Citroën GS 1220 Club Convertisseur 1973 🇫🇷 « on ne fait pas mieux aujourd’hui »

 

Découvrez le petit observateur Adrien qui nous présente sa Citroën GS Club Convertisseur de 1973.

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L’avis des Petits Observateurs !

34 commentaires au sujet de « Citroën GS 1220 Club Convertisseur 1973 🇫🇷 « on ne fait pas mieux aujourd’hui » »

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  1. duFF

    J’étais gamin dans les ’70, et la GS était pour moi une voiture ringarde, de vieux, voire (désolé pour l’expression) de « plouc ». Il faut dire que cette auto comme beaucoup de ses congénères de cette période était biodégradable et que la GS était une voiture de grande diffusion, de tous les jours donc assez peu soignée par ses utilisateurs.
    Mon père n’achetait alors que des Renault (puis quelques incartades chez Peugeot par la suite) et jurait ses grands dieux qu’il n’achèterait jamais une Citroën après avoir essayé une DS dans les années 60 et pris le parebrise en pleine figure en découvrant la puissance du petit champignon qui faisait office de pédale de frein. Bref je n’étais pas prédestiné à apprécier un jour ce genre d’auto.

    Et puis ce fut le drame. Les parents de mon pote d’enfance avaient acheté une CX et je passais une dizaine de jours tous les étés chez eux. La voiture garée dans le jardin, combien d’heure passées tous les deux à l’intérieur à inventer des voyages imaginaires, à s’extasier sur les formes arrondies et futuristes de la planche de bord, à regarder les compteurs « Terraillon », à manipuler les satellites. C’était une 2200 Super grise intérieur bleu et si nous ne pouvions évidemment pas la conduire du haut de nos 8-9 ans, nous nous battions le matin pour savoir qui allait « lever » l’auto, c’est-à-dire avoir le droit de la démarrer et de la faire se dresser sur ses suspensions, l’arrière d’abord, puis l’avant puis encore quelques millimètres à l’arrière. La R20 familiale devenait une antiquité, ça y est j’étais picousé.

    Et pourtant devenu grand je n’ai jamais acheté de Citroën moderne, dont l’esprit aurait disparu avec la CX pour les plus puristes, à mon sens plutôt après les XM et Xantia (plus évidemment la parenthèse enchantée de la C6 Présidentielle !). Mais en vieillissant, une évidence s’est révélée à moi, la meilleure Citroën de tous les temps était la GS !
    DS et SM : géniales mais élitistes ; 2CV et dérivés : le vrai esprit « essentiel » de Citroën mais trop rudimentaire ; Traction et caisses carrées pas très pratiques pour un usage « moderne » ; CX sublime mais un peu encombrante. La GS était la quintessence du Citroën des ’70 : globalement la ligne de la CX mais en plus pure, les sophistications techniques de la DS mais simplifiées pour le plus grand nombre, un gabarit réduit avec une belle habitabilité, un moteur vif et pétillant et à la sonorité si caractéristique. Mais cette auto comme dit plus haut et par d’autres commentateurs était biodégradable et peu ont survécu, la cote est faible mais la voiture commence à se faire très rare et a souvent fini au pilon car pour beaucoup (comme moi autrefois…), c’était une vieille auto ringarde.

    J’en ai enfin trouvé une il y a bientôt 3 ans, achetée avec un ami, quasi première main (!), ramenée par la route lors d’un mémorable périple du lac du Bourget à Paris par la nationale 6
    Une 1220 Club de 1973 comme Adrien, mais en boite méca et rouge. Je rêvais de l’amener un jour place St Georges mais j’ai été pris de vitesse car elle est encore en cours de rénovation (peu de garage accepte de s’occuper de cette auto, contrairement aux Traction, DS, SM, 2CV).
    Merci à Adrien et à POA de nous avoir fait redécouvrir cette auto qui semble en effet, enfin, sortir de son purgatoire.

    P.S. : chez Citroën, ils qualifient les boucles de ceinture de « Air France » car elles étaient très proches de celles utilisées dans les avions de la compagnie aérienne dans les années ’70.

