60 ans d’évolution de l’espèce de Mercedes Classe S 🇩🇪 Secrets de design

 

 

A l’occasion de notre essai de la dernière Mercedes Classe S, Philip Nemeth, ministre du design de POA, a réuni presque toute la lignée des Mercedes Classe S de 1965 à 2021, (il manque l’avant dernière) soit 8 génération. L’occasion d’un secret de design marathon qui passe en revue l’évolution de l’espèce, tant du point de vue du style que de la technologie. 

Véritable vitrine de son temps, la Classe S a souvent préfiguré ce qui se démocratisa par la suite sur la voiture de monsieur tout le monde. Est-ce à dire que la Classe S de 2021 annonce l’envahissement des écrans et des fonctionnalités ? La question est posée.

Toujours est-il que cette revue des troupes met en lumière l’histoire du design Mercedes et la continuité dans le temps.

L’avis des Petits Observateurs !

29 commentaires au sujet de « 60 ans d’évolution de l’espèce de Mercedes Classe S 🇩🇪 Secrets de design »

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    1. Eric

      Merci Renaud et Cédric, le plein d’informations toutes passionnantes.
      Dommage pour le vidéo ratée sur les écrans que j’aurai bien aimé regarder….

  1. LOWY

    Grâce à ses excellentes suspensions et à sa puissance hors-norme pour l’époque, une w116 450SEL fut utilisée par Claude Lelouch en 1976 pour réaliser dans Paris son hallucinant court-métrage intitulé « C’était un rendez-vous ». C’était aussi la « daily » de JR Ewing..
    JL

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  2. Olivier

    Pour les avoir toutes conduites sauf la première, la meilleure reste la W220. Onctueuse et encore actuelle dans la circulation d’aujourd’hui. La plus belle est selon mon goût, la W126. Intemporelle. Le tout digital est tendance. Mais nous sommes dans une voiture. Les tablettes à l’arrière me rappellent les télévisions dans les dossiers dans les années 90-2000. Ca en jetait, mais personne ne s’en servait. Ces voitures sont souvent conduites par des chauffeurs de direction et surtout des chauffeurs VTC. Cela sur de courtes distances. Les riches se déplacent en avion. Donc cette avalanche de digital sera très peu utilisé. De par mon expérience de chauffeur VTC, il y a trois comportements lorsqu’un client entre dans la voiture. Il est communicatif, il engage la conversation avec vous, donc il ne se sert de rien. Bien souvent, il se tait et il décompresse en regardant à l’extérieur pendant que la ville défile. Ou il se sert de son propre smartphone. Comme les chauffeurs d’ailleurs. Aucun ne se sert du GPS de la voiture. Trop compliqué et trop long à mettre en œuvre. Quant aux pubs montrant un cadre les pieds allongés, travaillant sur son PC avec tout les aménagements intérieurs le permettant, oubliez, cela n’arrive jamais. Ce n’est qu’une scène sublimée par les publicitaires.
    Super reportage, très complet. Philip Nemeth est un vrai passionné et un très bon pédagogue. Merci à lui de nous avoir fait partager son savoir.

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    1. Nabuchodonosor

      Très bon post Olivier.
      Ayant également goûté au confort de la W220 et apprécié les lignes statutaires de la W126, eu, selon le cas l’un des trois comportements que vous décrivez, et bien que je ne sois pas, loin de là, ce que l’on peut appeler un coutumier de la place arrière, je ne peux toutefois qu’abonder en votre sens.
      Je crois comprendre que la W223 sera la dernière, appelée a être supplantée par la nouvelle EQS…
      Comme dit Renaud : On en reparle !
      😉

    2. Olivier

      Merci Nabuchodonosor de partager mon avis. Je me sens moins seul. La W220 a eu moins de succès, c’est dommage c’est une excellente voiture.

    3. Etienne

      Concernant la W220 j’ai lu et entendu dans un garage Mercedes qu elle avait été la première Classe S a avoir des soucis de fiabilité !!

      Est ce vrai ?

      Curieusement, sans doute, je la trouve complètement isolée dans la famille Classe S, sans ascendante ni descendante.

    4. Olivier

      Etienne, effectivement j’avais pour le travail une S 600 V12. Je n’ai certes jamais été en panne sur le bord de la route, mais la voiture a eu des petites pannes de capteurs électroniques. En revanche je sais que la S 400 CDI est à fuir. Préférez la S 500. La plus homogène.

