Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

Voitures d’occasion : ce que vous ne savez pas (encore)

Fabrice Fournier, co-fondateur du site le parking.fr, répond aux questions de Cédric Fréour et nous analyse le marché de l’occasion. A l’aide de multiples statistiques croisées, le parking peut vous donner de nombreux détails sur la voiture que vous recherchez : délai de vente, prix moyen suivant les régions dans le monde, couleur la plus demandé etc… un véritable outil d’analyse statistique qui permet de connaitre les gagnants et les perdants.

Quelle voiture importée des USA acheter ?

Quelle voiture importée des USA acheter ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous.

Volvo V60 : Passez donc à la maison !

POA part en balade au volant du nouveau break V60 Volvo (motorisation D4 190 ch diesel) en finition inscription Luxe. L’occasion de découvrir que Renaud devient VolvoMan, que Cédric aime les intérieurs clairs et que Julien se pose des questions sur la conduite autonome. Retrouvez chaque vendredi les essais de POA.

New Volvo V60 exterior

New Volvo V60 exterior

New Volvo V60 interior

New Volvo V60 interior

New Volvo V60 interior

New Volvo V60 exterior

New Volvo V60 exterior

New Volvo V60 exterior

New Volvo V60 exterior

New Volvo V60 exterior

Souvenirs d’Autos (198) : Un père et son fils en Seat 600

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Ce matin, j’arrive à mon bureau et je me dis en ouvrant mes mails : « Qu’est-ce que je vais me prendre dans la tronche comme emmerdement ? » Et pourtant, c’est le contraire qui m’attend. Un souvenir d’auto envoyé par Gérald qui sent bon le moment de grâce…(Pour rappel, Gérald a eu les Honneurs de POA avec son Alfa Romeo GTV: http://www.petites-observations-automobile.com/2017/01/alfa-rencontre-mini.html)

 

Nous sommes en décembre 2016, je suis en vacances en Espagne à Lorca, dans la famille de mon épouse.

En Espagne, j’ai l’habitude de regarder les petites annonces sur la toile, sur un site particulièrement bien fait car il classe dans une rubrique les « coches clasicos » !

Je cherche sans chercher une R5 découvrable, première série, couleur orange ou jaune de préférence, mais par hasard je tombe sur une Seat 600 D décapotable, à un prix très correct !

Mon Espagnol étant approximatif, je demande au frère de mon épouse de téléphoner pour moi.

Il est 13h00, mon beau frère appel et me dit que la voiture est en fait ici, à Lorca.

  • Dis lui que je peux passer la voir cet après-midi !
  • C’est bon ?
  • Oui 17h00 !

Bon me voilà avec mon rendez-vous, il me reste plus qu’à annoncer ça à mon épouse.

Elle est particulièrement détendue car en famille dans sa patrie… Mais je lui ai déjà imposé une Alfa Romeo GTV, alors encore une caisse en plus, je sais pas comment ça peu passer….

  • Chérie, je vais voir une voiture cet après-midi tu veux venir avec moi ? (Je ne la laisse pas répondre)  c’est une 600, l’icône automobile Espagnole !
  • Ah bon, une 600 ? (ouf !!!)
  • Oui et décapotable en plus, on va juste la voir, ça n’engage à rien…

Et nous voilà au rendez-vous à 17h00 pétante !

Nous sommes attendu par Joaquin le vendeur,  un Guardia Civil qui collectionne aussi les motos !

La 600 est là, avec sa bouille inimitable, je sais déjà qu’à cet instant elle sera à moi, surtout que Joaquin discute joyeusement avec mon épouse, et qu’ils ont des amis en commun.

Mon fils est déjà installé au volant et le sourire sur son visage doit être aussi grand que le mien !

La Seat 600 est dans son jus, elle appartenait à un vieux Monsieur de Lorca qui travaillait à la cimenterie, elle à 96 000 kms d’origine et elle est parfaitement conservée avec le climat sec et chaud de la région de Murcia.

Joaquin vient me voir et il me dit, j’ai quelqu’un de Barcelone qui m’a aussi appelé, mais je préfère la vendre à un Lorquino !

