Souvenirs d’Auto (294) 🇫🇷 L’Ami 8 de Papy

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Les autos de notre enfance… quel programme ! Merci au Roi Nabu de nous faire partager ce moment et cette émotion… On t’aime Nabu.

Il y a tellement d’autos qui se bousculent dans le coffre à jouets de mes souvenirs d’enfance que je ne sais de laquelle parler.

Vers la fin des sixties nous passions, mon frangin et moi, plus de temps avec nos grands-parents qu’avec nos propres parents affairés à faire bouillir la marmite. Je ne leur en veux pas et n’en ai d’ailleurs aucun regret, tant il s’est établi de complicité et d’amour entre nos aïeux et nous qui permirent de nous forger de merveilleux souvenirs.

Après la Dauphine rouge, Papy reçu de la Mairie une Ami 8 break bleue Danube. Il dirigeait le Syndicat d’Initiative local, un parent de l’Office de Tourisme.

La quinzaine commerciale, le vélo-club, le critérium, sa nocturne qui célébrait la quinzaine, la Boule, on ne disait pas la Pétanque car on pratiquait aussi la Lyonnaise, Mireille Mathieu sous le chapiteau en clôture de la kermesse, la vogue, le marché, c’était toute sa vie à mon Papy, du moins celle que j’ai connue gamin.

Et puis il y avait les grandes vacances chez les cousins à Saint-Raphaël. Prendre la route était un voyage qui s’étalait sur deux jours. Il n’y avait pas encore l’autoroute et divers variantes étaient possibles. Le plan de bataille se dressait à la carte Michelin, puis le challenge était de réussir à conserver la foutue moyenne calculée.

Bien entendu il fallait que l’auto soit réglée aux petits oignons. Les Pompiers, qui avaient un service mécanique, s’en chargeaient. L’ami 8 marchait toujours au poil. Privilège de l’époque et de la fonction, c’est du moins ainsi que cela est classifié dans ma mémoire, la municipalité lui laissait s’en servir à l’occasion de ses déplacements privés.

Papy la bichonnait comme personne, cela probablement parce qu’avec son traitement, jamais il n’aurait pu s’en offrir une, disons, aussi belle.

À l’intérieur, l’Ami 8 dégageait une odeur particulière que je saurais reconnaître entre mille mais qu’il m’est difficile de décrire sinon de vous dire qu’elle sentait bon l’enfance, l’innocence de deux frangins d’une dizaine d’années qui écarquillaient grands leurs yeux et leurs oreilles, avides du moindre évènement dans le paysage qui défilait tout autour plus ou moins vite.

Me revient en bouche le suc des pastilles Pulmoll dans leur boite rouge métal, que Papy avait toujours le bon goût d’avoir à bord et que Mamie nous donnait à sucer à la moindre quinte de toux. Inutile de préciser que nos maux de gorges se déclenchaient dès notre installation à l’arrière…

Et puis la longue montée vers Lus-La-Croix-Haute. La N75. Une épreuve d’anthologie pour le petit bicylindre qui s’époumonait aux premiers pourcentages. Sa voix couvrait bien vite celle d’Henri Salvador qui s’échappait sporadiquement du transistor. À chaque rétrogradage actionné par le bras à coulisse qui sortait à l’horizontale de la planche de bord, le birotor donnait tout ce qu’il pouvait mais lâchait irrémissiblement en vitesse sous la charge écrasante…

Au sommet, une halte s’imposait pour laisser refroidir l’auto. Pendant que Papy s’affairait sur les niveaux, Mamie étendait la nappe au sol sur laquelle le panier pique-nique n’attendait que nos bouches de garnements affamés. « Chers amis, bonjour… » Le Continental Edison distillait la douce voix de Lucien Jeunesse et les secondes s’égrenaient au jeu des mille francs « Ting… Ting… ».

À chaque étape, Papy avait toujours un bon mot. A La Croix-Haute, il plantait ses pieds de chaque côté du col et nous donnait la leçon de géographie : « Voyez les enfants, ici s’arrête la m’Isère, et là blatère le Drôme-adaire ».

