Alfa Romeo Giulietta 1983 🇮🇹 Miguel sait tout sur cette voiture

 

Découvrez le petit observateur Miguel qui nous présente son Alfa Romeo Giulietta de 1983.

L’avis des Petits Observateurs !

26 commentaires au sujet de « Alfa Romeo Giulietta 1983 🇮🇹 Miguel sait tout sur cette voiture »

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  1. Picasso

    Ah la Giulietta ! Après une Alfasud et une Guilietta 1.6 que mon père trouvait trop molle, nous avons dû la garder 1an, mes parents ont acheté une 2.0L beige intérieur drap beige et 4 Pirelli P6. Nous sommes en 84-85. Ce volant qu’elle beauté ! Ces essuies glaces de phares : quelle poésie ! Cette antenne de radio intégrée au pare-brise : que c’était technologique! Elle avait aussi les anti-brouillards avant avec leur coque blanche marqués Cibié. Moi aussi, j’ai appris à conduire avec cette voiture 1 an avant de passer la conduite accompagnée (1 des premiers en 1986). Je me souviens que je ne maitrisais pas toujours le point de contact de l’embrayage, en conséquence, la voiture broutait et le klaxon au centre du volant sortait de son logement ! A cette époque, pour rejoindre notre résidence secondaire sur l’Atlantique à 500km de notre domicile ( dans le 78), le trajet était effectué en 3h45. Mon père « n’amusait pas le terrain ».

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  2. yaros78

    Fabuleux ce reportage et la présentation par Miguel, qui me donne envie de rajouter mon grain de sel aux témoignages des Alfistes!
    Alfa, je connais assez bien (j’en suis à ma 13ème, de l’Alfasud TI en 1979 à la Giulia 200 TB aujourd’hui..).J’ai eu 2 Giulietta série 2, l’une en 1600/109 ch puis une 2 litres 130 ch. La 1600 manquait un peu de souffle, les performances étaient un peu décevantes mais j’avais craqué sur sa ligne et son style, sa peinture bleu métallisé, ses jantes de Montreal et sa sophistication technique héritée de l’Alfetta. Ensuite, la 2litres, c’était tout autre chose, là on retrouvait tout le plaisir du double-arbres (« bialbero ») avec comme le dit très justement Miguel, le couple et l’onctuosité qui permettait de repartir à 30 km:h en 5ème sans aucun à-coup, dès lors que l’allumage-carburation était bien réglé. J’avais à l’époque un garagiste d’anthologie, une véritable « officina », un agent Fiat situé entre 2 immeubles rue du Ranelagh à Paris qui faisait penser au garage à Naples où Bourvil fait réparer le pare-choc de sa Cadillac dans « Le Corniaud ». (Un promoteur lui a malheurement réglé son compte dans les années 90) Le garage était effectivement tenu par un Sicilien, Pepito, qui était devenu un ami et qui racontait comment à 17 ans il était monté « dans le Nord, à Naples » pour rentrer travailler chez Fiat. C’était un véritable artiste pour le réglage des carbus « à l’oreille », après, pendant 3 à 4000 kms la voiture marchait fantastiquement bien, avec ce bruit fait de borborygmes en bas des tours et de hurlements en haut propres au double-arbre Alfa, peut-être le plus beau bruit que l’on ait pu jamais trouver sur un 4 cylindres (de même que celui du V6 Busso pour un 6 cylindres). A l’époque, je travaillais dans les services financiers de l’ambassade de France en Allemagne, et je me suis fait chapitrer parle Minsitre-Conseiller pour être le seul diplomate de l’Ambassade à ne pas rouler dans une voiture française, mais je lui ai expliqué que ce point n’était pas négociable. La Giulietta était capable d’en remontrer aux BM série 3 de l’époque de même qu’aux Mercedes 190, j’adorais les gratter au feu rouge ou sur l’autoroute, et voir l’incrédulité des conducteurs locaux, déjà convaincus de la supériorité de leur machine, lorsqu’ils se faisaient distancer tant en reprise qu’en accélération. Certes, la Giulietta avait de petits défauts, son coffre biscornu bien mais plus profond qu’il n’y paraissait, une finition qui n’était vraiment pas son point fort (il a fallu un jour redémonter tout le tableau de bord qui se mettait à vibrer comme une mitrailleuse au dessus de 130 km/h, vitesse le plus souvent largement dépassée…) et composer avec les voyants de contrôle censés être à la pointe de la modernité, mais qui s’allumaient tous en rouge (pression d’huile, batterie, freins, thermomètre d’eau) après une heure de trajet à allure soutenue (heureusement, il n’y avait pas encore d’alertes sonores!!) La première fois que cela vous arrive on a soit un infarctus, soit on se prépare à sauter en marche, mais je m’y suis habitué (on a jamais trouvé la solution, les mécaniciens allemands appelaient cela le « Schreck Control » (de Schrek = peur) au lieu de Check control..) Mais, concernant les fondamentaux (moteur, boîte, embrayage etc), la voiture s’est révélée totalement fiable, je l’ai échangé à 130.000 kms contre une 75 sans avoir jamais rencontré aucun pépin sérieux. Elle était vraiment géniale à conduire, très confortable (ce n’était pas une Tesla au niveau du bruit, mais, même aujourd’hui, je n’échangerais pas la mélodie du double-arbre contre le silence d’une électrique) à cause d’une suspension assez souple elle avait tendance à se déhancher dans les virages serrés mais la tenue de route était très bonne, grâce à la bonne répartition des masses avec une boîte sur l’essieu arrière (le prix à payer était une commande qui accrochait un peu en raison de la complexité de la tringlerie). Le freinage était également excellent et l’on avait toujours, même conduite à la limite, une grande sensation de sécurité. Vraiment, selon l’expression de nos amis Canadiens qu’aime tant employer Renaud, j’ai été  » en amour » avec cette Giulietta, et mes amours avec mes Alfa, parfois frustrés mais toujours intenses, perdurent encore aujourd’hui.