  3. François

    Mille mercis, depuis le temps qu’on l’attendait celle là… à force de les voir dans chaque secret de design et le concours de design.

    Petit complément et corrections :

    La colonne électrique est apparue sur la w126 en septembre 1985, au même titre que la mémorisation des positions de celle-ci et des sièges.
    La clim était proposée en option déjà sur la w186 dite Adenauer.
    Le gps avec écran est apparu au salon de Tokyo en 93 sur la w140 (l’ancêtre du Command en somme)
    Le fabuleux tempomat (régulateur de vitesse) sur la w116 et le distronic (régulateur adaptatif) sur la w140.

    Pour répondre à la question posée dans le titre de la vidéo : Mercedes immer über alles

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  4. Pierre_

    Une bonne idée que d’avoir réaliser cette fameuse collection.
    Philip est soumis à rude épreuve sur ce long cours d’histoire de l’évolution du style.
    S’il faut en éliminer deux, se sera la plus ancienne et la plus récente (pas difficile).
    Une belle émission. Bravo.

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  5. Dubby Tatiff

    Très belle idée de reportage et très bonne réalisation. Direct Auto avait fait il y a peu la même chose au sujet de la Maserati Quattroporte mais malgré les moyens mis en œuvre ce n’était pas aussi intéressant et instructif à suivre que POA.

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  6. Thierry

    Comme c’est bon …
    45 minutes qui passent si vite …
    J’ai voyagé, j’ai entendu des cris sur le boulevard Exelmans quand Claude François démarrait …
    J’ai entendu des pleurs un soir d’août 97 …
    Cette voiture est un monument.
    Philip est un historien de l’art !

    Merci

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  7. ques

    même observation que M. Nemeth sur la dernière classe S, on peut pas attraper la poignée de la porte avant ouverte sans se pencher énormément vers l’extérieur. La poignée est carrément trop loin. On crois qu’un bouton électrique fera le boulot et bien pas du tout. Il faut se contorsionner vers l’extérieur. Le proprio conducteur est choking, le maitre avec chauffeur s’en fout.

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    1. Philippe

      Oui c est vrai c est bizarre que ca s ouvre si grand et que la poignee soit hors de portee de la main.

    2. ques

      ça la transforme en voiture de sport ! excellent pour faire travailler la souplesse et la mobilité corporelle. 🙂

  8. Dan

    Quelle évolution mais aussi quelle qualité dès le début. C’est impressionnant. Et ce reportage sublime votre/notre passion pour l’automobile. Philip au top!
    Merci.

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  9. LP

    quelle évolution, du dessin élégant de Paul Bracq à la nouvelle. Je préfère les anciennes, en particulier la W116 et la W126 mais je ne déteste pas les autres pour autant. Ce sont des berlines statutaires au charme discret. La ligne de la dernière mouture me plait beaucoup, en revanche l’habitacle me parait trop bling bling avec profusion d’alu brossé, c’est clinquant, ça manque de sobriété, de classe. J’imagine que c’est ce qui plait dans les pays orientaux, c’est loin de me séduire. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à rouler dans les années 90 en W124 300 TD puis en break E320 et enfin en W210 290 TD mais ça c’était avant, maintenant je roule en Peugeot !

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  10. GilR107

    Hello POA !

