BMW 218 i Gran Coupé 🇩🇪 Explication de texte

Par Patrice Vergès. Après la Série 1 qui est passée à la traction avant, c’est au tour de la Gran Coupé d’adopter ce mode de propulsion qui, comme la précédente, compte  quatre portes malgré son nom. Explications !

 La gamme BMW est d’une complexité effrayante. Passe encore que la 118 i essayée soit une 1500 cm3 et non une 1800 comme les BMW de ma jeunesse. Passe encore que la Série 2 soit devenue une traction avant réalisée sur la base de la Mini, passe encore que la 218 i Active Tourer soit un monospace et pas une berline mais que les Série 2 coupé 2 portes ou cabriolet restent encore des propulsions, il y a matière à ne pas toujours comprendre une gamme dont le nombre de versions a explosé en quelques années. 

La Gran Coupé offre une face avant plus agressive que celle de la Série 1 dont elle est dérivée – Sa silhouette allongée de 24 cm est plus élancée que celle deux volume de la Série 1. Cette version est chaussée de jantes M Sport 18 pouces

Une Série 1 plus élancée 

 La nouvelle Gran Coupé dévoilée en mars dernier abandonne la propulsion de la génération précédente. Elle adopte dans la majorité de ses versions, l’architecture de la récente Série 1 elle même dérivée de la Mini. Jusque là, c’est clair ? Elle s’en différencie surtout par sa silhouette trois volumes allongée de 21 cm (4,52 m) sur le même empattement, un pavillon légèrement surbaissée de 2 cm (1,42 m) avec des vitres latérales sans encadrements. Elle abandonne aussi le hayon au profit d’un coffre plus spacieux (430 litres) mais moins pratique. Élue Plus Belle Voiture de l’Année au Festival Automobile International, la Gran Coupé est certes agréable à regarder. Sa silhouette ne manque pas d’allure ni d’agressivité surtout au niveau de sa face avant avec une calandre encore agrandie qui, fort heureusement, n’a pas succombé à l’excès de la récente Série 4. 

Plus chère environ de 3700 euros que la Série 1, elle en reprend les motorisations. Pour ma part, j’ai conduit la plus humble animée par un 1500 cm3 turbo 3 cylindres qui délivre 140 ch. Unique moteur essence contre trois diesel dont les puissances varient de 116 à 190 ch.

Le double haricot s’est encore étiré et occupe une surface accrue comparée à l’ancienne 

Un moteur doux et tonique

Un moteur doux, silencieux, suffisamment puissant vue le contexte et économique qui l’entraîne tout de même à près de 210 km/h avec des bonnes relances grâce au turbocompresseur (zéro à cent en 8,7 s). Un moteur sobre aussi qui se contente de 6 à 7 litres aux 100 condamné tout de même par un malus  de 240 euros si l’on prend  la boîte automatique DKG7 à double embrayage fort agréable dont le seul vice  est d’être facturée 2300 euros.  Fait surprenant, bien que conduisant beaucoup de voitures à boîte automatique, j’ai chaque fois des difficultés à assimiler la commande des BM que je trouve compliquée comparée à d’autres plus instinctives. Mais il doit s’agir d’un phénomène d’accoutumance. 

 Habitacle sobre avec des matériaux de qualité – En option, boite à double embrayage à 7 rapports facturée 2 300 euros 

Tableau de bord digital conservant les aiguilles 

Comme la Série 1, son comportement routier est excellent, fort agile sur parcours tourmentés. Je me demande d’ailleurs, si ce n’est pas cette motorisation peu puissante qui est le mieux adaptée à son architecture plutôt que le gros diesel 2 litres de 190 ch.   La version essayée était équipée de l’option Direct Drive M à pas variables qui apporte une meilleure précision de conduite en réduisant les mouvements des mains contre 260 euros. 

Grande et petite à la fois

Face à une sympathique planche de bord identique à celle de la Série 1, enserré dans une sorte de cockpit, le conducteur jouie d’une position de conduite parfaite même s’il n’a pas beaucoup de place. Davantage qu’à l’arrière où les passagers n’ont pas un volume énorme pour leurs jambes ni leur tête, d’autant que le dessin tombant du pavillon ne favorise pas l’accessibilité. Mais c’est une Gran Coupé et si vous voulez du volume, passez à l’Active Tourer plus accueillant.

Les glaces n’ont pas de montants comme sur un vrai coupé –  Double échappement au diamètre de sortie très évocateur grâce à un embout généreux 

le coffre est plus vaste que sur la Série 1 grâce à l’allongement de la poupe 

Il est temps de parler argent.  La 118 i 140 ch est annoncée à 31 150 euros dans sa version d’accès créditée quand même des jantes en alliage léger de 16 pouces, tout l’arsenal sécuritaire, démarrage sans clé, volant cuir, camera de recul et Park Assit qui comprend   l’assistance de marche arrière qui conserve en mémoire les 50 m derniers mètres parcourus.  Ce n’est pas un gadget ! 