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  3. Pierre_

    Alain, un ancien collègue de boulot (les 80’s et 90’s) était Alfiste de la première heure, un pur et dur de cette Italienne, et un vrai. Mais je ne sais pas pourquoi personne de notre équipe, habitué des françaises et des allemandes, n’aimait la marque. Alain se faisait alors chambrer chaque fois que nous parlions bagnoles.
    Bande de con, nous envoyait il, et il s’en allait !
    Pauvre de nous qui ne connaissions rien de l’Italie et de ses belles autos !
    Alain si tu lis ces lignes… on était con!

    Merci pour ce formidable partage Miguel.

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  4. Pascal DeVillers

    Bonsoir ,
    Cette GIULIETTA est une petite 75 en plus élégante.
    J’aime bien les jantes rapellant la Montréal et puis aussi le bloc d’intrumentation .
    Je redecouvre sous un nouvel angle grâce à POA ces ALFA des années 80 qui n’avais par trop la cote pour moi à cette époque et je les trouve plus séduisantes
    Je trouve que sur cette GIULIETTA la proportion de la partie arrière de la voiture est plus réussie que sur la 75.
    Pascal.

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  5. Seb

    Petit détail omis dans ce passionnant reportage: le réglage électrique du rétroviseur extérieur. Équipement peu diffusé à l’époque et qui fonctionnait parfaitement tout comme la fameuse pendule rouge veglia visible par toute la familia. Il y avait de quoi hésiter à l’époque avec une 316 ou 318 E30 mais ce n’était pas le même tarif. Mon paternel avait une 1600 blanche, couleur qui lui allait également très bien. Par contre, il fallait s’accrocher avec ce coffre tarabiscoté et TRÈS profond lors des départs en vacances…

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  6. Fabrice Baudinot

    18H le mercredi est devenu un rituel incontournable pour moi….J’espère qu’il y aura une version longue pour les abonnés car ce monsieur est PASSIONANT….merci POA