    Merci pour cette belle réunion…
    Quel plaisir de remonter les années autour de ces générations de Classe S, en particulier celles des années 70 et 80.
    A cette époque, Mercedes- Benz était tellement en avance sur la qualité et le confort dans ce segment, qu il n y avait aucune discussion possible. Mercedes-Benz n avait pas besoin de proposer autre chose que du Mercedes pur, bien fini, bien construit (quasi indestructible).
    Avec la W140, on sent qu il y a des concessions car Mercedes est déjà malmené et après, ça part dans tous les sens. Que du compromis et de la surenchère.
    Je suis d accord avec Philippe sur la vente de son âme au diable avec ce que j appelle la Classe S New Beattle avec ses horribles passages de roues. Et son tableau de bord à peine plus beau qu une R 25 Baccarat et le début de la lignée des volants et jantes moches et des carrosseries au postérieur gras façon Maybach.
    La dernière génération fait terriblement taxi et comme la précédente m agace par sa fadeur et m oppresse par son déballage.
    Personnellement, j aurais aimé qu on rompt enfin avec la Maybachisation à partir d une nouvelle génération de Classe S.
    En réinventant une 126… Même avec pleins d écrans mais plus élégamment intégrés. Qu on rentre à nouveau dans son salon chic, zen, avec plaisir tous les jours durant 10 ans de suite ( et pas dans un vaisseau de star trek, avec des aérateurs centraux au look de Citroën Aircross, et au charme totalement absent).
    Avec les écrans tactiles, on aurait pu redonner de la place à la mythique commande en escalier et son petit levier gainé de cuir de levier de vitesse comme semble l apprécier également Philippe. Le clac des passages de rapports est mythique comme celui des portières. Ça, on en prendrait pour perpette…
    Du choix avec un retour aux très très généreux nuancier de coloris et de matériaux pour l habitacle. Du Zebrano en clin d œil au choix pour les fidèles…
    En tous cas, une Classe S dont la sortie serait une petite révolution automobile tant attendue (pas un (non-) événement quasi inaperçu).
    Mais le marketing a pris la main depuis les années 90 et voit les choses bien différemment. A tord ou à raison…?
    le modèle décrit n a que bien peu de chance de voir le jour.
    Vous avez dû sacrément vous faire plaisir en tous cas !!! On imagine la lignée se suivre sur la route……

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    1. Philippe

      Je trouve plutot que les 2 dernieres generations dont la nouvelle reviennent à la sobriété à l exterieur. D ailleurs l avant dernière qui a donné le ton du style chez mercedes pour la classe c et la E qui est une S en reduction n a pas vraiment eu besoin de restylage et son style est tres actuel, sobre, simple mais imposant comme l etaient les premiered generations. Par contre l interieur c est n importe quoi. C est tout sauf sobre et elegant. Avec le gros trou dans le tdb pour le hud. C est immonde. Et cet eclairage.

  11. Nabuchodonosor

    Évolution de l’esp’ S, plus pour longtemps peut-être…
    Mais jusqu’à présent la S-Klasse reste incontestablement LE Maître Etalon de la berline de luxe. C’est l’auto des Présidents, des diplomates, des V.I.P, des gens officiels, de tous ceux qui voyagent à l’arrière, bref de ceux qui se déplacent en First…

    Réunir tous les grands crus de Sonderklasse, les avoir disposés côte à côte et nous les faire déguster l’un après l’autre sous la baguette de Herr Doktor Von Le Ministre du Design, est un très, très beau cadeau que vous venez de nous faire. On apprend énormément, c’est passionnant. On ne peut que vous renvoyer un énorme merci ; Sincèrement, MERCI POA.

    En marge de ces chaudes félicitations je ne résiste pas à vous faire partage un petit souvenir à son bord :

    Il y a une vingtaine d’années je dois me rendre avec un collègue à la Foire de Canton.
    A l’époque celle-ci se tient encore à Li-Hua en centre-ville. On atterrit à Hong-Kong sur le tout nouvel aéroport de l’île de Lantau qui vient de se substituer au vieillissant Kai Tak et sa spectaculaire piste 13. Ensuite, pour relier Guangzhou-East on a deux heures de train que l’on prend en gare de Hung Hom à Kowloon, proche du Kai Tak. Mais dorénavant, entre l’aéroport et la gare, il y a une trentaine de bornes à combler, que l’on peut faire en taxicab (Toyota Crown) en ½ heure si le trafic le permet, le MTR Airport Express n’était, je crois, pas encore en service. Ce jour-là, la boite avait été royale : C’est à l’arrière d’une rutilante classe S que nous effectuerons le trajet de liaison. Et bien, au milieu de tous ces gratte-ciel clinquants neufs, croyez-moi, mais voyager en Classe S conduite par un chauffeur en tenue impeccable et gants blancs, ça vous change un homme…
    😉
    Bonne fin de dimanche à tous

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  12. Jean-François BERTRAND

    Je ne veux pas jouer les quinquas nostalgique, mais objectivement, la plus équilibrée de toutes reste la w126, et avec son pendant en coupé j’ai nommé le SEC c126, on est en présence de deux chef d’oeuvres.

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  13. Francois P

    Philippe Nemeth est tellement passionnant que j’ai eu l’impression que cette vidéo ne dépassait pas 5 minutes…
    J’attends avec impatience les 60 ans d’évolution des autres marques

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