Fiat Cinquecento Sporting : Remuante et charmante

Par Patrice Vergès. En 1992, La Cinquecento se glissait entre la Panda et la Uno, modèle épaulé fin 1994 par une version plus musclée baptisée Sporting

Sur la petite route qui serpente en montant vers le Puy de Dôme, à travers son échappement sport, le petit Fire 1100 ronfle avec joie. La minuscule Fiat qui enroule, les virages avec appétit, pivotant autour de son mini empattement de 2,20 m, prodigue toujours du plaisir.  25 ans après mon dernier essai de cette voiture lancée en France début 1995 ! Comparée à la Cinquecento normale 903 cm3 qui avait succédé à la 126, la Sporting avait avalé des fortifiants pour se muer en une sympathique petite bombinette. A quelques points prés, elle avait perdu le titre de sportive de l’Année 1995 décerné par le magazine Échappement qui était alors la bible de tous les passionnés de bagnoles.

« J’en rêvais à 18 ans »

 » C’est un rêve de jeunesse. Je l’avais essayée à 18 ans la concession Fiat de limoges. Hélas, mes parents n’ont pas voulu que je l’achète, certainement effrayés par son image de sportive. J’ai dû attendre mes 40 ans pour en avoir une  » avoue Arnaud, heureux propriétaire depuis 2015 de cette Sporting de couleur Giallo Ginestra.  » Elle affichait 100 000 km mais était dans un état exceptionnel, pas piquée et surtout de cette couleur importante à mes yeux. Elle se distingue de celle de série, par ses écussons Abarth rajoutés sur les jantes, une barre de renfort de train avant et une ligne d’échappement plus musicale  » explique son propriétaire.

Par rapport à la Cinquenceto normale (500 en italien) de Base, la Sporting avait échangé son vieux 903 cm3 de 40 ch contre le moderne 1100 Fire 54 ch de  la Punto accouplé à une boîte de vitesses à l’étagement resserré. Sa suspension avait été surbaissée et durcie tandis que ses jantes en alliage léger étaient chaussées de pneus plus épais en 165X13.

Ajoutez une présentation plus sportive avec un bouclier avant plus épais souligné d’une bande de couleur à prise d’air décentrée, une sortie d’échappement plus évocatrice. Intérieurement, elle adoptait un volant et pommeau de vitesses cuir, des sièges assurant un meilleur maintien et une instrumentation plus généreuse.  C’était suffisant pour en faire une petite sportive car elle n’avait que 750 kilos à tirer. Enfin, elle était proposée à un prix canon (52 000 francs 1995) soit celui d’une AX ou Renault 5 de base bien moins excitantes.

Vivante et remuante

La Cinquecento pointait à plus de 150 km/h avec une excellente nervosité du moins sur les premiers rapports. Avec la musicalité très présente de l’échappement et dans une aussi petite voiture, à 80 km/h, on a le sentiment d’être déjà en excès de grande vitesse. Pas besoin de rouler vite pour ressentir du plaisir à son petit volant gainé de cuir. Malgré son gabarit et le mien qui sont antinomiques, la position de conduite est bonne, seul le pédalier en alu recentré exige de ne pas porter des chaussures trop larges.

Pas question de direction assistée évidemment, assez lourde qui s’allège en roulant tout en restant assez précise. Le train avant fait le job comme les freins et la boîte. Je m’attendais à bien moins bien. On comprend le classement du magazine Échappement et de l’heureuse destinée sportive de la 500 engagée dans un trophée qui rencontra pas mal de succès auprès de jeunes pilotes de l’époque en révélant Priscille de Belloy. Elle était digne de succéder à l’Autobianchi Abarth qui avait connu sensiblement ce destin 15 ans plus tôt avec des ambitions supérieures. Puis, Arnaud reprend le volant pour une course en ville où je découvre un de ses autres avantages lorsqu’il déniche une minuscule place qui accueille ses 3,22 m de long.

Injustement sous cotée

Au total, plus de 1,1 million de Cinquecento ont été produites dans l’usine polonaise FSM de Fiat (Polski), ce entre fin 1991 et 1998 où la Seicento qui en était dérivée l’a remplacée.  En moins réussie à mon avis.

