Suzuki Jimny 🇯🇵 retour gagnant

Par Patrice Vergès. Plombé par un malus qui dépassait 10 000 euros en 2020, soit la moitié de son prix, Suzuki France avait arrêté de distribuer son 4X4 de poche.  De nouveau vendu chez nous désormais en utilitaire léger, deux places,  il échappe à ce damné malus… 

Le  Suzuki Jimny a un physique toujours aussi craquant – Son volume de chargement atteint désormais 863 litres

 

Il était pourtant bien parti dans la vie le Jimny, puisque malgré un malus déjà élevé en 2019 et un délai de livraison hyper-long, Suzuki en avait vendu 1900 chez nous. Un joli chiffre pour un engin aussi radical. Mais quand son malus fut porté à plus de 10 000 euros, Suzuki préféra jeter les gants. Par son esprit, sa forme, son utilisation, il se rapprochait de l’esprit d’un utilitaire léger. D’où la nouvelle proposition de Suzuki France.

Les utilitaires qui sont dispensés de malus et de TVS ne doivent évidemment pas proposer de banquette à l’arrière. Pour être considéré comme un VUL, Suzuki a simplement supprimé cette dernière. Suppression qui ne changera pas grand chose, vu le volume exigu qu’elle offrait. On n’aurait souhaité, même à son pire ennemi, de  parcourir 100 km à l’arrière ! A la place, le nouveau Jimny VUL offre un volume de chargement accru de 33 litres (total de 863 litres) avec un arrêt de charge derrière les sièges avant.   Son habitacle est facile à vivre, fonctionnel, aisément lavable avec beaucoup de plastique noir.

Physique craquant

La quatrième génération s’éloignait de l’esprit SUV du précédent pour un physique plus musclé de baroudeur Lignes abruptes taillées à la serpe, gros élargisseurs d’ailes, silhouette épaisse qui donnent l’impression qu’il est plus massif que l’ancien. Au contraire, il est plus court avec seulement 3,48 m, roue de secours comprise. Ce serait une erreur de le considérer surtout comme la citadine idéale malgré sa compacité qui lui permet de se garer facilement, son accessibilité, sa carrosserie protégée des chocs, sa position de conduite surélevée plus sécurisante. On le croisera certainement dans nos villes mais également dans nos campagnes et montagnes où il est encore bien plus à son aise.

Un vrai 4X4

Comme l’ancien dont il reprend sa structure améliorée et rigidifiée, le Jimny fait appel à un bon vieux châssis séparé et des suspensions à essieu rigide autant à l’avant qu’à l’arrière avec antipatinage intégré quand même. Si deux essieux tout ce qu’il y a de bien rigide ne sont pas un gage de confort, c’est un plus en tout terrain avec une garde au sol constante. Grace à sa faible longueur, ses portes à faux hyper courts, il avale goulûment tous les creux, les devers et les montées abruptes à condition d’enclencher les 4 roues motrices et la transmission courte.

Comme avant !

  Il a également les défauts de ses qualités qui se payent sur la route où on peut l’utiliser en deux roues motrice puisque le passage en transmission intégrale est manuel. Il se conduit donc comme une propulsion de papa. Par son empattement hyper court de 2,25 m et son centre de gravité élevé, sa tenue de cap est perfectible surtout proche de sa vitesse maxi de 145 km/h. C’est pourquoi Suzuki l’a équipée d’une direction assistée très démultipliée (5 tours) qui étonne un peu surtout en virage où il faut surbraquer et débraquer. Dommage que le japonais soit resté fidèle à la technique de recirculation de billes moins précise qu’une crémaillère.

173 g/km !

Délivrant 102 chevaux, le 1,5 l avoue une pollution en légère baisse  de 5 grammes (173 g/km) sur la mécanique).  Un chiffre encore très élevé due en partie au fait de la transmission énergivore et de son CX d’armoire et certainement d’une  recherche médiocre des émissions de CO2 quand on sait que la moyenne européenne ne doit pas dépasser 95 grammes

Uniquement distribué en version Privilège, le Jimny est assez bien équipé avec l’air conditionné, les sièges chauffants et les glaces teintées avec une unique option deux coloris optionnels comme le Kinetic Yellow qui lui va bien au teint.  Il est facturé 20 440 euros.  Un tarif très sympa.

Malgré ses quelques défauts inhérents à sa conception, il est difficile de lui résister, séduit par sa une bouille craquante et hors du temps, sa malice et le capital sympathie qu’il génère à travers les yeux des autres. Cette 4eme génération semble également bien repartie pour durer 20 ans. C’est bien connu, quand on aime, on a toujours 20 ans !

Seulement 3,48 m de long en version européenne avec la roue de secours- L’équipement est de bonne tenue. Les touches sont assez grosses   pour être facilement utilisées avec des gants épais

Suzuki Jimny

Son moteur 1,5 l développant 102 ch émet 173 g/km contre 178 précédemment. La version automatique qui a disparu était à 198 g/km
Un véritable 4 X4 très à l’aise en tout terrain grace à la compacité de  ses porte à faux et sa transmission courte

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

13 commentaires au sujet de « Suzuki Jimny 🇯🇵 retour gagnant »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Patrice Verges

    Exact Lieutenant mais c’est du passé ! Suzuki a même monté du PSA. Dans le réseau, il disait que le diesel était d’origine Opel car ça faisait plus robuste ( Deutsch Qualitad) . C’était un vrai faux mensonge car L’Opel Corsa diesel dérivée de la Punto était bien équipé d’un bloc Fiat 1250.

    Répondre
    1. Lieutenant Columbo

      Euhh, plus, Msieur.
      Suzuki Powertrain India a fabriqué sous licence des moteurs diesel Fiat.
      Je parle sous votre contrôle bien-sûr, M’sieur.

    1. Mat Ador

      Pas exactement. Sans la banquette il devient utile ce qui justifie son droit de polluer.
      Vous saisissez la nuance ?
      🙂

    2. Bonnin Christophe

      En fait, le principe, l’idée maître… C’est que moins on transporte de personnes dans une voiture… et plus c’est écologique. Vous comprenez ?

      Bon, sinon… vous avez vu quand même, cette drôle d’histoire : On n’a plus de semi-conducteurs !!! Du coup, on ne peut plus construire de voiture qui se conduisent sans conducteur. C’est ballot !

      Quand on pense qu’il y a seulement trente ans, on était encore capable de construire des voitures sans aucune électronique. La belle époque.

      PS : Pour l’article de la Jimny, hormis une photo, toutes les autres sont celles de la version avec la banquette arrière. C’est dommage. A moins qu’elle soit proposée en accessoire ?

    3. damien

      Idée pour les constructeurs :
      une voiture avec 4 places et un coffre
      pas trop lourde
      sans tout le bazar habituel
      avec un support pour le mobile et de quoi le charger
      avec un style quand même
      le jimny y était presque.
      la prophétie de Maître OUALID va se réaliser. on le croyait inaudible, il est en fait la vérité

  2. Thierry

    Suzuki a abandonné la commercialisation non pas pour le bonus de 10000€, mais bien pour la marque elle même sujette à un mauvais bilan co2 s’il continuait la commercialisation ! Enfin c’est que j’ai cru comprendre ?

    Cette auto est une pure tuerie de beauté sympathique et de mignonnerie ❤️

    Répondre
  3. Chapman

    Une petite merveille venue tout droit du passé. J’espère qu’elle tiendra le coup longtemps face aux injonctions administratives de bienséance écologique….. Même si j’en doute.
    🙁

    Répondre