Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

POA en mode Le Mans 66 – Ford GT

POA vous livre les secrets de la Ford GT 2019 avec la complicité de Thomas Morel, responsable du design chez Ford, le tout étant filmé dans les stands du circuit du Mans. Petit clin d’oeil au Ford GT victorieuses aux 24h du Mans 1966.  N’hésitez pas à aller voir le film, ça vaut le coup. Ensuite Julien et Cédric prennent le volant de la GT et ils nous livrent leurs réactions à chaud.

Souvenirs d’Autos (253) : Un gendarme sur le capot de la Lambo

Par le Commandant Chatel. En tombant par hasard sur une vidéo insensée où un malheureux est accroché sur le capot d’une voiture qui fonce, il m’est revenu à la mémoire, une anecdote complètement dingue.

 

C’est un chanteur connu fou de mécanique dont j’avais déjà parlé :

https://www.petites-observations-automobile.com/2015/03/souvenirs-dautos-38-a-fond-dans-la-silver-shadow-de-la-star.html)

Si je ne révèle pas son nom, c’est parce qu’il est vivant… donc, « non, il ne s’agit pas de Johnny Hallyday »… appelons le « l’Animal »…

Nous sommes au milieu des années 70. L’Animal vient de faire un succès et passe s’acheter une Lamborghini Countach. Je le comprends car j’adore cette auto.

Quelques jours plus tard, après les formalités d’usage (sans oublier le chèque), l’Animal repart au volant de sa Countach.

Direction la Normandie.

D’abord, il prend l’autoroute le pied au plancher (à l’époque ça passait), puis il sort vers Beuzeville pour rejoindre Deauville par les petites routes.

Et là, il attaque…

Mais, au milieu d’un virage sur une départementale, il découvre un gendarme les bras en croix.

Il freine. Que dis-je, il pile. Et s’arrête à quelques millimètres du malheureux qui a dû avoir la peur de sa vie.

L’Animal ouvre sa fenêtre et intime l’ordre au gendarme de se pousser de là, car il est pressé et tout le toutim.

On est vraiment dans les années 70, c’est que le gendarme ne dégaine pas son arme et tente de négocier…

C’est inutile, l’Animal lui lance un : « Pousse-toi ou je démarre ! ».

Les choses vont très vite. Le gendarme ne se pousse pas. L’Animal passe la première et accélère. Le gendarme se retrouve sur le capot et n’a que le temps de s’accrocher à l’unique essuie-glace !

La Countach est lancée et parcourt (à peu près) 5 kilomètres, le gendarme accroché sur le capot… avant d’être stoppée par un barrage de gendarmerie.

Plusieurs jours d’arrêt maladie pour le gendarme téméraire (et pacifique).

Retrait de permis, confiscation du véhicule, amende salée et prison avec sursis pour l’Animal.

 

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Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…

Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA !

Merci.

Il s’offre son rêve à 20 ans

Découvrez le petit observateur Yoan qui nous présente sa Chevrolet Caprice de 1974. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à Paris.  Pour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à  petitesobservationsautomobiles@gmail.com

J’écoute France Musique dans mon deuxième salon, la XK8

Par Patrice Vergès. Pour le prix d’une banale 7 CV neuve à moteur 3 cylindres, Daniel roule dans un puissant coupé 8 cylindres au nom magique du félin bondissant dans un environnement de bois, de cuir et d’aluminium.

Daniel n’affectionne que les voitures britanniques puisqu’il possède également une Mini Cooper S méchamment préparée et une véritable et rarissime Lotus Eleven 1962 à moteur Cosworth 140 chevaux. Il a acquis ce coupé Jaguar XK en échange de sa Lotus Élise et sa Mini Cabriolet.  » Je rêvais d’une Aston-Martin Vintage V8 mais ça n’a pas pu se faire. Puis, j’ai trouvé cette Jaguar XK de 2009 dans un état exceptionnel puisqu’elle n’avait que 42 000 km. Voiture avec je roule depuis deux ans et ce n’est que du bonheur ».