A Arnaud de conclure  » Cette voiture me plait car c’est un vrai kart à conduire et elle offre un rapport-prix plaisir exceptionnel. Évidemment que je tiens à la garder au vu du prix auquel elle peut se vendre. Comparée à d’autres sportives comme la Mini, elle est injustement sous-cotée, puisque une voiture dans l’état de la mienne, se vendrait au maximum 3000 euros ».   Assurément, un rapport prix plaisir exceptionnel.

 La Sporting se différentiait esthétiquement de la version normale en particulier par son bouclier plus généreux à prise d’air décalée  

Proposée en plusieurs couleurs, c’est semble-t-il ce jaune Ginestra qui a été plébiscité par ses acheteurs

La Sporting recevait une instrumentation plus riche et un volant cuir comme le pommeau de vitesse

Le Logo rappelait que cette 500 (cinquecento) n’était pas comme les autres

Jantes de 13 en alliage chaussée de pneus plus large de 165

Moteur Fire 1100 de 54 ch alimenté par injection. La barre de renfort a été rajoutée

Avec moins de 750 kilos, la Cinquecento se révèle d’une grande maniabilité

Cette version avait aussi adapté des sièges spécifiques maintenant mieux le corps

Minuscule avec 3,22 m de long seulement. A peine plus grande qu’une Mini !

 Arnaud adore sa Cinquencento qui le faisait rêver à 18 ans

L’avis des Petits Observateurs !

7 commentaires au sujet de « Fiat Cinquecento Sporting : Remuante et charmante »

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  1. Gualtierotti

    Ancien propriétaire de la cinquecento d’Arnaud, cette attachante petite auto a conquis mon cœur de passionné d’automobiles lorsque je vivais encore sur la capitale. Elle s’est très vite révélée comme le compagnon de jeu idéal avec une maniabilité hors pair ainsi que de vigoureuses montées en régime pour se sortir de la jungle urbaine. Malgré sa petite cylindrée j’ai eu plusieurs fois l’occasion de faire de longs trajets avec elle me donnant entière satisfaction sur les aptitudes de l’auto en dehors de la ville et me gratifiant au passage les oreilles d’une musicalité propre à cette mécanique ainsi qu’à la ligne d’échappement installée dessus par mes soins à l’époque. Cette auto de passionné m’a permis de rencontrer d’autres personnes aussi ferues que moi d’automobiles exotiques à l’instar du propriétaire actuel, véritable ami. Encore bravo pour la diversité des autos proposées dans POA.

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  2. Calle 13

    Jolie bestiole abarthisée.
    Le plaisir avant tout, dans une petite voiture délurée comme savait les faire Fiat depuis des lustres (usage de l’imparfait volontaire)… On a eu aussi la Panda 100HP de Thomas chez #PDLV présentée un mercredi soir !
    Sinon pas mal l’hommage à « Minuscule » avec la coccinelle sur le pare-choc avant en photo ! Par contre, une Cinquecento moderne accidentée (même légèrement) , ben ça fait peur…

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  3. FredG

    Des voitures comme FIAT sait en faire : petit gabarit, présentation pimpante, budget pas cher , amusante à conduire…
    3000€ : rapport prix/plaisir IM-BA-TTABLE
    Il est dommage que la puissance (54ch) n’ai pas été un peu plus poussée : l’Autobianchi A112 Abarth citée livrait 70ch.

    Oncle pat’, à quand un article sur la FIAT Uno Turbo IE ?

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    1. Chapman

      Les premières A112 Abarth faisaient plus ou moins 55cv en quatre vitesses, les 70cv sont arrivés plus tard avec la boîte cinq et le restylage.
      Une de mes petites amies de l’époque en avait une rouge avec le capot noir mat…. Quel pied!

  4. Ethan

    Une adorable petite auto que j’ai possédée quand j’avais 20 ans. Une petite sportive bien amusante malgré une puissance réduite. bravo Arnaud !

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