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  2. Pascal DeVillers

    Bonsoir,
    Adolescent dans les années 70, mon père fidèle Citroëniste après une ID et un break DS avait sauté le pas pour un GS berline puis quelques années plus tard un break CS Club blanc. Je ne me rappelais plus des détails de ce tableau de bord.
    Je dois avouer que personnellement à l’époque je n’aimais pas beaucoup cette voiture, je regrettais l’ID et la DS que je trouvais plus belles.
    Je ne me souvenais pas non plus de ce moteur à plat.
    Aujourd’hui je la regarde d’un autre regard , belle non, mais bien de son époque et je lui retrouve des traits de l’AMI 8 .
    Je crois également que cette voiture était la hantise des garagistes à cause du manque d’accessibilité dans le compartiment moteur.
    Je vois un lien avec le reportage précédent sur la FFVE , à l’époque qui aurait imaginé que cette voiture banale serait collectionnée 40 ans plus tard.
    Merci pour ce plongeon dans le passé .
    Pascal

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  3. BUSSY

    Sérieux…une GS ??? C’est ça le dernier POA ? Bin merde.
    C’est quoi la prochaine? Une AX, une ZX 1.9D.
    Franchement super émission, mais Audi et « Citron »…….Overdose.

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  4. Jean-Michel KAGAN

    Si je ne dis pas de bêtise, dans ce cas là un petit observateur aura la gentillesse de rectifier, je ne sais pas s’il peut y avoir une côte pour la GS BIROTOR car Citroën les a toutes récupérées après qu’elles aient été vendues à 850 clients « privilégiés », Citroën les a reprises en échange d’une CX. Seulement une cinquantaine à a échappé à la destruction, combien pourrait-il en rester aujourd’hui ? Je me souviens que c’était un calvaire à régler et elles passaient plus de temps chez les quelques concessionnaires autorisés à intervenir dessus que dans les mains de leurs propriétaires.
    C’est vrai que les anciennes voitures avaient leur odeur. J’ai depuis 47 ans la Traction de mon grand-père, et elle sentait « la Traction » jusqu’à ce que je décide il y a un an de refaire la sellerie, à l’identique évidemment. L’intérieur est super, mais elle ne sent plus la Traction, grosse déception de mes fils.

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  5. Bertrand

    A l’attention d’Adrien
    Votre superbe GS mérite une inspection et à suivre des réparations et/ou réglage tant au niveau moteur que suspension. En effet, à l’entendre, le moteur ne prend pas correctement ses tours et son bruit n’est pas révélateur d’une bonne combustion. Côté suspension, Vous avez un ou plusieurs éléments qui ont un niveau de retour de fuite trop important ; le temps de reprise du niveau d’assiette normale de la voiture au démarrage en témoigne. Bien sûr, la voiture à de l’âge mais c’est tellement gratifiant de posséder une auto dont les performances restent proches de l’origine et je vous assure que vous pouvez facilement atteindre cet objectif. Pour vous motiver, regarder la pub actuel de la C4 ! Le démange, le bruit parfait du moteur et la montée de la supension de la GS sont un vrai bonheur !
    Revenons sur quelques points évoqués :
    La couleur des sphères a changer lorsque la qualité des membranes a évoluer, les sphères grises telles que les votres sont dotées de membrane moins perméables au passage de l’azote et de fait maintiennent plus longtemps une pression de service normale.
    Les freins accolés à la boite permettent en autres choses de réduire la masse non-suspendue ( moins d’énergie cinétique lors des déplacements verticaux des ensemble roue/pivot..etc et de fait meilleure adhérence ). Cette architecture est possible si la boîte et donc le moteur sont en disposition centrale longitudinale. Un des autres avantages de cette architecture est de pouvoir mettre l’axe vertical du pivot dans l’axe de la roue facilement puisqu’il n’y a plus d’étrier. Ceci apporte des avantages important quant à l’équilibre des forces de contact pneu/chaussée (c’est ce qui explique que la tenue de cap reste correcte si on roule avec un pneu avant crevé). On peut aussi citer la diminution du rayon de braquage encore une fois dû à l’absence d’étrier.
    Mais il y a une auto qui est parvenu à concilier moteur transversal et les trois avantages cités plus haut, la CX. En effet elle dispose de pivot – étrier, il s’agit d’une seule pièce légère ( aluminium) qui fait à la fois fonction de pivot et d’étrier de frein. Elle est positionnée de telle sorte que son axe vertical passe par l’axe de la roue, bref une superbe pièce !
    Bravo Adrien pour ta recherche de cette auto.
    PS : J’ai le souvenir d’avoir pris quelques virages en GS à une vitesse dont je ne suis pas certain de faire la même chose avec ma BX Sport !

