Souvenirs d’Autos (280) : les Meules à l’Air

 Par le Commandant Chatel. Septembre 2019, nous participons, Laurence (c’est ma femme) et moi aux « Meules à l’Air » désorganisées par le grand Jean-Claude Amilhat.

Jean-Claude Amilhat (long et mince) sur son Monkey est l’organisateur de l’événement les  Meules à l’Air (une course à mobylette) 

En un mot, c’est une balade à mobylette autour de Cajarc. Bon… nous le faisons en 125, puisque nous sommes deux, mais c’est un détail puisque l’important c’est de rouler doucement et de prendre du plaisir avec des amis.

Je ne vais pas vous raconter toutes les péripéties, mais seulement le départ…

Nous voilà sur la place de Cajarc, déguisés, costumés avec des engins plus improbables les uns que les autres (nous, nous sommes en combinaisons Honda, mais ce n’est pas limpides sur les photos).

Le Commandant Chatel (au centre et en civil), son épouse Laurence à droite et Stéphane à gauche

Je dois citer Philippe et son fils Raphaël qui ont eu la gentillesse de s’occuper de ma CB125 qui ne marchait pas. Passées entre leurs mains de sorcier, à Toulouse, elle pète le feu ! Merci, les amis.

Donc, Jean-Claude Amilhat, si vous lisez Auto-Rétro, vous connaissez ses articles. Sa plume est exceptionnelle ! Si vous ne le connaissez pas, vous allez pouvoir bientôt vous rattraper.

À 9h00, il donne le signal du départ. Son index est levé vers le ciel, et il fait des moulinets. On se croirait en F1.

80 pétrolettes qui démarrent, ça fait du barouf et ça sent bon le deux temps (et même le trois temps pour certaines…)

Puis, on part en convoi. Jean-Claude (long et mince) sur son Monkey ressemble à un flamand rose sur un vélo de clown…

D’après le road-book, on doit faire 100 mètres et quitter Cajarc par une petite départementale sur la gauche. Mais, il y a visiblement un changement de programme. Jean-Claude veut visiblement faire le tour du village (c’est possible car cette rue revient sur ses pas. C’est une boucle).

Alors, on roule à 20 km/h, on fait les beaux, on salue les passants. Moi, je suis en deuxième position derrière lui…

Quand soudain, nous voyons devant nous une Kangoo de nos amis de la maréchaussée. Glurp. Ce n’est pas que nous ne sommes pas en règle, mais quand même on fait grandement désordre.

Ni une, ni deux, Jean-Claude fait demi-tour, et moi aussi, et 80 mobylettes aussi.

Je ne vous dis pas le capharnaüm, le chantier, le foutoir !!

Et moi, j’éclate de rire… et Laurence éclate de rire. Et 80 gugusses sur leurs meules, comme des gosses, éclatent de rire…

Quel magnifique moment.

Encore un détail, amis lecteurs, Jean-Claude publie son second livre par crowd-funding. C’est le moment :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/jice?fbclid=IwAR1PytDb_a7WOBCXRZPkRdbUJTdZlEXgAgQ6dJtRn2MunEvuVILLxLurFJo

 

 Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.  On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…  Et si possible, joignez à votre histoire des photos….  On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

18 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (280) : les Meules à l’Air »

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  1. Alain

    Le boulot m’a fait manquer quelques semaines de parutions des souvenirs…

    Et celui-ci fait partie de ceux qui laissent le sourire pour plein de raisons :

    Voir le « flamand rose sur un vélo de clown » (je la ressortirai celle-là car je l’adore)
    Imaginer un Commandant avec tout le sérieux qui l’habite (ouf pas de faute) au milieu de ces truculents malades
    Le demi tour devant la maréchaussée (qui devait se marrer tout autant que vous j’en suis certain).

