Souvenirs d’Autos (321) Bourvil aimait sa DS

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. C’est Barbara Moraillon qui m’envoie cette histoire que j’aime beaucoup. Un vrai « moment de vie », un « instantané » avec un acteur que j’aime et admire comme de nombreux français. Sauf erreur de ma part, Barbara est la première femme à contribuer à cette rubrique. Messieurs les Bagnolards, c’est le moment de montrer que vous être des gentlemen (drivers).

J’ai 16 ans. J’ai la chance de vivre en vacances toute l’année, dans le village campagnard de Bailly, tout près de Paris à l’époque.

En vacances toute l’année, mais ce jour-là, comme presque tous les jours, j’étais attendue au lycée de Versailles.

L’horaire des cars, qui se faisaient très rares, régissait toute ma vie de jeune Baillaquoise.

Ce jour-là, comme je sortais précipitamment du jardin dont le portail était resté ouvert, je me retrouve face à un homme à l’allure bonhomme qui observait les pigeons-paons et notre maison rustique.

C’était Bourvil.

Interloquée, je me dirige toutefois vers l’arrêt du car, qui, encore une fois, était déjà passé.

Une seule alternative, en cette époque insouciante et inconsciente : l’auto-stop.

J’observe Bourvil, qui se dirige vers sa DS, fait demi-tour, et me propose une place dans sa voiture, ce que j’accepte volontiers.

La timidité de mon adolescence m’a aussitôt paralysée. Que lui dire ? :

« C’est bien vous le Corniaud ? »

Cette horrible pensée a été chassée aussitôt, il ne m’en est pas venu d’autres.

Il ne m’est pas venu à l’aide, peut-être était-il timide, lui aussi ?

Le voyage fut court, nos voies ont vite bifurqué.

Ce petit trajet en DS reste le souvenir d’un moment inattendu, accompagné d’un regret éternel, celui d’avoir été incapable de lui dire toute la sympathie et l’admiration que j’avais pour lui.

Fin de ma petite histoire. Retour au sujet principal : Bourvil avait choisi de rouler en DS Citroën.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Faites comme Barbara et racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Bourvil et sa DS, c’est PARFAIT !!! Et si possible, joignez à votre histoire des photos….  On adore ça chez POA !

Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

22 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (321) Bourvil aimait sa DS »

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  1. Barbara

    Merci à tous pour votre accueil chaleureux !
    Au risque de vous décevoir, je dois avouer que je ne m’intéresse que de loin aux voitures en général. Cependant à la lecture des POA, j’ ai constaté que chacune des automobiles qui sillonnent vos rubriques me transportait dans une époque devenue fantastique.
    Beaucoup d’heureux souvenirs liés à ces voitures qui savaient toutes se faire remarquer… Mais on n’est jamais au bout de ses surprises : tout récemment, alors que je me trouvais en perdition dans une station « service », ne sachant pas trop comment vérifier la pression de mes pneus, Jean Pierre Jabouille en personne a eu la gentillesse de me venir en aide, en me prodiguant quelques conseils. Me voici définitivement légitimée à rejoindre votre groupe !

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    1. Nabuchodonosor

      Simoncini avait débuté comme ça…
      Une nouvelle ère prospère « yop-la-boum » s’ouvre à vous Commandant !
      😉

    2. Mat Ador

      « Messieurs, chers amis, mes frères bagnolard, »
      On jurerait du Schmoll.
      « Reprenez avec moi tous en cœur : Pas de Bougies-Rougies avant vos prières du soir ! »
      🙂 🙂 🙂

  2. Lieutenant Columbo

    Le gentilé des Yvelinois est Baillacois, Baillacoises, quand les Isariens se feront appeler Baillotins, Baillotines, les Campésiens, Romanvillersois, Romanvillersoises et les Seinomarins Baillois, Bailloises…

    Ce n’est pas que l’on soit ici plus sourcilleux qu’ailleurs M’dame… Quoique…
    Mais quand on me parle d’un coin, le fin limier que je suis à la fâcheuse tendance à sortir les clefs de la 403 pour aller voir de quoi il retourne…
    Histoire de prolonger le souvenir d’Auto M’dame…
    S’cusez, M’dame…

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  3. Chapman

    Une DS bien sûr, un homme de goût. Comme c’est difficile c’est vrai, de commencer une conversation. Votre jeunesse est une excuse, l’évidente délicatesse de cet immense acteur en est une autre. Il n’est pas interdit de penser qu’il était aussi un peu timide. Beaucoup d’acteurs partagent ce trait de caractère et le combattent en s’exposant. Ils peuvent se cacher derrière les dialogues de leurs personnages et ainsi apparaître en public tout en se cachant.
    Merci Barbara d’avoir partagé ce court et impressionnant moment de vie. Êtes vous bagnolarde aujourd’hui en attachant de l’importance à l’auto autant qu’à l’histoire?

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  4. Alain L

    Quelle histoire Barbara! et le mystère plane toujours…
    Que faisait Bourvil devant chez vous, était-il là pour ces pigeons particuliers, pour voir votre maison que vos parents voulaient vendre, rencontrer un voisin, une amie???.
    Mais il à eu la chance de vous rencontrer….
    « Perdu dans Bailly »
    clap de fin

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  5. Bébel

    Dans le Cerveau en 68, on en découpe une en eux en sautant d’un pont-levant sur le port du Havre…
    Rémy Julienne nous avait bien aidé… On s’était bien marré !
    Mes hommages, Barbara…

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  6. Mat Ador

    Et puis, de silence… Pour apprécier une DS, il s’agissait d’abord d’écouter son silence…
    Welcome aboard Barbara.
    🙂

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  7. Paul (mx5)

    Charmant souvenir qui montre en tout cas toute la simplicité de ce grand bonhomme ?

    Croyez vous qu’un acteur de la scène française rendrait le même service aujourd’hui ?

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  8. Nabuchodonosor

    Barbara,
    L’admiration était sans doute réciproque.
    Nous comprenons que ce jour-là deux timides adolescents étaient à bord.
    Il y a des silences qui valent de l’or, et celui-ci vaut bien un Souvenir d’Auto.

    Votre présence nous fait chaud au cœur à nous autres orphelins de Floriane, on va vous faire une place grande comme ça !
    Merci et bienvenue parmi nous.
    😉

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  9. Pierre_

    Plongé dans ses rêveries ou dans ses tracas l’acteur n’a pas engagé la conversation, le silence dut être pesant.
    Pour avoir fait beaucoup d’auto-stop dans ma jeunesse, il arrivait parfois qu’un conducteur ne fasse aucun effort pour engager la moindre conversion, pour un voyage de plus d’une heure je dois dire que ‘le temps me durait’.
    A seize ans on a tant de choses à raconter.

    Le Souvenir d’une rencontre inachevée !
    Merci Barbara pour cette confidence.

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  10. Olivier

    Chère Barbara,
    Bienvenue dans cette rubrique des souvenirs de bagnolards.
    Votre histoire est touchante. Et très drôle.
    Au final Bourvil était un fidèle de la marque au chevron. En Deux chevaux dans ses films, en DS cossue dans la vraie vie…

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  11. André Raimbourg

    Barbara comment ?
    Oh, oh, oh, c’est pas facile a retenir ça…
    Vous m’épelez ?

    … C’est comme Sa, Sa, Sa, R, o, Ro et Ro, yan…
    Tiens c’est drôle, ça rime avec Co, co, co, man-man et mandant…
    🙂

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