BMW 628 CSI 🇩🇪 : la Bm du dentiste 👩🏻‍⚕️

Pour se déplacer au quotidien, les goûts de Michelle s’orientent vers les véhicules de collection puissants, sûrs, cossus et confortables. Elle est comblée au volant son coupé BMW 628 CSI de 1983

Michelle est l’épouse de Patrice dont POA a présenté la Jaguar MK2 il y a quelques mois. Un couple de passionnés de voitures retro puisqu’ils en ont possédé plus d’une centaine. Pour rouler au quotidien, faire les courses au supermarché ou même partir en voyage, les voitures de Patrice (il possède aussi une Alfa Montréal et une Porsche) ne sont pas idéales. D’où l’achat il y a deux ans par madame de ce coupé BMW 628 CSI.

 » J’ai toujours aimé l’auto depuis ma première R5 toutes options à toit ouvrant alors que mes parents n’avaient même pas d’auto. Vivre avec Patrice en partageant sa passion m’a permis de découvrir des voitures différentes puisque nous avons eu des BMW au nombre de 9 je crois, Jaguar, Corvette, Morgan, Porsche, Cadillac, Jaguar E et de nombreuses DS 23 et beaucoup d’autres. Je les ai toutes conduites et j’aime cela.

La Bm du dentiste

Il y a quelques années en faisant le remplacement d’un dentiste en vacances (Michelle est dentiste), j’ai pu conduire son coupé 628 CSI qui m’a séduite. D’où ce choix de ce modèle pratique pour mon usage, confortable, sûr et bien fini ».

Malgré ses 37 ans, sa 628 est dans un état exceptionnel et 100 % d’origine autant par sa peinture exempte de traces de corrosion que mécanique qui cache bien ses 263 000 km. Sa sellerie cuir semble neuve.  » C’est une voiture qui n’a compté que deux propriétaires qui n’effectuaient que de longs trajets sur autoroutes notamment Paris-Cannes. Jamais de ville ! Elle est dans un état exceptionnel  » explique Michelle qui nous fait faire le tour de sa voiture avant de monter à ses cotés. Les tapis sur lesquels je pose mes pieds semblent neufs !

Tous les Petits Observateurs savent que le coupé Série 6 a succédé à la 30 CSI. Signée par le Français Paul Bracq, sa silhouette épurée à la calandre en nez de requin se voulait plus agressive, plus aérodynamique et surtout plus lumineuse que l’ancien. Contrairement aux apparences dues à l’inclinaison très prononcée des surfaces vitrées d’une superbe couleur bronze dorée (optionnelle), celles-ci avaient été accrues. Fabriqué et monté par le carrossier Karmann du moins pour les premières séries, ce coupé était plus long (4,75 m) plus large (1,72 m) que le précédent.

Gueule de squale

Dévoilé au salon de Genève 1976 le coupé Série 6 fut d’abord proposé en version 630 en 3 litres à carburateurs de 185 ch et 633 en 3,2 l à injection donné pour 200 ch. Mais à cause de leur forte fiscalité lourdement taxée, BMW revisita la gamme en 1981 sous la forme d’une version 628 animée par la mécanique de la berline 528. La gamme s’était étoffée avec la 635 de 3,5 l de 218 ch à la place de l’ancienne 633. Avec 184 ch liée à une fiscalité abaissée et une consommation inférieure grâce à l’injection, la 628 CSI fut la plus vendue dans notre pays mais pas en Allemagne où ce fut la 635. En 1982, le coupé hérita de la nouvelle plate-forme de la Berline E28 notamment son train avant plus sophistiqué et son freinage renforcé. Modifications que compte évidemment sa 628 CSI de 1983.

La Série 6 vécut une longue vie qui perdura jusqu’en 1989 en évoluant assez peu excepté avec la M6 de 286 ch. Soit 100 de plus que la 628 ! Au total 86 216 Série 6 furent vendues dont une majorité de 635.

Sachez qu’en 1983, un coupé 628 CSI clés en mains coûtait 220 000 francs ce qui n’était pas spécialement un tarif d’ami. Soit 6 fois le prix d’une Renault 5 TL ! Hier comme aujourd’hui, BMW ne faisait pas dans le bon marché !

