Souvenirs d’Autos (313)🇫🇷 le Blaukpunt de la 504 TI

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Jouez violons, sonnez trompettes ! Le grand Jean-Paul est de retour. C’est lui qui nous avait régalé avec son fabuleux souvenir : « Monsieur Lamborghini, je présume ? » https://www.petites-observations-automobile.com/2016/04/souvenirs-dautos-m-lamborghini-presume.html Si vous ne l’avez pas encore lu, arrêtez de travailler, couchez les gosses, mettez votre téléphone sur pause, il y a urgence ! Aujourd’hui, il revient avec une nouvelle histoire que j’adore !

La scène se passe dans un bureau pourri de la rue des Trois Bornes à Paris dans le 11ème, nous sommes le 7 mai 1975 il est 17h30, mon patron m’interpelle :

  • Dis donc Jean-Paul, tu descends au Grand Prix de Monaco je suppose ?
  • Oui, répondis-je sur le ton de l’évidence
  • Et tu y vas avec ta bagnole ?
  • Ben oui
  • T’es fou, prends donc ma 504, c’est plus prudent, je ne bouge pas de Paris.

Je me saisis des clés, je déplace mon sac du coffre de ma « bagnole » et le pose dans la malle de la 504 Ti blanche du taulier.

Contact, gaz, boite 4, levier court au plancher, sièges cuir fauve, escale Porte de Gentilly où m’attend mon pote Pierrot surpris de me voir en 504 plutôt qu’en 304, allez, la strada…

Une belle impression de vitesse tout en rondeur, pas de trou à l’accel, le super confort des sièges, deux bourgeois en route pour la Principauté dans notre berline de luxe, enfin, notre luxe à nous !

Tout le monde sait que Dieu est dans les détails, le nôtre de détail qui tue c’était l’autoradio. Dans toutes les bagnoles que nous avions eues, l’autoradio était un truc rapporté, raccordé comme on pouvait, bas de gamme de Philips ou Sonolor, trucs qui grésillaient en GO et captaient rien en PO, des merdouilles.

Dans la 504 TI blanche du patron, il y avait un Blaupunkt stéréo avec la FM.

À cet instant du récit, je prie le petit observateur de moins de 50 ans de cesser de rire, je le vois derrière son écran se tenant les côtes, on ne se moque pas des vieux petits observateurs !

Nous voilà branchés sur France Inter, avec un son clair, des animateurs comme s’ils étaient dans la voiture et même que ça marchait en passant sous les pistes d’Orly, le rêve.

La descente sur la Côte, un bonheur ! Nos oreilles enchantées par les sons graves, par les voix claires et à chaque heure par les trois notes cristallines précédant les infos.

Le retour fut joyeux, heureux de la victoire de Lauda et de l’avoir vu se plier en deux pour assurer un baise-main à la Princesse Grace, autres temps, autres mœurs.

Le plaisir de rouler toute la nuit dans l’ambiance ouatée, l’odeur de cuir et le gros son du Blaupunkt… seul un bagnolard peut comprendre

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Faites comme Jean-Paul le magnifique racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.

On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… on laisse la place à l’autoradio Blaupunkt !

Merci.

 

L’avis des Petits Observateurs !

21 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (313)🇫🇷 le Blaukpunt de la 504 TI »

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  1. Docteur_Oliv

    Dans la 1ère R16, mon père avait monté un Autoradio avec le HP en dessous. Pour les vacances : Surprise un HP sur la plage AR.. La Classe
    à l’époque aucune radio en FM sauf France Inter qui s’était fait attribuer les bonnes féquences. Sur la 25 GTX la Chaine PHILIPS à 6000 Francs sur une auto à 150 N00 F (15 Batons…) Il fallait rentrer les Fréquences manuellement. autant dire que pour aller à NICE on n’a pas assez des 6 Fréquences que l’on peut programmer.
    Un antivol utile : la carte sur un Blaupunkt LONDON installé dans la voiture de ma Femme

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  2. Jean-François Bertrand

    Ah les autoradios! La crème de la crème: les Becker Mexico !
    On choisissait celà avec autant d’attention que pour la chaîne du salon !
    Et comme beaucoup le rappellent était l’objet de bien des convoitises qui se finissaient souvent chez le garagiste pour remplacer une vitre… Quelle révolution lorsqu’ils furent retractable ou avec la façade amovible que l’on glissait dans la poche de la veste !

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  3. Chapman

    Mon grand père avait fait monter un splendide et très moderne autoradio avec lecteur de cartouches, ( les fameuses grosses cassettes huit pistes ) de marque Voxson (non pas boxon!) Dans sa toute nouvelle CX. Il écoutait pas mal de musique classique, je lui avait offert une cartouche des interprétations de Bach par le jazzmen Jacques Loussier. Il la mettait quand j’étais avec lui…. On s’entendait bien lui et moi. Ce fût sa première auto équipée d’un vrai « son ». Jusque là, il s’était contenté des PO/GO de l’époque en mono, avec le gros haut parleur sur la plage arrière de la DS.
    Quand je fus en âge de posséder une auto, la première chose que j’installais c’était non pas une radio mais un bon lecteur de K7 auto reverse avec un ampli equalizer et de bons haut parleurs autonome. Comme je changeais tout le temps, mon bazar me suivait.
    La musique que l’on aime accompagne nos rêveries et ajoute aux paysages comme un supplément d’âme.
    Merci de parler de cet accessoire indispensable.

