Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

Souvenirs d’Autos (173) : La Rolls de Joes

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire m’a été envoyée par Pierre, fidèle de Souvenir d’Auto.

Son élégance naturelle, et surtout son immatriculation britannique particulière « JOES » font que dès mon arrivée devant l’hôtel de Paris à Monaco, tous les touristes, surtout japonais m’immortalisent avec leur appareils photos « encore » argentiques en cette année 1997. Même au pays des Rolls et des Bentley cette auto détonne.

2017 et le « m’as-tu vu » outrancier venu des steppes de Russie ne s’est pas encore installé à Monte-Carlo. Cette Rolls, propriété d’un riche britannique excentrique est tout simplement « So Chic ».

Mais revenons quelques heures en arrière…

Il me reste vingt centimes en poche et je n’ai pas mangé depuis deux jours. Pas payé mon loyer depuis deux mois. Et une colère froide m’envahit depuis deux heures. Je marche, épuisé mais déterminé en direction de la villa du vil personnage qui m’a escroqué dans la vente de sa licence de taxi à Roquebrune Cap-Martin. Je suis sans le sous et décidé à lui exploser la gueule. Cette ânerie m’aurait valu sûrement des années de prison et une vie gâchée à jamais.

Tnut tnut ! Le klaxon d’une Honda civique est tout sauf glamour.

Mon jeune collègue de taxi m’interpelle et me propose contre 50 francs de rapatrier une Rolls depuis chez un carrossier à Menton vers l’Hôtel de Paris à Monaco.

Ô joie ! Tout donc peut arriver sous ces cieux bénis des dieux.

Je saute dans la Civic de mon sauveur.

Je suis aux anges et j’en oublie ma situation précaire.

Voilà la Rolls magnifique ! Extraordinaire pour un fan de la marque.

Je vais demander la clé aux carrossiers qui tentent vainement de m’expliquer quelque chose. Jouant au vieil habitué, je ne les laisse pas finir leurs phrases. Tss tss. Je suis l’homme d’une Rolls voyons !

  • Le carrossier : Mais il faut que je vous explique…
  • Moi : Ça ira merci…
  • Le carrossier : Vous savez…
  • Moi : Oui bien sûr…
  • Mon collègue : Mais bien sûr qu’il sait !

À deux, les conneries ont de l’échos.

Le deuxième carrossier, avec un sourire sardonique : Laisse, Éric, laisse-le faire…

Cela aurait dû m’avertir, surtout quand la dizaine d’employés sont sortis les bras croisés en nous observant.

Quel bonheur mes amis. Quelle ivresse ! Un sourire béat relie mes deux oreilles. Je monte dans ma première Rolls. A gauche, alors que le volant est à droite. Voiture immatriculée au Royaume-Unis oblige. Ça rigole du côté des carrossiers. Mais ils restent. Méfiance ! Je perds mon sourire niais. Me voilà installé du bon côté.

J’en ai la chair de poule. Je glisse délicatement de peur de la casser, la très fine clé dans l’orifice prévu à cet effet placé à droite du volant. Et…rien.

Je réessaie. Rien.

  • Oh Jeune ! (Avec l’accent niçois) Oh ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu ne sais plus démarrer une voiture ? Ho ?
  • Moi : (Avec un reste d’accent genevois) Ben… elle ne démarre pas cette conne !

Mon collègue, décidé à prendre les choses en main, me rejoint. Et sous l’hilarité générale de ces satanés carrossiers nous voilà touchant à tous les boutons possibles. Même ceux commandant les vitres qui n’en n’avaient pas demandé autant. Zipppp la vitre arrière gauche. Elle ne remontra jamais. Zippp la vitre du passager à gauche. Elle remontra à moitié, plus courageuse que sa sœur de derrière.

Le deuxième carrossier sifflant la fin de la récré :

  • Vas-y Eric, va leur montrer…

Ce pervers de la clé à molette ouvre le coffre et nous montre le coupe-circuit.

Oublions vite cet incident puéril.

Me voilà installé, et non pas assis au volant de ma première Rolls. Je traverse Menton. En 1997, il n’y avait pas encore toute cette circulation. Je suis seul au monde. Je file sur le bord de mer. Quelle onctuosité. Un tapis volant, avec cette puissance suffisante comme « ils » disent. Au volant de cette voiture, je suis le roi du monde. C’est l’antichambre du paradis. Cet effluve typique des cuirs de chez Conolly qui vous chatouille les narines. Ce confort royal. Aucune animosité chez les passants que je croise. Ils regardent avec un sourire complice la voiture glisser sur l’asphalte. Dans cette région, on a l’habitude d’en voir souvent.

