Mercedes 280 CE 1977 🇩🇪 : 43 ans et comme neuve 🧼

La Classe E W123 (1976/1985) est réputée pour être la Mercedes la plus solide de la marque à l’étoile pouvant parcourir parfois près d’un million de kilomètres. Avec seulement 94 500 km d’origine au compteur, le coupé 280 CE de Christophe peut être considéré comme tout juste rodé….

Le coupé W123 de Christophe semble être sorti récemment d’usine malgré ses 43 ans

Ce coupé était réalisé sur la base de la berline coiffée d’un pavillon légèrement surbaissé

Malgré ses 43 ans, sous le soleil de mai, le coupé de Christophe semble être sorti récemment de l’usine tant sa peinture teinte Terracotta 525 G soulignée de nombreux chromes, brille de mille éclats. Pareil pour l’habitacle illuminé par un toit ouvrant électrique de série qui semble neuf et prouve que la qualité de fabrication des Mercedes de cette époque n’est pas qu’une simple légende.

Grace à POA

Comment est venue la passion de l’ancienne à Christophe ?  » A la retraite, mon père a commencé à acheter des voitures passion notamment une Jaguar XJ8. En regardant sur POA la vidéo de Renaud Roubaudi sur sa Jaguar XJ40, j’ai eu envie d’une Jaguar. J’ai acheté en Bretagne une XJ6 Sovereign 6 cylindres 4 litres qui semblait en excellent état. Hélas quand JJR Automobiles à Saint-Ouen que conseillait Renaud, l’a révisée, il s’est rendu compte que le climat breton ne lui avait pas été favorable et qu’elle était fortement rouillée au niveau du châssis. Après sa réparation, je l’ai vendue pour acheter une autre ancienne dont mes critères d’achat principaux étaient, d’abord, qu’elle ne soit pas rouillée, qu’elle compte quatre places pour aller me balader en famille et de préférence un coupé/cabriolet. Et c’est comme ça, conseillé par un spécialiste en importation d’anciennes, que j’ai trouvé ce coupé Mercedes W123 280 CE de 1977 sans spécialement chercher une voiture de cette marque ».

2,7 millions d’exemplaires dont 84 375 coupés

Cette Mercedes de classe E qui succédait à la W114, a été produite de 1976 à 1985 à plus de 2,7 millions d’exemplaires dont 84 375 coupés. Celui-ci était bâti sur la base de la berline s’en distinguant par ses deux portes et son pavillon surbaissé de 4 cm (1,40 m) sans montant lui donnant une allure plus sportive. Il sauvegardait 4 vraies places et un coffre géant. Comparé à la berline, le coupé était uniquement décliné en deux cylindrées : soit 4 cylindres de 2,3 l (109 à 136 ch), soit en 6 cylindres en ligne de 2,8 l de cylindrée, bloc à double arbre en tête (le même que la Classe S) délivrant 177 ch. Mieux équipée, reconnaissable à ses phares carrés, cette version n’était pas bradée puisque son tarif avec la boîte auto frôlait les 100 000 francs en 1977 date de sa sortie. Soit six fois le prix d’une Renault 4 ! Les Mercedes n’ont jamais été bon marché puisqu’elle était affichée 50 % de plus que le coupé 504 V6 2,6 l qui pouvait lui être comparé. Au total, 32 138 coupés 280 CE ont néanmoins été produits en 8 ans de vie.

Grand volant avec moyeu de sécurité, bois précieux, la qualité de la planche de bord est indiscutable

Les boîtes automatiques à 4 rapports étaient rares à cette époque

 » J’aime sa ligne et ses chromes »

Christophe qui roule seulement avec depuis quelques mois, ne tarit pas d’éloges sur sa voiture. « J’aime sa silhouette élégante ou ses lignes rondes et carrées s’harmonisent bien et ses nombreux chromes, son intérieur ainsi que le bruit du moteur et son confort et la qualité de sa construction ». Il est amoureux de sa voiture qui le lui rend bien au vu de son état exceptionnel pour un véhicule âgé de plus de 40 ans. Il connait l’historique de sa voiture qui est la 98eme sortie des chaînes en avril 1977 avant de rester 6 mois en expo chez le concessionnaire de la marque puis être achetée par une femme médecin. Ensuite, il a trace des certificats de la préfecture certifiant qu’elle était  » confinée » dans la période d’hiver jusqu’au mois d’avril   afin que sa propriétaire bénéficie d’une prime d’assurance réduite.