Puis c’était la descente, longue elle aussi, interminable. La Citroën reprenait de l’allure, vibrant de toutes ses tôles, elle filait maintenant à toute berzingue en direction de Sisteron. Sis-té-ron’, té’, ça chante comme une cigale ; Bienvenu dans le midi. Manosque, Draguignan, Le Muy et enfin Saint-Raphaël. Des senteurs de lavande et de station-service, des courbes penchées et des enfilades de platanes, des odeurs de thym et de station-service, encore des enfilades de platanes, le Commissaire Pélican et Glup’sville chez Esso, c’était vraiment la route du bonheur.

Je sais qu’en silence Papy rêvait de la 8 Super. Puis le temps a passé. Une courte retraite et il s’en est allé rejoindre Mamie. Puis ce fut mon frangin…

Mes yeux s’embrument, mon regard se voile, mais mes souvenirs restent entiers…

A mes enfants et petits-enfants…

Papy-Nabuchodonosor

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…  Et si possible, joignez à votre histoire des photos….  On adore ça chez POA !

Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

46 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Auto (294) 🇫🇷 L’Ami 8 de Papy »

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  1. Pascal DeVillers

    Bonsoir,
    J’ai d’abord été attiré à lire votre récit parce que l’ami 8 a été ma première voiture, c’était la version berline couleur sable, une adorable auto.
    Petit clin d’oeil à votre histoire , ma soeur , elle, la venarde avait une AMI 8 super …
    Puis, je me suis plongé dans votre récit de souvenirs d’enfance et je m’y suis projeté, car pour moi ce fut mes cousins de Corrèze ,Marguerite et Baptiste ma seconde famille indissociable dans mes souvenirs d’enfance des années 60 et jusqu’à mes 20 ans de leur AMI 6 bleue clair au toit blanc .
    Chaque fois que j’en vois une, j’ai un souvenir de nostalgie des jours heureux passés avec eux.
    Et puis il y avait l’odeur dans la voiture, le parfum du tabac à rouler… un jour j’en achèterai une en leur mémoire.
    Merci .
    Pascal

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  2. Henri

    Belle évocation des années 70 !
    Petite précision, le bi-cylindre Citroën est à refroidissement à air, évitant les surchauffes dans les cols alpins… Le repos au col de la Croix Haute avait, on peut imaginer, sûrement d’autres buts…

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    1. Nabuchodonosor

      Retour très pertinent Henri, merci. J’ai en effet bêtement repris la raison que donnait mon papy, du moins selon mon souvenir, sans me rappeler de la formidable avance – vorsprung durch Technik – comme dirait l’autre, que possédait Citroën avec ses bicylindres refroidis à air.

      Nous noterons qu’aujourd’hui les autos ont évolué dans le bon sens, qu’elles ne sont plus sujettes à l’échauffement nécessitant l’arrêt technique, mais observerons toutefois que, nonobstant cela, une part non négligeable continue de s’arrêter au sommet des cols…

      Me revient une devinette qu’affectionnait mon papy :

      Code de la Route :
      – Question : Quel est le panneau que l’on trouve souvent en haut des cols ?
      – Réponse : Le Panneau-rama.

  3. Alain

    Moi je roule actuellement dans une auto qui a la même boîte à vitesse et même moteur que l ami 8..mais elle s’appelle Dyane 6..Que du bonheur à son volant, à chaque fois que je la prend(c’est à dire tous les jours) je me crois dans les années 70..

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  4. COMMANDANT CHATEL

    Cette semaine, au niveau « Souvenirs d’Autos Sauvages », c’est le ponpon !!
    MAIS je voudrais vous dire, mes amis bagnlards, que je vous aime avec vos anecdotes plus touchantes et drôles les unes que les autres…

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    1. Nabuchodonosor

      Nous aussi on vous aime mon Commandant !
      😉
      Nabu sans galons ni barrettes mais avec un cœur gros comme ça.

    2. Neufcentdixespada

      Commandant,c’est une mutinerie ,une révolte ,une rebellion!!! Allez tous au gnouf! Et vous me ferez vos cent lignes: » je ne critiquerai plus les suv électriques et vouerai un culte éperdu a sainte Anne H….