Je vais arriver au début du Cap-Martin, un passant me dévisage d’un œil mauvais. Il en fallait bien un, mais horreur, c’est l’agent immobilier qui me loue l’appartement que je n’ai pas payé depuis deux mois !

Il a dû penser que j’avais gagné au loto. Comme j’avais perdu 15 kilos suite à un régime imposé par certaines circonstances de la vie, il ne m’a pas rattrapé.

Me voilà croisant cette jolie caissière du petit Casino pas aimable quand j’avais affaire à elle. Elle écarquille les yeux et me sourit comme si j’étais Brad Pitt. Alléluia ! L’habit fait le moine. J’ai vingt centimes en poche et j’ai l’impression d’être Bill Gates.

La traversée de Saint-Roman juste avant l’entrée sur le territoire monégasque est inoubliable.

La Rolls-Royce, qui roule dans ce magnifique paysage. La luminosité. L’ambiance de la voiture avec ses cuirs, ses boiseries sa moquette épaisse. Son silence de fonctionnement. Mon impécuniosité passagère et irréelle dans ce symbole du luxe, fait de ce moment, un de ces souvenirs gravés à jamais dans une vie d’homme.

La voiture, loin d’avoir l’efficacité d’une classe S tient néanmoins bien la route. Il faut quand même anticiper les freinages.

Me voici arrivant à l’hôtel de Paris. Je remets les clés de la Rolls au Portier. Le propriétaire est au bar.

Vous croyez aux signes ?

Moi oui, je suis trop faible pour être rationnel. Deux jours après je signais un contrat de saisonnier à la SBM.

Après six mois de misères morales et matérielles, j’avais alerté ma mère de ma situation. Une comtesse, amie du Prince Rainier après intervention de ce dernier me fait rentrer comme voiturier au Casino de Monaco.

Juste pour une saison, car ces emplois sont dévolus et réservés depuis peu, aux monégasques.

Peu importe, grâce à cet emploi ma carrière dans l’hôtellerie de luxe était lancée.

Soyons Païens, cette Rolls m’annonçait la fin de ma mauvaise période et m’indiquait le lieu de ma renaissance. Client habitué de l’hôtel de Paris « Joe » gara sa voiture devant l’établissement, tout l’été 1997. Elle m’accompagna de sa bienveillance durant toute cette période.

  • Fucking car !!!
  • Joe, ce n’est pas moi qui ai touché les boutons des vitres…

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Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.  On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

Honda CR-Z : l’hybride sportif avant l’heure

Découvrez la Honda CR-Z du petit observateur Gary. Si vous aussi vous avez une voiture, moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à Paris. Pour cela envoyez nous 3 photos de votre auto et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

 

C’était il y a 8 ans …

L’hybride rechargeable menacé par les nouvelles normes ?

La plus part des constructeurs suspendent temporairement la commercialisation de leurs motorisations hybrides rechargeables en l’attente des résultats des nouvelles normes d’émissions WLTP en septembre 2018. Cédric Fréour et Jean Pagezy de PCA Services, expert financer et marché de POA , nous expliquent les conséquences des changements de normes sur la re-définition des gammes des constructeurs automobiles.

Nissan Leaf 2018 : Ce que l’on ne vous dit pas

L’équipe POA découvre la nouvelle Nissan Leaf deuxième génération. L’occasion de tester les bornes de recharges Autolib et Betlib à Paris, et de discuter avec notre partenaire Jean Pagezy, courtier en location longue durée (PCA Services), à propos du tarif en LLD de la Leaf. Pour la première fois, une voiture électrique est plus compétitive face aux voitures thermiques. Découvrez l’offre de PCA Services : Nissan Leaf Acenta 150ch (option Peinture métallisée) : 309 € TTC /mois – Offre sans apport (bonus de 6000€ intégré aux loyers) sur 37 mois et 35.000km incluant l’entretien complet du véhicule et la garantie perte financière.

 

Souvenirs d’Autos (172) : La Cadillac et la Star

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette anecdote m’a été envoyée, à ma grande surprise, par mon frère Frank. Auteur, metteur en scène, il est un peu loin du monde des bagnolards… Et pourtant son souvenir m’a fait éclater de rire.

À la première d’un film au Balzac dans les années 70, les photographes commencent à s’impatienter car aucune des vedettes annoncées – Maurice Ronet, Vittorio de Sica, Joséphine Chaplin – ne sont venues, quant aux invités, ils brillent par leur absence.

