Souvenirs d’Autos (324) 🇦🇫 Paris Kaboul en R16 (épisode 2)

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. L’Ami Pascal Liger revient avec la fin de ce voyage épique ! Merci à lui pour sa fidélité et félicitations à ses courageux parents ! Pour ceux qui ont raté la première partie du voyage : https://www.petites-observations-automobile.com/2020/11/souvenirs-dautos-306.html

 

Rappel : juillet 1973, je vais avoir 9 ans pendant le voyage et en septembre, je passerai en CM1…. Papa et Maman ont préparé ce grand voyage pratiquement un an à l’avance….

Ils m’ont dit que ça devrait être un peu long, alors j’ai emporté toute ma collection de TINTIN, pour ne pas m’ennuyer….

 

Dimanche 15 juillet :  On doit quitter l’hôtel avec des regrets car c’était si confortable et frais ! Encore 2 jours de route pour arriver chez mon oncle à Kaboul. Je ne sais pas combien de fois j’ai demandé à Papa quand on arriverait…

 

Il nous faudra 1h30 pour passer la frontière avec des coups de tampons et des papiers à remplir ! C’est un garçon à peine plus âgé que moi (probablement 12 ans)  qui fait office de douanier. Pendant ce temps, Maman se fait offrir une épaisse rondelle de concombre très salée à la pointe d’un couteau par un charmant monsieur. Papa revient et après un bon Coca bien frais (vive le Thermos !) on reprend la route. Soleil de plomb. Tous les hommes portant un pantalon bouffant, une grande chemise allant jusqu’aux genoux et un turban parfois blanc pour celui qui a été en pèlerinage à la Mecque.

 

Environ 20 km après la douance : péage. 30 Afghanis soit 2,50 francs. Encore un désert à perte de vue avant d’arriver à Hérat. Température 42°.  Enfin nous trouvons un bureau de tourisme tenu par une tchaïrama. On nous apporte une cuvette en cuivre pour nous laver les mains et on s’assoit sur des gros coussins pour prendre une orangeade bien fraîche, puis des rondelles de concombres avec des tomates et des oignons sans assaisonnement. On met du sel, et ensuite Yogourt à la menthe et cerises confites, sans oublier du thé, du thé et encore du thé… !

Cet arrêt fait du bien à tout notre équipage mais il est déjà 16h et nous devons repartir pour FARAHROD où se trouve un hôtel, qu’il ne faut surtout pas louper dans ce désert !

 

Enfin, il est là, on ne peut pas le rater, c’est le seul bâtiment sur le bord de la route. Toujours 42°. Hôtel convenable. On demande du Coca-cola. Il n’a jamais été aussi bon, même pour Maman qui déteste ça en temps normal ! On rencontre là un jeune Français de Joinville, qui arrive dans une petite FiAT 500 rouge. Il est épuisé car il revient de KABOUL et a parcouru 900 km ! Il voyage seul sans même un Autoradio ! Papa et Maman lui offrent un bon Coca.

 

Il n’y pas d’électricité dans cet hôtel avant 20h et c’est à moment que tout le monde passe à table sans toilette préliminaire. Papa et Maman invitent ce voyageur Français à partager le repas et à nous raconter son voyage. Nous sommes les seuls clients. Le repas, c’est une pastèque et encore du thé.  Il faut faire vite car l’eau et l’électricité seront coupés à 22h !

 

La chambre est une véritable fournaise. Je n’en souffre pas à mon âge, mais mes parents n’arrivent à s’endormir qu’à 1 heure du matin, incommodés par cette forte chaleur. Ils ont pris la décision de mettre nos trois matelas sur la balcon pour avoir moins chaud, mais Maman dit que c’est atroce !