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  7. Huiledecannes

    Mais quelle belle présentation j’ai adoré écouter Miguel nous parler de sa Giulietta !
    J’avais hérité de celle de mon beau père en 1995, une 1,8 de 1985, elle était encore très classe et j’adorais cette voiture, elle me l’a bien rendu elle m’a emmené de partout.
    J’ai d’ailleurs un souvenir très précis d’une soirée au Whisky à Gogo à Cannes, ou j’étais en belle compagnie. On sort de la boite à l’aube et je propose à ma partenaire une escapade à Florence.
    – Florence ?
    – Oui je connais une très belle pension en centre ville, on n’y sera à midi pour le déjeuner…
    Insouciance de nos 20 ans, nous sommes partis sur le champ et l’Alfa m’a emmené à bon port, un très bon souvenir, avec mes deux Giuliette…
    C’est certain que le voyage en Italie de Lilicub à une connotation très particulière pour moi…

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    1. Pierre_

      Voyage en Italie en Sunbeam Alpine,
      La bagnole de la mère de mon meilleur copain en 70, ‘insouciance’ de mes dix ans.
      Oh bon sang !!

  8. Michaël

    Encore un bel épisode de POA, une belle histoire entre un homme et sa voiture, l’alpha et l’oméga.
    Je suis toujours impressionné par une telle passion, par la connaissance et l’analyse de certains petits observateurs, comme peut l’être Miguel ou encore Wladimir qui était venu nous présenter sa Fiat Panda.
    Merci.

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    1. Philippe

      C est vrai que la panda je m en souviens. J aime pas et pourtant à la fin tu as envie d en acheter une parce que tu connais tous les petits details. Tu la trouves alors geniale.

  9. Nabuchodonosor

    Quand vous nous avez dit être Italo-Britannique, j’ai alors pensé que Miguel n’était non pas un prénom hispanique mais plus probablement une synthèse entre il cognome Michele et the first name Michael.
    Ceci dit, compte tenu de votre abyssale culture Alfiste et de l’important débit de vos mots pour nous la faire partager, je n’avais jamais encore vu le Président avec le bec cloué, le doute n’est plus permis Miguel, vous êtes bel et bien un vrai italien et la Giulietta vous le rend bien.
    ♪ Lasciate mi Cantare !
    😉
    Nabu-Cutugno

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  10. Bdhy

    Après ce reportage, vous êtes obligés de rebaptiser le site GOA : Grandes observations Automobile et de nommer Miguel ambassadeur Alfa Roméo et représentant officiel de l’industrie automobile Italienne en France !

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  11. Hondaman

    Quel plaisir d’entendre ce monsieur parler de sa passion ! On sent les souvenirs d’enfance, le plaisir de la belle mécanique et l’accent chantant de cette belle Italie. Encore une vidéo pleine d’âme et de bonheur ! Merci pour ce beau voyage en Alfa-Roméo.

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  12. Philippe

    Olala mais ca dure pas assez longtemps.
    J ai du mal avec les arrieres des alfa. Je trouve que l arriere ne va va jamais avec le reste. Toujours trop gros par rapoort à l avant plongeant et le profil bien dessiné.
    L alfetta par exemple je trouve dommage que le cul soit aussi énorme alors que l avant est tres fin.

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  13. Chapman

    Ce moteur, qu’elle beauté! !!. Le double arbre Alfa est mythique. Miguel est un alfiste supérieur. On peut dire qu’il connait son sujet et son exemplaire est vraiment mignon. J’utilise ce terme parce qu’elle fait tellement légère voir fluette comparée aux Panzer actuels.
    Il a raison Miguel, la voiture de papa de quand on était petit, elle nous reste dans le cœur, qu’elle soit belle, prestigieuse ou modeste et plébéienne. Celle de mon père quand j’étais enfant était une Ford Cortina GT 1600 de 1968 qu’il garda neuf ans. Comme on dit, je paierais cher pour revivre un seul instant, le temps du bonheur, pouvoir la conduire à nouveau, passer les vitesses de sa merveilleuse boîte au plancher, contempler son joli tableau de bord très complet et me brûler les cuisses sur ses chauds mais confortables sièges en skaï.
    Peu courantes sous nos latitudes à l’époque, elles ne sont pas simples à trouver aujourd’hui.

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  14. Thierry

    A partir de maintenant tout de suite etc … on veut un Espagnol pour nous présenter les Seat, un Allemand pour les BMW, un Anglais pour les Jaguar, et un Italien pour les Alfa ! Et surtout, tous avec le charme de ce monsieur.

    FORMIDABLE

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