Un petit tour à ses cotés a ravivé à mes sens de vieux souvenirs autour de la W123. Ses vastes et épais sièges mais fermes considérés comme un défaut en 1977 où nous faisions dans le genre édredon. Idem pour ce trop grand volant imposé par le crash-test pour diminuer les lésions sur la cage thoracique du gabarit allemand. J’ai retrouvé la belle sonorité du double arbre à injection mécanique qui ne chante pas comme un BM mais distille un son feutré qui devient plus dur à hauts régimes même si la boîte auto à 4 rapports (c’était rare il y a 43 ans) annihile la sensation de nervosité. Cela dit, une 280 CE pointait l’étoile de son capot à plus de 200 km/h avec des accélérations intéressantes (30 s aux 1000).

Avec son père

Christophe pense qu’il conservera sa Mercedes car il a la notion de la transmission familiale entretenant de nombreux de souvenirs d’enfant autour des voitures de son grand-père et père. Passion partagée avec ce dernier qu’il retrouve au sein du club Sanguinet-Véhicules d’Antan qui l’accueille en participant à des sorties de clubs et concentrations ensemble : Christophe avec sa femme et ses enfants en Mercedes et son père Jean-Claude en Porsche. Mais c’est une autre histoire…..

Le 2,8 l de la 280 SE monté sur la Classe E avait bénéficié d’une culasse double arbre en 1972

Les berlines et coupés en version 6 cylindres avaient des phares rectangulaires contre des ronds en 4 cylindres

C’est la 280 SE de 1973 qui avait lancé la mode des feux striés « anti salissure ». CE signifie : coupé Injection

On reconnaissait un possesseur de Mercedes aux traces qu’il avait dans le dos à cause de la calandre lorsqu’il se penchait sous le capot

Carrosserie sans montant qui laisse voir un habitacle spacieux à l’état quasi-neuf

Christophe souhaitait « une voiture qui ne rouille pas »

Historique de sa voiture et les traces de « confinement » en période d’hiver

L’avis des Petits Observateurs !

23 commentaires au sujet de « Mercedes 280 CE 1977 🇩🇪 : 43 ans et comme neuve 🧼 »

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  1. Max

    J’avais une 200 Berline de 1983, achetée d’occasion en 1990.
    Je l’ai revendue en 1996 pour une W124 – 3 litres – 6 cylindres.
    Bien plus tard, j’ai regretté de l’avoir revendue, c’était une bagnole increvable et indémodable.

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  2. Docteur_Oliv

    @Thibaut CHATEL (et à ceux qui suivent attentivement )
    J’ai pris quelques heures pour retrouver l’épisode des Globe trotters où l’on voit un des héros acheter un masque dans une échoppe
    Saison 1 épisode 13 TOKYO à la 18 ème minute
    https://www.youtube.com/watch?v=k-lBionIOYQ
    PS : N’y a-y-il pas un peu trop de Pate à joint ROUGE sous les ACT ?

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  3. Lieutenant Columbo

    Ainsi donc Docteur_Oliv et Christophe ne font qu’un.
    Bravo à tous les deux pour cette belle auto.
    Un Christophe nous avait présenté depuis Tokyo sa Maserati. On sait par le biais du Commandant qu’un Christophe alias Daniel, pais à son âme, était amateur de belles voitures.
    Décidément les Christophe sont des hommes de goût.

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  4. Docteur_Oliv

    Le bois de cette auto s’appelait-il déjà ZEBRANO ?
    PS @Nabu et Chapman, continuez à nous abreuver de vos commentaires…entre 2 c hevauchements !

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  5. Docteur_Oliv

    @Jean-Michel KAGAN
    Regarde bien la photo ! imagine que tu te penches et que tu te redresses, ta tête va bien être surprise…
    Pas la peine de chercher une telle merveille mais une Plébeienne 190 fera l’affaire.

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  6. Henri

    Au sujet des feux anti salissure, ce n’est pas la série S de 1973 mais bien les cabriolets SL et coupés SLC de 1970 (R107 et C107) sortis en 1971 qui ont été les premiers à en être équipés.
    Ils ont progressivement équipé tous les feux AR des Mercedes. C’était une sorte de signature de marque bien avant les feux actuels.
    Cette 280 CE est effectivement magnifique !