 

Lundi 16 juillet : Papa et Maman n’ont pratiquement pas dormi, à cause de la chaleur extrême sans air, et surtout à cause du gardien de nuit qui a fait les 100 pas bruyamment toute les nuit en crachant à chaque fois qu’il faisait ½ tour ! Toujours pas d’électricité à 5 heures du matin mais on peut faire une légère toilette comme on peut grâce à l’eau de la veille que Papa avait stockée dans la baignoire. Le soleil se lève à 5h30 et les Thermos sont pleins de Coca et de thé. En route pour KABOUL !

Nous savons qu’il faudra parcourir 900 km en plein désert.

 

Tous les 100 km, on peut apercevoir quelques maisons où les cars et les camions s’arrêtent. Les nomades se réveillent et ventilent les yourtes. Il y a aussi des troupeaux de chameaux à une bosse.

 

Enfin, nous voilà à l’entrée de Kaboul : Mon oncle nous a envoyé avant noël, une cassette audio qui doit nous permettre de nous guider et d’arriver chez lui (https://www.petites-observations-automobile.com/2020/05/souvenirs-dautos-linventeur-du-gps.html) à condition de suivre scrupuleusement ses indications et aussi de rouler à bonne vitesse.

 

Ici, pas de noms de rues, ni de numéro, donc pas d’adresse.  Très attentifs et le cœur battant, nous voilà arrivés devant un grand portail , deux coups de klaxon et mon oncle et ma tante sont là !!!

Quelle émotion !

 

Après un bon rafraîchissement, mon oncle accompagne Papa au poste de police pour les prévenir de notre arrivée et d’avoir un document nous permettant de circuler librement.

Comme on est heureux de nous retrouver et aussi après avoir roulé pendant exactement 8.094 km sans problème, ni mécanique, ni médical ! Après une bonne salade de tomates et concombres, nous allons nous coucher.

 

Mardi 17 juillet :  Pendant la nuit alors que tout le monde dormait (personne n’a rien entendu ) s’est produit un coup d’état ! Le Shah ZAHIR est renversé par son cousin qui proclame la république. Par précaution, on reste à la maison car c’est un paradis avec boissons à volonté, frais et spacieus, jardin ombragé. Il y a une petite annexe au fond du jardin, et je suis très content de l’avoir pour moi tout seul.

 

Mercredi 18 juillet : J’ai de la fièvre. En fait, c’est le produit anti-mouches qui a été pulvérisé en grande quantité dans ma chambre. Mais dans la soirée, tout va mieux et nous allons pouvoir sortir pour manger une glace chez l’Italien (les meilleures de Kaboul ).

Barrages sur la route, militaires partout avec mitraillettes, des autos mitrailleuses comme dans les films de guerre… c’est la première fois que j’en vois «  pour de vrai ». On passe devant le Palais qui est en piteux état suite à ce putsch.

 

Mercredi 19 juillet : Mon oncle et ma tante reviennent de leur journée de travail, les bras chargés de 15 bouquets de fleurs pour fêter les 15 ans de mariage de mes parents !  Du coup, on repart dîner chez l’Italien pour une pizza et les fameuses glaces !

 

Durant les trois jours suivants, nous irons nous promener au bazar, découvrir cette ville et son agitation, admirer les camions richement décorés et les tchouk-tchouk !

 

Lundi 23 juillet :  Ma tante reste à la maison car elle est enceinte de 8 mois. Mon oncle, mes parents et moi partons pour une excursion à travers le Pays. Comme si nous n’avions pas assez roulé !

 

C’est ainsi que nous irons successivement voir la grande mosquée de MAZAR-I-SHARIF, la ville de Kunduz, nous empruntons le plus haut tunnel routier du monde perché à 3.363 mètres : le salang-pass est considéré comme une des plus extraordinaires réalisations routières de cette époque.

Nous rentrons mardi 24 à la maison à Kaboul.

Papa et Maman sont très fatigués et dorment beaucoup pendant les 2 jours suivants.

