Alpine A110 Ravage 🏁🇫🇷 le passé recomposé

🇫🇷Par Patrice Vergès. Bien que séduits par la nouvelle Alpine A110, deux passionnés ont trouvé sa silhouette trop sage qu’ils ont rendue plus agressive en s’inspirant des mythiques Berlinette groupe 4 des seventies

 Axel roule au quotidien dans cette Alpine A110 dont il apprécie les excellentes qualités dynamiques et ses performances suffisantes à ses yeux. Mais coté look, comme son ami Yvan, il aurait souhaité une ligne moins lisse et plus belliqueuse. Le projet a vu le jour sur un coin de table où les deux amis ont d’abord dessiné des ailes plus larges dans l’esprit de celles dites « bulles » des Berlinette Groupe 4 de 1974.

12 centimètres de plus en largeur !

 On sait que la nouvelle Alpine contrairement à l’ancienne fait appel à une carrosserie tout en aluminium. Après avoir réalisé des maquettes en 3 D puis en argile, avec leurs amis de ByFactory, ils ont choisi le carbone pour des ailes plus épanouies plus larges de 12 cm derrière contre 7 à l’avant !  De même le bouclier avant plus imposant a été redessiné autant dans le style de celui des années 70 équipé d’une prise d’air  genre version Cup.  L’arrière est totalement différent, un peu plus court que l’origine et surtout mieux ventilé avec une grille en nid d’abeilles.  Le capot, le toit et les portes restent en aluminium.

Toujours pour rester dans l’esprit de celle des seventies, il ont rajouté de fausses écopes sur la haut des ailes arrière et des longue portées à l’avant et  des bavolets de couleur rouge à l’instar les anciennes. En revanche, ce sont de véritables entrées d’air situées dans l’amorce des ailes arrière qui ventilent directement les freins.

Pneus plus larges

Bien entendu, les ailes épanouies exigeaient une monte plus large en pneumatiques et des voies élargies. Alors que la nouvelle A110 peut chausser des 19 pouces, volontairement, toujours pour ressembler à la version 1974, ils ont choisi des jantes en alliage plus petites de marque Gotti au dessin spécifique siglées Ravage en 18 pouces avec davantage de déport mais gantées de pneus plus épais de 265 à l’arrière contre 225 devant.

De même, la suspension a été revue dans le sens de la dureté (amortisseurs KWV2 ) mais dans les normes du raisonnable toujours en vue d’une utilisation routière. Plus large de 12 cm, plus basse de 2 cm, avec son mufle plus agressif, sa poupe plus aérée qui se caractérise par le montage d’un gros échappement en inox monté  transversalement comme sur la voitures des années 70, la Ravage apparait bien plus agressive que l’A110 du commerce.

Son bruit est également plus sauvage grâce au pot en inox ! Coté puissance, malgré un léger travail de reprogrammation pour adapter le moteur au nouvel échappement plus libéré, ils ont voulu rester dans les normes constructeurs. Néanmoins, elle pourrait grimper à 320 ch si la demande s’en faisait sentir.

Tricolore

Elle a été repeinte dans un bleu plus profond bien connu des Ferraristes puisque c’est le fameux bleu Pozzi, inventé par l’importateur Ferrari (Charles Pozzi) qui l’avait fait inscrire au catalogue des couleurs Ferrari.

Rien n’a été laissé au hasard notamment le graphisme de Ravage proche de celui des avions Mirage ainsi que les bandes tricolores rappelant le sillage lâché par les Alphajet de la patrouille de France, autre passion de nos deux amis. Au fait, pourquoi Ravage ?  C’est le titre d’un roman de science fiction de l’écrivain René Barjavel publié en 1943 sur les dangers des faux progrès de la modernité entraînant la fin de l’humanité. Justement la Ravage se veut l’antithèse de ce roman puisqu’elle tend à prouver le contraire en démontrant que le présent doit s’inspirer du passé en le respectant.

Une petite production ?

 On se doute que la réalisation de ce modèle zéro a exigé plusieurs centaines d’heures de travail et pas mal d’argent.  » C’est une voiture que j’utilise au quotidien. Par rapport à l’A110 de série, sa tenue de route est vraiment extraordinaire tout en préservant un confort raisonnable. Je ne m’attendais pas à la réaction de nombreux Alpinistes. Certains m’arrêtent carrément dans la rue alors que d’autres nous poursuivent lorsqu’ils la voient passer. Cette voiture est un accident de l’histoire car nous n’avions pas pensé la produire. Du coup, nous songeons à en fabriquer une petite série à un prix qui pourrait tourner autour de 90 à 100 000 euros. Mais n’ayant pas de structure pour la produire, il faudrait la faire sous-traiter. L’idée nous démange ».  Réponse dans quelques mois certainement…. . (ravageautomobile.com)

 

La Ravage  couleur bleu Pozzi offre une silhouette plus agressive que celle de l’A110 de série ( photo Remi Dargegen) 

 Son arrière est totalement différent de l’A110 élargi de 13 cm grâce à des ailes bien plus enveloppantes (photo Remi Dargegen)

Les prises d’air arrière sont reliées à des boas qui ventilent les freins. Les jantes sont signées Gotti (photo Remi Dargegen)

Clin d’œil aux groupes 4 des années 70 par son large spoiler et ses  Cibié longue portées et ses phares jaunes (photo Remi Dargegen)

La Ravage est plus courte d’un centimètre et plus basse de 2 cm que la version de série et plus légère de 25 kilos. Un léger becquet surmonte le capot arrière (photo Remi Dargegen)

La poupe redessinée  évacue mieux l’air chaud du moteur (photo Remi Dargegen)

l’Échappement en inox est monté en position transversale où se devine le symbole de Gitane sponsor des marques automobile des années 70 (photo Remi Dargegen)

Les bavolets rouges donnent une note sportive très années 70 (photo Remi Dargegen)

Fausses écopes qui rappellent celles des Berlinette qui servaient à alimenter l’air frais aux carburateurs

Bande tricolore pincée au milieu de l’habitacle pour être vue dans le bons sens autant à l’avant qu’à l’arrière (photo Remi Dargegen)

L’Alpine groupe 4 1975 aux ailes bulles dont se sont inspirés ses créateurs

L’avis des Petits Observateurs !