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  6. François P

    Bravo et merci Adrien pour ce reportage.
    Un essai très POesque comme on les aime !
    Effectivement l’odeur de ces véhicule est un mystère mais comme vous Adrien je reconnais également des parfums communs aux mêmes voitures comme par exemple mes 2cv c’est difficile à expliquer mais leurs odeurs les suivent depuis des années et sont reconnaissable les yeux fermés…
    Je ne résiste pas au plaisir de partager cette photo prise cet été (et non en 1975) lorsqu’un ami est passé me voir avec sa GS dans son jus avec cette couleur chocolat irrésistible tellement seventies !
    {Help POA je n’arrive pas a copier ma photo}
    Petit conseil pour les jantes et certaines tôles moteur une bombe de gris rosé AC136 pour un résultat chic et pas cher. Je crois cependant que ce fameux gris rosé varie en fonction des années de production à vérifier donc.
    Enfin la cote de cette voiture longtemps sous-estimée et mal considérée est entrain de frémir, et il y a donc fort à parier que des exemplaires dans cet état ne resteront pas éternellement dans la gamme de prix annoncée.
    Merci POA, bonne route à tous,
    Mes respects President

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  7. Herve DELEBOIS

    J’ai roulé la même GS de cette couleur exactement, pas la 1220, l’autre 1015 cc… c’était en 76, habitant Paris à l’époque.
    Que dire ? j’avais un peu honte de rouler là-dedans qui faisait un peu bagnole de vieux !!!
    … une histoire tordue de voiture de location qu’on m’ a refilé quand j’ai décidé d’arrêter avec une superbe Autobianchi A112 qui était un tape-cul, jolie mais insupportable dans la vraie vie.
    En fait, avec cette GS que je trouvais très moche, je me régalais de son confort et ses performances étonnantes.
    Un détail : quand je me garais dans ma rue, je la faisais monter au max et je l’arrêtais dans cette position tout en haut : ça tenait comme ça et j’évitais les coups de parechoc des autres bagnoles. Le lendemain matin elle était immédiatement en position de route… puisqu’elle descendait à la bonne hauteur en un instant, pas besoin d’attendre.

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    1. Nabuchodonosor

      Et un petit mot de remerciement à Jean Graton qui nous a plongé dans le monde merveilleux du bagnolard depuis notre plus tendre enfance.
      R.I.P Jean !

  8. Pierre_

    Un mercredi qui fera date certainement, tant cette auto est un symbole. Immense souvenir pour ma part.
    _Comment ne pas être touché… ? Tout est dit là, par le Petit Observateur PhareOuest.
    Le père d’un copain a ‘collectionné’ les GS à cette époque. Et jusqu’à la fin des années 70, chaque samedi ou presque nous montions à bord pour les déplacements vers nos rencontres sportives. Confort inouï, tableau de bord inoubliable et totalement différent des autos d’alors. Que dire aussi des suspensions -monte et baisse-.
    Une curiosité à elles seules, un mystère je me souviens très bien, d’ailleurs évoqué dans un Souvenir d’Auto.
    Ce Souvenir fut remis à mon copain lors du départ de son papa il y a deux ans (Patrick, si tu lis ces lignes!).

    Adrien et sa passion.
    Grand moment. Bravo.

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  9. Michel

    J’en ai possédé une en version Pallas en bleu plus sombre (AM 78)
    le tableau de bord avait 2 compteur ronds (compteur et compte tours)
    les enjoliveurs couvrait toute la jante
    il me semble que les poignées de porte à l’intérieur ressemblaient à un escargot (ou alors c’était sur l’Ami 8)
    les sièges en velours bleu avaient des appui tetes

    elle a été remplacée par une BX 14 RE

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    1. ques

      j’ai actuellement une BX 14, c’est très amusant à conduire, c’est les années 80… la GS les années 70….