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  4. Georges Piat

    Cela me rappelle la voix inimitable de José Artur.
    « …le Pop Club, en direct de la Maison de la Radio, du Bar du Ranelagh, France Inter, 1829 mètres grandes ondes… »
    Je n’imagine même pas une voiture sans autoradio !
    Ps : Et les voix de FIP…
    Merci pour ce beau souvenir.

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    1. Alain L

      https://www.youtube.com/watch?v=RzCu_6MC8nY
      Et tous les week end on écoutait « l’oreille en coin » créé par Jean Garetto et Pierre Codou (qui allaient créer FIP en 71) avec la voix pré-FIP de Kriss, on se garait facilement (sans PV) devant le bureau rue de Longchamp et on continuait l’écoute sur nos planches à dessin, on bossait comme des fous mais le temps passait a toute vitesse, on se marrait bien, on était exploité, et personne ne râlait à cette époque!
      Merci de raviver notre radiophonique mémoire!

  5. Sebring

    Putain, ça passe vite et ça fait mal. Mon antenne d’autoradio qui monte toute seule dans un bruit électrique (que j’adore) et mon neveu qui n’en revient pas et crie: Eh, c’est quoi ce truc!!??
    Ou un vieux téléphone à disque rotatif (on mettait les doigts dans les trous du cadran) et l’une de mes filles qui me demande comment on fait pour téléphoner avec… ça.
    Sainte FFVE priez pour nous, vieux pécheurs que nous sommes.

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  6. Alain

    Ahhhhh l’autoradio accessoire….

    Effectivement, certains ne peuvent comprendre avec les installations actuelles de 3512 W et Cinquante douze hauts parleurs…

    J’me souviens de mon premier grand plaisir audio dans ma première auto (une superbe Visa Super E). Un blaukpunt également donc je faisais « hurler » les watts et où le premier passage de Phil Collins à fond m’arracha une petite larme sur la route du studio (je bossais à la radio à l’époque)…

    Merci Jean Paul

    Alain

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  7. Pierre_

    Des autoradios à quatre sous, ça oui on en était tous équipés.
    Je fus le dernier de la bande à m’acheter une auto, alors fort de l’expérience j’installai sur ma toute première, une 104, un superbe Pioneer, un vrai autoradio !
    Stationné en ville un samedi après midi, je trouvai un carreau cassé au retour.
    L’appareil ne passa pas l’hiver dans l’auto.

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    1. Neufcentdixespada

      1995,sur ma Mitsubishi Colt Gti,ce fut pire,les vilains avaient carrément tordu la portière, je vous explique pas la note… heureusement ,l’assurance dédommagea la porte et le nouveau Pioneer

    2. Pierre_

      Au bahut je me souviens, un ou deux types de terminale ou bts, faisaient commerce de ces autoradios (..et accessoires de mob et 125) volés le weekend. Ils se rapprochaient de tous les ‘nouveaux permis’. Clients faciles puisque les cours de conduite ou passage de permis commençaient devant l’école.

  8. Thierry

    Mode plus de 50 ans ON :

    Ils étaient beaux les autoradios Blaupunkt, souvent on trouvait dans leur gamme des produits 100% assortis aux tableaux de bord des autos de l’époque.
    Je me suis fait la réflexion en regardant la vidéo POA de la GS cette semaine, l’autoradio n’est pas du tout intégré, loin de l’accord parfait du Blaupunkt 1976 de la GS de mon père.
    Et quand on allait en chercher un pour une Golf (1979) il fallait choisir un éclairage vert pour coller au style d’éclairage des cadrans de l’auto !
    Plus tard en 1987 on trouvait même des autoradios où les touches reprenaient la forme, toujours chez VW, des touches de warning et de dégivrage.
    L’arrivée de la FM a tué mon travail qui consistait en 1969 à faire jouer l’orientation du poste sur la plage arrière de l’Ami8 du paternelle.
    Quant à la FM, quel bonheur d’écouter France Inter les 1er Mai où la fête du travail oblige, la station ne passait QUE de la musique, avec cette bonne qualité d’écoute, sinon tant pis Europe 1 et le Hit Parade en grandes ondes était quand même plus agréable, les autres jours de l’année.

    Mode plus de 50 ans OFF

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    1. Thierry

      Les radios FM ont surtout été boostées du temps de Mitterand et Dalida …
      Mais de mémoire oui, les Radios de la Maison de la Radio étaient en FM

    2. Michel

      Sur ma GS, la radio etait installée sur la console entre les 2 sièges, et les HP planqués sous les sièges AV

  9. Nabuchodonosor

    « Le détail qui tue c’était l’autoradio… trucs qui grésillaient en GO et captaient rien en PO, des merdouilles ».
    Ah mais oui, que de merveilleux souvenirs, grazie Gianpaolo !
    😉
    Me reviens aussi le détail qui parachève : L’antenne électrique qui monte et qui descend électriquement.
    L’auto arrangée de J.P, mon cousin de Saint-Raphaël, possédait deux boutons à leviers chromés, bien en évidence sur le tableau de bord. Deux, pour commander les deux antennes qu’il avait installé, bidouillé plus exactement, sur chaque aile avant. Ça ne captait pas mieux d’en avoir deux, mais faut r’connaître que visuellement, ça équilibrait l’auto.
    Mes respects du vendredi.

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