Joaquin est au top, la 600 n’a pas le contrôle technique, mais il a rendez-vous à le 29 décembre pour le passer .

Après le contrôle Joaquin ramènera la voiture et je partirai ensuite à Dolores, un peu plus de 70 kms par la nationale pour faire rapatrier la voiture en France par un ami transporteur.

Alexis mon fils de 7 ans veut absolument venir avec moi. On retrouve Joaquin à Murcia, qui est surpris de me voir avec mon fils ! Il a fait le trajet à l’aube en 600 avec un ami, par l’autoroute.

Pour ma part avec Alexis on va se contenter de la Nationale. Nous voilà partis, on a la banane, la 600 fait tourner toutes les têtes sur son passage !

On est heureux, on doit  ramener la 600 tranquillement, et à midi mon épouse et ma fille Lola nous rejoindrons pour déjeuner.

La 600 roule bien mais a tendance à chauffer, c’est pas grave on s’arrête sur le bord de la route, on prend des photos, on laisse refroidir…

J’ai l’impression de revivre les péripéties des grands parents qui traversaient l’Espagne en famille avec la « seis ».

 

Avec Alexis on a pas besoin de se dire grand-chose, on est trop content de rouler avec une mamie de 50 ans, on profite du voyage on aimerait qu’il continue plus longtemps…

En arrivant à Dolores le soleil pointe enfin le bout de son nez et on profite pour enrouler la bâche du toit, sentiment de liberté absolu !

On s’est fait une petite matinée de route entre père et fils et on partage déjà la même passion… le bonheur…

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps; Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

400 000 kilomètres en Lexus hybride

Patrice Vergès. Daniel vient récemment d’acquérir sa quatrième Lexus ; un coupé LC 500 h avec laquelle il a déjà parcouru 8 000 km soit au total près de 400 000 kilomètres en comptant les précédentes. Pour POA, il relate ses quinze ans d’utilisation de véhicules hybride de la marque japonaise.

Depuis le mois d’août, Daniel a parcouru 8 000 km au volant de sa nouvelle LC 500 h

Daniel est passionné d’automobile mâtinée de technologie par sa formation d’ingénieur. Sur POA il y a quelques années, il nous a déjà présenté sa grosse Austin Healey 3000 qu’il avait entièrement démontée puis remontée pour lui faire enfin tenir la route. Son amour de l’automobile l’a entraîné à posséder dans sa jeunesse une Porsche 911 S et une Sierra Cosworth. Mais l’apparition de l’hybridation a changé sa façon de percevoir l’automobile.  » Aux USA, j’avais déjà pu conduire une des premières Toyota hybride et apprécié la manière dont elle optimisait la perte de l’énergie cinétique au freinage en la récupérant. Je n’achète pas de voitures hybrides pour rouler en électrique sinon j’achèterais une électrique ! Une hybride est d’abord un véhicule éclectique et pas électrique qui permet de moins gaspiller d’énergie » d’après lui.

Le Lexus RX 400 h : premier SUV hybride

Fin 2004, il a acquis sa première Lexus RX400 avec laquelle il a parcouru 160 000 km. Ses émissions de CO2 étaient de 199 g/km contre 122 pour la dernière version RX 450 2018 de 313 ch !

En 2004, Lexus dévoile son RX400 h dérivé du RX 300 thermique sur lequel on a greffé la technologie hybride de la récente Prius. C’est le premier SUV hybride dont le V6 essence de 3,3 l de 167 chevaux est épaulé par deux moteurs électriques de 167 plus 67 chevaux cumulant ainsi 272 chevaux. « Je l’ai acheté fin 2004 en remplacement d’un gros Chevrolet 4X4 fonctionnant au GPL et après plusieurs Volvo 850 5 cylindres. C’est son concept hybride aidant à une conduite intelligente qui m’a séduit. Au positif, il faut ajouter également son confort et la qualité de sa fabrication et évidemment l’accueil parfait très VIP du concessionnaire Lexus de Bordeaux. J’ai parcouru avec 160 000 km en quatre ans de demi sans aucun ennui et quand je l’ai vendu il semblait comme neuf avec une consommation moyenne de 9 litres aux 100. Bien entendu, j’ai adopté ma conduite à ce genre de véhicule et assimilé le fonctionnement de la boîte de vitesse qu’il ne fallait jamais écraser « . Son train épicycloïdal bruyant reste le plus gros reproche adressés hier comme aujourd’hui aux Toyota et Lexus hybrides.