Jaguar sous l’ère Ford

Petite piqure de rappel à ceux qui ne connaissent pas bien les Jaguar. Le coupé XK a vu le jour en 2006 succédant au coupé XK8 produit de 1996 à 2006 à moteur V8. Toujours dessinée par Ian Callum, la XK qui lui succéda reprenait   son imposante silhouette fuselée mais en plus agressive mieux posée sur ses voies et roues élargies. Elle se distinguait par carrosserie et son châssis entièrement en aluminium pour réduire son poids liée à une suspension plus sophistiquée. Son beau V8 de 4,2 l tout en alu gagnait encore de la puissance et en cylindrée puisque en 2009, il était porté à 5 litres où il pouvait dépasser les 550 ch dans sa version XKR à compresseur avant de s’effacer en 2013 remplacé par la Type F. La XK a été construite par Jaguar à Coventry sous l’ère de Ford propriétaire de la marque jusqu’en 2008 avant de la vendre à Tata. Et c’est plutôt un avantage car Ford a apporté la fiabilité qui manquait à la firme de Coventry qu’elle avait rachetée 10 ans plus tôt.

3,5 l de 254 ch largement suffisant 

 » La mienne a moteur 3,5 l issu du V8 4,2 l qui donne 258 ch contre 298″ explique Daniel. « Mais ça me suffit et comme cette réduction de cylindrée s’est faite en raccourcissant la course, comme j’ai pu le constater, il est plus rageur et monte mieux en régime surtout en boîte en mode sport. Je peux te dire, il cause bien ».

Daniel qui a 20 ans de course auto dans les pattes me fait une jolie démonstration de pilotage à une allure que la loi réprouve. La sonorité du V8 32 soupapes à 4 arbres à cames en tête, assez feutré au ralenti, devient plus agressive en mode sport tandis que le paysage s’accélère autour de nous. En effet, le moteur cause ! Malgré son poids de 1600 kilos, la XK avance fort (28,5 s aux 1000 mètres) et avale bien les courbes sur sa suspension pilotée qui s’est durcie, avec dans les oreilles des « vroapp » sonore à chaque rétrogradage. Quelle musique ! Daniel baisse le rythme car il ne l’a pas achetée pour aller vite car il dispose de plus brutal dans son garage avec la Lotus. Il utilise surtout son XK pour les longs voyages où le couple goûte son confort et sa boîte automatique et 6 rapports et surtout son environnement cossu et ouaté;

« J’écoute France Musique dans mon deuxième salon »

L’habitacle de la Jaguar fleure bon le cuir pleine fleur tandis que la chaîne Bowers étreint l’habitacle de ses 535 watts.  » Mon bonheur, c’est de m’isoler dans ma Jaguar devant le garage et d’écouter France Musique avec un son de très haute qualité. C’est mon deuxième salon  » avoue Daniel qui aime aussi la regarder et dont le silhouette toute sen courbe douces fait évidemment songer à son ancêtre ; la Jaguar E qu’il adore. La présentation est très raffinée, la moquette épaisse avec le bois clair de la planche de bord remplacé par du bois noir sur la voiture de Daniel accordés à la couleur Ebony de sa carrosserie. Depuis qu’il l’a achetée, il a parcouru 20 000 km sans problème une consommation assez faible inférieure à 10 litres aux 100 en usage normal pour monter à 16 litres en ville où il l’utilise peu.

Pas question de s’en séparer mais plutôt de vendre sa Lotus Eleven contre une autre Lotus.  » Une Evora 6 cylindres 3,5 l en version 280 ch me plairait beaucoup » avoue notre passionné dont les yeux brillent rien qu’à la prononciation de ce nom. Pour moi, il n’y a que les Anglaises. C’est bien mieux qu’une Mercedes ou une BMW ! ».

La XK est une voiture assez volumineuse puisqu’elle mesure près de 4,80 m de long pour 1,90 m de large et 1,32 m de haut

Par rapport à la précédente XK8, la XK était posée sur des voies élargies et des pneus plus trapus de 275X19 (option) sur la voiture de Daniel

Toute ressemblance avec la calandre de la Jaguar E ne serait pas un effet du hasard

La finition est de qualité, la moquette épaisse, les cuirs de qualité et l’équipement exceptionnel mais la XK coutait l’équivalent de plus de 100 000 euros à l’époque

Déception lorsqu’on ouvre le capot avec le superbe V8 en alu 4 arbres à cames de 3555 cm3 masqué par ce vulgaire capotage en plastique

Une belle platine d’éclairage des phares xenon

La XK de 2009 n’a pas encore le levier de vitesses émargeant de la console. Il commande une boîte ZF qui compte 6 rapports qu’on peut actionner avec des palettes au volant

La finition et l’équipement sont somptueux sur sa version full option

Daniel possède une belle collection de casquette  » So British ». Pour la Jaguar, il a coiffé celle en cuir

Souvenirs d’Autos (252) : un amour de Polo

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Clément, 28 ans, nous envoie cette histoire qui se passe en 2010 quand il venait d’obtenir son précieux Sésame : le permis de conduire ! J’ajoute que personnellement, je ne suis pas très connaisseur du tuning… mais sur POA tous les bagnolards sont les bienvenus.

