup, le Spider Renault fabriqué à Dieppe fut considéré comme une nouvelle Alpine qui n’en aurait pas le nom car on ne croyait plus dans cette marque chez Renault. C’étai en 1996…

Large (1,83 m), court (3,79 m), bas (1 m sans arceau), le Spider Renault est toujours esthétiquement très actuel

Le nom Alpine avait été même abandonné au profit de Renault Sport qui était le département compétition de la marque dont le moteur V10 brillait en Formule 1.   Lorsque le spider fut dévoilé au salon de Genève 1995, on se doute qu’il suscita beaucoup d’intérêt. Autant par sa minuscule silhouette agressive et râblée aux gros yeux globuleux que son concept minimaliste et spartiate plutôt osé. Il n’était pas équipé d’un pare-brise mais d’un original et minuscule saute-vent formant déflecteur, pas de vitres latérales et encore moins de chauffage. Pas l’ombre d’une capote excepté un léger tonneau-covers. Encore moins de direction ni freinage assistés ni de sièges réglables ! Même pas un allume cigare. L’habitacle hyper-dépouillé laissait voir les tubes et poutres du châssis en aluminium et le pédalier en alu réglable. Ce n’était pas la voiture idéale pour partir en vacances.

L’arrière râblé transpire l’agressivité renforcé par l’épais arceau de sécurité qui culmine à 1,25 m du sol et les jantes de 18 pouces

Des dessous d’un prototype

En revanche, sa silhouette en composite cachait des dessous de voiture de compétition avec une belle suspension triangulée à ressorts in-board à l’arrière montée sur rotules et un moteur monté en position transversale centrale arrière. D’abord emprunté à la Clio Williams, puis au coupé Mégane, ce 4 cylindres 2 litres développait 150 chevaux qui l’entraînaient à plus de 215 km/h avec des accélérations du même tonneau (27,5 s aux 1000 mètres). Malgré son esprit minimaliste et son absence de fioritures, il n’était pas particulièrement léger avec 950 kilos comparé à une Lotus Élise plus civilisée.

Intérieur très spartiate, instrumentation réduite mais très beaux sièges Recaro. On devine les tubes du châssis

Bien davantage que ses performances, c’était surtout sa conduite qui était jouissive grâce à sa redoutable tenue et route ; direction hyper-directe, freinage scotchant (gros freins de A610), motricité parfaite. Je me souviens avoir été invité par Renault à l’essayer au Paul Ricard et ses qualités dynamiques m’avaient bluffé même si on aurait espéré davantage de hargne mécanique vu un tel châssis. Des préparateurs se penchèrent dessus comme la Helem version coupé animée par le V6 turbocompressé de l’Alpine A610

Collectionneur heureux de voitures, Loulou en compte une petite quarantaine dans son garage dont quelques Corvette, Ferrari et Lotus. Il se concocte une belle AC Cobra 427 réplica dont vous parlera bientôt. Il n’a pas un Renault Spider mais deux….

Le déflecteur est assez efficace à bonne allure où il dévie les courants d’air.

Une moto à 4 roues

« Lorsque cette voiture est sortie en 1996, elle ne pas laissé indifférent mais à l’époque, il n’était pas question que je roule avec car ma situation professionnelle ne le permettait pas. Puis il y a quelques années, j’ai enfin trouvé un Spider bleu sport avec un moteur préparé 180 ch (celui de version Trophy qui participait aux courses européennes). Je n’ai pas été déçu, sa conduite m’a enthousiasmé. Mais je préfère   la version à saute-vent qui est beaucoup mieux d’après moi que celle à pare-brise. Quand on conduit, on une vision extraordinaire de l’environnement comme au guidon d’une moto ». (Loulou collectionne aussi les motos).

C’est vrai que la vision de la version SV (saute-vent) rappelle celle d’un deux roues en engendrant des courant d’airs qui fouettent le visage.  » Le déflecteur est assez efficace et dévie bien l’air. Sur de cours trajets, je protège mes yeux avec des lunettes. Lorsque nous faisons de longs voyage notamment les sorties du club Renault Spider, nous portons des casques. Je te dis pas qu’il n’y a pas des fois où on s’est pris de sacrées rincées » avoue-t-il en souriant.

Il y a cinq ans, notre homme a eu l’opportunité d’acheter un autre spider aux couleurs de Renault Sport ne totalisant que 20 000 km au compteur (de Twingo). Il a sauté sur l’occasion.

Moteur 4 cylindres 2 litres 16 soupapes de la mythique Clio Williams. Remarquez la superbe suspension à basculeurs. Comme sur une Formule 1 !

Cet engin est hors du temps par sa silhouette à la fois racée et brutale aux 4 roues posées au coin de la carrosserie surtout chaussée en 18 pouces contre 16 d’origine. Impossible d’imaginer que cette voiture a été dessinée il y a plus de 20 ans. Inutile de vous dire que rouler en ville avec suscite beaucoup d’interrogations de la part des personnes rencontrées qui demandent parfois si c’est une Alpine. L’ouverture des portes en élytres qui montent élégamment vers le ciel ne manque pas d’attirer les regards et commentaires.

