Suzuki Swift Hybride 🇯🇵 100% vivante

Par Patrice Vergès. Vendue à 153 000 unités depuis son lancement en France, la Swift est le cheval de bataille de la marque Suzuki qui fête ses 100 ans cette année.   Née en 2017, cette troisième génération vient de recevoir un petit coup de jeune.

La Swift se remarque par sa nouvelle calandre 3 D et de nouveaux coloris bitons 

C’est généralement sa silhouette qui est le déclencheur de la vente auprès de la clientèle féminine 

 A cause du Covid, comme pratiquement tous les autres constructeurs, Suzuki France terminera l’année 2020 avec des ventes en baisse de plus de 30 %, espérant immatriculer 21 000 voitures contre 30 700 en 2019.  Représentant la majorité de ses ventes, la Swift est acquise à plus de 70 % par une clientèle féminine qui l’aime autant pour sa silhouette que pour sa compacité. Avec moins de 3,85 m, c’est l’une des voitures les plus courtes de son segment. La plus légère aussi avec un poids inférieur à 900 kilos qui se perçoit agréablement au volant et dans les nombreux ronds points.  Esthétiquement, a part une calandre en relief (on dit 3 D chez Suzuki, ça fait mieux) et de nouvelles jantes polies liées à des coloris enrichis, il n’y pas grand chose de nouveau et c’est compréhensible. Le dessin de son pavillon flottant qui masque les poignées arrière séduit beaucoup expliquant d’ailleurs le choix de sa clientèle pour les peintures bitons qui lui vont bien au teint 

Adieu le 4 cylindres

 Comme le Vitara, la Swift abandonne donc son tonique 1000 cm3 3 cylindres Boosterjet contre le 4 cylindres 1200 cm3  Dualjet redescendu à 83 ch contre 90 précédemment. Un moteur, hélas moins pétillant imposé par les règles édictées par l’Union Européenne qui exige à la gamme totale Suzuki de ne pas dépasser 90 g/km.  Il est accouplé à un système d’hybridation légère qui fait encore appel à un alterno-démarreur entraîné par une batterie dont la capacité à été multipliée par trois avec 10 h. Il l’assiste donc plus longuement aux phases de démarrage ainsi qu’aux accélérations en se rechargeant dans les ralentissements.  Pas question de rouler en 100 % mode électrique mais avec son aide, le 1200 semble plus coupleux et plus moelleux dans son fonctionnement et un peu plus vigoureux qu’antérieurement. D’ailleurs, ses performances et ses reprises sont largement suffisantes pour une voiture de cette catégorie. (180 km/h et 0 à 100 en 13 secondes). La Swift tombe à 88 g/km (114 WLTP) contre précédemment 111 g/km avec une consommation théoriquement abaissée de 0,3 l, soit 3,9 l aux 100. Davantage en version 4 roues motrices Allgrip qui rencontre un certain succès dans les régions montagneuses cumulant plus de 10 % des ventes de ce modèle.

Présentation sobre avec des matériaux de bonne facture 

Exit le 3 cylindres 1000 cm3 remplacé par un 4 cylindres 1200 de 83 ch 

4,6 l aux cents kilomètres

J’ai pu essayer la Swift, 24 heures après avoir conduit la nouvelle Citroën C3 (bientôt). Tout oppose ces voitures du même segment, autant la C3 est douceur dan ses réactions, molle sur ses suspension, autant la Swift ne vous isole pas du goudron. Ce n’est pas qu’elle est inconfortable mais elle n’a pas la même philosophie avec une suspension plus ferme, une direction plus réactive, une maniabilité accrue et davantage de toucher à la route. Bref, elle s’est avérée plus amusante à conduire. J’ai tenu à essayer la boîte automatique CTV à variation continue qui offre certains avantages dont celui de coûter seulement 1200 euros. Elle peut être utilisée mécaniquement où elle cumule 7 rapports (fictifs) en utilisant les palettes au volant. Idéal, en zone montagneuse pour se servir du frein moteur. Il ne faut jamais écraser l’accélérateur d’une boîte CVT mais au contraire lever le pied pour engrainer des rapports supérieurs. A 80 km/h, j’ai gagné 400 tours en levant le pied pour la même allure. En conduisant cool, ma consommation n’a pas dépassé 4,6 l aux 100 lus sur l’ordinateur de bord. Intéressant. 

Les sièges du genre ferme à l’allemande maintiennent bien le dos 

On peut suivre les flux de fonctionnement et évaluer  l’apport du moteur électrique en accélération  

Tarifs compétitifs

L’équipement n’est pas le même selon les 3 types de finition proposés par le Japonais. Notons que la version de base appelée Avantage  affichée à 14 900 euros n’est pas trop dépouillée comme cela se remarque souvent. La gamme est vicieusement faites pour grimper à la Privilège à 17 660 euros et encore plus à la Pack fort bien  lotie avec les belles jantes polies, un GPS, démarrage sans clé. Un tarif néanmoins compétitif comparé à celui de la concurrence. 

80% des ventes aujourd’hui se font en LLD et il serait plus judicieux d’écrire qu’il est possible d’acquérir une Swift à partir de 129 euros par mois après avoir acquitté un apport de 3000 euros qui peut être une prime à la conversion.