Lexus RX450 h : plus silencieux et plus économique

Daniel a roulé 180 000 km au volant de sa 450 h conservée plus de 5 ans. Elle était plus confortable, un petit peu plus puissante et moins énergivore avec une consommation moyenne de 8,2 l. Lorsqu’il l’a revendue ses plaquettes de frein étaient d’origine !

En 2009, Lexus présente le 450h revu et habillé d’une carrosserie plus épanouie, une amélioration de l’hybridation (poids réduit des batteries) avec une puissance totale portée à 299 chevaux obtenus avec un V6 poussé à 3,5 l (249 ch) plus toujours 167 chevaux et 67 pour les deux moteurs électriques. Rappelons que les RX sont des quatre roues motrices grâce au moteur électrique monté à l’arrière. Les qualités relevées sur son RX 400 h l’avaient incité à acquérir ce nouveau modèle.

 » Il était plus lourd de 200 kilos que le 400 mais plus confortable avec un comportement moins agile mais aussi plus silencieux. Quand je transportais des personnes, il n’était pas rare qu’elles s’endormaient dans ma voiture. Grace au blocage de la transmission sur 6 rapports, il disposait d’un véritable frein moteur et se montrait plus agréable en montagne. Sa consommation était inférieure malgré sa puissance supérieure que je n’ai pas remarquée. Sur 180 000 km, la consommation n’a pas dépassé 8,2 litres. Quand Lexus me l’a repris, les plaquettes de frein étaient d’origine et les pneus avant avaient été changés à seulement 60 000 km contre 120 000 pour ceux de l’arrière. Jamais je n’ai eu le moindre souci avec !  »

Coupé RC300 h : plus belle et plus sportive

C’est la ligne de la RC 300 h qui a guidé son achat. Il a été étonné par sa tenue de route et son confort du moins pour un coupé.

Daniel le conserve cinq ans et demi avant de craquer pour le coupé RC 300 h en janvier 2016. Fini les quatre roues motrices puisque le RC 300 h est une authentique propulsion. En version hybride, (il existe aussi en V8) son 4 cylindres de 2,5 l de cylindrée donné pour 181 ch est assisté par un moteur électrique de 143 chevaux pour un total de 223 chevaux ;  » J’avoue que c’est sa ligne qui m’a séduit. Mais j’avais la crainte qu’il soit inconfortable mais un long essai m’a rassuré. Moins habitable que mes précédents RX, il offrait des sièges arrière qui permettaient de transporter des objets encombrants quand on les rabattait.   Ce qui m’a le plus bluffé a été se tenue de route assez exceptionnelle et la précision de sa direction. La boîte de vitesses qui faisait appel à une vraie CVT offrait davantage d’agrément que celle des RX. Bien sûr, coté sonorité, ce n’était pas un 6 cylindres et je trouve un peu bébête le générateur de son qui avait été ajouté car on achète une Lexus pour son silence. Je l’ai conservé deux ans et demi et parcouru avec 60 000 km en consommant 6,7 litres aux 100. Quand je l’ai revendu en en août dernier, les plaquettes et les pneus étaient d’origine.

La ligne très spectaculaire de sa RC 300 dans sa livrée rouge attirait bien plus les regards que sa LC 500 aux couleurs plus anonymes.

LC 500 H. pour sa ligne de concept-car

Daniel a récemment craqué pour le dernier coupé 500 h à la silhouette ébouriffante de concept-car malgré son tarif qui est le double ( 120 000 euros) de celui du RC 300 surtout en version Sport+ chaussée en 21 pouces avec toit carbone, autobloquant avec becquet arrière mobile comme la sienne. Mais il précise qu’outre la TVS gratuite pendant deux ans, la carte grise de sa LC 500 h lui a coûté seulement 2,76 euros !