    Et quel Honneur de découvrir Madame…

    Merci mon Commandant pour ce truculent souvenir. Je n’en n’ai pas en « meule » car mes parents étaient contre. Mais la cinquantaine m’a fait avoir ma petite crise d’adolescent et je suis rentré un soir à la maison en disant à ma femme « j’veux un scooter » (à prononcer avec la voix de 15 ans qui mue)… Et me v’la parti pour me prendre un scoot en 3 roues (j’aime l’originalité on ne se refait pas).

    Alain, deux, trois (roues)

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  2. Mat Ador

    Cajarc : Ne s’agit-il pas cette petite ville du Lot ou de l’Aveyron mise en lumière jadis par Guy Lux (sic!) et Simone Garnier dans le fameux jeu du schimili, schimili, arrrgh, schimili-mili, dibili, tient dans la main ?
    Hein ?
    🙂
    Enfoiré…

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  3. CBi

    C’est à des petits détails automobiles que je m’aperçois qu’il y a bien longtemps que j’ai quitté la France : je ne savais pas que les gendarmes roulent en Kangoo… Et ma mobylette, c’était un Mobyx X1

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  4. Chapman

    Ma meule à moi c’était la Peugeot 103, avec variateur s’il vous plaît. Achetée neuve, rodée 500km patiemment…..45/50 km/h assez silencieux et passage à l’atelier pour la première révision. J’vous enlève les chicanes jeune homme, vous allez voir, le moteur respire mieux.
    Un coup de pédale et le pet pet caractéristiques se révèle à mes jeunes oreilles. C’est vrai qu’elle respirait mieux, je montais le compteur à 70!!! Le compteur hein ?….. Mais je devais faire un bon 60/65.
    Je n’ai pas persévéré dans le deux roues pour deux raisons. La première c’est que j’aime le confort ( chauffage, silence, musique) la seconde c’est que je suis incapable de maîtriser mes impulsions en moto et conduit comme un fou, toujours poignée dans le coin.
    Après quelques sueurs chaudes et froides avec les motos des copains j’ai définitivement renoncé.
    Ce que c’est tout de même de ne pas savoir se contenir….

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    1. Pierre_

      Meule identique Chapman, ah le 103 sp rouge! J’ajoute que nos guidons étaient remontés au plus haut, mais surtout, surtout pas resserrés, ça non, un peu d’élégance ne nuit pas ! Et luxe inouï, la barre chromée cernant le gardeboue arrière était fixée au cul du porte bagages. Un must.
      The future was alors wide open !

  5. Nabuchodonosor

    Ah, merveilleuse petite histoire que je commenterai façon Renaud, ta ta ta…

    ♪♫Quatorze Septembre du monde d’avant
    Dans la cambrousse où qui fait nuit
    La petite route est déserte
    Thibaut Chatel rentre chez lui
    Dans le lointain les mobylettes poussent des cris…

    Ca y’ est j’ai planté le décor
    Créé l’ climat de ma chanson
    Ca sent la peur ça pue la mort
    J’aime bien c’ t’ ambiance pas vous ? ah bon
    Voici l’histoire proprement dite
    Voici l’intrigue de ma chanson
    Thibaut Chatel roule pas trop vite
    Le vent s’engouffre dans son blouson
    Dans le lointain les bourgeois dorment comme des cons…

    Lorsque soudain survient le drame
    Juste à la sortie d’un virage
    Y’a l’kangoo bleu qui fait barrage
    Thibaut Chatel est fou de rage !