 

Vendredi 27 juillet : Mon oncle est parti emprunter une Land Rover (qu’il utilise lorsqu’il part en fouille archéologique). À 7h15 nous partons pour une expédition de plus de 7 heures de piste pour rejoindre la fameuse vallée de Bamiyan ! Route, piste, montagne, tribus nomades, caravanes de chameaux, troupeaux de moutons, de chèvres et des chevaux cheminent le long de la piste. Nous arrivons enfin devant une immense falaise rose percée de niches habitées et contenant deux immenses bouddhas (35 et 55 mètres) datant du Vème siècle.

 

Invités par un Afghan, nous prenons le thé dans une petite niche creusée dans la falaise, tout près du petit Bouddha. Mon oncle et mes parents discutent avec l’ingénieur Indien, responsable des travaux de construction d’un escalier permettant d’atteindre le sommet des statues.

 

Samedi 28 juillet :  Après 80 km de piste, nous découvrons le site de Band-I-Amir  et de ses sept lacs superposés en terrasses en plein désert montagneux. Je me souviens de l’eau si claire et si bleue. Le site est très beau.

 

Dimanche 29 juillet :  retour à Kaboul.  Nous avons parcouru encore 1.294 km !

 

Après quelques jours de bon repos chez mon oncle et ma tante, nous reprenons la route de la France, le vendredi 3 Août, sous une chaleur écrasante.

Nous retournons dans le fameux hôtel de Farahrod et buvons du thé et du Coca. Nous avons des pilules de permanganate à mettre dans l’eau et attendre 1 heure avant de pouvoir la boire. Papa et moi ressentons des battements de cœur, car le Coca est très fort en caféine.

 

Samedi 4 Août : à 6h, nous quittons l’hôtel. Papa et Maman sont déjà épuisés par la mauvaise nuit et la chaleur.  On reste bloqués à la Frontière pendant 2 heures, où le même pseudo douanier de 12 ans, nous fait déballer le coffre et tape dans les portes et la carrosserie pour voir si ça sonne creux. Nous allons ensuite vers la douane Iranienne où un médecin nous donne 3 gélules à prendre de suite pour éviter le Choléra. Malgré nos carnets de vaccination à jour, il nous dit qu’il y a une épidémie en Afghanistan, donc il faut s’exécuter.

 

Papa et Maman ont hâte d’arriver dans le bel hôtel de Machhad. Papa est très fatigué. À 15h30, nous arrivons enfin. Papa va garer la voiture dans le parking souterrain et Maman et moi allons à l’accueil. Horreur :  l’hôtel est complet ! Une charmante Iranienne parlant le Français nous explique que c’est un week-end de pèlerinage et que tous les hôtels de la ville sont complets ! Maman, au bord des larmes, rencontre une jeune hippie Française, qui lui indique une sorte de Camping. Pas le choix, nous y allons. On y trouve une grande tente ou 4 lits de camps sont déjà installés. Il est 18h, et papa se couche, épuisé.

 

Maman m’emmène avec elle dans la première boutique venue et achète du fromage de brebis et une sorte de crêpe épaisse. On grignote et le sommeil nous emporte avant 19h….

 

Dimanche 5 Août : Il est 6 heures et je sors de la tente. Après avoir une bière bien fraîche, Papa prépare les affaires et nous partons pour BABOL SAR à l’Hôtel du Casino. Superbe Hôtel, et bon diner. Nous allons marcher un peu dans la Mer Caspienne à 100 m de notre table et faisons une partie de baby-foot.

Lundi 6 Août : Après une excellente nuit et un bon petit déjeuner, nous reprenons la route vers Tabriz, et l’Hôtel Métropole. Bon hôtel, bon dîner et tout le monde au lit de bonne heure.

 

Mardi 7 Août : En route pour la Turquie. Après le passage des deux douanes, nous arrivons à Erzincan, hôtel EVCAN. Encore une grosse chaleur même à 21 heures avec 35°. À minuit, pendant mon sommeil, papa descend chercher des bières bien fraîches à l’accueil.