Semblant échappée d’un salon de concept-cars, la LC 500 a une ligne assez époustouflante surtout au niveau des dessins de la poupe avec les feux rouges intégrant les ailes arrière dont les entrées d’air servent à la stabiliser à hautes vitesses.

Rappelons que POA a essayé longuement en février dernier ce modèle en version V8 atmosphérique de 473 chevaux. La version h a troqué son gros V8 contre un V6 de 3,5 l bi-injection (deux cycles de fonctionnement) délivrant 359 ch. Puissance composé de 299 chevaux pour le thermique plus 179 chevaux pour l’électrique. Comme la précédente RC 300, il s’agit d’une propulsion.

« Comme la RC 300 h, c’est sa ligne qui m’a faite craquer mais comme elle est grise, elle passe bien plus inaperçue que la précédente qui était rouge métallisé. J’ai essayé la V8 et adoré son bruit mais je voulais rester fidèle au mode hybride qui est d’après moi la façon la manière la plus intelligente d’exploiter un moteur thermique. Étonnamment confortable, son châssis est exceptionnel de précision surtout avec ses quatre roues directrices. Sa boîte de vitesses assez complexe à 10 rapports est très agréable. Sur 8 000 km, ma consommation moyenne est de 7,8 l aux 100 ce qui est peu pour voiture aussi puissante et aussi lourde. La finition est de très grande qualité et le son de sa chaîne HI-FI Mark Levison comme sur toutes les Lexus, est exceptionnel pour le musicien que je suis. Malgré sa silhouette de sportive, elle reste assez confortable en mode normal. Son gros défaut est son coffre trop exigu (172 litres) et son manque de rangements intérieurs.

Superbe planche de bord dont l’instrumentation change selon le mode de conduite. Les rangements sont trop rares à l’intérieur recouvert d’Alcantara rouge

Super toucher de route !

J’ai pu parcourir quelques dizaines de kilomètres au volant de la LC 500 h où effectivement l’analyse de Daniel s’est confirmée par un excellent toucher de route ( expression inventée par Peugeot) surtout en mode sport, un honnête confort, le sourd grondement du V6 lorsqu’on tire sur les régimes (1000 mètres DA en 25 secondes) en cumulant les puissances des deux moteurs (il y a un générateur de son uniquement en mode Sport). Gros progrès au niveau de la boîte agréable à manier et dont les dix rapports (virtuels) s’égrainent sans à-coups. On comprend la raison de la faible consommation puisqu’en roulant à 130 km/h, le compte-tours n’indiquait que 1 300 tr/mn et même parfois zéro quand le mode électrique à la transition imperceptible reprenait le dessus sur quelques kilomètres en dessous 140 km/h.

Le V6 3,5 l monté en position centrale avant délivre 299 ch auxquels il faut ajouter les 179 du moteur électrique.

D’affectionner les Lexus hybrides n’empêche pas ce passionné de regarder ailleurs. « Si Porsche avait sorti une 911 hybride, j’aurais peut-être regardé de plus près ». Évidemment le summum technologique proposé par la Honda NSX le séduit mais son prix est supérieur de près de 100 000 euros à celui de la Lexus LC500 h. Bonne route en Lexus hybride, Daniel !

Sa version Sport + comprend plusieurs modes de conduite, des roues de 21 pouces (275X35), un aileron mobile, un autobloquant et un pavillon imitant le carbone contre un supplément de plus de 10 000 euros

Il y a quatre ans, sur POA, Daniel nous avait dévoilé sa  » Big Healey 3000″ qu’il avait entièrement remontée. Pour la première fois, j’avais essayé une Healey qui tenait la route !

VW E-GOLF : Pourquoi j’ai choisi de rouler en Golf Electrique ?

Découvrez la VW E-GOLF Turbo du petit observateur Françis Si vous aussi vous avez une voiture, moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Un plein d’électrique en 5 minutes, est-ce possible ?

Au Mondial de Paris 2018, la société française Coqueline énergies a présenté un procédé de charge de batterie ultra rapide avec une accroche très forte «  5 min pour 200 km », promesse validée par un record homologué sur le circuit de Montlhéry l’été dernier (voir la vidéo du record).