 

Il me fallait absolument une voiture… Donc je me suis mis en quête de chercher une petite sportive pour commencer… Mais, je ne trouvais pas.

Un matin alors que j’étais déjà parti à l’école car je poursuivais encore mes études, ma mère m’appelle :

  • Bon, on t’a acheté une voiture !

Moi, je me posais beaucoup de question : « Qu’est-ce qu’ils ont trouvé ? » En même temps, je me disais : «  Je ne vais pas faire mon égoïste, j’ai une voiture ! C’est déjà énorme ! »

La semaine de cours se passe, je reprends le train pressé de rentrer chez moi et là derrière le portail se trouve une magnifique VW POLO, blanche, 3 portes, de novembre 1998 avec seulement 12.500 km !!!

Mais avec le petit moteur…

Je la prends, bien sûr et s’en est suivi un amour grandissant pour cette auto. Elle m’a emmené partout. Moi qui sortais peu, ça m’a complément changé. J’ai pu rencontrer mes meilleurs amis grâce à cette Polo… J’ai connu aussi mes premiers amours… J’ai vécu tellement de choses avec cette voiture qu’il me serait impossible de m’en séparer.

Et pourtant pendant ces débuts, j’ai bien failli la perdre.

Premier accident sans gros dégâts, juste la calandre, bref on change, mais le deuxième c’est un camion qui est passé au moment où je n’étais pas là.

Je l’ai retrouvée enfoncée du côté conducteur. J’étais dépité à l’idée que jamais je ne pourrai la refaire et la conduire à nouveau.

Mais un ami garagiste ma redonné espoir et l’a sauvée de la casse car d’après l’expert c’était trop cher par rapport à la valeur du coup. Mon ami s’est engagé à la refaire à moindre frais et j’ai pu la récupérer.

Aujourd’hui, elle continue à m’accompagner aux meetings et pendant les balades, les week-end ensoleillés.

J’ajoute que madame est personnalisée style german look, mais uniquement avec des pièces proposées par les constructeurs d’époque (ABT, ZENDER, KAMEI etc ) car j’adore ça… et je restaure également une Golf 2 GTI… mais la Polo sera toujours là, c’est certain.

 

 

 

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Comment fabrique-t-on une voiture électrique ? (c’est beau une usine) 4/6

Comment fabrique-t-on une voiture, électrique en particulier ? Nous avons eu la chance de pouvoir visiter l’usine de Forest en Belgique (en banlieue de Bruxelles) qui assemble la nouvelle Audi e-Tron et le moins que l’on puisse dire c’est que les temps modernes sont loin. Ici pas de cadences infernales, mais plutôt une ambiance clinique qui semble tout droit sortie d’un film de science fiction, entre navettes autonomes et robots par dizaine, c’est tout simplement beau. L’homme y semble prendre son temps et contrôler la situation.

 

Audi Quattro : à l’origine du mythe Audi

Découvrez le petit observateur Jean-Pierre qui nous présente son Audi Quattro de 1982. Cette Quattro est aux origines du mythe Audi. Forcément Audiman est troublé. Photos Ronan Rocher

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ELECTRON LIBRE⚡️ EN AUDI e-TRON : l’avis du taulier 2/6

 

POA rencontre Jerome d’Electron Libre pour lui faire essayer l’Audi e-Tron. Jérome c’est  le taulier de la voiture ‘électrique, depuis 2012, il a tout testé, tout conduit de la Mitsubishi Imiev à la Model 3, en passant par la Smart e, la Zoé, la Model S. Bref, son avis c’est lui le patron. Il donne ses conseils sur sa chaine Electron libre que je vous invite à découvrir si ce n’est déjà fait.