Renault ne croyait plus à Alpine en 1996 mais à Renault Sport, département sportif de la marque au losange

Je l’ai vendu et racheté !

Loulou m’a fait tâter des accélérations et le spider pousse suffisamment fort pour se faire plaisir même si son bruit n’est pas aussi harmonieux que celui de la Clio Williams essayée en son temps.  » Le bleu avec le moteur 180 ch marche plus fort et surtout il a une plus belle sonorité » m’avoue-t-il. Il ouvre le petit coffre avant où il glisse deux casques et la valise d’entretien qui était livrée avec qui cachait le cric et quelques bricoles dont une bombe anti-cervaison. Pas question de glisser plus qu’un petit sac souple sous le capot. Il faut voyager léger en Spider…….

« En fait, j’ai vendu le Spider jaune à un ami mais dont la femme s’est plainte qu’il n’y avait pas de toit (!) et l’a obligé à le vendre. Et bien je lui ai racheté, et je ne le regrette pas. Pour rentrer chez moi, j’aime bien changer de voiture. J’avoue que sa conduite me séduit particulièrement ».

Au total, 1726 spider dont 90 versions Trophy assemblés à la main chez Alpine à Dieppe (châssis fabriquée au Danemark) ont été produits entre fin 1995 et fin 1999

dont 438 en version SV. Le Spider coûtait prés de 200 000 francs en 1996 lors de sa sortie, ses prix grimpent doucement mais sûrement dépassant les 50 000 euros pour les versions SV plus rares. Et comme dirait la pub, ce n’est pas fini !

Le minuscule coffre accueille la valise aux outils, deux casques, le tonneau-covers et… un minuscule sac

Loulou est un passionné. Il a possédé plus de 300 voitures dans sa vie et ce n’est pas fini !

Dans son garage où on distingue une Corvette Sting Ray et une Ferrari et Lotus 11, le Spider ouvre élégamment ses portes en élytres

Le Spider en version pare-brise

Quelle voiture pour rouler à 80 km/h sur nationale ?

Quelle voiture pour rouler à 80 km/h sur nationale ? L’équipe POA se pose la question en direct : entre Floriane, Cedric, Julien et Renaud, le débat fait rage… Retrouvez-nous tous les dimanches matin pour se poser des questions de bagnolards : Quelle voiture pour blablacar  ? Quelle Voiture pour un chauffeur VTC  ? … c’est à suivre tous les dimanches matin sur POA.

Souvenirs d’Autos (187) : Roadtrip à Goodwood (Ep 1/3)

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. C’est Régis, qui m’envoie ce souvenir… Que dis-je, cette épopée ! Les Bagnolards sont les derniers aventuriers des temps modernes !

 

Lorsque j’ai évoqué la première fois, avec mon ami Pascal, l’idée d’aller au Goodwood Revival Meeting avec nos deux MGB, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’avait pas l’air très emballé ! Il faut avouer que les trois grandes dernières sorties que j’ai faites se sont soldées par des pannes (alternateur et condensateur deux fois) sans parler du fait que la MG de Pascal a une étanchéité somme toute très relative…Quelques mois plus tard, en Février 2017 nous réservons nos accréditations : ce sera entrée + pass « grand stand groving » pour le samedi, et entrée simple pour le dimanche pour cause de retour vers la France.

Petit à petit le voyage prend forme : nous partirons le jeudi soir de notre petite ville d’Alsace du nord, Wissembourg, pour relier Metz où je prévois un dîner chez mes beaux-parents, puis nous ferons Metz-Reims-Calais pour attraper notre navette Eurostar à 16h30 le vendredi, et une fois sur la perfide Albion, il nous restera deux heures de routes par la côte pour rejoindre notre B&B à Upper Beeding, un peu après Brighton.Le premier contact téléphonique avec Lesley, notre hôte, est très prometteur : elle héberge chaque année un couple d’anglais qui vient avec sa voiture ancienne à Goodwood et puis… cerise sur le gâteau, elle a elle aussi un MG, une F.

La réception des billets d’entrée dans un magnifique booklet « so british » appelé « your documents » nous transporte déjà dans l’univers de Goodwood. Je me plonge dans le descriptif de la manifestation et me régale à la lecture des deux pages réservées au « dress code ». Car c’est là la particularité de Goodwood revival : les visiteurs sont invités à s’habiller « vintage », des années 30 aux années 70… il va falloir réfléchir à ce petit détail.