  10. Neufcentdixespada

    1974 ,mon oncle delaisse sa Simca pour une GS bleue ,et a l’intérieur ,c’est un aller direct vers le futur ,surtout en contemplant ce tachymètre à tambour sous une loupe ,un sorte d’écran d’un pouce et demi avant l’heure ,qui m’hypnotise encore plus que ce peut faire à Julien un écran de la dernière classe S …Sur un trajet Le Mans / Azay le Rideau,j’avais dû avoir l’œil rivé dessus au moins la moitié du temps… sinon je conseille l’ hallucinante pub ,complètement politiquement incorrecte de nos jours,de la gsx,dans laquelle le gendre idéal ,après avoir raccompagné bon-papa(?) se transforme en un furieux de la route

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    1. L'Autoscope

      Ah, merci de l’avoir citée cette pub, qui représente parfaitement l’ambivalence du caractère de la GS : très confortable et paisible, pour les messieurs sérieux et / ou âgés. Mais aussi capable de véritables performances sportives grâce à son châssis exceptionnel pour l’époque ! Et puis cette teinte orange, le style « jeune cadre dynamique », cet irrespect des conventions sociales de l’ancien monde, c’est tellement « seventies », j’adore !

    2. Dubby Tatiff

      J’ai le souvenir d’une pub pour la GS où elle suivait un camion chargé de bidons de lait remplis du produit de la traite des vaches (vous savez, les gros bidons en aluminium). Le camion fait une embardée sur une départementale. Les bidons tombent. La GS se met en position haute et passe par dessus les bidons au ralenti. Une variation années 70 du panier d’œufs de la 2cv.

  11. FredG

    Des souvenirs d’enfance 70’s à la pelle dans la berline Club de mon grand-père ou le break Spéciale de mon oncle : montée et descente dans le massif du
    Pilat : confort pullman, tenue de route impériale (pneus neige montés dès la mi novembre, mantra de mon grand-père).
    Et le coffre-soute : mon grand-père me faisait aller chercher les bagages au fond à cause de son dos 🙂
    Et toujours LA question que je me posais en regardant par dessus son épaule: irions-nous assez vite pour voir la lunule de la vitesse virer à l’orange voire au rouge ?

    Tout a été dit : bruit du moteur, odeur, modernité du design intérieur et extérieur, démocratisation de la suspension pneumatique. Une vrai Citroën, quoi !

    Esthétiquement , la CX n’est finalement qu’une grosse GS qui a servie de test grandeur nature. Vu la carrière des 2 modèles : pari gagné !

    Merci Adrien pour ce bon moment !

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  12. Philippe

    Alors president ! A 13min 20 il y a une alfa 75 rouge état parfait qui passe derrière vous et vous ne la remarquez même pas. Ou alors c est la vidéo de la semaine prochaine c est ca ? Mmmm mmmm

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  13. Patrice Verges

    Passionnant pour un passionné de cet auto. Le défaut du convertisseur était de manger pas mal de nervosité qui n’était pas la meilleure qualité de la GS surtout en version 1015 cm3 qui devait être un 900 cm3 au départ. C’est Claude Alain Sarre directeur général de Citroën qui imposa cette augmentation de cylindrée de même que le levier au plancher. Mais face à l’incompétence de son PDG, il préféra quitter la marque avant le lancement de cette voiture dont il se considérait comme « le père » .

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    1. ques

      le 1015 cm3 (un peu juste en effet pour la GS) a été basculé vers l’AMI Super et la GS a eu des moteurs plus « puissants », 1200 et 1300.

  14. PhareOuest

    Un grand bravo Adrien!
    Comment ne pas être touché par cette superbe GS club, moi qui ai toujours regretté la séparation d’avec mon break GSA Cottage pour une poignée de moules, remplacé par un break CX 2.5 diesel Super…….
    Par contre je n’ai pas retrouvé le bruit « normal » d’une GS, problème moteur et/ou échappement ????

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  15. LP

    Vous avez remarqué la belle Alfa 75 turbo qui passe derrière la GS…
    J’ai eu une GS au début des années 80, une voiture sensationnelle, légère et confortable. Pour le moteur, c’est un 4 cylindre à plat d’origine Panhard.