    3. Nabuchodonosor

      Le succès d’estime de SDA est amplement mérité. Notre bon Commandant Chatel ayant admirablement manœuvré et motivé ses troupes aux fins de tenir ici même en ces lieux, un véritable état de siège, le fait est avéré, constitué des plus fidèles grognards de la vieille garde des bagnolards de la France éterrrnelle…

      Trente commentaires ici, fussent-ils sauvages, valent assurément mille fois plus que billevesées, débagoulés ici ou là sur YT, FCBK ou que sais-je… A son corps défendant, reconnaissons que SDA n’a nullement pactisé, fait collusion ou encore établi la moindre alliance avec l’un de ces médias en ligne fleurissant dont le nombre exponentiel de fantassins classe biberon n’a d’égal que leur fougue, leur ingénuité et leur platitude…

      Mais qu’importe l’âge du Capitaine, la valeur n’attend pas le nombre des années. L’Histoire de l’auto avec un grand H s’écrit chaque jour par et pour ceux qui la vive, la transpire, la souffre jusqu’au plus profond de leur siège auto, le SDA ne s’improvise pas, le SDA se respecte, le SDA a pleinement droit de cité. Il est la mémoire collective de la passion automobile, la mémoire vivante du bagnolard qui ne s’en laissera pas compter du dénigrement sournois et incessant des bagnolophobes et autres liberticides de tous poils.

      Que cela soit dit et écrit.

      Vive la bagnole libre, vive le Commandant Chatel, vive SDA.

      Hourra ! Hourra ! Hourra !

    4. Guillaume Tell

      « Trente commentaires… valent assurément mille fois plus que… »
      Sachant que vous en avez produit une bonne moitié, il sera difficile de dire à tout le moins que la modestie vous étouffe très cher Nabu-machin-truc-chose…
      Oulà ! Oulà ! Oulà !

    5. Mat Ador

      Et bien Nabu, qu’attends-tu pour remettre à sa place cet archer (mal) Helvète qui se fiche de ta pomme ?
      🙂

    6. Nabuchodonosor

      Votre flèche décochée en pleine poire (fruit de saison) alors que j’étais ébloui par les feux de la rampe à défaut d’être éblouissant, à fait mouche preux Chevalier Tell,
      J’évoquais les merveilleux SDA sauvages en réponse bien évidemment mais le compte n’y était pas comme dirait Armand Jammot.
      😉

  5. Professeur Tournesol

    Quiz d’Ami : Savez-vous pourquoi l’auto de votre papy s’appelait-elle Ami 8 ?
    Mais non pas du tout, il n’y avait pas de numérotation paire réservée aux Amis et la 8 n’était pas la quatrième du nom.
    Si l’Ami 6 avait été sculptée par Flaminio Bertoni, le père de la DS et de la 2CV, on doit l’Ami 8 à Robert Opron qui signera ensuite la SM, la GS et la CX, excusez du peu.
    La numérotation fût choisie très simplement : L’Ami 6 parce qu’elle a 6 surfaces vitrées et l’Ami 8 parce qu’elle en a 8.
    Il fallait y penser.

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  6. Mat Ador

    Quel souvenir émouvant Nabu !
    Pour moi ce n’est pas l’Ami 8 qui se réveille mais le petit cadeau des pompes à essence.
    En ce temps-là, la grande distribution n’avait pas encore envahi le paysage péri-urbain et on trouvait des stations-services de marques à peu près partout. Il faut dire que les bagnoles de l’époque nécessitaient de fréquents arrêts aux stands. Les pétroliers se disputait la clientèle à grand coups de cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants. Du coup depuis notre poste de vigie à l’arrière de l’auto nous traquions la bonne enseigne et étions devenus de sacrés rabatteurs de parents. Chez Esso il s’agissait de mettre le tigre dans le moteur de papa et de compléter sa collection de figurines colorées en caoutchouc, les Glup’s… Pour 20 francs d’essence ou pour l’achat d’un bidon d’huile le pompiste nous offrait un Glup. Il y avait aussi la queue du Tigre à suspendre sous le rétro, très tendance…. Aussi ne croyez pas que les concurrents restaient pour autant les bras croisés. Je ne me souviens plus de tout sinon du gaulois Antar mauve et sa ventouse à fixer sur le parebrise ou des porte-clefs de toutes sortes que l’on collectionnait compulsivement.
    Une époque dingue !