 Hélas, esthétiquement très, trop sobre, elle n’offre pas la finition qu’on s’imagine d’une BM qui est d’abord une voiture passion. La finition Business Design répond mieux à cet esprit avec des jantes, comme par miracle plus esthétiques, à double bâtons en 17 pouces, une peinture plus valorisante, un intérieur plus cossu, un écran plus grand de 10,25 pouces avec navigation. Mais son tarif grimpe à 36 450 euros.  Après je passe sur la liste des options bien connue chez BMW qui, lorsqu’elle était sur papier pouvait remplacer un pied cassé de table. Il y a 50 ans que cela dure et ça n’a pas empêché la marque à l’hélice de grimper de 300 000 voitures produites à plus de 2 millions en 2019 et d’engranger de colossaux bénéfices. Elle aurait tort de s’en priver !

 Dans cette gamme, la Gran Coupé ne manque pas de concurrence avec la Mercédès CLA, l’Audi A3 berline voire la Peugeot 508. Et surtout en finition Business Line agrémentée de quelques inévitables options, elle se rapproche du tarif de la mythique Série 3 qui reste pour beaucoup « the » béhème et pas une Mini même agréablement rhabillée. 

Véritable cockpit qui enserre le pilote dont la position de conduite est parfaite  Même avec sa petite motorisation, la Série 2 offre un vrai plaisir de conduite 

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

17 commentaires au sujet de « BMW 218 i Gran Coupé 🇩🇪 Explication de texte »

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  1. Neufcentdixespada

    J’attends avec impatience la série 2 grand coupé break,ce serait un aboutissement en terme de marketing… sinon ,vraiment infâme ce design du « sélecteur «  de boîte… et comme observait Mat Ador,la roue arrière semble vraime perdue dans la vue de profil … allez ,au suivant

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  2. Mat Ador

    Les photos proviennent sans doutes de la phototèque du bavarois, vu qu’elles valorisent toutes l’auto.
    Toutes exceptée la 2, prise de profil. Il y a semble t’il un problème de proportion.
    Les roues ont l’air perdues dans ce flanc immense et pourtant vous affirmez qu’il s’agit de jantes de 18 pouces.
    18 pouces, la vache, c’est déjà beaucoup !

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  3. Fabrice

    Pour moi BMW restera toujours le 6 en ligne de 3 litres et le fameux “Freude am fahren” tant le plaisir distillé par cette œuvre d’art d’’équilibre mécanique était unique. Aujourd’hui on nous propose la moitié de ça, un 3 cylindres de 1,5 litre le tout orné d’une calandre qui a doublé en taille! Si on ajoute le passage à la traction , on nous prend vraiment pour des cons.

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    1. Thierry

      Pour avoir fait mon service militaire en RFA …. souvent on a monté le drapeau Belge le matin sans que personne ne le remarque à côté du tricolore

    2. Dupond

      Alleï, Alleï,
      On m’a temanté te hisser les kouleurs une fois.
      Mais on ne m’a nullement précisé l’ortre ou le sens…

  4. GilR107

    Bonjour, je n’ai pas compris votre introduction avec votre étonnement des appellations non conformes à la cylindrée. Comme une découverte qui toucherait BMW……
    Euhh petit rappel, chez MERCEDES-BENZ, c’est déjà monnaie courante depuis 7 ans sur une grande partie de la gamme. Et auparavant, il y a avait déjà des cas (des 5,5 l sur des 560, des 6,9 sur des 450 « 6,9 », etc…).
    Si vous êtes perdus avec ça, que dire des appellations AUDI d’aujourd’hui : 45, 55, etc… Comme des pointures de chaussures. Grotestque et sans aucune signification si ce n’est un ordonnancement dans la gamme et une confusion créée avec les modèles AMG de MERCEDES-BENZ.

    De mon côté, je trouve la gamme BMW d’aujourd’hui aboutie comme jamais. Avec une fabrication sans impasse sur la qualité, ce qui n’est pas le cas malheureusement chez VW-AUDI et MERCEDES-BENZ avec des plastiques franchement douteux par endroit.
    Surtout un design sachant garder une élégance classique tout en étant moderne. C’est vraiment presque toujours pleinement réussi. Dommage juste que l’heureux propriétaire d’un X7 se retrouve avec le même tableau de bord (compteurs) que celui d’une Série 2. Même s’il est réussi, les écrarts de prix mériteraient un traitement de faveur…

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    1. Philippe

      Une élégance ? Elle ressemble à rien cette voiture. Le profil est à gerber. Et l avant toujours plus agressif avec ses 140ch.
      C est comme les pack amg sur les classe a116d. Faut arrêter.
      Et quand ils vont généraliser les dents de castor ça va être extraordinaire.

    2. GilR107

      Ce n’est peut-être pas la plus jolie chez BM, mais remarquez bien que les petites berlines tri-corps qui sont extrapolées de 3-5 portes ne sont jamais des références d’élégance. Je n’en ai pas en tête en tout cas.
      Pour ma part, je la trouve plutôt réussie. Dynamique bien que massive.
      Dire qu’elle est à gerber manque de modération.
      Pour les dents de castors… de la 4… je pense que c’est bizarre mais attendons un peu…. Et globalement sans être historiquement fan de BM, je trouve leur gamme actuelle très belle.

  5. Thierry

    Je ne comprends plus rien aux appellations BMW §
    J’ai vu sur un parking ce week-end un modèle série 2 ou 3 ou 4 je sais pas, 4 portes et malle, j’ai regardé à deux fois pour voir que c »était bien une BMW.
    D’ailleurs c’était certainement une entrée de gamme elle avait des pneus à flans très hauts, et surtout un look de Kia !

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