La pétillante Hyundai i 10 🇰🇷 rentre dans la cour des grands

Par Patrice Vergès. Rares sont les essais sur POA des petites citadines du segment A style Twingo ou VW ‘Up.  Une fois n’est pas coutume avec celui de la nouvelle Hyundai i 10 dans sa version la plus sportive 100 ch 

 Née en 2008, la petite Hyundai i 10, cousine de la Kia Picanto,   a été vendue à plus de 42 000 exemplaires en France. Ce début d’année a vu la naissance d’une 3eme génération suivie cet été de l’apparition d’une version plus sportive baptisée N-Line 100 animée par la mécanique de la grosse i-20 100 ch.  Une mini GTI !

La nouvelle i 10 offre un visage plus agressif que la précédente version (photos Soufyane Benhammouda)

Peinture bicolore pour l’Edition One

Plus musclée, plus agressive

Bâtie sur un empattement allongé de 4 cm sans toucher à sa longueur de 3,67 m, un peu plus large, un petit plus basse que la précédente, un peu plus musclée au niveau des ailes, la nouvelle i10 joue l’agressivité comme beaucoup de voitures actuelles avec une face avant qui dévore la route à travers une bouche béante. C’est la mode ! Surtout dans sa finition N-Line, elle ne manque pas de sex-appeal avec sa peinture bicolore (500 euros), ses inserts rouges, diffuseur arrière, vitres arrière surteintées, pédalier en alu, calandre griffée et laquée, sa double sortie d’échappement et surtout ses jantes de 16 pouces au dessin torturé mais flatteuses.  Je ferai évidemment la même remarque que pour l’Opel Corsa, je ne comprends pas qu’une citadine dont la fonction première est la ville ne soit pas équipée d’un minimum de protection latérale dont la double  fonction l’empêche également de se maculer trop rapidement sur routes mouillées ou boueuses. 

Comme à l’extérieur, quelques notes de couleur rouge égaient la tristesse de l’habitacle uniformément noir  

 Le petit 3 cylindres de 1000 cm3 est tonique et très musical 

je me suis bien amusé à son volant !

Citadine pas tout à fait à la réflexion. C’est plutôt la vocation de la version de base de la petite coréenne animée par le classique  3 cylindres  998 cm3 atmosphérique bien connu qui délivre 67 ch épaulé  également par un 4 cylindres  1200 cm3 de 84 ch. Dans notre cas, sous le nom de 10 T-GDI, le 3 cylindres de 1000 cm3 déjà vu sur la i-20, grâce à un turbocompresseur, grimpe à 100 ch ce qui change tout. Un moteur pétillant qui lui apporte des accélérations  de presque sportive avec le 0 à 100 km/h en 10,5 secondes et une belle vigueur à bas régime grâce au couple du turbo disponible dès 1500 tr/mn. 

Entiché des 3 cylindres, je me suis bien amusé à son volant rien que pour le plaisir des les entendre miauler jusqu’au moment où je me suis aperçu sur l’indicateur de consommation que ma petite consommait comme une grosse avec une moyenne supérieure à 10 litres aux 100 !   Nous sommes loin des chiffres d’homologation mais il est difficile de résister au plaisir que distille cette mécanique pleine de vie et de vaillance. Dommage que la boîte auto à double embrayage proposée sur la i 20 de 100 ch ne soit pas disponible sur cette version qui ne compte que 5 rapports. 

La carrosserie et la calandre sont soulignées de notes de rouge 

Vive, amusante, on peut parler de petite GTI

Petite et grande à la fois

 Pour les exploiter, Hyundai a légèrement durci les suspensions et avec le concours de 16 pouces à pneus bas profil de 45, la i 10 fait dans le genre  raide, gage de bonne tenue de route de traction avant aidée par une direction assez libre bien paramétrée au bon rayon de braquage mais supérieur à celui de la Twingo évidemment . N’exagérons pas, ce n’est pas une grande routière pour autant mais dans cette version, on n’a pas peur de prendre la route et même l’autoroute même si le petit 1000 chante encore trop joyeusement. 

 L’intérieur est celui d’une voiture premier prix au niveau des plastiques mais relevés par une finition de meilleur aloi sur cette version plus sportive se distinguant par des surpiqures rouges du plus bel effet lié à un volant cuir. L’équipement est généreux avec la climatisation, grand écran tactile de 8 pouces, camera de recul plus un bel arsenal sécuritaire comprenant quelques gadgets plus ou moins énervants comme  l’aide au maintien de voie qui tire trop dans le volant. 

 Une voiture facile à vivre avec ses grands vide-poches de portières, un coffre très honnête de 252 litres, 5 portes et surtout une bonne habitabilité et accessibilité aux places arrière ou 3 passagers sont admis ce qui est unique dans le segment à condition évidemment qu’ils ne comptent pas Teddy Riner parmi eux.  

 Si la gamme i 10 commence à 12 135 euros, la finition N-line est   proposée  en version 1200 4 cylindres 84 ch à 16 800 euros pour grimper à 17 600 euros pour la 100 ch essayée, soit sensiblement le prix d’une Twingo TCe 95 ch. Bonnes nouvelles, il n’y a pas de malus écologique (123g/km)  et la garantie est toujours de 5 ans.  

 l’Edition One est équipée d’une double sortie d’échappement 

Cette finition est chaussée de jantes de 16 pouces au dessin torturé mais séduisant

La capacité du coffre varie de 252 litres à 1050 litres dossiers abaissés 

L’avis des Petits Observateurs !

3 commentaires au sujet de « La pétillante Hyundai i 10 🇰🇷 rentre dans la cour des grands »

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  1. Thierry

    J’ai possédé deux ans ce moteur dans un coupé i20, une réussite … et qui ne consomme pas des masses quand on ne joue pas hein monsieur Vergès 🙂

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