Souvenirs d’Autos (251) : les Panhard de mon père

 Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Après son « Les bonnes ID de mon père » Didier revient avec cette fois les Panhard de son père. J’avoue que j’adore ses histoires et je le remercie pour sa fidélité.

 Ma petite enfance a été bercée dans des voitures d’une marque qui n’existe, hélas, plus : Panhard. En effet, mon père qui aimait le technologie avait préféré acheter en 1953, une Panhard Dyna X d’occasion pour pratiquement le prix d’une 4CV neuve dont le « tout à l’arrière » ne le séduisait pas. La Dyna était à traction avant, avait une carrosserie en alu et une boîte 4 vitesses.

Comme la Dyna Z, la PL17 avait un très grand coffre, il m’arrivait de jouer dedans avec tous mes nounours ! 

 

Je n’ai pas de souvenir de cette auto mais une anecdote liée à ma naissance et que l’on m’a raconté très souvent reste dans ma mémoire. Je ne sais si c’est l’émotion d’avoir un enfant mais mon père avait réussi à casser le volant de cette « petite » Panhard comme on l’a appelée ensuite par opposition aux deux suivantes qui étaient plus « grosses ». Je ne sais plus comment il est arrivé à cela. Car même à l’époque les volants devaient être assez solides. Mais le fait est là, il dut changer ce volant et surprit, parait-il, beaucoup les passants en dévissant le volant et en partant avec après avoir garé la voiture. On ne peut trouver meilleur anti-vol !

En 1959, toujours fidèle à la marque doyenne, mon père fit l’acquisition d’une Dyna Z neuve Grand Standing gris « Ascot ». Voiture atypique par ses dimensions de familiale avec ce petit bicylindre refroidi par air au bruit inimitable. Un jour que ma mère avait pris la voiture pour aller au marché, un incident remis une fois de plus en question ses ardeurs de conductrice qui étaient pourtant bien faibles. En revenant à la voiture elle constatât que la pédale d’accélérateur s’était désolidarisée de sa tige métallique. Il faut préciser que la pédale d’une Dyna Z était une longue palette fixée en bas sur le plancher et dont la partie haute était reliée à la-dite tige d’accélérateur.

Et là, la pédale était libre autour de la charnière du plancher. Devant cette « panne » qui la laissait autant perplexe il n’y eu d’autre solution que d’avertir mon père. Nous voilà partis à la Poste (en ces temps où le portable n’existait pas, même en rêve) pour téléphoner.

Ma mère dut alors expliquer ce qui arrivait avec de telles précisions techniques que mon père ne comprenait rien ! Heureusement, un voisin entra à ce moment dans le bureau de poste et ma mère vit en lui son sauveur. Il accepta bien sûr de l’aider et en arrivant commença à enlever sa veste et retrousser ses manches ce qui conforta ma mère dans l’idée qu’une panne grave lui était arrivée et que conduire une voiture demandait des compétences mécaniques hors de sa portée.

Notre sauveur disparu sous le tableau de bord dans un silence de mort et quelques secondes plus tard nous entendîmes un petit « ploc ». Il sortit alors de la voiture en disant : « c’est réparé » laissant ma mère mi crédule mi admirative. En fait la tige qui était normalement juste entrée de force dans le caoutchouc de la pédale en était sortie et il avait simplement suffi de la remettre en place.

On voit très bien ici la forme particulière de la pédale d’accélérateur d’une dyna Z.

La dernière Panhard familiale, une PL17 bleu saphir fut acheté en 1963. C’est sur la route des vacances que cette auto nous fit aussi le coup de la panne (ou presque).

Nous roulions dans ce midi tant espéré toute l’année avec le soleil juste au dessus de nous. La chaleur était forte (pas de clim bien sûr !) Heureusement la route changea de configuration et fut bordée d’arbres, ce qui permit de diminuer la chaleur ambiante. Mais c’est aussi à partir de ce moment qu’apparut un bruit, faible mais régulier, qui s’ajoutait à celui bien connu du moteur.

  • C’est quoi ce bruit ? demanda ma mère commençant à faire régner un début de panique.
  • Chut ! répondit mon père en essayant d’écouter d’où cela venait.

Au bout de quelques kilomètres il fallut s’arrêter. Mon père descendit de voiture laissant le moteur tourner. Mais à peine eut-il ouvert le capot que ma mère dont l’anxiété augmentait, n’y tenant plus, coupât le contact. Mon père sortit alors la tête du moteur en lançant :

  • Et comment je vais savoir d’où çà vient si le moteur est coupé !

