Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

Mercedes 220 CE (1992) : Deutsche Qualität

Découvrez le petit observateur Kenan, 19 ans, qui nous présente sa Mercedes Classe E coupé 220 CE de 1992 (W124). Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à Paris. Pour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv

Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA. 

AMI ONE : L’idée de l’essentiel selon Citroën

En attendant de découvrir au salon de Genève le concept AMI ONE,  voici les premières images et les éléments de langage extrait du dossier de presse.

Concept 2 places ultra-compact 2m50 de long, 1m50 de large et 1m50 de haut 

-100 % électrique –

425 kg

Découvrable

Vitesse max 45km/h –

100 kms d’autonomie – 2h de temps de charge 

Texte de présentation de AMI ONE extrait du dossier de presse

Objet de mobilité urbaine alliant intelligence et économie de conception, il offre de nouvelles possibilités grâce à ses pièces symétriques comme : les portes totalement identiques à droite et à gauche induisant un sens d’ouverture différencié (antagoniste côté conducteur pour une meilleure accessibilité, classique côté passager), les faces avant/arrière aux éléments répétés et à l’implantation inversée (plastron en bas à l’avant et en haut à l’arrière), les bas de pare-chocs identiques (partiellement cachés sur l’avant et découverts à l’arrière pour fixer la plaque), les ailes identiques en diagonale avec leurs butoirs à l’avant comme à l’arrière, les bas de caisse identiques droite et gauche, les DRL et feux arrières réversibles droite/gauche ou encore les 4 pièces formant les rétroviseurs et poignées de portes impliquant un jeu d’assemblage avec des sens de montage différents.

L’accès à bord d’Ami One Concept se fait via un Smartphone. Son déverrouillage (et verrouillage) est assuré par la lecture du QR CODE présent sur le socle en aluminium des poignées de portes. Une fois installé, le conducteur est invité à placer son téléphone face à lui, dans le logement dédié à cet effet.

Une fois le Smartphone déposé dans cette zone de recharge sans fil par induction, la conversation entre Ami One Concept et l’utilisateur peut commencer. Selon l’application lancée, l’animation apparaît sous forme de bulles et se projette dans la lame de réflexion dans le champ de vision du conducteur, tel un affichage tête-haute. Il peut s’agir de fonctions avancées de type infotainment ou navigation, venues enrichir le contenu de conduite réglementaire et l’expérience de conduite. L’interface homme-machine d’Ami One Concept a été pensée tel un assistant personnel pour une interaction optimisée avec le conducteur. Celle-ci s’opère à partir des 2 boutons situés sur le volant : une commande vocale pour appeler l’assistant, et un menu défilant pour naviguer d’une application à l’autre.

La teinte Orange Mécanique ainsi que le logo 2D apposé au centre de la surface noire laquée viennent, quant à eux, dynamiser et rehausser son regard. Paré pour la ville, Ami One Concept s’accompagne également de protections Gris foncé, qui protègent les 4 coins de la carrosserie et se prolongent sur les côtés au bas des portières. Marqueurs de style destinés à renforcer son attitude protectrice, ces Airbump caractéristiques de l’actuelle gamme Citroën intègrent des ponctuelles de couleur Out of the Blue.

Ami One Concept au profil épuré met en avant son côté astucieux en proposant un design totalement symétrique. Il mise sur de larges portes aux lignes lisses et à la cinématique inversée dont une ouverture antagoniste côté conducteur au bénéfice d’une meilleure accessibilité à bord. Ami One Concept intègre par ailleurs des rétroviseurs tels des miroirs inspirés du monde de la décoration. Les poignées de portes extérieures formées de dragonnes en caoutchouc Bleu sont surmontées d’un lecteur permettant une ouverture/fermeture via un Smartphone. A l’instar des pare-chocs avant et arrière, les bas de caisse portent un motif strié évoquant à la fois les ailettes de refroidissement et le double Chevron historique issu des engrenages Citroën.

Les designers d’Ami One Concept ont imaginé pour le siège conducteur (sur glissière) et le siège passager (fixe), une disposition asymétrique. Ceci afin de gagner en espace au niveau des épaules et d’offrir une aisance de mouvement à chacun des occupants. Les généreux coussins d’assises et les appui-têtes se distinguent par un textile Bleu profond d’inspiration ameublement  » outdoor  » facile à entretenir, agrémenté d’élastiques Orange.

Grâce à sa nouvelle architecture, chaque recoin est exploité à son maximum. A l’avant, les panneaux de portes Bleu bénéficient en partie supérieure d’une sensation agréable au toucher. Ces accoudoirs accueillent une sangle en PVC de confection douce, semblable aux poignées d’ouverture utilisées à l’extérieur. Des dragonnes qui font référence au monde du voyage et sont un clin d’oeil aux sangles inaugurées sur C4 Cactus. En partie basse, une toile tendue par un élastique crée un fourre-tout d’inspiration  » plage « .

 » L’ilot de conduite  » côté conducteur a par ailleurs permis aux équipes du Style Citroën de créer une zone de rangement inédite côté passager, en mesure d’accueillir un bagage format cabine et un sac à main. A l’arrière, un plateau accessible grâce au siège conducteur rabattable, peut recevoir ponctuellement quelques bagages et intègre une Safety Box avec gilet jaune et triangle de signalisation. En parallèle, le travail des designers Couleurs et Matières a consisté à jouer sur une ambiance intérieure à la fois claire et lumineuse. Ainsi, une peinture bicolore d’aspect durable finement mouchetée habille l’ensemble des ébénisteries, tandis qu’une peinture technique Bleu également facile d’entretien sublime les diverses zones de rangements.

Extrait dossier de presse 

Le combiné d’instrumentations constitué d’un écran 5’’, se concentre sur les seules informations utiles (vitesse, rappel des clignotants…). Il met en scène un habillage graphique qui reprend les ponctuelles colorées des textiles intérieurs (Orange Mécanique et Out of the Blue) et s’accompagne de deux polices de caractère spécifiques : l’une rappelle la main de l’homme, tandis que la seconde plus technologique renvoie aux cubes Ami One Concept ou aux Chevrons historiques, notamment pour le compteur de vitesse. Humanisée, l’interface graphique s’anime en évoquant des yeux stylisés dans le but de transmettre les émotions et d’établir un dialogue privilégié avec l’utilisateur (alerter, s’interroger) …

Sur le côté droit de  » l’ilot de conduite « , un cylindre regroupe par ailleurs le push de démarrage, le bouton warning, le sélecteur de la boîte de vitesses automatique ainsi qu’une enceinte Bluetooth avec réglage du volume.

Citroën facilite la vie de ses clients dans leur accès à la mobilité en leur proposant via l’univers digital plusieurs formules de l’autopartage à l’achat en passant par la location. L’objectif est de satisfaire tous les besoins de déplacements des clients en répondant à leurs différents cas d’usages (occasionnel ou régulier, familial ou amical, individuel ou partagé) en toute sérénité. Ce dispositif s’adapte à l’utilisateur en lui proposant des actions rapides. Il permet de disposer de l’objet de mobilité urbaine pour un minimum de 5 minutes et d’ajuster à tout moment son degré d’usage à plusieurs heures, sans engagement et tout compris. Personnalisable au gré des besoins de mobilité de chacun, les offres pourront aussi bien répondre à un besoin de 5 minutes, 5 heures, 5 jours, mais aussi des besoins plus permanents avec des offres de location sur 5 mois ou Location Longue Durée sur 5 ans.

Personnalisable au gré des besoins de mobilité de chacun, les offres pourront aussi bien répondre à un besoin de 5 minutes, 5 heures, 5 jours, mais aussi des besoins plus permanents avec des offres de location sur 5 mois ou Location Longue Durée sur 5 ans.

 

-5 minutes ou 5 heures : l’objet de mobilité est mis à disposition dans un lieu donné pour un temps donné via l’offre en autopartage opérée par la Marque Free2Move. L’application dédiée aux nouvelles mobilités permet de choisir son Ami One Concept en quelques clics.

-5 jours :  l’objet de mobilité est proposé sous la forme d’une offre de location de courte durée facile d’accès. Il suffit alors au client d’effectuer la réservation en ligne via Citroën Rent & Smile.

-5 mois : accès sans engagement pour une durée plus courte que la possession  » standard  »

-5 ans : l’objet de mobilité dispose également d’une offre de Location Longue Durée sur 5 ans avec batterie, maintenance et parking inclus dans le loyer mensuel. Le parcours d’achat 100% en ligne permet au client de choisir notamment le lieu de livraison.

 

Pour accompagner cette expérience client innovante, Citroën imagine les  » Comptoirs Ami One « , un espace digitalisé qui préfigure ce que pourrait être un distributeur automatique d’Ami One Concept en centre-ville, permettant d’informer sur le produit et sur les options possibles de 5 minutes à 5 ans tout en assurant l’essai de l’objet de mobilité. Ces mêmes comptoirs pourront également être déployés dans d’autres lieux comme les centres commerciaux.

 

BMW Série 3 : la loi des séries

Par Patrice Vergès. Je suis au volant de la 7eme série de la BMW Série 3 330 i qui interpelle une forme de nostalgie en moi. Comme on se souvient toujours de son premier amour, l’essai de la première Série 3 E21 en juillet 1975 vient frapper à ma mémoire.

Plus agressive avec son naseau élargi, plus longue, plus basse, la nouvelle Série 3 est devenue une grande voiture

Je pense avoir conduit toutes les Série 3 au cours de mes 1 600 essais presse mais c’est le souvenir de la première qui me revient à l’esprit. Une 320 i animée par un 4 cylindres 2 litres à injection de 125 ch comparable à l’actuelle G20 baptisée 330 i bien qu’elle soit également animée par un 4 cylindres 2 litres essence turbocompressé.(il existe une 320 i moins puissante de 184 ch).

En 1975, la Série 3 dessinée par le Français Paul Bracq n’était proposée qu’en deux portes. La 320 comptait 4 phares contre deux pour les 316 et 318

La planche de bord faisait vendre

En 1975, les conducteurs sportifs furent légèrement déçus par la nouvelle Série 3 qui apportait peu par rapport à la prestigieuse lignée des 1602/2002 excepté une esthétique plus moderne. Avec une puissance inférieure à celle de la 2002 Tii de 130 chevaux affectée d’une suspension qui s’était embourgeoisée, d’aucuns trouvèrent qu’elle avait perdu son âme. En revanche, sa planche de bord séduisit ses acheteurs. Avec une instrumentation originalement tournée vers le conducteur et sa large console centrale, BMW inventait un concept dont tous les constructeurs allaient s’inspirer. Raisonnement commercial dont se servait le vendeur BMW dans le hall d’exposition (on ne disait pas show-room) qui terminait son argumentaire commercial en allumant les phares qui embrasaient d’une lumière orange son instrumentation ! Une lumière inédite à l’époque. Autre solide argument de vente avec la superbe trousse à outils fixée sous le couvercle de la malle arrière à cette l’époque où on tombait encore en panne. Dans la version 2019, la trousse à outils a disparu.

Véritable cockpit, l’habitacle et la planche de bord de la nouvelle Série 3 sont de très haute qualité autant visuelle que tactile

Avec ses cadrans orientés vers le conducteur qui s’allumaient en orangé la nuit, la Série 3 de 1975 lança une mode reprise par tous

Équipement incomparable

La planche de bord de la nouvelle Série 3 au design octogonal me parait aussi séduisante que celle de 1975. BMW a fait appel pour la première fois à une instrumentation digitale proposée en deux formats avec ou sans navigation intégrée face au conducteur. Bien entendu, aucune comparaison entre les deux au niveau des innombrables informations, de la sécurité active, de la praticité et des gadgets aussi utiles que parfois qu’inutiles destinés à satisfaire les geeks comme, par exemple, le BMW Intelligent Personal Assitant qui permet d’échanger vocalement avec sa voiture.

Notons la qualité en nette hausse de la finition et surtout du confort des sièges comparés à ceux trop fermes voire inconfortables de l’aînée. Par rapport à celle-ci, le volant de 2019 semble minuscule avec sa jante très épaisse et ses nombreuses commandes intégrées. La direction de la 320 I qui n’était pas assistée était très démultipliée comparée à celle d’aujourd’hui assisté et bien plus directe. C’est un minuscule morceau de plastique aplati qui jouait le rôle de l’airbag et il n’y avait pas de glaces électriques ni de climatisation ni pas le moindre écran tactile. L’équipement à fait de fabuleux progrès et la nouvelle Série 3 n’a pas à rougir face à celui d’une Série 7.

La fluidité des formes de la nouvelle Série 3 est évidente mais le manque de protection de la carrosserie comparée à son aînée est manifeste

L’arrière jugé trop lourd de la Série 3 de 1975 vit apparaître peu de temps aprés une grille noire chromé rejoignant les feux arrière déjà horizontaux

BMW 3 Series, first generation 1975 – 1983 (03/2011)

Plus sûre

Rien à voir également au niveau du confort de la suspension entre ces deux générations surtout que la nouvelle Série 3 innove par des d’amortisseurs à butées hydrauliques que certains confrères ont critiquée en estimant sa conduite plus floue. Moi, mes reins aiment bien ! En mode Sport, elle se montre plus ferme mais plus précise dans ses réactions avec une sonorité plus mate qui rappelle celle des premières M3 4 cylindres.

Aucune comparaison au niveau de la tenue de route. Une BMW de 1975 serait considérée comme terriblement dangereuse aujourd’hui avec un manque évident d’adhérence de train arrière déjà confié à des roues indépendantes. Dès qu’il pleuvait, il était conseillé à un conducteur de BMW de rester chez lui tant il était facile de se mettre en travers dans un virage en sollicitant trop l’accélérateur à cet époque où l’antipatinage n’existait pas. Ce manque de motricité donnait un parfum de danger aux BMW plutôt séduisant car il flattait les qualités de pilotage de son conducteur.

Si une Série 3 2019 ne doit pas être plus dégourdie sur la neige que son ancêtre, elle se révèle bien plusreposante et surtout plus efficace sur le mouillé grâce à l’adhérence de son essieu arrière (merci l’électronique) et un magnifique équilibre général (50/50) qui la rend plus agréable pour un conducteur qui aime piloter.

La 330 I de 2019 est équipée d’une boîte auto Steptronic de série à 8 rapports offrant plusieurs modes de conduite facturée 2 200 euros sur la 320 d livrée avec une boite mécanique à 6 rapports

Longue de 4,71 m, large de 1,83 m, la nouvelle Série 3 annonce un magnifique CX de 0,23 seulement !

500 kilos en plus

La 7eme Série 3 a encore grandi de 7 cm (4 cm d’empattement) en culminant à 4,71 m soit 35 cm de plus que son aînée, presque 25 cm en largeur hors rétros et 6 cm en hauteur. Sa silhouette est non seulement plus agressive mais pourtant plus pure en avouant un CX de 0,23 ! Coté dimensions, elle est plus proche d’une Série 5 de 1975 au grand bénéfice des passagers arrière car la Série 3 1975 était peu généreuse. BMW avoue avoir gagné 50 kilos comparé à la précédente en avouant 1550 kilos en ordre de marche contre seulement 1030 kilos à la 320 I. Un accroissement dû à une sécurité passive incomparablement supérieure, de nombreux accessoires supplémentaires malgré un moteur et trains roulants et des jantes en aluminium. Coté roues, 45 ans séparent les 185/13 de la 320 I contre les 225/17 de la 330 i. (19 pouces en option).

On ne connait pas le CX de la Série 3 de 1975 qui devait tourner autour de 0,43. Elle était plus courte de 35 cm et plus basse de 6 cm que la version 2019

Le dessin des phares de Série 3 de 2019 ne ressemble en rien avec celui d’un modèle âgé de plus de 40 ans où les équipementiers ne pouvaient offrir de telles formes. Les lasers sont optionnels (2050 euros)

8 vitesses contre 4 !

La 320 I était équipée d’une boîte de vitesses mécanique à 4 rapports de série contre 8 en automatique de série pour la 330 i dont le fonctionnement a été amélioré avec une rapidité accrue des passages. Si on m’avait dit en 1975 qu’un 2 litres essence de voiture de commerce développerait 258 ch en consommant 5,5 litres à 90 km/h, j’aurais crié au fou. Avec 125 chevaux, la Série 3 était la voiture la plus puissante de son segment avec l’Alfa Romeo, pointant son double haricot à 175 km/h et en engloutissant les 1000 mètres en 32, 5 secondes seulement. Il fallait y réfléchir à deux fois avant de s’attaquer à une 320 i sur la route. Aujourd’hui, avec son 2 litres essence turbocompressé qui délivre 258 chevaux, cette familiale pointe dans un silence bluffant à 250 km/h après avoir avalé le 1000 mètres en 27 secondes et le zéro à 100 en 5,8 s. Tout cela avec une consommation 40 % inférieure et une pollution (132g/km) certainement au moins deux fois inférieures (malus 210/613 euros selon la taille des jantes) .

La 320 de 1975 était équipé d’un 4 cylindres de 2 litres délivrant 125 ch en version injection. Ce même bloc poussé à 300 ch équipera des Formule 2 et Formule 1 Turbo en dépassant les 1100 chevaux !