Le plus beau 6 cylindres en ligne

Michelle donne vie au le long six cylindres dont le feulement ouaté est un ravissement auditif. Les Béhème de cette époque chantaient fort à travers leurs deux sorties d’échappement. Ses 184 ch sont bien présents lorsque sa conductrice appuie sur l’accélérateur  » J’adore conduire, sinon je m’ennuie. C’est une voiture qui me plait car elle a de la classe tout en étant assez discrète dans cette belle couleur grise. Pourtant nombreux se retournent sur elle notamment parmi les possesseurs de BM plus récentes ». Quand on lui demande quel modèle qu’elle a préféré parmi les nombreuses voitures possédées par le couple, elle répond la Jaguar E dont elle a eu plusieurs exemplaires suivie de la BMW Z3.

Malgré son âge, la 628 a de beaux restes et pousse encore fort en me rappelant mon premier essai d’une 630 fin 1976. Le concessionnaire de la marque n’avait pas voulu laisser une voiture aussi coûteuse et puissante à un jeune journaliste en demandant à son vendeur de monter en passager à mes cotés. Nous rentrons au garage et la musique des 6 cylindres se tue mais pas le sourire de Michelle dont les yeux couleur océan brillent encore. Elle l’aime sa béhème…. …

 

Michelle possède depuis deux ans ce beau coupé 628 CSI datant de 1983.

C’est le Français Paul Bracq qui avait signé la silhouette de la Série 6

Ce long coupé de 4,75 m avait conservé le fameux pli de tôle de custode en retour (hofmeister) qui caractérise toutes les BM depuis 1962

L’intérieur tendu de cuir semble neuf. Les sièges sont très confortables et pas avachis

Le long 6 cylindres en ligne de 2,8 l alimenté par une injection était commun avec la berline 528 I

Le fameux Check-Control qui permettait de tester la bonne marche de touts les fonctions (photo Nicolas Delpierre)

Rare que tous les outils soient encore présents dans la fameuse trousse cachée sous le couvercle de malle qui équipait alors toutes les BMW

Le fameux nez de requin souhaité par Paul Bracq qui donnait de l’agressivité à sa silhouette

Si vous vous intéressez aux BMW, j’ai commis ce livre il y a quelques mois où la 628 CSI tient une bonne place

L’avis des Petits Observateurs !

7 commentaires au sujet de « BMW 628 CSI 🇩🇪 : la Bm du dentiste 👩🏻‍⚕️ »

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  1. Christian

    J’en ai toujours rêvé mais j’ai du me contenter d’une 528 I avec la même mécanique et une tenue de route très angoissante sous la pluie. Le 6 cylindres avait une musique extraordinaire.
    j’ai rêve d’un coupé 850 qui ne coûtait pas très cher et j’ai failli en acheter un. Quelle déception au niveau des sensations et du bruit. Je suis passé à Mercedes avec une 420.

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  2. Philippe

    Quand je vois l élégance et une légère agressivité de ces lignes je me demande comment on a pu en arriver au nouveau coupé série 4 qui sort bientôt.
    Est ce que les designers actuels regardent en arriere, prennent du recul de temps en temps ?

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    1. Delage

      Bonjour,
      Parfaitement d’accord avec vous.
      Qu’a fait BMW avec les petits haricots traditionnels ? Une telle grossièreté est juste une insulte à l’histoire du design de la marque et à cette 628 CSI.
      Vive la 628 CSI !

  3. Luc

    Décidément POA est dans sa période BMW. Après la 635, maintenant une 628 CSI. Belle voiture ! J’ose espérer un jour prochain lire un article sur la fabuleuse BMW 323 que je n’aurais jamais dû vendre pour acheter un monospace.

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  4. Neufcentdixespada

    Effectivement ,une caisse de dentiste… un de nos éminents(ou pas…) professeurs de la fac de chirurgie dentaire de Nantes (entre 1986 et 1990)en possédait une,était-ce celle ci?? Je l’admirais ,plus que la Porsche 944 rouge d’un autre enseignant… mais , nous fantasmions encore plus sur la Daimler double six Van den Plas du champion du parking des profs !!

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  5. Georges Piat

    Comment peut-on ne pas adorer une telle voiture ? A noter que les séries 6 d’une petite dizaine d’années vieillissent également très bien. Un beau coup de crayon reste un beau coup de crayon. On ne pourra pas en dire autant d’une Audi A2, même si on a le droit d’aimer…

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