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      C’est vrai qu’avec la collec’ Panini et les defs’ de vacances on avait du taf pour tout boucler…
      Merci Mat pour ton SDA sauvage, mais faudrait voir a y aller mollo, le Comanche va nous faire une jaunisse.
      😉

    2. Neufcentdixespada

      Mes premiers Lucky Luke,les vrais ,ceux a la reliure molle des éditions Dupuis,venaient de « chez le pompiste »… les matelas et bateaux gonflables de plage(distribués surtout chez Fina) faisaient aussi leur petit effet!!

  7. Chapman

    Merci pour ce charmant voyage dans le temps Nabu. C’est vrai que l’Ami8 est souvent présente dans nos souvenirs d’enfants des sixties. Il y eu une Ami6 dans la famille mais elle fût détruite dans un virage aveugle avant que ma jeunesse n’enregistre les souvenirs. Une grande amie (tiens tiens) de la famille en possédait une break avec laquelle elle vécue une drôle d’aventure que je vous raconterais un jour, sauvagement ou pas. Mon souvenir le plus récent c’est au milieu des années 80, le grand père de ma femme, Joseph et son Ami8 beige.
    Papy, passe la quatrième !….
    Pourquoi, on est pas bien comme ça ?
    Tout le temps qu’il posséda cette auto, il mit vingt francs d’essence dans le réservoir. Au début ça lui faisait le plein mais, à la fin, avec quatre litres il n’allait pas loin. Mon beau père, la mort dans l’âme, dû lui mettre en panne quand son esprit s’évada dans les nuages quelques mois avant son corps.

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    1. Nabuchodonosor

      Je me doutais que les Amis 6-8 ne s’étaient pas faites que des ennemis tant les rappeler en souvenir en réveille d’autres plus étonnants encore.
      Merci l’ami Chapman, on attend tous avec impatience l’évocation de votre SDA sauvage ou pas. Chose promise…

    2. chapman

      Bon, je me lâche. Tant pis pour les conséquences.
      Une grande amie de la famille donc, très agitée, extrêmement volubile, accompagnant toujours le geste à la parole, inquiétait beaucoup ses rares passagers en se tournant vers eux pour converser tout en conduisant son auto. Son fils aîné nous raconta une aventure datant de son enfance.
      Sa maman donc, la dame qui nous occupe, possédait une Ami 6 break Verte pas vieille mais déjà bien amortie. La voiture stationnée dans le garage à côté de la maison, elle avait entrepris de charger l’auto pour le départ en vacance. Les quatre portes et le coffre grand ouvert permettait le chargement complet, y compris de la galerie. Quand tout fût prêt elle appela ses enfants et décida de sortir la Citron du garage. Elle recula donc vivement, comme à son habitude et arracha de ce fait les quatre portes et le coffre grand ouvert au passage de la porte d’entrée. Je crois qu’à l’aide d’un voisin, les tôles furent grossièrement détordues et le départ eu bien lieu avec un peu de retard seulement. J’étais moi même encore enfant quand elle finit sa carrière automobile en conduisant des Daf variomatic dont certains d’entre vous se souviendront peut-être. Ces autos avaient la particularité de pouvoir être mise en route avec le sélectionneur en prise ce qui lui donnait la possibilité de démarrer en trombe d’un coup de clef, à peine le moteur démarré. Elle ne se privait pas de faire spectacle en dérapant sur le gravier de la cour chez ma grand mère.

