Kia Stonic Hybride 🇰🇷 vers une frugalité pétillante…

Par Patrice Vergès. Avec un peu de retard comparé à son cousin Hyundai, le Coréen Kia passe à l’hybride avant la version 100 % électrique. Comme le veut la tendance, le petit crossover Stonic adopte une hybridation légère dite mild-hybrid qui lui offre plus de frugalité, sans renier, et c’est la bonne nouvelle,  une conduite « pétillante ». Explications.

Lancé il y a seulement 3 ans, le Stonic vient de subir un léger restylage de la calandre, inserts antibrouillard, projecteurs full-led et jantes 

La peinture bi-tons lui va bien, dommage qu’elle soit facturée 950 euros

En 2021, Le Kia Stonic devrait représenter la majorité des ventes de Kia en France devant la Picanto. Lancé en 2017, ce petit SUV construit sur la base de la berline Rio vient de bénéficier de quelques améliorations. Outre un léger restylage autant externe qu’interne, il adopte de nouvelles motorisations essence et abandonne le diesel. Les deux motorisations de 100 ou 120 ch reçoivent une hybridation légère sous la forme d’un petit alterno-démarreur placé sous le capot lié à une deuxième batterie de 48 V qui se cache sous le coffre. Comme pour la Suzuki Swift récemment essayée, cette mini-hybridation permet d’assister le moteur thermique lors des phases d’accélération en réduisant sa charge et donc ses émissions de CO2 en chute de 17,9 g/km.  

Autant en version 100 ch que 120 ch, il échappe de peu au nouveau malus 2021 avec des émissions variant de 119 à 129 g/km. Ouf ! Cela étant, ce que l’usager ne  dépense pas en malus, il le paie désormais en supplément de prix puisque en moyenne, on note des tarifs supérieurs de 1500 à 2000 euros. L’écologie a un coût ! 

Pétillantes

 Il accueille donc des moteurs type T-GDI déjà essayés chez Hyundai. A savoir un petit 3 cylindre de 1000 cm3, 12 soupapes à injection directe proposé en deux puissances : 100 ch ou 120 ch. Un moteur tonique, gai, disponible qui adore grimper en régime dans une sonorité rauque que j’ai adorée. Bien plus vif que le 3 cylindres 1,2 l PSA ! 

Le petit 3 cylindres de 1000 cm3 est proposé en deux puissance : 100 ch ou 120 ch

 La petite batterie de 48 C cachée sous le coffre alimente un alterno-démarreur 

Pas très énergivores non plus, puisque ma consommation de carburant a tourné autour 5 litres aux 100 au volant d’un 120 ch.  Ces deux moteurs sont accouplés à une nouvelle boîte de vitesses mécanique à 6 rapports baptisée intelligente. Expression un peu outrancière. Elle adopte un embrayage électronique qui supprime la commande mécanique ou hydraulique en réduisant les frottements et, de ce fait, la consommation et la pollution (gain de 7g/km). Cela dit, la commande d’embrayage est bien plus douce que celle d’une Mustang 1964 conduite récemment. En plus, cette transmission est équipée d’une roue libre qui permet d’économiser l’énergie lorsqu’on lâche l’accélérateur. On peut lui préférer, à raison, une boîte auto à double embrayage à 7 rapports uniquement en 120 ch, facturée seulement 1000 euros ce qui est fort honnête quand on connaît les tarifs chez Audi.  

Léger restylage

La planche de bord accueille un nouvel écran tactile de 8 pouces et un affichage digital du combiné instrumentations 

Le volume accordé aux passagers arrière est moyen 

Outre un léger restylage extérieur (projecteurs, jantes, inserts antibrouillard) mis en avant par un peinture bi-ton qui lui va bien (950 euros), la planche de bord accueille un écran tactile agrandi (8 pouces) ainsi que de nouvelle aides à la conduite notamment un système anti collision et détection des piétons. Trouvant l’assistance à la conduite (LFA) trop intrusive avec d’offensifs rappels dans le volant, j’ai préféré la débrancher. Le mieux est parfois l’ennemi du bien. 

 Avec 4,14 m de long pour 1,48 m de haut, le Stonic n’est pas le grand SUV de sa génération et l’habitabilité s’en ressent un peu surtout aux places arrière. 

 A son actif, il montre un comportement dynamique globalement agréable avec une direction précise et pas sur-assistée. Las, c’est au prix d’un amortissement un peu ferme et de sièges qui le sont tout autant. Il ne mérite pas le premier prix de confort qu’il tempère par une tenue de route digne de celle la Rio GT-Line également essayée. (Bientôt)  

La fonction roue libre permet de réduire également la consommation de carburant qui était de 5,5 l quand cette photo a été prise 

La fameuse garantie de 7 ans !

Malgré l’augmentation, ses tarifs restent encore compétitifs d’autant que les options sont rares et l’équipement assez généreux.  Il est offert dès 20 090 euros, prix bien placé comparé à un Renault Scenic, par exemple. Évidemment, le cœur des ventes se fera avec l’Active facturé 22 090 euros en 100 ch ou 22 790 euros en 120 ch (227 euros par mois en LOA sans apport). Plus pimpant, l’Active est chaussé de jantes en alliage de 16 pouces, volant cuir, inserts intérieurs laqués noir, caméra de recul mais n’a pas droit à la peinture bi-tons exigeant de grimper à la Launch Edition (plus 1800 euros. Bien entendu, le Stonic comme toutes les Kia, bénéficie de la fameuse garantie de 7 ans ou 150 000 km qui est l’un  des points forts du Coréen qui a immatriculé plus de 45 000 voitures en France en 2019 contre, on l’espère,  autour de 38 000 cette années pour la raison que l’on connaît. 

 

Grâce à sa suspension ferme, le Kia Stonic se rapproche de la conduite d’une berline presque sportive. 

La commande de boîte « intelligente » se révèle plus douce en apportant un léger gain en consommation 

 

 

 

 

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

4 commentaires au sujet de « Kia Stonic Hybride 🇰🇷 vers une frugalité pétillante… »

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  1. Olivier

    Je roule en Kia a cause des 7 ans de garantie et j’en suis satisfait. Je vois mal ce qu’apporte l’hybride excepté une augmentation de prix pas négligeable. Comme il est dit, c’est toujours l’automobiliste qui paye !

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  2. Chapman

    Un collègue vient d’acheter une Stonic et je dois dire qu’elle a une bonne présence, même en monocolor, gris en l’occurrence. C’est une voiture qui fait envie. La progression des coréens sur les dix dernières années est fulgurante. J’oserai même dire qu’au point de vue du design, on peut tenter se s’en inspirer.
    Quand à la garantie….. Quand je pense que les Français sont encore à deux ans….

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