Intrigués, nous avons voulu en savoir plus et comprendre les enjeux de cette présence au Mondial. Si la société Coqueline énergie dit vrai, elle résout le principal problème lié au développement de la voiture électrique, à savoir son temps de charge. Autant dire une révolution. Cependant à ce stade, il faut se contenter de la parole des dirigeants, mais la promesse est belle et mérite d’être étudiée très sérieusement par les industriels compétents et éviter, si elle s’avère concluante, que cette technologie ne file à l’étranger.

 

Quelle voiture française neuve acheter ?

Quelle voiture française neuve acheter ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous.

Importer une voiture américaine

POA rencontre Jordan, un petit observateur fan de voitures américaine des années 70/80 et animateur du site Soapcar. Jordan travaille également chez American Car City, un importateur de voiture américaine. Nous l’avons rencontré lors du Mondial de Paris 2018. L’occasion de découvrir quelques modèles mythique du marché américain dont le Dodge Ram et de comprendre qui roule avec ces voitures en France.

Souvenirs d’Autos (197) : Le mari, la femme et le policier

Par le Commandant Chatel. Nous sommes à la fin des années 50. Mon père François Chatel (un pionnier de la télévision) et ma mère, Jacqueline Monsigny, (comédienne) finissent le tournage d’une dramatique en direct à la télévision (la RTF à l’époque).

Il est minuit et ils sortent épuisés des studios des Buttes-Chaumont au 36 rue des Alouettes. Il s’agit maintenant de monter dans leur Floride flambant neuve et de regagner Puteaux où nous habitons.

Bien sûr, le périphérique n’existe pas et mon père emprunte les boulevards des Maréchaux (appelés aussi les boulevards Extérieurs…)

Fatigue ? Manque d’attention ? En tout cas, mon père passe un feu à l’orange bien mûr… Manque de chance, un « sergent de ville » comme on disait à l’époque, le siffle.

  • Vous n’avez pas vu le feu ?
  • Je suis désolé, Monsieur l’Agent…
  • Donnez-moi vos papiers et plus vite que ça !
  • Tout de suite, Monsieur l’agent…

Mon père, bien sûr, joue les hommes navrés pour tenter d’amadouer le flic. Et là, ma mère, pour une raison qui ne sera jamais expliquée commence une colère noire.

Contre mon père :

  • Tu n’as pas honte de te laisser parler sur ce ton ?

Et contre le policier :

  • Et vous, vous vous prenez pour qui avec votre mauvaise humeur ! et d’abord donnez-moi votre numéro !

Bref… l’ambiance tourne au vinaigre car ma mère ne s’arrête plus !

Le flic regarde mon père, lui rend ses papiers et lui dit :

  • Allez, circulez, avec une femme comme ça, vous êtes bien assez puni !!

Sans demander son reste, mon père passe la première et démarre.

Je croyais que l’histoire (qui fait le tour de la famille depuis 50 ans) s’arrêtait là… mais en furetant sur le site de l’Ina, j’ai découvert que mon père avait fait un sketch de cette histoire pour la télévision.

Avec François Périer dans son rôle et la délicieuse Françoise Dorin dans le rôle de ma mère.

http://www.ina.fr/video/CPF86621840/francois-perier-video.html

Dernier détail amusant, la Floride qui « joue » dans le film est bien sûr la voiture personnelle de mon père…

 

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.

On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps. Et si possible, joignez à votre histoire des photos….  On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

Saab 900 Turbo Cabriolet : j’ai changé la boite de vitesse moi même

Découvrez la Saab 900 Turbo du petit observateur Brice. Si vous aussi vous avez une voiture, moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Renault K-ZE, la voiture électrique enfin abordable.

Au Mondial de Paris 2018, Renault a annoncé lancer un vaste programme de production de voitures électriques abordables pour le marché chinois. À cette occasion, POA interviewe Jean-Luc Moreau, ministre du Développement durable de POA, qui nous explique les enjeux de cette stratégie et l’évolution à venir du marché de l’électrique dans le monde.

Volvo 1800 S. En voiture Simon !