    3. Commissaire Juve

      Dites voir Chapman. Votre amie me rappelle quelqu’un de très agité qui roulait à 2cv du côté de St-Tropez alors que je n’étais encore qu’un simple Gendarme…

  8. Hondaman

    Merci merci, merci pour cette belle tranche de vie, qui me rappelle à moi aussi de beaux souvenirs avec mes grands-parents !
    Ca fait du bien, une grande bouffée de bonheur, et tout ceux qui nous disent « ah bon c’était mieux avant ? », oh que oui !!!, j’ose le dire et tant pis pour les grincheux, les analystes de tout poil qui disent qu’il faut vivre avec son temps ! Vive les bagnolards !

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    1. Nabuchodonosor

      Pourra t’on jamais offrir à nos petits enfants des souvenirs comme ça à bord des autos d’aujourd’hui ?
      Il faudra alors questionner leurs propres petits enfants pour savoir si la magie demeure…
      Merci de tout cœur Hondaman.
      😉

  9. Pierre_

    _’Les sanglots longs des violons de l’automne.
    Blessent mon coeur d’une langueur monotone.
    Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure,
    Je me souviens des jours anciens et je pleure.’_
    Merci Nabu pour ce beau Souvenir
    Nom de bleu, que c’est bien!
    Au milieu des 60’s c’est mon oncle Gabi qui avait une 3 cv, et sur la galerie il y avait son attirail pour la pêche au carrelet. Drôle de truc!

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    1. Nabuchodonosor

      Et je m’en vais
      Au vent mauvais
      Qui m’emporte
      Deçà, delà,
      Pareil à la
      Feuille morte…

      Merci Pierre pour ton commentaire touchant.

  10. Neufcentdixespada

    Merci,maître Nabu pour ce souvenir si loin,si proche,si joyeux et si nostalgique… je ne réécrirai pas mes expériences ami-esques ,je l’ai déjà fait lors d’un souvenir pirate il y a quelque temps … allez ,quand même un petit pour la route…La famille Neufcentdixespada louait un appartement occupant un étage entier d’une grande demeure sise avenue Leon Bollée au Mans( et oui ,il est des terrains propices à certaines passions!) . Au rez de chaussée s’y trouvaient les garages ,chaufferies et buanderies,auxquels nous avions accès. J’y entreposais mobylette et bicyclettes ,mais il s’y trouvait un capharnaüm de vieilles revues ,journaux ,motos ,pièces autos bien intéressant. Et, une a deux fois l’an ,la propriétaire ,issue de la grande bourgeoisie ,mais totalement fauchée,démarrait avec moult difficultés et fracas, sa « trois chevaux break » pour se rendre en villégiature pour quelques semaines…. le bruit caractéristique produit par l’engin était le signal du commencement d’une période de fouilles quasi archéologiques dans le grand bric à brac de la demoiselle…merci l’ami,huit

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      C’est exactement l’avertissement que je lançais à l’instant…
      Mon Commandant il conviendrait de placer un panneau de signalisation en amont du passage à niveau.
      Sinon gare au SDA sauvage surgissant de nulle part…
      Et merci à toi aussi 910Espada. J’ai comme la curieuse impression que la 3CV n’a pas dit son dernier mot.
      😉

  11. Huiledecannes

    Merci Nabu pour cette histoire si touchante !
    J’ai aussi un souvenir très lointain avec l’Ami 6 de mon oncle.
    En vacances dans le sud, et sans le sou, il était venu de Belfort jusqu’à Cannes pour passer quelques jours chez nous. Ma mère n’avait pas encore de permis et nous étions très content de descendre à la plage en voiture à la place du bus (oui nous étions sur la commune du Cannet située sur les collines, et donc on descendait à la plage).
    Son Ami 6 était déjà très fatiguée, je devais avoir autour de 8/9 ans ce qui nous ramène au début des années 80. Donc nous passons par le boulevard Carnot et mon oncle me demande si ça descend encore longtemps, heu oui…
    Là, il coupe le contact et on continue en roue libre…je ne savais même pas que l’on pouvait couper le moteur et continuer à rouler !
    Cela ne m’avait pas rassuré du tout, et c’est bien pour cette raison que je peux aujourd’hui écrire ces lignes !