 

Mercredi 8 Août : Départ  d’Erzincan et direction Bolu. Ah….Bolu !!! un lieu enchanteur et la montagne recouverte de pins. Hôtel très confortable tout en bois. Il fait froid et nous dînons près d’un superbe feu de cheminée. Papa et Maman découvrent le vin Turc qui ne semble pas mauvais. Une nuit fraîche en altitude avec le plaisir de se retrouver sous une bonne couverture et le grand calme.

 

Jeudi 9 Août :  Pendant que Papa va faire la vidange de la Renault 16, Maman m’emmène dans une boutique de souvenirs.

Nous regagnons Istanbul, le bac, et longeons la mer. Nous passons la douane à Ipsala où Papa attend 1 heure 30, juste pour faire tamponner nos passeports.  La douane Grecque ne pose aucun problème et nous voilà arrivés à Alexandroúpolis. Hélas, l’hôtel qui nous avait été recommandé est complet. Le propriétaire, un vieil homme charmant nous fait accompagner chez un particulier à 3 km dans la campagne. Belle petite chambre très propre et sentant bon la naphtaline. Nous irons dîner au Motel avec aubergines farcies, poisson grillé et bon vin blanc.

 

Vendredi 10 Août : Après une bonne nuit, nous partons avec un peu de regret car nous serions bien restés au bord de la mer. Notre logeuse nous offre des poires de son jardin. Nous déjeunons à Thessalonika et passons la frontière. Papa et Maman garderons un très bon souvenir de la Grèce, qui était encore à cette époque sous le régime des Colonels.

Nous arrivons en Yougoslavie et couchons à Prédejarre dans un motel à 71 km de Nis.

 

Samedi 11 Août : Papa et moi souhaitons une bonne fête à Maman, ce qui lui fait très plaisir.   Quelle joie de retrouver aussi la fraîcheur (30°) et la verdure. Nous couchons entre Zagreb et Ljubljana sans un motel extra !

 

Dimanche 12 Août : Couchons en Autriche à Hallein.

 

Lundi 13 Août : 1ère nuit en France à Montigny-le-Roi, dans la Meuse.

 

Mardi 14 Août : Nous arrivons dans la maison familiale de mes grands-parents (aujourd’hui celle de mes parents ) près de Blois. Quel plaisir de se retrouver en famille après ce formidable voyage de 18.116 km, 50 pleins d’essence, sans avarie.

 

La lettre postée à Istanbul à l’aller, est bien arrivée !

Et moi, je vais avoir plein de choses à raconter à mes copains, à mes futurs camarades de CM1.

 

Nous ferons d’autres longs voyages avec mes parents, toujours en voiture dans les années suivantes :  Danemark en 1976, Cap Nord en 1979….

 

 

 

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Faites comme Pascal Liger, l’Homme à la Rolls, et racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.

On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…

Et si possible, joignez à votre histoire des photos….

On adore ça chez POA !

Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

12 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (324) 🇦🇫 Paris Kaboul en R16 (épisode 2) »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Pascal LIGER

    Merci à tous pour vos commentaires; c’est vrai que j’ai eu la chance d’avoir des parents qui ne restaient pas en place et qui avaient décidé de faire le plus de voyages possibles en voiture tant qu’ils seraient jeunes ! Ils ont fait d’autres grands voyages ensuite au bout du monde, mais en avion. Cela m’a donné aussi le goût des voyages, et cette ouverture sur le monde. En 1976; comme la sécheresse était annoncée dès Avril, nous sommes partis au Danemark ( toujours en voiture ). Mes parents ont trouvé les gens tellement sympas et le reste aussi que nous avons fait le voyage au cap nord en 1979 avec la caravane !

