Souvenirs d’Autos (281) : le Fangio 🏎 de l’impasse 🏁

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Aujourd’hui, on touche au sublime grâce à Pierre Boivin et ses histoires croustillantes !

 

Nous sommes en 2013, Papa a revendu son joli BMW X3 trop ruineux pour une Peugeot 407 d’occasion.

Comme je l’évoquais au cours du dernier épisode de mes péripéties automobiles, l’ancienne voiture a assez mal fini et entre mes mains.

Le X3 a plutôt été épargné jusque-là puisqu’il dort au garage et que je n’ose pas trop faire d’idioties avec.

Nonobstant, cela ne m’a pas passé l’envie irrépressible de jouer avec une auto dès que l’occasion s’en présentait, ou à défaut dès que je me crée une occasion de le faire.

Nous habitons une impasse calme et arborée, en plein cœur de la ville, peuplée principalement par des retraités.

Et j’exploite cette impasse disons… à des fins assez idiotes, puisque le but consiste à aller faire demi-tour au fond en voiture, si possible vite, si possible sans me faire voir.

Sauf que bien naturellement, on me repère très vite et systématiquement, à tel point qu’on m’attribue sans vraiment que je le sache le doux sobriquet de « Fangio de l’impasse »…

D’abord avec la BMW jusqu’en 2013, puis avec la Peugeot par la suite, avec laquelle je prends sans doute un peu moins de gants, ayant gagné (à tort) en confiance en moi, et estimant (à tort aussi) que le véhicule a moins de « valeur ».

Et lorsque j’estime risquer d’être repéré dans l’impasse, j’exploite le jardin (pas immense, nous sommes en ville !) pour manœuvrer, déraper, etc.

Jusqu’au jour ensoleillé d’octobre 2015, où je décide de prendre la voiture stationnée dans l’impasse pour aller la garer dans le jardin sous un arbre, là où c’est ombragé.

Plutôt que de le faire gentiment, calmement et posément, ce que j’aurais fait aujourd’hui, je le fais sèchement, rapidement, brutalement…

Je n’avais pas vu qu’avec la rosée du matin la pelouse était détrempée,

et lorsque j’ai tourné les roues en freinant (quand je vous disais que j’avais tort d’avoir pris la confiance…), au lieu de tourner j’ai fait un tout-droit.

PAF, en plein dans le muret du fond.

Bon, j’ai percuté à une allure relativement réduite, le choc n’a pas été particulièrement violent, d’ailleurs la voiture n’a pas eu beaucoup de séquelles…

Mais dans les secondes qui ont suivi, j’ai vu sous mes yeux hébétés les 15 mètres de muret de 2 m de haut (1m de muret surplombé d’1m de clôture),

s’effondrer dans le jardin du voisin !

J’ai dû payer à la fois les quelques frais occasionnés sur la voiture, et aussi payer de ma personne pour le déblayage intégral du muret.

C’était une bonne leçon.

Pour le muret, par chance, les voisins avec qui nous étions amis, ont pu faire marcher leur responsabilité civile.

Un mois après, je subissais un grave accident de la route en passager d’une voiture avec un ami qui venait d’avoir le permis, voiture épave…

Et grâce à ces événements qui m’ont rappelé qu’une voiture pouvait aussi devenir un cercueil, j’en ai fini avec ma longue période « Fangio ».

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Alors, faites comme l’ineffable Pierre Boivin et racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com) qui se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion et même des murs qui s’écroulent !! Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA !

Merci.

 

L’avis des Petits Observateurs !

7 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (281) : le Fangio 🏎 de l’impasse 🏁 »

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  1. Alain

    Le truc à la con et tout à fait classique du débutant (quoiqu’en faisant bien la main une fois adulte, on peux facilement tomber dans le même type de piège)…

    Avec un ami proche, nous avons une réflexion qu’on aime bien : « à trop faire le malin, on finit dans l’ravin ». Bon là c’est le mur…

    Alain

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  2. Nabuchodonosor

    C’est ce qui s’appelle se faire le mur.
    😉
    Merci Pierre pour votre dévouement aux après-midi animés de l’Ehpad.
    Mes respects déconfinés du vendredi mon Commandant.

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    1. Pierre BOIVIN

      Merci à vous cher Nabu, pour vos bons commentaires 😉 .
      L’EHPAD… tout de suite les grands mots. Les souvenirs d’autos s’adressent aussi bien aux « anciens » qui ont connu l’époque en question lorsqu’elle est ancienne, qu’aux plus jeunes avides de souvenirs d’un temps révolu ou de souvenirs plus récents !
      Me concernant, comme le résume si bien notre vénéré Commandant Chatel, « Pierre Boivin a la grande qualité de vivre dans le passé (car « c’était mieux avant », bien sûr !).
      Donc je ne peux qu’être à mon aise ici !

    2. Nabuchodonosor

      Pierre,
      Désolé d’avoir entretenu une confusion, je ne parlais pas de l’auditoire de POA mais de celui de l’impasse arboré qui vous surveillait et vous a attribué cet élogieux sobriquet.

  3. Chapman

    Heureusement qu’on ne faisait pas la sieste à l’ombre du mur ha ha. C’est fou ce qu’on se sent bête quand ces choses là arrivent. On est nombreux à avoir eu nos moments de honte.
    Merci pour ce récit en forme d’aveux.

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  4. Georges Piat

    Tu fais très fort Pierre, 15 mètres de mur, respect quand-même !
    Mais tu as tout à fait raison, la sécurité avant tout.

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