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      Et merci aussi à toi Gérald. Je me permets de te tutoyer comme je devrais le faire avec d’autres ici, parce que j’ai l’impression de vous connaître tous un petit peu, privilège de cette formidable rubrique du Commandant qui nous rapproche…
      Attention un Souvenir d’Auto peut en cacher un autre !
      😉

    2. Huiledecannes

      C’est vrai qu’avec SDA c’est comme si on allait un peu à confesse ou chez le psy…
      Commandant il y a peut être un moyen de faire rentrer du cash chez POA !
      Mille mercis Commandant d’avoir créé cette rubrique si intimiste, d’ailleurs la genèse de SDA mériterait bien un Souvenirs D’Autos…

  12. Fabrice

    Quelle tendresse dans ces mots. C’est moi qui ai les larmes aux yeux. C’est une époque où la bagnole c’était la vie et la vie était belle. “Merci pour ce moment.” Heu, non, désolé. Merci tout court!

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      De grâce essuyez vos larmes Fabrice avant que l’on me montre du doigt pour propager la Covid19 par vos gouttelettes d’émotion…
      Vous savez, les temps ont bien changé on ne s’émeut plus des mêmes raisons…
      Votre mot toutefois me touche énormément ; Merci à vous.
      😉

  13. Georges Piat

    C’est gentil de partager ces moments avec nous. Du coup, je revois mon père, jeune, dans son Ami 6 break….
    J’ai souvent l’impression qu’on est toujours des gamins mais qu’on a grandi trop vite.

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      Merci Georges.
      Tu sais, si j’ai ouvert la boîte familiale à souvenir en même temps que le coffre à jouets c’est parce qu’il m’est impossible de la dissocier des autos qui l’accompagne.
      Ce sont elles en fait qui véhiculent et charrient aujourd’hui tout ce flot d’émotion qui remonte en surface.
      😉

  14. Alain

    Merci beaucoup « Ami Nabu » de ce partage de souvenir intime. Je revivais avec vous cette descente vertigineuse à la vitesse de la lumière comparée à la montée ou l’on met à l’agonie le bicylindre (non non pas le birotor sur une ami 8 sinon c’était vraiment une série à part et elle ne se serait pas trainée dans la montée)… Et encore, votre papy avait une ami 8 avec le moteur surpuissant de 35cv…. Imaginez vous le mien avec sa 2CV de 67 et ses 18cv :-)…

    Belle histoire. En tant qu’Isérois, je ne connaissais pas l’Am’Isère ni nos voisin les Drômes’adaires…. Je ne connaissais que nos autres voisins les Ain’diens…

    Merci à vous et à très bientôt.

    Alain

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      Merci de m’avoir corrigé Alain.
      En terme de birotor je pensais boxer, terme que j’aurai dû donc utiliser.
      Que voulez-vous, le temps déforme souvent les choses que l’on a de fait tendance à embellir ou exagérer…
      😉

  15. A Z3 man

    Quels beaux souvenirs et quelles émotions. On y était.. Le récit est attendrissant et touchant.
    J’envie vos enfants et petits enfants…
    Un grand, très grand merci de nous les avoir fait partager !

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      Merci de votre retour A Z3 man.
      j’espère pour ma part, que mes enfants et petits-enfants deviendront à leur tour de fidèles lecteurs de Souvenirs d’Auto.
      Je pense même qu’on devrait l’introduire dans le Code de la Route.
      😉

  16. Thierry

    Wouah c’est beau Nabu ! Un beau souvenir, et pour avoir été aux mêmes années à Saint Raphaël avec mes parents, et l’Ami 8 de papa, je peux te dire que nous prenions toutes les parcelles d’autoroute disponibles pour libérer la puissance de l’auto ! Une auto qui ne chauffait jamais (l’affirmait mon père !) pas comme la 204 qui arriva en remplacement dès 1972 et qui fumait en traversant Barcelone, car dès 1970 notre destination de vacances se disait Costa Brava !

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      Merci de votre commentaire Thierry. En me relisant je me rends compte en effet de m’être personnellement livré sur ce texte écrit pendant le confinement.
      Comme quoi, à toutes choses, malheur est bon.
      😉