Et là grand silence ! Ou presque car le bruit continuait !!! Ce n’était donc pas le moteur mais autre chose… Mon père leva la tête car cela venait des arbres et comprit que c’était les cigales qui nous souhaitaient la bienvenue et nous avaient fait croire à un bruit mécanique. Cela nous confortât dans l’idée que nous étions bien en Provence. Ce fut aussi l’unique fois où ma mère, bien malgré elle, participa à la résolution d’un ennui mécanique.

 

Un an seulement après l’achat de la PL17, une promotion professionnelle permit à mon père de s’offrir la voiture qui, pour lui, se situait au sommet de la technique : l’ID 19. Mais ceci est une autre histoire…

 

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Toyota AE86 Sprinter Trueno : la GTI japonaise des années 80

 

 

Découvrez le petit observateur Quentin qui nous présente sa Toyota AE86 Sprinter Trueno, une voiture non importée en France qui connut son heure de gloire au japon à la fin des années 80. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à Paris.  Pour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à  petitesobservationsautomobiles@gmail.com

 

Ils réagissent face à la Golf 8

🇩🇪 La nouvelle Volkswagen Golf de 8ème génération, à été dévoilée la semaine dernière et elle est déjà sur Poa. 6 photos qui permettent à Mister Fréour et à deux petits observateurs de nous donner leur avis avec spontanéité. A vous de nous donner le vôtre!

Hyundai Kona Hybrid : Ne pas se tromper d’utilisation

Patrice Vergès. Il y a deux ans, POA essayait le Kona dont le nom a un parfum de la région d’Hawaï uniquement en motorisation essence. Depuis sont apparues une version diesel, électrique puis enfin…. hybride que nous essayons aujourd’hui.

La silhouette réussie du Kona n’est pas étrangère au succès qu’il rencontre chez nous

Ses 4,17 m en font l’un des SUV les plus compact du marché. Ce bleu est réservé à la version Hybrid

Le Kona est bien parti dans la vie puisqu’il représente plus de 25 % des ventes d’Hyundai France et il devrait terminer l’année 2019 avec 40 000 immatriculations. Hyundai espère que l’Hybrid représentera bientôt plus d’un quart des ventes de ce dernier, dont 30 % sont encore actuellement en diesel qui n’est pas mort comme on veut nous le laisser croire.

Le Kona Hybride est animé par un quatre cylindres de 1,6 l GDI à injection directe à cycle Atkinson qui délivre 105 ch. Il est accouplé à un moteur électrique de 32 kW ou si vous préférez 43,5 ch, mon tout donnant 141 ch avec un couple « maous » costaud de 265 Nm. Les batteries situées à l’arrière avouant une capacité de 1,56 kWh sont des lithium-ion plus mais n’obèrent pas la capacité du coffre, il est vrai pas immense avec 360 litres.

Planche de bord flatteuse de loin mais les plastiques sont de qualité moyenne

Sièges cuir sur la version Exécutive mais assise des sièges trop réduite pour un grand gabarit

Environ 50 % en électrique

Évidemment, l’Hyundai Kona hybrid se conduit comme la version 100 % thermique avec davantage de couple et globalement plus d’agrément, mais sans être un foudre de guerre. Immédiatement une question titille l’esprit : combien puis-je parcourir de kilomètres en mode électrique ce que la durée de l’essai n’a pas permis de mesurer ?

La réponse est moins nette que la question car elle dépend de beaucoup de choses ; le profil de la route et celui du conducteur, son usage, le trafic et pourquoi pas la vitesse du vent. On peut dire que sur un parcours semi-urbain, le Kona Hybrid fonctionne la moitié du temps en mode électrique pour grimper à plus de 60 % si on conduit calme et beaucoup moins si on exploite les 140 ch. Mais son roulage en 100 % électrique ne dépasse pas quelques kilomètres. Un peu décevant et pas mieux que Toyota !

Autour de 5 litres aux 100

Pour s’en tenir aux 4,3 l/100 km annoncé par le constructeur, il faut être tendre avec la pédale d’accélérateur et en règle générale, la consommation tourne autour de 5 litres aux 100. Avec mon coéquipier qui exploité les 140 ch, nous avons grimpé à 5,7 l et dans ce cas, le Kona Hybrid a montré moins d’intérêt que le diesel qui n’aurait pas exigé davantage.