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  7. Karlbenz79

    Quelle beauté cette auto ! Cela me rappelle de très bons souvenirs de ma jeunesse quand mon père conduisait sa magnifique 240d berline (bleu ciel). Il adorait la conduire surtout pour les trajets vacances. J’ai, avec de la chance, pû la conduire une petite dizaine de fois avant que mon père ne la vende. Elle est alors partie pour le Sénégal d’après l’acheteur. Véhicule increvable bien entretenu. Jamais de soucis. La plus belle du monde à mes yeux, surtout en berline car la ligne est parfaitement équilibrée.

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  8. FredG

    W123 : Les dernières Mercedes à la ligne fine, élégante, avant les « panzer guenerazion ».
    Du chrome, juste ce qu’il faut. Du bois , juste ce qu’il faut
    Les jantes Barock autrement plus chic que les enjoliveurs couleur carrosserie des berlines
    Les vitres latérales sans montant, encerclées de chrome: quelle classe ! Ouvertes, plus le toit ouvrant, cela égale presque un cabriolet.
    Et l’autoradio Becker Monza, au design presque encore 60’s, pour le coup.
    Ne manque que les sièges velours, et c’est le graal 70’s !
    Je vous envie Christophe…

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  9. Claude

    Étonnant. Hélas, la qualité des Mercedes actuelles n’est plus ce qu’elle était, c’est comme la nostalgie. Elle est banale en berline et bien plus séduisante en coupé comme celle de Christophe

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  10. Nabuchodonosor

    Mercedes n’a pas construit que des Panzers.
    Certains cabriolets et coupés sont touchés d’élégance par la grâce divine, c’est le cas de votre magnifique véhicule, Christophe.
    Bravo !
    😉
    Nabu Déconfi-né

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  11. Chapman

    Les versions coupé de ces Mercedes « populaires » (w114 et w123) sont pour moi plus distinguées et classieuses que leur version berline. C’est bien sûr voulu…. Et réussi.
    Ce modèle rouge est vraiment chouette et je me verrais bien flâner à son bord, coude à la portière, les deux vitres baissées, profitant du Grand air.
    Question ligne, je me demande si en la surbaissant légèrement de quelques millimètres, on gagnerait pas en allure générale. Qu’en pensez vous ?

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    1. Nabuchodonosor

      Je vous demande pardon Chapman, vous avez précédé mon commentaire de quelques minutes…

    2. Chapman

      Il n’y a pas offense cher Nabu. Nous commentons souvent, il n’est pas surprenant que nous nous chevauchions… En tout bien tout honneur bien entendu.
      Bien à vous.

    3. Nabuchodonosor

      Vous me tendez la perche, Chapman ?!?
      Rassurez-vous, je ne vais pas m’en saisir au prétexte que tout serait permis en ce premier jour de déconfinement.
      Restons sur nos gardes, la p’tite bête rôde toujours, ce serait con de passer à la casserole sur un malentendu.
      Gestes barrières, distanciation sociale et hygiène corporelle; Point barre.
      😉

  12. Nicolas COUSIN

    Superbe auto, comme si elle sortait du concessionnaire presque, bravo Christophe, et coté kilométrage, que dire, le moteur est comme neuf avec aussi peu au compteur, elle peut vivre encore des décennies à ce rythme là, magnifique!

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  13. Atourn

    Ce modèle est splendide et dans un état absolument exceptionnel à en juger par les photos. Merci beaucoup pour le partage ! 🙂 J’ai pour ma part acheté récemment une W123 230 CE donc moins puissante, plutôt en bon état et je trouve que c’est déjà une voiture très agréable à conduire alors en 280, j’imagine que l’on doit gagner encore en souplesse . Ces Mercedes étaient sacrément en avance sur leur époque. Ma femme l’adore, elle qui d’ordinaire déteste conduire, en prend le volant dés que l’occasion se présente.

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  14. Docteur_Oliv

    Attention : Dans le titre du Mail elle a 53 ans! ça peut paraître anodin mais j’ai conduit la version précédente appartenant au Patron de ma Mère. Mon père en révait mais n’a pas osé franchir le pas!
    Mamère me l’a rappelé quand j’ai acheté ma JAGUAR…

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    1. Jean-Michel KAGAN

      Magnifique voiture, rien à voir avec les milliers de taxis qui envahissaient toutes les métropoles à l’époque.
      Je n’ai pas compris cette légende sous la photo du capot ouvert : « On reconnaissait un possesseur de Mercedes aux traces qu’il avait dans le dos à cause de la calandre lorsqu’il se penchait sous le capot« 
      Si un petit observateur pouvait m’expliquer.