Le film s’intitule «  L’odeur des fauves »  de Richard Balducci …

Soudain, au milieu de ce désert – dans le hall une dizaine de personnes échangent des  regards fébriles, voilà que du bas de la rue Balzac (la rue est très pentue), une énorme Cadillac surgit.

Dans la pénombre, nous distinguons une chevelure très blonde, une étole de fourrure  blanche, deux hommes en smoking entourent la « vedette »…

Les photographes se précipitent : enfin une star !

Cependant plus la Cadillac se rapproche plus les paparazzis ont l’air sceptique : d’abord la star, ils ne la reconnaissent absolument pas ! Ensuite ce n’est pas Brigitte Bardot, ni même Mylène Demongeot… et encore moins Ursula Andress !

De surcroît, la Cadillac est cabossée, et l’un des phares brille par son absence. Enfin, lorsque l’un des  chevaliers servants de la «  vedette »
essaie d’ouvrir la portière du véhicule, impossible de sortir !

Les automobilistes derrière commencent  à s’impatienter et klaxonnent à tout rompre !! La Marilyn d’un soir parvient, non sans mal, à sortir de la Cadillac bien amochée. Personne ne reconnait l’actrice et ses deux compagnons.

Elle joue pourtant dans le film…

La vieillle Cadillac s’aligne dans la nuit. Spectacle à la fois comique et pathétique. La limousine aux pare-chocs déglingués ne pourra pas ramener la blonde actrice qui devra rentrer chez elle en métro.

Comme le disait Marilyn : «  Célébrité, je t’ai bien connue, quand on a froid, tu ne tiens pas chaud »…

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BMW E30 Cabriolet : on décapote sous la pluie ?

Découvrez la BMW E30 320 I Cabriolet du petit observateur Mehdi. Si vous aussi vous avez une voiture, moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à Paris. Pour cela envoyez nous 3 photos de votre auto et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Chevrolet Impala Coupé 1958 : la plus rare

Patrice Vergès. Cette Chevrolet Impala n’a été produite qu’une seule année en 1958, il y a juste 60 ans. Sa silhouette trop massive et trop pesante en chrome n’a pas enthousiasmé les Américains. Pour ces raisons, c’est l’une des plus emblématiques aujourd’hui.

La Chevrolet Impala 1958 innovait par sa silhouette inédite et bien plus massive que celle de 1957 au style plus sobre

Les ailes arrière se distinguaient par leur dessin très particulier creusé dans les flancs de la carrosserie

Ce n’est pas ce qui a séduit  » Loulou « Michigan qui doit son nom à son arrière-grand père trouvé, bébé, abandonné prés du lac Michigan aux USA qui lui a donné son nom. Dire que notre homme est passionné de voitures est certainement trop réducteur puisqu’il en a possédé autour de 300 depuis qu’il a passé son permis de conduire. Il a tout eu, tout conduit, tout aimé sauf les Porsche 911 qui ne l’ont jamais séduit. Il préfère le grommellement tranquille d’un gros V8 dont il compte quelques belles pièces à travers la trentaine de voitures soigneusement rangées dans son (vaste) garage. C’est pour une prochaine fois sur POA sous forme d’une belle AC Cobra réplica ! Aujourd’hui, intéressons nous à cette Chevrolet Impala 1958. Justement pourquoi ce modèle et cette année ?

L’univers de l’Impala aux couleurs vives fait appel aux matières plastiques considérées comme un matériau d’avenir il y a 60 ans

Le polish mène à tout

 » Au sortir du service militaire en 1968, j‘ai acheté d’occasion une Chevrolet 1958 en version Bel Air à 4 portes de couleur noire. J’étais vendeur d’un polish auto de marque Starbrille. Dans les marchés, je   faisais des démonstrations de mon polish sur la belle peinture noire cellulosique de ma Chevrolet. C’était mon outil de travail. Je l’astiquais plusieurs fois par jour pour quelle brille ! Un vrai miroir ! On se voyait dedans et les ventes marchaient plutôt bien. J’ai conservé ma Chevrolet 4 ou 5 ans avec laquelle j’ai parcouru autour de 50 000 km sans problème. Elle n’avais qu’un seul défaut, elle consommait beaucoup ».