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    1. François P

      D’origine Panhard sans doute pas mais les motoristes Citroën se sont peut être inspirés des études faites par Panhard dans le milieu des années 50. Les avis restent partagés sur la genèse de ce moteur sachant que déjà lors de la conception de la DS un 6 cylindres à plat refroidi par air avait été envisagé, de son côté Panhard avait ce type de monteur 4 cylindre monté dans les AML militaire mais la encore c’est très différent du moteur de la GS. La paternité de ce moteur reste un peu floue encore aujourd’hui

  16. Thierry

    C’est un morceau de ma vie la GS !
    Passionné de bagnole tout jeune, je lisais l’auto journal, la GS avait traversé des pays étonnants avec au volant d’André Costa.
    J’avais réorienté mon père sur cette voiture, car après deux Renault, 4cv et Dauphine, deux Citroën Ami 6 et Ami 8 il s’était égaré chez Peugeot avec la 204, puis chez Austin avec une Allegro.
    Sa GSpecial (nous étions en 1976) m’a conduit au Lycée, puis à l’armée, puis avec un 90 sur la malle, ce fut mon apprentissage de conduite.
    Les odeurs, la tenue de route extraordinaire, le freinage surpuissant, elle était assez facile et pardonnait tout au débutant que j’étais.
    Mon père l’a revendue pour une Golf en 1979 … mais j’ai au coin de mon coeur des tas de souvenirs avec cette voiture formidable ! En vieillissant, en regardant le chemin parcouru, ma Xantia début 2000 aura fait perdurer la légende Citroën dans la famille.

    PS = Petite observation : La petite bosse sur l’aile avant gauche, faiblesse en stationnement de cette voiture, un sabot de protection accessoire existait d’ailleurs !

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  17. MF67

    Je ne suis pas objectif, mais la GS est une des meilleures voitures du monde: J’ai acheté ma première GS en 2013 (j’avais 14 ans), et la seconde en 2015, et depuis je ne m’en lasse pas…même à l’arrêt, puisque mon Break 1220 Club 73 est en « restauration ». Un peu comme notre sympathique intervenant, je cherchais à retrouver la voiture de mon grand-père s’en l’avoir jamais connu: Il avait toujours roulé en Renault, mais avait eu deux GS dans les années 70. Et j’adorerais pouvoir réunir certaines autos que l’on a eu dans la famille (GS, R16, Frégate, 604 en ce qui me concerne).

    La GS est une voiture géniale parce qu’extrêmement moderne, facilement utilisable aujourd’hui, assez économique (7-8 l. aux 100 en BVM4), mais surtout particulièrement bien dessinée: Bien sûr, après 76, on perd (beaucoup) en style, et les modèles d’avant septembre 74 sont les plus intéressant, car on a encore de nombreux détails sympathiques, comme le levier incliné, la console centrale métallique (avec le petit schéma qui reprend les couleurs de la loupe, qui correspondent à la vitesse adéquate. LE détail pour moi dans ma GS de 73 !), et les ceintures « aviation » avec les boucles de couleur distinctes. La suspension est royale, le freinage est d’une efficacité redoutable, et la direction est brillante (Le train avant est une merveille d’ingénierie !).

    Les premières GS sont sorties en 1015cm3, avant de pouvoir disposer d’un moteur plus gros de 1222cm3 (celui de l’essai). Le 1015 sera disponible sur les modèles de base jusqu’en 1978, remplacé par le 1130cm3 que l’on retrouvera plus tard sur les GSA. Enfin, en 1979, la GSX3 sera dotée du 1299 cm3, qui équipera les GSA et qui s’avère particulièrement brillant, pouvant soutenir des vitesses tout à fait prohibées…

    Mais la GS n’est pas dépourvue de défauts:
    -D’une part, la qualité de fabrication est d’une médiocrité sans nom: La GS rouille énormément, le mobilier intérieur est fragile, les selleries sont biodégradables, etc. Au point qu’il est quasiment impossible de trouver de belles GS en état d’origine : La voiture n’est pas très chère pour l’instant, et il faut en profiter, compte tenu de la rareté du modèle et ce malgré une production conséquente.
    -D’autre part, la mécanique est à réserver aux amateurs avertis, car peu de mécaniciens acceptent de travailler sur une GS (C’était déjà le cas à l’époque, d’où la décote importante du modèle en occasion…) compte tenu des sa particularités nombreuses et de sa complexité non-négligeable. Aussi les pièces sont rares et relativement chères (vis à vis de la concurrence Renault/Peugeot), et l’accessibilité mécanique est plus que mauvaise, et certaines opérations d’entretien courant nécessitent des heures de démontage.