La boîte CVT peut être utilisée en manuel (en bas) commandée par les palettes situées derrière le volant 

J’ai consommé 4,6 l aux 100 km/h en conduisant souplement. Un bon chiffre qui met en avant le rendement de la CVT

Comme d’habitude, je serai critique sur la manque de protections latérales de la carrosserie sur les urbaines. Heureusement, Suzuki propose une large gamme d’accessoires montés par le concessionnaire à cet effet. Notamment des bas de caisse latéraux très discrets qui empêchent la saleté de remonter sur les flancs en évitant de se salir lorsqu’on grimpe à bord.  En bref, une petite voiture bien sympa et surtout vivante.  PV

Bien entendu, il faut grimper à la finition la plus élevée pour bénéficier des jantes en alliage d’un nouveau dessin 

 

L’avis des Petits Observateurs !

9 commentaires au sujet de « Suzuki Swift Hybride 🇯🇵 100% vivante »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Axelth

    Excellent essai.. de la Suzuki Swift hybride CVT. merci pour cet essai enfin avec ‘une boîte Cvt, c’est aussi plaisant à mener.. je suis un addict de la boîte Cvt.. je possède une Yaris Cvt dynamique de 2015, c’est un plaisir à conduire.. sur ce modèle Yaris Cvt.. il est important de bien débrider le moteur, autour de 10000 kms afin d’apprécier la boîte Cvt.. avec le mode sport que j’utilise en décélération, ou pour avoir plus de puissance pour dépasser.. avec le temps une fois compris son fonctionnement, l’effet moulinette s’estompe… Pour consommer moins un peu comme une électrique, on envoie un max, et on stabilise à la vitesse souhaitée.. de 6,8 L de moyenne du début, je suis passé à 5,7.. voire moins.. je suis équipe de pneus tout temps ..donc légère augmentation de la consommation de l’ordre de 0,3 L. Compris dans la moyenne établie.
    Pour Revenir à la Suzuki Swift hybride Cvt,. C’est un modèle qui m’intéresse.. vu le poids de la bête, j’imagine améliorer la consommation beaucoup plus..

    Répondre
  2. Calle 13

    Toujours du plaisir au volant de ma SSS3 (Suzuki Swift Sport 3e du nom), descendante d’une catégorie de sportives en voie de disparition. D’ailleurs son ultime représentante vient de passer elle-aussi en mild-hybride 48V : à quand le test sur POA ?

    Répondre
  3. Chapman

    Suzuki, c’est LA marque sympa en ce moment. Elle en donne pour ses sous, et elle lutte de toutes ses forces contre l’embonpoint, ce qui fait des autos extrêmement plaisantes à conduire.

    Répondre
  4. Hondaman

    Quelle joie de voir enfin un journaliste auto qui sait comment utiliser une boite CVT ! Enfin ! Il était grand temps !!! Merci Monsieur Vergès pour votre professionnalisme !

    Répondre
  5. Neufcentdixespada

    De plus en plus mimi cette voiture, dans notre petite ville du sud Bretagne ,on en croise relativement souvent, dans des couleurs plutôt osées .comme un jaune citron qui lui sied fort bien

    Répondre
  6. Serge

    Mon épouse possède une Swift depuis un an et je dois avouer que ce n’est que du bonheur excepté la consommation supérieure à celle que vous avez notée. Il est vrai qu’elle ne fait que de la ville sur de courts trajets. C’est un achat que nous ne regrettons pas.

    Répondre
  7. Nabuchodonosor

    Adieu le 4 ou le 3 cylindres ? J’avoue que vous avez l’art de nous perdre mon oncle.

    Sauf mauvaise interprétation donc, en passant de 1 000cm3 à 1 200 cm3 la petite Swift nous fait donc de l’upsizing ce qui n’est pas si courant. Ce qu’elle perd en puissance tout en haut des tours elle le gagne en couple pour plus d’onctuosité et une baisse de la conso. C’est donc tout bénéf’ , s’entend hors les circuits astiqués comme des malades au rupteur…
    Pour nous autres habitant aux confins du pays, peuple des montagnes qui ont déjà blanchies ce week-end, ce sera la version Allgrip sinon rien. La concurrence n’étant pas très vigousse sur ce créneau, la légèreté et la générosité des packs achèveront de nous convaincre.

    Le législateur toujours prompt à nous asséner sa morale de bon père de famille serait bien inspiré d’offrir le CO2 supplémentaire bouffé par ces versions en contrepartie de la sécurité qu’elles offrent par tous les temps sur les réseaux secondaires pas toujours bien entretenus.
    😉
    Votez Nabu

    Répondre
  8. Thierry

    J’ai découvert (un peu plus) Suzuki au travers de POA.
    J’avais aimé le test de l’Ignis, ainsi que les commentaires de Cedric sur un plateau concernant cette Swift.
    Du coup elle est dans notre foyer depuis 1 an et demi bientôt, et pour l’instant je suis toujours séduit par sa conduite légère, sa consommation de 4,7 en faisant attention, et de 5,4 en forçant ! Impressionnant …
    Elle fait le taf et sacrément bien comme vous dites.

    Répondre