Tachymètre horizontal, volant bicolore aux deux branches ajourées, radio d’époque. L’indicateur de rapport enclenché apparait dans l’écran au dessus du volant

C’est beau l’amour

Prés de 45 ans et 300 voitures plus tard, « Loulou » a eu l’envie de renouer avec la voiture de sa jeunesse. Surtout après avoir déniché à Londres une magnifique Chevrolet Impala coupé de 1958 : big-block, toutes options, d’origine US, entièrement restaurée dans un état concours. Il demande à son épouse qui parle fort bien l’anglais de prendre contact avec le vendeur ce qu’elle n’a jamais fait pour divers prétextes. Quelques mois plus tard, en fêtant son anniversaire avec ses amis dans son garage, quatre phares s’allument dans la nuit. C’est la Chevrolet Impala que sa femme avait achetée secrètement et fait rapatrier en France avec la complicité de ses amis avant de la cacher dans un conteneur. C’est beau l’amour ! Loulou rêve toujours d’acquérir d’autres voitures  » La plus belle, c’est celle que je n’ai pas encore « . Parfois, il a racheté ses propres voitures qu’il avait vendues comme sa Corvette C3. Mais considérant qu’il en possède suffisamment, il vend pour racheter en autofinançant ainsi son futur achat. Mais pas question de se défaire de cette Chevrolet ou de sa MGB acquise en 1972.

C’était la première Chevrolet à compter 4 phares. Remarquez les ailerons chromés qui surmontent les phares

Le Continental-Kit était vendu en accessoire comme les fausses sorties latérales d’échappements

Bon, ce n’est pas le tout, c’est le moment d’aller dégourdir les jantes à notre Chevy dont l’imposant V8 de 5,7 l dispense un prometteur borborygme pas du tout discret. Il y a du monde sous l’interminable capot ! Nouveau modèle né en 1958, l’Impala était proposée uniquement en coupé ou cabriolet. Il s’agissait d’une version plus luxueuse et plus sportive de la Bel Air 4 portes qui partageait sa carrosserie avec la Pontiac Bonneville.

le gros V8 de 5703 ci cm3 délivre 284 ch. Plusieurs moteurs au choix était proposé du small bloc de 283 ci de 187 ch au 348 ci de 314 chevaux !

Dans cette version, son moteur alimenté par 3 gros carburateurs double corps Rochester délivre 284 chevaux, puissance qui l’entraîne à près de 180 km/h. Vous imaginez que ce représentait 284 ch et cette ahurissante vitesse il y a 60 ans ? Cette Impala coûtait plus de 3 millions d’anciens francs vendue par GM France, somme qui doit correspondre à plus de 100 000/120 000 euros actuels. C’était la voiture préférée des acteurs et chanteurs, gros PDG et autres gangsters. Un marché réservé à Audi et Mercedes aujourd’hui.

De profil, l’Impala offre une allure assez élancée qui culmine à 5,31 m

La fausse prise du pavillon caractérisait l’Impala

Son modèle est full options sauf les glaces électriques. Mais il possède le gros moteur (348 ci) à poussoirs hydrauliques, la direction assistée, la boîte automatique Turboglide à 2 rapports, freins à tambours assistés, flancs blancs, glaces teintées, radio, le continental kit (fausse roue de secours) qui la prolonge à 5,31 m et une kyrielle d’accessoires chromés (jupes d’ailes, fausses sorties latérales d’échappements, protection autour des poignées). Par ses excès chromiques, la Chevrolet Bel Air et Impala (125 480 exemplaires) n’a pas séduit la clientèle et ce modèle n’a été produit qu’une année avant de recevoir une carrosserie totalement différente en 1959 qui se vendit davantage. Modifications qui laissent imaginer les colossaux moyens financiers de la GM à l’époque. Mais aujourd’hui, c’est justement pour toute cette ahurissante démesure stylistique que l’Impala séduit autant…

l’Impala est une antilope africaine stylisée sur l’aile arrière

« Loulou » Michigan doit son nom à ses arrières-grands parents d’origine américaine

Voir Grand, voir spécatculaire !

Toyota Rav 4 2019 : nos premières impressions à chaud

En direct des bureaux POA, Cédric Fréour, Julien Rosburger et Renaud Roubaudi commentent à chaud les premières images du nouveau Toyota Rav 4 qui arrivera en France seulement au premier trimestre 2019. Cette sixième génération de Toyota Rav 4 rompt avec son style sage pour un design plus marqué aventure, façon Land Cruiser. Ce parti pris, à l’encontre de la tendance actuelle, séduira-t-il une nouvelle clientèle ? Les habitués du Rav4 seront-ils déroutés ? Tels sont les questions que se posent nos trois compères.

 

Toyota RAV 4 2019  : En fait, avec 4,600 m hors tout, sa longueur ne diffère que très peu de l’actuelle génération. Mais si les porte-à-faux avant et arrière raccourcissent, l’empattement s’allonge de 30 mm, ce qui augmente encore le volume de l’habitacle. Le compartiment à bagages est également plus grand avec des sièges arrière rabattables, un coffre à double fond et des filets latéraux. La largeur hors tout a été portée à 1,855 m, soit 10 mm supplémentaires qui profitent également à l’aisance des occupants.