    Une fois passés ces écueils, le possesseur de GS aura la satisfaction de rouler dans l’un des véhicules parmi les plus brillants de l’histoire. Et cela vaut bien quelques sacrifices !

    PS: Fidèle à POA depuis 2014, j’attendais avec une certaine impatience que mon média automobile préféré traite de cette Citroën injustement méconnue, et longtemps méprisée. (Heureusement cela change !)

    Répondre
    1. MF67

      Petit complément sur l’odeur : En effet, les premières GS ont une odeur toute particulière de vieux plastique (du même genre que lorsque l’on ouvre une pochette de disque vinyle). Cela vient surement des composants utilisés à l’époque, tels les tissus, colles, plastiques, etc. Et ce parfum est effectivement assez magique ! Une vraie machine à remonter le temps.

      Curieusement, l’habitacle de ma GS de 77 n’avait pas cette odeur. Et l’on ne la retrouve pas non plus dans les GSA. C’est pour cela que j’imagine que cela ne concerne que les premiers modèles (jusqu’en 75-76 ?).
      Dans tous les cas, c’est un plaisir que je retrouve dès que j’ouvre la portière de ma GS de 73 chaque week-end !

  18. Francois P

    Ah la GS ! Une véritable auto d’ingénieur, rien n’était tout a fait comme les autres voitures de l’époque. Elle était attendue lors de sa sortie, elle a étonné, sa ligne et son intérieur étaient différents, sa mécanique original, ses qualités routières étaient d’un haut niveau,. Mais elle fut énormément critiquée justement parce quelle n’était pas comme les autres et que sa mise au point moteur était imparfaite. Cependant elle se révéla être un beau succès commercial à travers sa longue carrière et ses différentes vies ou elle se bonifiait a chaque fois.
    J’ai été l’heureux possesseur d’une GS X2 en 1975 avec laquelle j’ai parcouru la France de long en large ( c’est tres fiable, sis si.. ) elle est restée ensuite dans la famille pendant encore une dizaine d’année. Je m’étonne aujourd’hui d’en voir aussi peu sur les routes c’est pourquoi je suis heureux voir qu’ Adrien continu de faire vivre ce monument technique de l’automobile populaire. Bravo Adrien.
    PS: C’est moi qui entend mal ou le moteur n’est pas au mieux de sa forme ?

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  19. Chapman

    Mon frère avait la version après 77, celle avec les compteurs ronds, en break. La même couleur, par contre une boîte quatre vitesses normale. Intérieur skaï noir. Une auto d’une douceur extraordinaire. J’avais du mal avec la position de conduite mais mon frère me la prêtait souvent et j’adorais cette sensation d’être sur des rails. Je suis perplexe au sujet de la consommation. Dans mon souvenir, en ville, ça pouvait monter à quatorze litres !!…
    Bon, je ne veux pas faire mon sachant mais les freins inboard y en avait partout chez citron, de la deuche à la DS en passant par l’Ami 6 ou 8. Ils ont abandonné avec la CX, je ne sais pas pourquoi. Julien a raison pour ce qui est de la masse suspendue, c’est la qu’est le bénéfice….. Je me demande s’il ne sont pas plus difficile à bloquer, mais je ne suis pas sûr de moi.
    Je suis étonné de voir que dès 73 les poignées d’ouverture de porte n’était déjà plus celles en forme d’escargot….
    Petites observations, tout est là dans nos souvenirs. Merci Adrien et bravo pour la persévérance.

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    1. Yvansek

      J’ai eu la même de 1973, 1220 Club convertisseur achetée en 1977 pour mes 20 ans, après ma 4L d’étudiant c’était le bonheur.
      Mon père en a eu 3, une de 1973, une de 1974 et une de 1977, on était bien vaccinés GS dans la famille.
      Excellente routière qui permettait des moyennes élevées sur tous types de routes, j’en garde un très bon souvenir et j’ai aussi parcouru tout l’hexagone à son volant.