 

En parlant de détails, nous avons conscience qu’il faut bosser sur nos voitures : réglage des carburateurs SU (déréglés suite au passage du contrôle technique), remplacement des faisceaux de phares, remplacement de roues fils voilées et niveaux d’huile de boîte pour ma MG, remplacement de joint de pare-brise et coupe-vent pour celle de Pascal, anneau de remorquage arrière pour les deux (au cas où…)

La trêve estivale derrière nous, les travaux enfin réalisés (sauf le joint de pare-brise), les tenues prêtes nous voici à quelques jours du départ… très impatients. Pascal opte pour la tenue de mécanicien avec casquette anglaise, et je choisis le combo blazer-nœud papillon-panama façon « riviera » en cas de beau temps, ou veste en tweed-nœud papillon-casquette si le temps est couvert. Un dernier coup d’œil sur la météo qui ne s’annonce pas très bonne pour le vendredi mais semble vouloir nous épargner le samedi et le dimanche, et nous sommes prêts !

Jeudi 7 septembre. Coincé dans une réunion qui n’en finit pas je trépigne d’impatience et finalement arrive avant 18h00 à la maison où nous nous sommes donné rendez-vous. La température est clémente, le ciel nuageux mais aucune précipitation n’est annoncée, nous décidons donc de rouler décapotés. Pascal n’a pas monté son coupe-vent, car un ultime essai avec la capote s’est avéré sans appel : à un centimètre près la vitre en plexiglas touche et empêche de fermer la capote. Tant pis, ce sera grosse écharpe et bonnet ! Nous embarquons des talkies-walkies dans les voitures, ce qui s’avérera très utile.

Vendredi 8 septembre. C’est avec une légère gueule de bois dû au dîner de la veille (Vin de paille, Graves et Givry) mais très motivés que nous prenons la route vers 8h30 une fois avoir fait le plein de nos bolides. Direction Reims, décapotés avec le tonneau cover en place. Il y a peu de monde sur la route où nos deux équipages font sensation. Nous faisons une petite halte à Reims Tinqueux pour faire le plein et prendre un café. Puis nous reprenons la route direction Laon et Calais où nous devons absolument enregistrer avant 15h55. Bien avisés nous repartons cette fois-ci capotés.

Les premières gouttes de pluie nous surprennent une fois passés Laon après notre pause déjeuner, mais c’est à environ 100 km de Calais que cela se gâte : vent latéral violent et averses diluviennes. Il pleut dehors… mais dans nos voitures aussi… surtout dans celle de Pascal qui avait prévu la serviette éponge. Et que dire de la visibilité ! Pascal avec ses trois essuie-glaces (vestiges de la première vie de sa MGB aux USA) a 30% de visibilité de plus que moi, mais tout cela n’est pas fameux… Une fois le plein fait à Calais nous nous rendons au terminal d’Eurotunnel où suite à des problèmes techniques tous les départs sont décalés d’au moins une heure. Le temps d’attente sous les trombes d’eau nous parait interminable. La file se met en branle et nous embarquons enfin dans notre navette. Pascal essore la serviette éponge qui contenait plusieurs litres d’eau…

Une grosse demi-heure plus tard le train s’immobilise. Puis nous prenons la route en direction de Hastings, en faisant bien attention à rouler du bon côté. Du coup je me sens comme un poisson dans l’eau, ah oui ! Je ne vous l’avais pas dit ? Ma voiture est une conduite à droite… Le temps de ce côté-ci de la manche est plutôt sec et lumineux et la première heure se passe plutôt bien, à enchainer les ronds-points et traverser les villages typiques et les villes côtières du sud de l’Angleterre. Nos mécaniques se portent à merveille et enchaînent les kilomètres, pardon : les miles, sans broncher.

À une heure de notre destination, vers 19h00 heure locale, et alors que la nuit se met à tomber nous essuyons un gros grain, que dis-je une tempête, laquelle ne cessera que 15 minutes avant d’arriver à Upper Beeding. C’est là que nous nous rendons compte qu’avec nos voitures la visibilité de nuit sous les trombes d’eau est quasi nulle, le freinage très léger, la tenue de route correcte mais les rafales de vent requièrent l’attention permanente des conducteurs. C’est avec grand soulagement que nous atteignons notre B&B où Ron, le mari de Lesley, nous attendent.

Nous prenons les clefs de nos chambres et taillons un brin de causette : nous apprenons qu’un couple d’habitués de Goodwood Revival est aussi au B&B, ces derniers apprenant par l’entremise de Ron que deux « frenchies » descendaient au B&B aves leurs MGB pour Goodwood, seraient ravis de faire notre connaissance. Nous prenons note et nous rendons au pub du village, le « Kings Head » pour ne pas manquer le dernier service. C’est vrai que la route creuse un peu… et puis je l’ai bien gagnée, ma pinte de Carling ! Le burger fait maison est excellent, le temps s’annonce radieux pour le lendemain, et c’est ravis que nous rejoignons notre B&B pour une nuit bien méritée.

 

La suite dans le prochain épisode…

 

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Hummer H3 : Jurassic Car

Découvrez le Hummer H3 de Gontran qui roule à l’E85. Si vous aussi vous avez une voiture, moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à Paris. Pour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.