Le nouveau Toyota RAV4 2019 sera proposé en deux motorisations, plus économes en carburant et plus puissantes que celles de son prédécesseur. Le nouveau groupe hybride électrique 2,5 litres allie sobriété, faibles émissions et silence de fonctionnement à un surcroît de puissance et de réactivité.Un nouveau moteur essence 2,0 litres sera également disponible, accouplé à une boîte manuelle ou automatique, au choix. La dynamique de conduite évolue sensiblement grâce aux systèmes de transmission intégrale nettement plus performants. Pour la version hybride, Toyota a mis au point un entraînement complètement nouveau basé sur un second moteur électrique, qui entraîne les roues arrière en puisant son alimentation dans le système hybride. Résultat : un couple élevé, moins de pertes d’énergie (donc une moindre consommation d’essence) et une transmission 4×4 remarquablement efficace dans des conditions très variées. Chez la version à moteur essence 2,0 litres, la transmission intégrale mécanique se bonifie également avec l’adoption d’un accouplement double et une déconnection arrière sur les versions à boîte automatique.

Avec son centre de gravité bas et sa répartition optimale des masses, la plateforme d’architecture TNGA renforce aussi les capacités dynamiques du RAV4, en autorisant une structure de caisse plus rigide ainsi qu’une réponse plus précise, plus stable et plus fidèle aux sollicitations du conducteur.

Au paradis des voitures d’hommes avec la Cadillac Seville du Cdt Chatel

Le Commandant Chatel nous présente sa Cadillac Seville de 1978 et il se rend en compagnie de Renaud Roubaudi chez Classic Drive à Tourny, un garage spécialisé dans l’entre tien des voitures américaines. L’occasion de découvrir quelques perles rares, Chevrolet Impala, Pontiac Transam, Ford Mustang 2, et de monter à bord d’un Porsche Cayenne S pour se rendre sur place.

Souvenirs d’Autos (171) : Bal maudit en Simca 1100…

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Merci à Pierre, fidèle Petit Observateur, pour ce souvenir qui finit mal… Ce Souvenir d’Auto est dédié à mon ami Marc. Cet automne de 1978 nous avions 18 ans. Nous effectuions nos sorties du week-end en Peugeot 103 et Motobécane Orange. Nous roulions d’un bal à l’autre par tous les temps.

Fin septembre de cette année, permis en poche, Marc se voit remettre les clefs de la Simca 1100 blanche de son père, qui, Simcaïste, s’était porté acquéreur d’un modèle Chrysler, marron clair.

La Simca 1100 était un événement ; une première auto pour notre jeune équipe. Marc nous invita à trinquer ensemble dans notre bar favori pour célébrer la Belle.

Ce samedi, bal au village voisin éloigné d’une dizaine de kilomètres.  Bruyants et agités on s’engouffrait à 6 dans l’auto blanche. En route donc.

Cassettes « Trust » et « Téléphone » dans l’autoradio. Nos hymnes étaient là sur ces bandes. Tout se passait bien, soirée bruyante, enfumée, alcoolisée aussi. Rien d’anormal.

Quand on annonça soudain que le propriétaire du véhicule Simca, blanche, immatriculée… (je ne me souviens plus) devait se rendre de toute urgence…, Nous courons inquiets, en direction de l’auto de Marc.

Là, deux gendarmes marquaient le sol, un troisième réglait la circulation. Stupeur !

Une Renault 16 était encastrée dans le flanc de la Simca, la pliant du châssis au toit. La 1100 était écrasée, broyée, disloquée.

Le coup porté était fatal. Marc désemparé, comprit qu’il avait perdu son auto ce soir là.

La Simca blanche n’eut ainsi pas droit à sa seconde vie. Son histoire s’achevait, douloureuse, tragique.

Ce samedi les chasseurs étaient en assemblée dans le restaurant proche. L’un d’eux devait traverser le bourg dans la nuit noire, pied au plancher.

Marc resta un temps inconsolable puis tourna la page de ce samedi funeste.

Une autre auto arriva dans la bande… et une autre encore… et ainsi de suite.

De riches moments nous attendaient. Ils sont inscrits aujourd’hui dans nos Souvenirs d’Autos.

 

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Mercedes 200 W123 : 35 ans et pas une ride

Découvrez la Mercedes 200 W123 du petit observateur Samuel. Si vous aussi vous avez une voiture, moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Venez présenter votre voiture à POA

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Hyperloop, le cinquième élément

Par Matthieu Lauraux*. Bienvenue donc dans l’univers de la mobilité de demain, individuelle, collective, électrique, à hydrogène, autonome ou ultra connectée. Attaquons directement par la solution du jour : Hyperloop .

Il y eut le bateau, le train, la voiture puis l’avion. Mais selon Elon Musk , un cinquième type de transport de masse s’apprête à relier les métropoles voire les pays de demain : l ’Hyperloop.

Il n’est pas ici question d’une solution amenée à remplacer nos bonnes vieilles bagnoles, mais comprendre quelles technologies ou obets viendront les compléter et les améliorer. Hyperloop n’a par ailleurs aucune intention de supprimer le transport individuel que l’on connaît aujourd’hui, plutôt à concurrencer sérieusement le train et l’avion.

Hyperloolp c’est quoi ?

Technologiquement et simplement, Hyperloop est un tube aérien ou souterrain à basse pression – limitant les frottements – où sont propulsées des capsules lévitant grâce à des électro aimants, et embarquant une trentaine de passagers à des vitesses de 1.000 km/h .

Or comme le veut la légende , le projet n’est pas totalement né de la caboche d’ Elon Musk en 2012 , et sera différent en pratique .

L’idée d’un transport à très grande vitesse dans des tubes date du XIXè siècle. Dans « En l ’an 2889 »,  Jules Verne prédisait que l’humain pourrait « apprécier les tubes pneumatiques dans lesquels on voyage à une vitesse de mille miles à l’heure ». Cela a mûri avec le principe de sustentation magnétique le siècle suivant, développé à partir des années 1960 puis testé les décennies suivantes via le Transrapid allemand ou le Maglev japonais. Le premier a pris les devants, reliant l’aéroport et le centre-ville de Shanghai depuis 2004 à une pointe de 431 km/h, quand le second attend sa ligne Tokyo-Nagoya, prévue en … 2027 .

Aussi futuriste qu’il paraît , Hyperloop est cependant petit joueur face au projet américain VHSTS (Very High Speed Transit System) soumis en 1972 par la société RAND . Il prévoyait  de connecter les plus grandes villes du pays et relier Los Angeles à New York en… 21 minutes. Oui , à quelques ou 22.500 km/h de pointe. Plus proche, il y a quelques années , la startup ET3 (Evacuation Tube Transport Technologies ) visait des vitesse s allant jusqu ’ à 6.500 km/h, de quoi voyager de Pékin à New York en 2 heures.

Mais là où ces projets farfelus de « vactrain » n ’ont eu aucune suite (aspiration et vitesse supersonique étant irréalisables) , le Sud – Africain a mis à disposition sa technologie plus réaliste à tous , Hyperloop devenant un socle innovant où chacun peut y apporter sa contribution. C’est ce que l’on appelle l’ open source . Ainsi ce n’ est pas le projet de Musk ( trop occupé par Tesla ) , mais un ensemble de projets basés sur le document « Hyperloop Alpha » , traçant leurs spécificités en fonction des entreprises , collectivités , budgets et des lieux d’implantations . Preuve, la technologie pneumatique a rapidement été remplacée par la sustentation magnétique , et la capacité des capsules est passée d ’ une poignée à des dizaines de personnes , entraînant des infrastructures plus lourdes, comme le rappelait The Verge .

Où , comment et quand ?

Le premier projet évoqué dans le document de 2013 est une contre-attaque de Musk autant que la motivation à soutenir Hyperloop. Alors qu’enfin la Californie se décide de la dotation d’un TGV, son coût dépasse l’entendement ( 68,4 milliards de dollars ) et la vitesse serait limitée à 214 km/h. Frustré, il propose alors la réplique Hyperloop : une durée passant de 2h38 à 35 minutes (vs 7 heures aujourd’hui ou 1h20 par avion ), mais aussi une construction 12 fois moins chère, soit 4,06 milliards , avec un prix de trajet inférieur à tout autre transport . Mais la ligne LA-San Francisco n’est qu ’ un exemple.

La plus avancée des entre prises, Virgin Hyperloop One (VGO) , veut rapprocher d ’ autres villes à partir de 2021 : New York et la capitale Washington en 30 minutes via un tunnel de la Boring Company (oui, celle d’Elon Musk ), St Louis – Kansas City , Bangalore – Chennai en Inde et même Dubaï – Abu Dhabi seraient également « sur les rails » .

Le plus enthousiasmant projet vient d ’un des vainqueurs du défi HyperLoop One Challenge 2017 : Mexloop. Il ambitionne une ligne Mexico – Guadala jara en 38 minutes (contre 4h en voiture ), et de transporter 6 millions de personnes par an dès 2020 , pour un billet de 13 à 26 euros seulement. Rivale de VGO, HTT (Hyperloop Transport Technologies) a signé une ligne Brno – Prague en République Tchèque , ainsi que des projets en Indonésie ou en Corée du Sud. 

En France, terre déjà peuplée de TGV, pas de projet signé pour l’heure . Cependant HTT construit actuellement un centre d’essais sur l’ancien site militaire de Francazal , près de Toulouse. Un second (venant de la société canadienne Transpod) projette de relier Limoges à Paris en 40 minutes (contre 3h20 en train ) . Enfin Hyperloop Lyst – projet d’étudiants – se penche sur une courte ligne Saint – Etienne/Lyon en 5 à 10 minutes (vs 45 min en train) .

On remarquera que les différents projets sont rarement internationaux et n’excèdent pas 1.000 km . À quand un EUloop reliant la Scandinavie à la Péninsule Ibérique via Paris ? Ou un Africaloop connectant les mégalopoles d’ Abidjan , Accra et Lagos et Kinshasa ? La raison tient de la limite de 1.500 km évoquée dans Hyperloop Alpha , où était privilégié un nouveau type d ’ avion supersonique pour les grandes distances. Concorde II es-tu là ?

Prudence

Au regard des multiples annonces, il est tentant de s’émerveiller. Toutefois, une myriade de causes pourrait freiner ou stopper le développement des Hyperloop.

Technologie 

C’est là où le bât blesse. L’échéance du Mexloop semble pour le moins prématurée au regard du rythme de développement de l’Hyperloop . Les premiers prototypes ont seulement démarré fin 2016, les 1.000 km /h théoriques ne sont toujours pas atteints par les prototypes actuellement à l’essai par VGO , et en sont même très loin. Le dernier réalisé en tube en date en décembre 2017 n’a pa s encore franchi les 4 00 km/ h .

Sécurité 

Qu’ils soient aériens ou souterrains, les tunnels s’abritent des conditions météo mais posent de sérieuses questions, outre celles de la gestion des températures et pressions . Comment évacuer ? En combien de temps ? VGO annonce des sorties de secours sur les capsules mais non sur les tunnels, privilégiant « un glissement ralenti vers la station suivante » . Egalement, aucun essai n ’ a encore impliqué des humains. Comment les passagers vont – ils supporter les possibles vibrations et bruits ? L ’Hyperloop devra – t – il devoir ralentir en cas d ’ échec ? Réponse en 2019 au mieux.

Acceptation de communautés 

Toute construction de réseau de transport induit ses ennemis . Autoroutes, lignes de chemin de fer LGV , aéroports et maintenant Hyperloop, les terrains parcourus par ces nouvelles infrastructures vont localement entraîner contestations d’ordre écologique type ZAD (préservation de forêts, espèce s animales, etc), ou citoyen ne (nuisances, déplacements, etc).

Concurrence 

TGV en France , Shinkansen ou Maglev au Japon, les trains vont entrer en résistance malgré leur infériorité (coût, vitesse). Le plus inquiétant est le Maglev en Chine , notamment où une ligne Shanghaï – Pékin (1.300 km) parcourue en 2 heures est en projet .

Une alternative : Arrivo

Pour les réfractaires – ou claustrophobe – à l’idée de voyager dans des tubes à 1.000 km/h et ne voulant pas délaisser le transport individuel, est née l’idée entre le transport collectif à grande vitesse et l’automobile : Arrivo. Le projet vient d’un ancien ingénieur de l’Hyperloop One , Brogan Bambrogan , associé à un ancien de SpaceX . Il marie ainsi des véhicules – autonomes ou votre bonne vieille Laguna – embarquant sur une remorque circulant sur des voies dédiées à 320 km/h , via la technologie Maglev . La fameuse dénomination « Voie rapide » y aurait ainsi tout son sens. Des modules autonomes sont aussi présents dans la vidéo ci – dessous.

Ceci combine deux mondes s’affrontant : celui de voies délimitées toujours plus efficaces et celui individuel synonyme de liberté devenant obsolète au fur et à mesure que la population devienne urbaine. On peut conduire et se laisser conduire. Aussi, pas besoin d’infrastructure totalement différente, car seulement des voies réservées seront nécessaires et non des lignes aériennes ou tunnels, la technologie étant déjà existante réside dans les véhicules et l’énergie venant des batteries. Un axe – test sera déployé à Denver (Etats – Unis) en 2018 et en cas de réussite, le réseau complet pourrait aboutir en 2021. Simultanément aux premiers Hyperloop …

Et vous, où seriez-vous prêts à embarquez ?

 

Matthieu Lauraux*. Bercé par la curiosité scientifique, soucieux d ’ améliorer notre monde, tombé dans la marmite automobile, j’ai à cœur de creuser et analyser les innovations en matière de mobilité, de véhicules à énergies alternatives ou autonomes. Le futur c’est maintenant !

Ford Mustang 2018 : Les légendes ne meurent jamais

Mister Fréour essaye la Ford Mustang 5.0 V8 cabriolet récemment restylé accompagné de Julien, 26 ans, réalisateur, Youtubeur, animateur de MajTv, qui n’a jamais conduit de Mustang. L’occasion de lui laisser le volant pour voir si la magie du mythe opère. Pour infos, notre duo de choc n’a eu que 3 heures pour conduire la voiture et filmer leurs échanges. Croyez-nous, ce n’est pas évident .

Souvenirs d’Autos (170) : Mes meilleurs copains et nos mobylettes

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Un Souvenir envoyé par Pierre. Souvenir qui me touche beaucoup… car il ma rappelle ma propre adolescence…

Cette chronique est dédiée à mes copains. Une bande bruyante, drôle, unique et géniale. Ce sont toujours mes amis. En 1976, nous avions 15-16 ans, et nous avions tous l’idée programmée, de s’acheter une Mobylette.

Quelques semaines travaillées pendant 2 étés, je m’achetais une 103 Peugeot, 1300 francs, je me souviens.

Livret d’épargne vidé, nous étions bientôt les fiers et heureux propriétaires d’une belle Mob.

Nos ainés, je me souviens, nous toisaient, crâneurs sur leur 102 Peugeot et Mobylette bleue.

Ah les ruraux ! Nous apportions nous, une touche résolument moderne, décalée ! Allons donc !

Nos mob étaient rouges et oranges, jaune pour le Cady de Catherine.

Fini les cigarettes Gitanes ou Gauloises. L’époque était aux Camel ou Marlboro.

Port ostentatoire, le paquet de clopes dépassait de la poche gauche de notre veste en Jean

Nous portions des Stan Smith (Les vraies Stan Smith). Un mélange Rock et Cool attitude.

Le blouson skaï à col fourrure résista un temps toutefois. Nous avions aussi changé de bar, Chez Gisèle nous ouvrait ses portes, devenant notre camp de base.

Philippe, en seconde à Lyon, avait les cheveux en brosse, portait épingles à nourrice et graffitis _no futur_ sur son treillis.

Clash et Sex Pistols étaient ses références. Autant dire un martien dans ce coin. Ce qui nous avait valu un beau début de bagarre dans un bal perdu.  Grand moment ce soir là. Poursuivis par les solides gaillards du hameau…

On s’est enfuis, tous entassés dans la Méhari blanche et bondissante de Hubert. Quelle déroute.

Laissant la-bas nos mobylettes (Kway sous la selle) planquées loin du lieu furieux.

Nos casques ? Nous ne les portions pas souvent, trop ringards.

En 1978, Max et Minus (Serge), nos héros inséparables, pilotaient des Honda CB 750 Four.

Quatre Pattes, vieil or métallisé, guidons bracelet et freins à tambour. Merveilleuses Machines.

Ils racontaient leurs virées poignée en coin. Ligne d’échappement râpée. Les chromes étaient bleus, morts.

Brise-fers, leurs aventures nous passionnaient. Nous reprenions leur parler et leurs expressions.

Les bécanes souffraient. Des pilotes passionnés toujours à ferrailler avec le bitume.

Bientôt, le look et la frime sympathique de notre bande avaient vécu. Nous étions laminés, balayés pour la nouvelle vague.

Tito (Jean-Christophe)et sa bande avaient mis la barre haute, très haute.

Ils roulaient en Yamaha 500XT. Le progrès faisait rage, époque moderne. La classe !

Le Dakar avait fait des émules, pas moins de 5 machines tournaient dans le village.

Je me rappelle encore le bruit des monocylindres. Inoubliable.

Bécanes devant le bar, Ton Equipe était Belle Tito.

La vision de ces années m’apparait très nette encore aujourd’hui.

J’ai traversé une époque riche et vraiment heureuse.

Merveilleux Souvenirs de Mobylettes et Motos gravés dans ma mémoire et rassemblés là sur cette photo de groupe

À Tito et Minus, nos frères d’armes partis trop tôt.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.  On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…  Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.