En fait, l’usage de l’Hybrid doit correspondre à un besoin et non un achat militant. Si on parcourt 200 km d’autoroute par jour où il sera toujours en mode essence, il n’offre aucun intérêt.

En revanche, sur des parcours surburbains émaillés d’encombrements, il reprend sa suprématie. Grace à sa boîte de vitesses à 6 rapports à double embrayage, ses reprises sont relativement vives et surtout silencieuses. Rien à voir avec le train épicycloïdal hululant que Toyota s’obstine à monter depuis des années à cause de son coût réduit notamment sur la CH-R qu’on peut considérer comme le principal concurrent du Kona et dont le design très tarabiscoté a vieilli étonnamment vite.

Pour le reste, ce petit SUV (4,16 m) a conservé toutes ses qualités de réussite esthétique, d’intelligence à bord, d’agrément de conduite et aussi son principal défaut avec amortissement trop sec qui n’en fait pas un parangon de confort, loin de là. J’aurais aimé conduire la version basique chaussée en 16 pouces aux pneus plus généreux.

Le Kona est équipé d’une véritable boîte à vitesses DCT à double embrayage très agréable Il est possible de descendre à moins de 5 litres aux 100 avec une conduite apaisée

De 2 700 à 3 700 euros de plus

Par rapport à la version essence GDi 177 ch en boîte auto à 7 rapports, il est plus cher d’environ 3 700 euros avec une gamme qui débute à 21 150 euros pour s’achever à 32 550 euros dans sa version Exécutive.

Sans malus évidemment puisqu’il n’émet que 99 g/km alors que l’essence avec 139 g/km sera frappé par un malus écologique de 1761 euros en 2020 ! En revanche, si on le compare au diesel Exécutive exempté de peu de malus avec ses 109 g/km, il n’est plus coûteux que de seulement 2700 euros.

La version électrique du Kona se reconnait à sa calandre fermée

J’ai pu aussi parcourir quelques dizaines de kilomètres avec la version électrique de 64 kWh délivrant 204 ch (il y a aussi une version 39 kWh de 136 ch) et qui se reconnait à sa calandre masquée.

Un véritable plaisir autant par ses reprises musclées, ses accélérations toniques (29 secondes aux 1000 mètres) que son silence mécanique qui fait ressortir le bruit de roulement et la vigueur de décélération à palettes qui permet presque la conduite à une seule pédale. Hélas, ce plaisir se paye cher avec un tarif de 46 400 euros compensé en partie avec la vague idée de sauver la planète et un plein de carburant électrique à 3 euros pour environ 450 km d’autonomie. Mais pour combien de temps ?

Skoda Superb Scout : je conduis plus vite l’automne

Vous vouliez du POA comme à l’ancienne ? Et bien vous allez être servis ! Nous sommes aujourd’hui dans un endroit insensé, la Tchéquie, pour essayer la Skoda Superb remaquillée en version Scout, une voiture que nous aimons beaucoup, qui a droit à un nouveau “digicockpit” comme dit si justement par le Président.

La voiture est un modèle de confort et de petites astuces et trouvailles typiquement Skoda mais qui facilitent la vie et nous enchantent, le faux bois ravit même l’amateur de Jaguar qu’est le Président et le Premier Ministre trouve qu’elle fait très “Audi de 2010”, formule faisant peut-être allusion aux millésimes des plastiques moussés utilisés par Audi à l’époque et qu’il a reconnus immédiatement dans la Superb, mais c’est en tout cas un éloge à ses yeux. 

Le Premier Ministre a dû faire en outre sa profession de foi communiste pour en prendre le volant mais ne semble pas le regretter, et heureusement que le Président conduit spécialement vite l’automne car cela nous permet enfin d‘échapper à la police politique de Skoda et à son Politbüro à nos trousses depuis le début de l’essai. 

Une fois à Prague, nous retrouvons nos habitudes et descendons au Grandhotel Pupp comme tant d’autres stars avant nous. Le Président est ravi de voir que les Tchèques roulent encore en XJ 40… Si le Président a de fait sans doute des origines tchèques, le Comte Fréourstein pour sa part est toujours aussi sensible à ces autos d’antan et préfère reprendre le volant de la Superb qu’il trouve définitivement très à son goût, tout comme nous.