Produite à 47 000 exemplaires entre 1960 et 1973, le coupé Volvo 1800 S a été peu diffusé en France à cause de son prix trop élevé et du manque d’image sportive de la marque suédoise. 50 ans plus tard, c’est devenu un classique.

Les photos ne permettent pas d’imaginer comme la Volvo 1800 S est une petite voiture aujourd’hui avec seulement 1,29 m de haut.

Titre un peu facile je l’avoue en forme de clin d’œil à la série télévisée  » le Saint » des années 60 avec Roger Moore dans le rôle de Simon Templar qui roulait au volant d’une Volvo P1800 au long des 118 épisodes. Titre dérivé de l’expression  » En voiture Simone  » où je me sens plus légitime pour avoir connu Simone Des Forest pilote automobile d’avant-guerre dont les exploits automobiles avaient engendré cette expression populaire.

L’arrière offre un dessin très original avec une forte inclinaison de la lunette arrière limitant sa visibilité

Le millésime 1965 offre encore une baguette latérale qui suit la moulure de porte. Elle sera rectiligne dès 1967 en allongeant son profil

D’abord un minimum d’histoire avant d’évoquer la 1800 S aussi neuve qu’une neuve de Philippe. Le constructeur suédois Volvo pensait déjà depuis longtemps produire un coupé sportif destiné surtout à la clientèle US. Réalisé sur la base de la berline 122 Amazon, ce coupé fut dévoilé au salon de Bruxelles 1960. Dessiné chez l’italien Frua par un styliste suédois indépendant nommé Pelle Peterson, le fils du créateur de la Volvo 444, ce coupé 2+2 offrait une silhouette terriblement séduisante. Elle se caractérisait par un interminable capot, une calandre gourmande inspirée par celle des voitures de course d’alors, un original jonc chromé latéral jaillissant vers l’avant et une légère amorce d’ailerons arrière barrés de feux horizontaux.

Petits ailerons type US s’opposant à des Feux horizontaux. L’échappement à double sortie donne une sonorité plus sportive

Mécanique de la berline 122

Mécaniquement, elle était très proche de la berline 122 dont elle reprenait le soubassement et sensiblement la mécanique dans sa version la plus puissante. Le bloc B18 peint en rouge 4 cylindres de 1800 cm3 alimenté par deux carburateurs délivrait tout de même 100 ch SAE (90 DIN) ce qui n’était pas grotesque face à la puissance d’une MGA ou TR3 de cylindrée équivalente. Le P1800 innovait par des freins à disque à l’avant et un overdrive électrique optionnel sur le quatrième rapport. Sous une carrosserie mieux profilée, cette mécanique autorisait une vitesse de pointe de plus de 165 km/h.

Au fil du temps, le P1800 évolua en suivant les améliorations des divers modèles de la firme de Göteborg qui s’était investie en rallye avec sa 122 S. Construite en Angleterre son montage fut d’abord sous-traité chez Jensen. Mécontent de ce carrossier, Volvo rapatria son montage en Suède dès 1963 en la rebaptisant S pour Suède même si la lettre de P (Personvagn) lui colla à la carrosserie jusqu’à la fin de sa vie.

Au fil des années, elle passa successivement de 100 à 130 chevaux SAE grâce au montage du deux litres de la 144 et de l’injection Bosch tout en adoptant son train roulant mieux maîtrisé. Enfin en 1972 pour relancer ses ventes déclinantes, elle évolua en version ES (Estate) sorte de magnifique break de chasse qui lui redonna avec une seconde vie jusqu’en fin 1973 où 8077 exemplaires se rajoutèrent aux 39 414 exemplaires du coupé 1800.