La Série 3 de 1975 était équipé de sièges inconfortables ce qui n’est le cas de celle de 2019 qui tiennent bien le corps

Des tarifs… BMW

La 330 i est facturée 46 800 euros en finition Lounge un peu trop dépouillée, 50 500 en Sport correctement équipée et 56 000 euros en finition luxury (bois précieux, sellerie cuir, sièges éclectiques, Navigation Pro) qui correspond à ce qu’on est en droit d’attendre sur une voiture de ce segment pour culminer à 65 000 euros avec quelques accessoires (suspension pilotée, Hi-Fi Harman Cardon, conduite semi-autonome). Ce n’est pas donné mais c’est un prix au moins justifié par la qualité du produit et la plaisir qu’il procure. Comme il y a 45 ans, ce ne sera pas la version la plus vendue des Série 3. A l’époque, c’était la 316 90 chevaux, en 2019, ce sera la 320 d de 150 ch.

Il y a 45 ans, BMW ne bradait déjà pas ses voitures puisqu’une 320 i coûtait 42 000 francs. Après l’avoir comparé avec certaines des concurrentes de l’époque et celles qui lui correspondent aujourd’hui, je pense que les tarifs de la Série 3 sont en nette inflation confrontés à ceux de 1975. Mais ce n’est pas un problème semble-t-il puisque avec plus de 2,1 millions de voitures produites, BMW a multiplié par dix sa production pendant cette même période. Quoiqu’il en soit, hier comme aujourd’hui, les BMW restent des voitures passion. Bientôt vous la découvrirez mieux en vidéo avec les beaux Renaud et Cédric.

Chiffres en numérique dans des cadrans en forme d’octogone en série sur la Luxury et en option sur les autres finition avec l’affichage tête haute ( 1650 euros) . C’est une BMW !

La 330 i est chaussée de roues de 17 pouces de série. En option, contre 1000 euros il est possible de monter des roues de 19 pouces

Quelle est la meilleure voiture de film ?

Quelle est la meilleure voiture voiture de film ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé… de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous.

Souvenirs d’Autos (215) : Le projet Audi

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel.  C’est Pierre, fidèle de Souvenirs d’Autos, qui nous fait partager cette histoire, que dis-je ? cette Aventure !!

 

Année 2015, mon jeune fils, Rémi, en classe de terminale préparait un Bac de Technicien.

Le BAC approchait. Rémi nous glissa alors, à mon épouse et moi, qu’après l’examen il souhaitait s’orienter vers les métiers de l’Automobile. Son désir pour ce projet nous enchanta.

Ce choix n’était pas un hasard. À 11 ans, Rémi pilotait déjà le scooter de son frère ainé et l’aidait à l’entretien.

À l’automne, Bac en poche, Rémi entrait au Lycée du CECOF à Ambérieux en Bugey, s’engageant deux années en alternance Mécanique-Auto et repasser un bac. La concession Peugeot à Oyonnax l’engageait comme jeune alternant.

En marge de ses études, Rémi projetait d’acheter un véhicule de fin de vie, et procéder chaque week-end à son démontage et vendre les pièces en état sur la toile, améliorant ainsi ses connaissances en mécanique.

Son ami Alfredo de chez Peugeot et ses professeurs saluèrent l’initiative comme un excellent exercice d’apprentissage.

L’Auto à déconstruire serait entreposée dans notre garage. Il s’activait déjà à faire place nette dans l’endroit pour accueillir une Berline qu’Alfredo lui avait dégotté.

L’un et l’autre avaient bien préparé le projet. L’Auto fut trouvée chez Luis le frère d’Alfredo, elle arriverait très bientôt.

Rémi devra s’acquitter de la modique somme de 200 euros pour l’achat. C’est à moi que revint cet honneur. Cruelle jeunesse.

Ce samedi de Novembre 2015, les derniers rayons d’un soleil d’automne réchauffaient encore le village ce samedi après midi, quand on aperçut enfin l’équipage arriver au bout de la rue. Rémi laissa échapper un grand soupir de soulagement.

Ses grands yeux d’enfant pétillèrent quand l’Auto s’arrêta devant notre garage. Les deux hommes en descendirent.

 

C’était une Audi 100 grise, année 85, avec 5 cylindres développant une bonne puissance de 138 CV. Elle affichait près de 300.000 km au compteur.

 

Je vis très vite qu’elle occuperait une place non négligeable dans le garage. Ajoutons à cela les pièces démontées et les outils d’usage, une sérieuse organisation s’imposait donc quant au rangement.

Je compris que ce point de vue, bassement matériel, était le cadet de ses soucis, Rémi n’avait d’yeux que pour l’Auto.

Ainsi en ce début d’hiver 2015 un projet prenait forme et dans notre Garage naissait l’Atelier de Rémi.

Toute la famille se passionnerait alors pour les débuts de la Petite Aventure Automobile de –Rémi et le projet Audi-.

L’affaire était sérieuse. Rémi fit provision d’outils, il s’équipa même d’un cric hydraulique, d’une clef à choc, d’une paire de chandelles. Ses économies de jeune alternant avaient fondu.

Je lui achetai alors une belle caisse à outils rouge et noire Facom.

Il ne voulut pas l’utiliser. Une desserte prêtée par son frère ferait mieux l’affaire, les outils seraient ainsi promenés autour de l’Auto. Etonné je repris le bien. Ingratitude du garçon.

Mon épouse et moi observions notre fiston s’engager, le cœur battant, dans ce Projet Mécanique.

La Petite Entreprise entra rapidement en activité, notre entrepreneur ne plaisantait pas. Vêtu de sa cote Peugeot bleu foncé, chiffon en poche et manches remontées, Rémi s’affairait à la tâche.

Des pièces de toute taille tombaient une à une, vis, boulons, rondelles jonchaient le sol, l’activité battait son plein.

      

L’hiver était dédié à la Mécanique. Le démontage s’accélérait, les accessoires ôtés occupaient maintenant tout l’espace.

Rémi était insatiable, baladeuse et clefs en main il plongeait au cœur de l’Audi.

L’Auto, généreuse, offrait ses pièces au Petit Mécano.

Odeurs d’essence, de cambouis et de sellerie usée envahissaient le lieu. De l’huile échappée coulait sur le sol. Je pestai.

On fit des photos pour la vente sur la toile. Patients, nous attendions les clients. Rémi avait confiance en son Affaire.

Quelques copains passèrent à la Fabrique, curieux, ils discutaient un moment puis repartaient.

Bientôt ce sont les belles amies de Rémi qui vinrent saluer notre beau mécano. L’Atelier pépiait. Puis certains jours la production frôla le zéro pièce déposée, et que dire aussi des ventes sur la toile.

Un objectif était fixé, la Berline Allemande devait disparaitre d’ici l’hiver prochain, mais le rendement de l’Atelier chutait.

Rémi me rassurait au mieux « Pas de soucis papa, je gère! ». Je connaissais bien ce propos.

Mais le jeune Garagiste bizarrement s’absentait de plus en plus de la Petite Entreprise. L’Atelier tant animé serait bientôt silencieux, la chaine de démontage s’arrêtait.

Le jeune Mécano s’était envolé, il avait démissionné. L’Audi 100 était abandonnée et bientôt elle s’endormit dans le Garage déserté. Rémi avait mis la clef sous la porte, il était tombé amoureux de la belle Audrey…

 

Quelques mois passèrent et je sommais Rémi de sortir le Véhicule des lieux. J’insistai, perdant patience.

Il demanda alors l’aide de son ami Alfredo. Bientôt de permanence à la concession il disposerait de la Dépanneuse.

Ce samedi matin une pluie froide battait la rue, Alfredo arriva bientôt. Rémi était silencieux.

L’homme lentement approcha la Dépanneuse Peugeot de l’entrée du Garage, il enleva l’Audi endormie et l’emporta.

Nous regardions le convoi doucement s’éloigner, il disparut au bout de la rue. La neige se mit à tomber.

Ultime voyage pour la Berline Ancienne, on ne sut jamais ou elle fut déposée.

L’Audi fut un beau projet, Rémi peut en être fier, il en gardera un excellent Souvenir.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

Mercedes 230 SL (1965) : une histoire de famille

Découvrez le petit observateur Olivier qui nous présente sa Mercedes 230 SL de 1965. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Bugatti pour les Nuls

POA rencontre à Retromobile 2019 François de Grandsaignes, jeune apprentis de 25 ans chez Yvan Dutton, spécialiste anglais …. de la restauration des Bugatti. François nous explique ce qu’est une Bugatti en nous présentant une Bugatti 57 type S des années 30.Du moteur à la carrosserie, en passant par de nombreux détails, c’est avec poésie que François nous fait apprécier le génie de la famille Bugatti, ce sens du beau, cette obsession de l’excellence, ce soin du détail….

SM 2 : une SM génétiquement modifiée

POA rencontre le garage Gallet, spécialisé dans la restauration de DS, SM et Maserati, qui présente son projet SM2, société SM2a, un prototype de Citroën SM modernisée pour un usage adapté aux contraintes de la circulation d’aujourd’hui, tout en bénéficiant des dernières technologies. De l’allègement de la carrosserie à l’utilisation de nouveaux matériaux, de l’optimisation du moteur en passant par l’augmentation de sa puissance, de son couple, de la modification des rapports de boîtes, des nouvelles jantes alu 17 pouces, au nouveau dessin des sièges, etc, etc… découvrez la SM du futur et donnez-nous votre avis sur cette optimisation génétique.

Quelle voiture de collection pour un budget de 20/25 K€ ?

Vous vous posez des questions sur l’acquisition d’une voiture de collection « abordable » ?

Vous en possédez déjà une et vous voulez connaître les tendances du marché ?

Alexandre Guirao, ministre des voitures de collection de POA et créateur de Classic Auto Invest, répond aux questions de Renaud Roubaudi lors du salon Rétromobile 2019 sur le stand des voitures à 25 000 euros.

Alexandre revient sur le calcul d’une côte en collection. Il détaille les facteurs d’évaluation d’un prix et de son évolution dans le temps.

Pour illustrer son argumentation, il détaille trois GT qui ont le vent en poupe, la Porsche 928, la Jaguar XJS et la BMW Série 6. Alexandre nous présente un modèle rare et moins connu qui peut se révéler une affaire, la Fiat 600 Vignale.

Il passe ensuite en revue plusieurs voitures, dont la Citroën C Six de 1931, la Lancia Gamma Coupé, la Mercedes 280 SE 3.5,   la Lancia Beta Spider et la Fiat 124 Spider.

Faites votre choix…

 

 

Une Alpine sinon rien

Par Patrice Vergès. Christophe a possédé une centaine de voitures dont une majorité de sportives. Pour lui, la meilleure de toutes est incontestablement la nouvelle Berlinette Alpine acquise il y a quelques semaines seulement après presque deux interminables années d’attente !

Christophe roule depuis plus d’un mois au volant de la nouvelle Berlinette qu’il a patiemment attendue presque deux ans !

Lorsque Christophe évoque son Alpine, il a un visage d’enfant devant un sapin de noël. » Ce n’est que du bonheur. J’ai déjà parcouru quelques milliers de kilomètres avec, mais c’est toujours un plaisir chaque fois que je la regarde ou que je prends son volant ».

Enfant, Christophe dévorait déjà des magazines automobile. C’était le temps ou les minuscules Berlinette s’étalaient copieusement sur leurs pages encore en noir et blanc. Généralement en travers d’une route enneigée, elles étaient pilotées par des Dieux nommés Andruet, Nicolas, Darniche et Therier qui l’avaient hissée au titre de championne du monde des rallyes en 1973

Trop mal au dos

Pratiquant la compétition en véhicule historique (VHC), y a deux ans Il achète une Berlinette 1600 S de 1971  » Un vrai jouet, une voiture extraordinaire, à la fois facile et brutale, vive et légère, assez puissante et magique autant au niveau de sa forme que de son odeur de polyester. Assez facile à faire avancer vite mais très difficile à faire avancer très vite. Hélas, une hernie discale très douloureuse qui a nécessité une opération m’a contraint à la vendre après 6 000 km seulement car elle n’était pas assez confortable pour mon dos » soupire Christophe.

Christophe a adoré la véritable Berlinette 1600 S pour sa diabolique maniabilité mais pas par son confort qui l’a obligé à s’en séparer

Avec sa fille Albane passionnée de voiture, il a participé au sympathique rallye ‘ Père-Fille »

Dans sa tête, il se met alors à songer à l’A110 en se disant que si elle est aussi bien que l’ancienne, autant acheter la nouvelle qui doit être plus accueillante pour son dos. Début 2017, il s’inscrit pour en commander une parmi les 1955 « Première Édition « . Elles sont déjà toutes vendues ! Il commande alors un modèle normal dont il n’a aucune nouvelle pendant plusieurs mois. Alpine communique peu et mal. Heureusement une rencontre avec le dynamique patron de la concession d’Alpine de Dijon, Bernard Guyot permet de réactiver sa commande. Elle ne sera pas bleue Première Edition comme il l’avait espéré mais une version Pure de couleur gris Tonnerre (option à 840 euros) choisie par sa fille, chaussée de jantes de 18 pouces type Serac avec quelques autres petites options ( échappement sport à 1500 euros), tapis, logos, etc..

En gris Tonnerre, la Berlinette gagne en classe.

Je n’ai pas voulu la conduire avant !

18 mois plus tard, début janvier 2019, il va enfin prendre livraison de sa voiture à la concession de Dijon au coté de sa fille Albane âgée de 12 ans encore plus passionnée que son père. »Entre temps, j’avais dévoré tous les essais de la Berlinette publiés dans la presse qui ont conforté mon choix car pratiquement tous les essayeurs l’avaient trouvée exceptionnelle. Volontairement, malgré les propositions, je n’ai pas voulu la conduire avant, de peur d’être déçu. En la découvrant, je ne l’ai pas été car dans cette couleur grise, la voiture dégage beaucoup de classe. C’est étonnant de rouler avec. Les automobilistes croisés vous font des appels de phare et quand je m’arrête, il y a un attroupement pour la regarder. Pour moi, esthétiquement, elle est parfaite. C’est comme cela que je voyais une Berlinette moderne ».

« Puissance suffisante »

« Au bout de 3 000 km, je suis plus qu’enchanté. D’abord, par son confort assez étonnant. Je n’ai pas mal au dos. C’est une voiture que j’utilise pour aller travailler. L »habilité, accessibilité, confort et de facilité de conduite grâce à sa boîte robotisée ont été parmi mes critères d’achat. Je regrette seulement de ne pas avoir pris l’option camera de recul car la visibilité est très moyenne à l’arrière. Ma consommation moyenne est de 8,2 litres aux 100 sur les 1000 premiers kilomètres. J’adore sa tenue de route et sa légèreté qui me fait songer à mon ancienne Berlinette même si je n’ai pas encore pu l’essayer en circuit. J’aime le bruit de son moteur pas trop élevé en mode normal et génial en mode Track où elle devient carrément violente. J’ai lu des critiques estimant que le moteur n’est pas assez puissant. Ce n’est pas du tout mon avis : 252 chevaux pour 1100 kilos donnent un rapport poids puissance encore exceptionnel avec le 0 à 100 en 4,5 secondes ! Parmi les 6 Porsche que j’ai possédées (Carrera 3 litres, 996 et 993) aucune ne m’a donné autant de plaisir de conduite que cette voiture ».

Christophe apprécie particulièrement le confort de ses sièges et son accessibilité en usage quotidien

Petits défauts

« La finition est assez bonne sauf au niveau de la visière des compteurs dont le plastique brillant fait bon marché. Les cadrans ronds digitaux du bloc compteur manquent un peu de classe à mon avis et j’aurais aimé quelque chose de plus proche de l’ancienne Berlinette avec de véritables cerclages chromés, la visibilité arrière est médiocre et la tablette tactile centrale n’est pas très pratique. Enfin, je sais qu’Alpine veut produire un SUV. Pour moi, c’est une erreur. Il faut que le nom Alpine ne soit pas trop populaire. Une Alpine doit être rare pour rester une voiture passion. Déjà 3000 ont été vendues et 3000 sont en attente de livraison. S’il y en a trop, la marque perdra de son image ».

Christophe trouve que la visière et la partie supérieure de la planche de bord manquent de classeIl apprécie aussi moins l’instrumentation digitale, préférant de véritables cadrans comme la mythique Berlinette

Un petit tour à ses cotés réveillent mes souvenirs de son essai de fin 2017. Il conduit comme tous les pilotes, à la fois étonnamment vite et curieusement doucement. Tout semble si facile avec cette voiture ! Il inscrit avec légèreté sa Berlinette qui virevolte avec grâce entre les virages bordés de pins. Pour le plaisir des sens, il active la touche Race et le son du moteur se fait plus grave dans cet habitacle étonnamment accueillant pour une voiture aussi sportive, ponctué de quelques explosions jubilatoires en décélération. Un sourire illumine son visage. C’est beau, la vie !

Il aime tout dans la Berlinette autant sa face avant dessinée dans l’esprit de l’ancienne que sa poupe.

Jantes de 18 pouces Serac 

Quelle voiture 7 places choisir ?

Quelle voiture à 7 places acheter ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé… de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous.

4 Avis . Une Tesla Model 3

Cédric Fréour, Jean Pagezy, Renaud Roubaudi et Julien Rosburger nous livrent leur ressenti à la conduite de la Tesla Model 3.

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La Tesla Model 3 Dual Motor Long Range est à 880€/mois TTC sans apport (hormis le bonus écologique) pour 3 ans 45.000km avec entretien et garantie perte financière. Les loyers sont plus élevés que ceux des modèles de prix d’achat comparable (Tesla n’accorde pas de remise) mais le coût global d’utilisation de la voiture est imbattable grâce aux avantages fiscaux dont bénéficient les voitures électriques. La Model 3 a par exemple un coût d’utilisation plus de 2 fois inférieur à celui d’une RS4, Classe C AMG ou M4 de performances équivalentes !

 

Souvenirs d’Autos (214) : Si on se cassait avec Beatrice Dalle ?

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. J’aime Rétromobile, l’un des plus beaux salons au monde d’autos anciennes (que les râleurs passent leur chemin, je ne bouderai pas mon plaisir), mais aussi car c’est l’occasion de retrouver des amis. Et, sur le stand Honda, tous les ans, règne l’immense, le génial Patrice Vergès. Et il fait quoi Patrice Vergès quand il me voit ? Il me donne l’accolade, il m’offre un café et il me deale un fabuleux Souvenir d’Auto ! C’est comme ça avec lui !

Je n’ai pas été qu’un journaliste bagnolard en 40 ans de presse. Pendant une dizaine d’années, j’ai rencontré des acteurs et des chanteurs et joué au critique de films. D’où l’invitation en mars 1986 à l’une des premières à Bordeaux du film de Jean Jacques Beneix : « 37° 2 le matin ». 1000 km aller et retour et l’occasion d’essayer l’originale Honda Aerodeck, superbe break-coupé de chasse sur la base de l’Accord.

 

Une révélation

Projection du film « 37°2 le matin » le samedi soir dans un cinéma de Bordeaux. Peu de journaliste car le metteur en scène et les acteurs sont pratiquement inconnus. Dès l’ouverture du film avec la célèbre scène d’amour très hard entre Jean-Luc Anglade et Béatrice Dalle, c’est un coup de poing dans l’estomac. Cette jeune actrice inconnue débordante de sexualité et au physique explosif crève l’écran. Ce long film de deux heures se révèle d’une beauté émouvante, les images tournées à Gruissan sont somptueuses, la musique signée Gabriel Yared est envoûtante. Je sors assommé de la salle par tant de beauté esthétique, par les acteurs, par le talent de Beneix et aussi par cette bouleversante histoire d’amour adaptée d’un roman d’un jeune auteur, Philippe Djian.

 « Vous n’étiez pas à Cannes avec Mickey Rourke ? »

Le lendemain dimanche, nous avons tous rendez-vous dans un château au milieu des vignobles bordelais que je rejoins avec ma belle Honda. Peu de journaliste sauf le jeune Bernard Montiel (discrètement vêtu d’une veste rouge) qui travaille alors à FR3 et me lance en me voyant : « On s’est pas vu à Cannes sur un yacht avec Mickey Rourke ? ». Acteur dont on parle beaucoup.

Quand je lui rétorque que je viens de Clermont-Ferrand, son regard change.

Une matinée à parler avec les protagonistes du film dans ce beau château ; la blonde Claudie Ossard productrice et ancienne actrice dont j’étais amoureux à 12 ans lorsqu’elle jouait dans « Le temps des Copains », Beneix passionnant, Gérard Darmon suffisant, Anglade charmant, Beatrice Dalle sexy en diable à 22 ans, surprenante dans sa façon d’être et déjà ingérable. Difficile de la regarder au fond des yeux car elle exhibe un décolleté très échancré. On sympathise et se tutoie rapidement.

« Si on se cassait ? »

Au bout d’un moment, mes questions l’embêtent. Ses lèvres purpurines laissent tomber

  • Je m’emmerde, j’ai envie de me casser. Tu m’emmènes me balader ?

Difficile de lui refuser. Elle rajoute :

  • Pas d’histoire, mon mari fait de la boxe et si ça va pas, il te cassera le gueule !

Je suis prévenu !

Nous délaissons les autres journalistes et partons nous balader deux heures avec la Honda dans cette belle région. Je me souviens plus de notre conversation mais je crois que je lui ai parlé de la Honda Aerodeck et j’ai eu du mal à ne pas laisser tomber mon regard sur sa poitrine…

Le lundi au journal, je raconte mon week-end et la découverte de ce film et surtout de Beatrice Dalle, une révélation. On m’écoute d’une oreille distraite vu que le film n’est pas sorti, Beatrice Dalle est inconnue comme pratiquement tous les acteurs du film (Vincent Lindon et Clémentine Célarié). Quand il sort le 9 avril, il fait un carton auprès de la presse et des spectateurs. C’est la révélation de tant de talents notamment de Beatrice Dalle interviewée sur toutes les chaînes de télé. On en parle beaucoup autour de moi. Et lorsque je raconte qu’il y a moins d’un mois, tous les deux, nous avons été nous balader un dimanche dans la région bordelaise, je perçois les regards méprisants autour de moi, signifiant : « Pauvre mythomane »…

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Faites comme Patrice Vergès et racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion (avec ou sans Béatrice Dalle !)  Et si possible, joignez à votre histoire des photos…On adore ça chez POA ! Merci à toutes et tous !

 

 

BMW Z4 M comme Méchante

Découvrez le petit observateur Sylvain qui nous présente sa BMW Z4 M de 2007. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Honda CR-V Hybrid : Accord parfait

Par Patrice Vergès. Honda n’est pas un constructeur comme les autres. Lorsqu’il dévoile le CR-V hybride, il n’utilise évidemment pas la même technologie que tous les autres.

C’est sur des routes enneigées suisses que nous avons conduit le nouveau Honda CR- Hybride Silhouette inédite proche de l’ancienne mais en plus dynamique sur un empattement allongé et des voies élargies

La 5eme génération de Honda CR-V emprunte la technologie hybride. Cette version devrait représenter 90 % de ses ventes en France par rapport au 1,5 l VTEC essence trop pénalisé par son gros malus. Avec seulement 45 ou 75 euros de malus normes WLTP, du coup, l’Hybrid devient moins cher que l’essence.

Pas de diesel disponible

Le diesel qui représentait plus 90 % des ventes de l’ancienne version n’est plus importé chez nous. Une transition écologique assez brutale au niveau des esprits bien qu’à mon humble avis, le diesel n’est pas encore enterré surtout pour les grosses cylindrées

Les feux horizontaux élargissent la silhouette haute de 1,68m

Un moteur thermique, un moteur électrique, un générateur.

Décrire en peu de lignes la complexité du fonctionnement du Honda CR-V Hybrid est au dessus de mes capacités. Très grosso modo, c’est un moteur électrique riche de 184 chevaux qui en l’entraînant fait office, par là même, de boîte de vitesses. Pas de transmission CVT comme certaines initiales dont Honda abuse pourrait le laisser croire. Ce moteur est alimenté par une batterie rechargée par le freinage et la décélération via un générateur qui puise également son énergie dans le moteur thermique ; un 2 litres 4 cylindres à cycle Aktinson de 145 ch.

Un moteur thermique 2 litres de 145 ch, un électrique de 184 ch qui supprime la boite de vitesse et un générateur électrique avec un embrayage qui déconnecte le moteur thermique quand le besoin s’en fait sentir

3 modes disponibles

Soit en 100 % électrique sur une petite dizaine de kilomètres jusqu’à 100 km/h, soit en mode couplé avec le thermique ou uniquement ce dernier. Le conducteur n’a pas à choisir car c’est un ordinateur qui décide la plupart du temps en préférant les modes d’alimentation selon le type de conduite avec un passage imperceptible d’une énergie à l’autre.

5,3 l à 7 litres aux 100

Par exemple, en utilisation extra-urbaine (50/90 km/h), le CR-V fonctionne en utilisant seulement 35 % de son moteur thermique. Sur autoroute où le moteur thermique grimpe à 75% d’utilisation, la consommation atteint environ 7 à 8 litres aux 100 pour descendre à moins de 5 litres en ville dans des conditions, il est vrai, extrêmement favorables. En conduisant calmement sur 150 km avec des pointes à 110 km/h quand même et en utilisant donc les deux types d’énergie, j’ai lu 5,3 l sur l’ordinateur de bord ce qui est peu pour un SUV de 2 litres qui pèse pas loin de 1700 kilos en ordre de marche.

La finition est en net progrès comparé à l’ancienne version

Se poser les bonnes questions

Bien sûr, cette hybridation exige quelques contraintes notamment celle de se poser les bonnes questions sur l’utilisation de ce véhicule avant son achat. Quel va être son usage principal ? Dans tous les cas, le CR-V demande évidemment une conduite plus apaisée. Si on profite trop des deux puissances cumulées (0 à 100 km/h en 8,8 s) la consommation grimpe assez brutalement et autant prendre un diesel thermique. Le montage de la batterie lithium-ion à l’arrière à supprimé la 3eme rangée de sièges proposée sur la version 1500 VTEC essence. Enfin, il faut que l’oreille s’habitue parfois au régime constant du moteur lorsqu’il est sollicité en complément de charge ou entraînement du générateur (comme la Chevrolet Volt) dont la rumeur se perçoit dans l’habitacle malgré l’excellente insonorisation en faisant songer à une CVT qui mouline.

Pas de compte-Tours

Pour ce faire le CR-V n’est pas équipé d’un compte-tours ce qui est un choix philosophique signifiant que le moteur thermique est secondaire. Je pense que c’est une erreur, car par son fonctionnement, un compte-tours témoignerait des diverses sources d’énergie. Cela dit, il est possible d’afficher les divers flux d’énergie mais leur lecture n’est pas très visible. C’est certainement un tic de journaliste car un possesseur de CR-V se satisfera plus de sa faible consommation que de la façon dont il l’obtient.

Conso moyenne de 5,3 l en roulant plutot cool mais sans rechercher un record de consommation

Plus de commande de boîte sur la console

Plus de commande de boîte sur la console centrale mais quelques touches, marche avant, arrière et mode. Des palettes situées derrière le volant permettent de mieux décélérer la voiture genre blocage de rapports de boîte.

Outre une nouvelle esthétique plus dynamique, la CR-V bâti sur un empattement légèrement allongé (4,60 m) et élargi, offre un nouveau train avant et un arrière inédit multi-bras. Le progrès est évident comparé à l’ancien avec une direction plus précise (malgré des pneus neige sur le véhicule essayé) et moins de prise de roulis que naguère. Autre grosse évolution avec l’amélioration de la qualité de la finition et des matériaux bien plus valorisants autant au toucher qu’à l’œil. Que le CR-V hybride provienne du Japon et non pas de Grande Bretagne comme le précédent en est peut être la raison. Les sièges sont confortables, l’habitacle vaste et lumineux et les rangements sont nombreux.

La finition est en net progrès comparé à l’ancienne version

Quatre finitions et 2 ou 4 roues motrices

Proposé en 4 finitions, ses prix s’articulent de 34 600 euros pour l’Hybrid en 2 roues motrices (339 euros par mois) jusqu’à 45 970 euros en 4 roues motrices version Exclusive richement équipée (toit ouvrant panoramique, hayon mains libres, sellerie cuir, sièges électriques, affichage tête-haute, etc) dont  2000 euros de supplément pour la transmission intégrale. L’essai qui avait lieu sur des routes suisses enneigées m’a conforté dans la sécurité supplémentaire offerte par la transmission intégrale et surtout par la facilité pour se garer dans des emplacements pentus enneigés en mode électrique où une musique céleste extérieure avertit les piétons que le silence peut être source de danger.

Cette technologie I-MMD (Multi-Mode-Drive) n’est pas nouvelle pour Honda qui l’utilise déjà depuis 6 ans aux USA sur la Honda Accord. Il faut savoir que le CR-V est le SUV le plus vendu au monde puisque rien qu’aux USA, Honda en a vendu 380 000 l’année dernière. Plus modestement, la France en vendra 3 000. Cherchez l’erreur ?

Toit ouvrant électrique sur la version haut de gamme Exclusive