    Répondre
  2. Renaud Séchan

    On l’a chanté avec Axelle il y a vingt ans, mais là, ce voyage en bagnole et puis toutes vos photos encore intactes…
    Putain, c’est beau !
    Ta, ta, tin…

    Répondre
  3. CBi

    Dans le vague but de rêver à refaire le parcours qui amena en 1967 un français et un japonais de Modena à Tokyo en Maserati, je m’étais fait offrir un Atlas Routier Mondial que j’ai réouvert pour suivre du doigt vos aventures. Quelle route ! Dans des conditions sans doute difficiles à imaginer de nos jours, car quelques soient les qualités routières de la R16, un Toyota Hilux comme on en a vu un il y a peu sur POA doit permettre un voyage autrement confortable. Sans compter que de Villacoublay à Ankara, c’est désormais pratiquement autoroutier en continu !

    Répondre
    1. Mat Ador

      Christophe : Et si vous vous lanciez dans le Pari Maboule de refaire le chemin à l’envers pour venir nous présenter Place St Georges votre magnifique Quattroporte ?

  4. Mat Ador

    Paris-Kaboul 1973 en R16. Votre jeune corps a été mis à rude épreuve Pascal, je comprends mieux pourquoi vous roulez Rolls maintenant.
    Vos parents étaient des véritables aventuriers et malgré eux certainement des ambassadeurs de la Régie chez les Afghans qui ne connaissait alors de l’île Seguin que ses chars FT17…
    Notez que pour le confort, le losange venait de loin !
    😉

    Répondre
  5. Pierre_

    Merci pour ce formidable carnet d’aventures Pascal,
    _Et après ça si vous n’étiez pas le premier de la primaire en rédaction !?

    Vos parents sont de véritables globe-trotter, bravo !

    Répondre
  6. Chapman

    Quand j’entends mes jeunes collègues me répondre quand je leur demande ce qu’il font pour le weekend – » rien je garde mon fils » …..
    Vous êtes là preuve vivante que la meilleure façon d’élever ses enfants est de vivre sa vie.
    Ce voyage est une épopée pénible et merveilleuse. On ne reviens pas identique à celui qu’on était au départ. Quelle chance vous avez eu Pascal d’avoir ces parents merveilleux.
    Merci pour ce petit bout d’une belle enfance.

    Répondre
  7. Theodoric

    Formidables souvenirs. C’était l’époque où le voyage d’Afghanistan était possible. Le récit du voyage de Nicolas Bouvier, en 1951, en Fiat Topolino, de Belgrade à Kaboul, à travers la Yougoslavie, la Turquie, l’Iran et le Pakistan, racontée dans L’Usage du monde, est devenu mythique. les bouddhas de Bamîan ont depuis été dynamités…

    Répondre
  8. Stéphane

    J’avais hâte de lire la suite… C’est formidable
    Difficile de retourner en Afghanistan malheureusement
    Une pensée pour les bouddahs détruits

    Répondre
    1. Phil

      J’y suis allé en 2011 mais en avion …et pour le boulot pendant 6 mois. Mais ce récit est passionnant, ça me rappelle mon séjour dans les montagnes de Kapisa.

  9. Nabuchodonosor

    Pascal. Tu (Je me permets cavalièrement le tutoiement) viens de nous ouvrir la porte de tes souvenirs, celle de ta famille et de nous emmener faire un beau voyage dans le temps et en orient. En l’espace d’un instant nous étions transportés avec vous dans la bagnole ; Merci.

    Pour prolonger cette belle aventure, à midi je vais aller me préparer une bonne salade de concombre-tomates accompagnée de Coca et je finirais avec du thé.

    SDA aujourd’hui c’était : Souvenir D’Afgha.
    😉
    Mes respects, Commandant.

    Répondre
  10. Thierry

    C’est un émerveillement de lire ce journal de bord …
    Que de souvenirs pour l’enfant que vous étiez, quelle une aventure, quelle chance d’avoir des parents motivés de la sorte !
    Ça me rappelle mon beau-père qui c’était fait « prêter » par un ami, une Fiat Mirafiori toute neuve pour la roder d’Auvergne au …. Maroc !

    Répondre