Moteur B18 au bloc peint en rouge copieusement alimenté par deux carburateurs SU au filtre à air type camembert

« J’ai appris à coudre à la machine »

Il y a quatre ans que Philippe a acheté sa 1800 S millésime 1965 au moteur poussé à 96 ch DIN (108 ch SAE) importée de Californie.  » Elle était saine et présentait bien mais restaurée à l’américaine. Quand j’ai décapé la carrosserie, je me suis rendu compte qu’elle avait été bouchée à coups de polyester. On m’avait dit, une Volvo, c’est indestructible. Hélas, pas la mienne. Le moteur était mort, la boîte était à refaire et il manquait des dents dans l’overdrive ! « . Philippe a entièrement déshabillé sa 1800 S, refait la carrosserie (voir photo), le moteur, la boîte, l’overdrive, les freins, la direction, le pont, tous les silentblocs. Il a même appris à coudre à la machine pour refaire les sièges.  » Chez Volvo, on peut retrouver toutes les pièces soit chez le constructeur, soit en Angleterre. C’est bien, mais hélas, elles sont hors de prix avec, par exemple, 54 euros le minuscule clip de maintien du pare-soleil » se plaint-il. Après deux années de restauration, repeinte en rouge, sa 1800 S semble aussi neuve qu’en 1965 où elle était affichée en France à 24 475 francs, soit sensiblement l’équivalent de 75 000 euros actuels.

On peut qualifier cette planche de bord de petit chef-d’œuvre esthétique. Remarquez le court levier de vitesses et le frein à main à la gauche du siège conducteur

Instrumentation britannique de marque Smiths sur fond bleuté. Le volant avec les fameuses branches à trous fut modifié en 1967 au grand dam des acheteurs de 1800 S

Admirable planche de bord

Une 1800 S attire aujourd’hui surtout pour sa silhouette ravissante. Leitmotiv habituel lorsqu’on essaie une voiture des sixties, sa compacité étonne comparée au parc roulant actuel. Avec 1,29 m de haut, il faut vraiment dégringoler dans l’habitacle pour prendre place au volant. Il étonne avec une visibilité aussi restreinte que dans une moderne à cause des sièges positionnés très bas s’opposant à une ceinture de caisse très haute. L’œil est enchanté par le dessin original des poignées de contre-portes et des beaux sièges semi-intégraux où se plaque le frein à main à gauche du conducteur comme toutes les Volvo de cette époque et le court levier de vitesses. Il est carrément fasciné par cette admirable planche de bord en métal chromé parsemée de nombreux cadrans et le grand volant à deux branches trouées étonnamment vertical imposant une position de conduite vintage.

Mon plaisir, c’est d’abord de restaurer

Hormis une sonorité aux notes graves due aux deux gros carburateurs SU et à un échappement spécifique à deux sorties, le 1800 cm3 qui privilégie la robustesse et la souplesse ne distille aucune velléité sportive même si le millésime 1965 frôlait les 170 km/h. Cette voiture conçue il y a près de 60 ans explique sa direction à boitier au rayon de braquage impossible, avouant une pesante imprécision tandis que l’essieu arrière tout ce qu’il y a de rigide se dandine volontiers sur mauvais revêtements. Sous sa livrée évocatrice de sportive, la 1800 S n’était pas une véritable voiture de sport comme on l’imaginait à l’époque.

 » J’avoue que je m’attendais à une voiture plus sportive. Mais elle est agréable surtout sur les longs parcours sur bonnes routes. Mon plaisir est de restaurer pas de posséder. Lorsque une voiture est achevée de restaurer, elle perd de l’intérêt à mes yeux » reconnait ce passionné qui conduit aussi un rare cabriolet Simca Océane dessiné par Facel qu’on s’est promis d’essayer dans quelques mois pour POA.

Avant de se quitter, un dernier regard sur cette séduisante planche de bord et sur son esthétique racée qui engendre une sensation de vitesse même à l’arrêt. On comprend que Roger Moore réputé pour son goût exquis ait été à titre personnel propriétaire d’un coupé 1800 S à la fin des années soixante.

La 1800 S reprenait les roues (165X15) et tout le train roulant (suspension, freinage) de la 122 S puis de la 144 (très proche) dès 1967

Philippe a entièrement reconstruit sa 1800 S et changé de nombreuses pièces.
Extrêmement doué de ses mains, Philippe avoue prendre plus de plaisir à restaurer qu’à rouler.

Roger Moore roulait en Volvo P1800 dans la série « Le Saint  » parce que Jaguar avait refusé de prêter une Jaguar E aux producteurs.

Quelle voiture de moins de dix ans pour moins de 10 000 euros ?

Quelle voiture acheter de moins de dix ans pour moins de 10 000 euros ? ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous.