Souvenirs d’Autos (277): 1er Mai en Simca, sans oublier le plaid.

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. C’est Joël, un ami du grand Patrice Vergès (très bon rabatteur de cette rubrique) , qui se souvient particulièrement d’un 1er mai pour plusieurs raisons autant agréables que… désagréables !

Je venais juste d’avoir mon permis de conduire.

Je revois, peu avant, la tête de mon paternel revenir au volant de sa Simca 1000 GLS noire achetée d’occasion, à crédit.

Sa première voiture !

Grande fût ma surprise à l’entendre accepter de me prêter sa Simca cette après-midi du 1er mai, au prétexte que j’avais à améliorer ma conduite.

Il ne savait pas qu’après avoir tourné le pâté de maisons, montait prestement Dominique, une jeune beauté, cheveux de geai, yeux verts et bouche aux lèvres de feu.

C’était le Printemps, le ciel était bleu, les oiseaux chantaient. Je pris la route des célèbres bords de la Marne puis la montée de la côte pavée de Chènevières. Le moteur de la Simca 1000 ronflait autant que mon cœur tapait. Je n’avais qu’une mâle idée, améliorer mes passages en courbes… féminines.

Chemin de traverse inconnu, petit bois, pâquerettes, vite étalé à terre, le plaid écossais, sorte de couverture qui recouvrait la banquette arrière. Urgences du pilote hardi et des limites consenties de la demoiselle…

Mais nous nous arrêterons là !

Où est le plaid ?

Fleur au fusil, je revins à la maison. Satisfait, mon père récupéra sa voiture, l’inspecta en détail, remarqua la boue sous les passages de roues, hurla brusquement en constatant l’absence du plaid sur la banquette !

À l’aide, meeeerde oui, le plaid, où est ce satané plaid ? Je l’avais oublié !

Sa main levée menaçante, je balbutiai un peu de vérité et m’embrouillai dans mon demi-mensonge. Ni une ni deux, me voilà passager, le paternel hurlant, tapant sur le volant : « Avec qui étais-tu? Quelle route ? »

Nous roulâmes jusqu’à l’endroit présumé mais rien ne ressemblait plus à un chemin qu’un autre chemin. Combien de demi-tours en petits chemins improbables en cherchant en vain les traces de la Simca 1000 buissonnière.

Adieu le plaid écossais !

À la nuit, nous sommes rentrés. Soupe de pain à la grimace.

De là-haut, papa et sa Simca 1000 m’ont depuis pardonné.

Mon brin de muguet du jour était pour lui.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.

On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps…

Et si possible, joignez à votre histoire des photos….

On adore ça chez POA !

Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

15 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (277): 1er Mai en Simca, sans oublier le plaid. »

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  1. Neufcentdixespada

    La première voiture de mon père … mais la question qu’il posa à ma mère ,qui avait les jambes a demi écrasées après qu’ une brave fermière lui eut coupé la route (heureusement que le moteur était à l’arrière…)… fut: »il est où le bébé? » , » il est là ! » » Mais on dirait qu’il est mort! »…ben non je dormais tranquillement dans mon couffin qu’on se contentait de poser sur la banquette arrière (1968 .autres temos..,)… désolé pour la violence de l’anecdote…

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  2. Chapman

    Les pères se doivent de pardonner à leur fils le pouvoir de séduction de la liberté automobile…. Ne l’ont ils pas eux mêmes goûté.
    Merci Joël pour cet aveux sur le plaid.

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  3. Georges Piat

    Il y avait le plaid écossais mais aussi le plaid léopard. J’ai même vu une fois un plaid écossais d’un côté et léopard de l’autre !
    Je sais, c’est très secondaire mais on ne rigole pas avec les souvenirs !!!

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  4. Nabuchodonosor

    Votre couverture n’aura pas tenue longtemps face aux injonctions de votre père.
    On comprend que dans l’empressement à effeuiller votre Bellis Perennis vous n‘ayez pris le soin de repérer les lieux. Après tout peut-être était-ce mieux ainsi, rappelons-nous, Il était une fois – Joëlle, avait été aimée si fort que les draps s’en souviennent encore… Quel fiel auriez-vous reçu, preux chevalier Joël, si votre nue-geai du s’était offert un 1er Mai dans la Simca 1000 ?
    Si j’en juge votre billet rose, vous avez plaidé en quelque sorte, votre bonne conduite ce jour-là.
    😉
    J’adore SDA et ses histoires croustillantes.
    Mes respects, mon Commandant.

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    1. Maître Capello

      Si votre nue-geai s’était offerte un 1er Mai dans la Simca 1000 ?
      Jeu de mots !

    2. Maître Capello

      Variante :
      … si votre nue-geai s’était offerte un brin (sans mais) dans la Simca 1000 ?

    3. Lieutenant Columbo

      Euhh, s’cusez Maître, il y a malentendu entre la plume et la pierre. entre le geai et le jais.
      JAIS : C’est bien comme ça que ça s’écrit si l’on veut qualifier le noir brillant et profond.

    4. Pierre_

      Vous dites cher Nabu _chevalier… fiel… Simca 1000 ?
      Nom de dieu, mais c’est bien sur!