9 commentaires au sujet de « Alpine A110 Ravage 🏁🇫🇷 le passé recomposé »

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  1. Frédéric

    Après tout, cette « transformation » n’est que le suite logique du manque de courage des designers de la « nouvelle » Alpine.
    Excellente voiture au demeurant. Mais hélas à mes yeux, entachée dès ses fonds baptismaux de la tare originelle d’avoir voulu singer son aînée. D’où une plastique certes attrayante pour les adeptes du « néo rétro ». Mais qui manque singulièrement d’originalité.
    Il à mon sens dommage que cette mode ait de nouveau frappé. Qu’elle fasse se pâmer les « fashionistas » en manque de référence pour leurs « New Beetle », « Mini » et autres « Fiat 500 » ne me surprend guère, tant la mode nous a habitué à compenser le manque de créativité par une éternelle plongée dans le passé. Mais il est dommage que Renault, après avoir eu le courage de relancer Alpine, n’ait pas eu celui de lui donner une identité visuelle nouvelle.
    Peut-être d’ailleurs l’insuccès relatif de ce modèle vient-il de là? Une fois les passionnés qui ont maintenu le flambeau satisfaits, il ne s’est finalement trouvé que peu de nouveaux clients pour passer à une diffusion plus large ?
    Une identité de marque ou de modèle n’implique pas obligatoirement de singer l’originale. Le tropisme de la Porsche 911 a indubitablement paralysé les designers d’Alpine, les condamnant à conserver une (trop?) forte identité au modèle précédent. Pourtant, bien d’autres marques ont su rendre hommage au passé, tout en renouvelant des dessins pourtant considérés comme iconiques. Aston-Martin a su garder quelques éléments de ses modèles les plus emblématiques (notamment les calandres des DB 4, 5 et 6), sans pour autant croire devoir verser dans la « copie », fut-elle modernisée. Je regrette amèrement qu’Alpine n’ait pas eu ce courage. Mais sans rien retirer au talent des designers de la marque, il n’est pas donné à tout le monde d’avoir le coup de génie d’un Ian Callum dessinant son « project Vantage »…

    Dès lors, il état évident qu’une identité si fortement corrélée à son « ancêtre » attirerait tôt ou tard des traitements identique à ceux de l’époque. Dans une telle optique, je trouve le travail intéressant, voire assez réussi. Mais certainement pas pas susceptible de me faire sauter le pas pour un achat. Pas plus d’ailleurs que ne put le faire la « nouvelle » lors de sa sortie.
    Au-delà de cette évolution intéressante du concept de base, espérons simplement pour le futur d’Alpine que d’éventuels nouveaux modèles sauront s’affranchir du joug du dessin de la Berlinette, et permettre à la marque d’éviter de ressortir sans fin un dessin jusqu’à l’indigestion (comme hélas le fit Aston-Martin avec les DB-9, rapide, DBS,…).

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  2. Dubby Tatiff

    L’arrière m’a évoqué celui de la Lancia Stratos. Plutot une belle référence. Ca devait être le style de l’époque car effectivement après avoir fait un tour sur Google, j’ai trouvé des photos d’Alpine Groupe 4 qui avaient un retroussé semblable.
    Sinon, j’adore la couleur.

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  3. DOMIRE

    La nom ¨ravage¨ la définit bien :
    Dégâts importants causés par des forces humaines ou naturelles.
    Effet néfaste
    C’est sans doutes efficace sur le plan des performances sportives, mais
    cela détruit totalement, à mon avis, la ligne équilibrée de la version originale

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  4. michel

    c’est assez moche en réalité comme toute opération de chirurgie plastique … aucun angle ne lui donne une saveur particulière ce ne n’est pas too much , c’est juste tout moche alors 100kf pour l’acquérir courage fuyons !

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  5. Nabuchodonosor

    ♪♫ Tu n’es qu’un fumeur de gitanes, je vois tes volutes bleues
    Me faire parfois venir les larmes aux yeux
    Tu es mon maître après Dieu ♫♪

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  6. Thierry

    C’est superbe !
    Dommage que chez Alpine ils aient complètement raté le traitement des feux arrières.
    L’avant est une pure merveille

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    1. Sans

      Pas d’accord avec vous… Et les feux de l’A110 originale n’étaient pas non plus la plus belle réussite dans la ligne globale.
      Maintenant, mon avis ne m’engage que moi.
      Cdlt

  7. Olivier

    Je n’ai jamais apprécié les voitures transformées. Même les Mercedes de chez AMG. Vite devenues des voitures de footballers.
    Mais concernant cette Alpine, wow ! Elle est magnifique. Mieux que l’originale, surtout dans cette teinte. C’est une réussite totale. Absolument pas blingbling, mais au contraire se rapprochant de l’esprit des anciennes Alpine A110. Félicitations !!!

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