    T’aurais pas dû Thibaut Chatel
    Aller ce soir là à Carjac
    T’aurais dû rester chez ta mère
    Comme un bon fils… ♫♪

    😉
    Nabu Marche à l’Ombre

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  6. Georges Piat

    Mon Commandant et Madame sur une 125 Honda JX, ça fait plaisir. Ça date du milieu des années 70 cette bécane, c’est génial.
    Super cette histoire, cela me donne une idée…

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  7. Nicolas COUSIN

    Mon dieu, que de souvenirs qui reviennent de cette époque du début des années 90′ ou je venais d’avoir ma 1ère et unique mob’!
    Les vadrouilles entre potes, les aller retour au cfa et en entreprise quel que soit le temps, même pas peur à cette époque, surtout que rouler en 2 roues en ville, et rouler en 2 roues tout court, était bien bien moins risquer que de nos jours!
    On roulait à peine à 50km/h en descente le vent dans le dos mais on avait cette impression de vitesse, et quand les beaux jours revenaient, short et t-shirt et roule ma poule.
    Un soir vers 22h30, je me souviens, en 1994 il me semble, hiver de crue en Ile de France et je rentrais du boulot durant ma semaine chez le patron, et c’était flotte, vent, flotte, vent, bref temps catastrophique, arrivé à mi-chemin j’avais mal jauger le restant du plein et me voilà en rade sur le pont de Pontoise, et il me restait encore 3 bons Kms au moins à faire avant d’arriver chez mes parents, et le tout en faux plat montant tout le temps, et me voilà donc parti à pousser ma « meule » en pleine nuit sous un temps exécrable de vent et de pluie froide avec ma combinaison étanche, mon casque sur la tête, casque qui était pas léger à l’époque, et pousser pousser encore et après une grosse heure de marche à pousser ma « meule » en panne sèche, enfin arrivé à la maison, cuit de chez cuit, trempé de la tête aux pieds à l’extérieur et en nage complet à l’intérieur, j’avais l’impression d’avoir passé toute ma nuit à pousser et pousser encore, bref une fin de soirée bien pourrie mais bon quel souvenir maintenant … !
    Le lendemain matin avant d’aller bosser, petit tour à la pompe bien sur qui se trouvait fort heureusement au bout de ma rue à 100m, et il fallait attendre la patronne qui avait bien la soixantaine passée avec sa mythique blouse bleu d’époque que presque toutes les grands mères avaient, et la voilà,qui actionnait a pompe à mélange 2 temps, … toute une autre époque bien révolue mais qui laisse tant de souvenirs impérissables!
    Souvenirs souvenirs, quelle belle époque insouciante et belle ou la vie semblait si facile et possible du haut de nos 16 17ans!

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  8. Pierre_

    Bonsang une histoire de meules (ou brêles) et de gendarmes, voilà qui est original !
    La kangoo est aussi dissuasive que l’estafette on s’aperçoit, une surprise de taille.
    Le demi-tour de 80 irréductibles forcément hilares pour le coup, est un gague énorme.
    On imagine le grand bazar sur la petite route, sans parler des histoires à raconter en fin d’étape.
    Peut être y aura t il d’autres souvenirs à confier sur cette échappée Commandant.

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  9. Neufcentdixespada

    C’est toujours sympa ces événements… en Bretagne nous devions avoir ,comme a chaque week-end de Pentecote ,le tour de Bretagne des anciennes avec autos , camions,motos et cyclos par centaines ,avec une ambiance géniale tant pour les participants que pour les spectateurs agglutinés par milliers le long des routes(l’an dernier ,malgré les fortes pluies ,une vraie fête sur le vieux pont de la Roche Bernard!).Helas le fort peu sympathique Covidus a eu raison de l’édition 2020 qui devait se dérouler du côté d’Auray… on pense fort à 2021…

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  10. Jean-François Bertrand

    Tout ce qu’organise ce trublion de JC ne donne qu’une envie : c’est de participer !
    Touratoto, Meules à l’air, à chaque fois c’est de grosses tranches de rigolades en copains.
    Prises au sérieux proscrite !

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  11. Paul

    Effectivement avec le gugusse Amilhat (c’est un compliment) à l’allure dégingandé, vous avez du vous marrer.

    Ce mec est un poète de la bagnole comme on en fait plus. Avec ses potes Igor Bietry et Thierry Dubois, ils nous font marrer dans leurs folles épopées

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