Souvenirs d’Autos (241) : le GPS de la peur

Par le Commandant Chatel. Il y a une dizaine d’années, Fabrice fait un road trip dans l’ouest américain avec sa fille, Lila, et Franck, un ami commun. ils se servent d’un GPS américain pour la première fois.

 

Les voilà qui débarquent à San Francisco, location d’un 4×4 et zou, direction Yosemite Park ! Sauf que nos héros n’ont pas de carte routière et que tout naturellement, ils tapent sur le GPS : « Yosemite Park ».

  • Très bien.

Quelques heures d’autoroute plus tard, le GPS les fait sortir et emprunter une petite route… puis une encore plus petite… et une encore plus petite en terre !

  • Le décalage horaire doit jouer, car ils trouvent ça tout à fait normal…

Le souci, c’est que la petite route commence à grimper dans la montagne… et la petite route devient maintenant minuscule… et les pierres ont pris la place de la terre.

  • Fabrice commence à transpirer. Il n’a pas la largeur pour faire demi-tour et reculer est au-dessus de ses forces.

Lila et Franck ont une peur bleue. Ils poussent des cris et se réfugient sur la banquette arrière (en cas de chute dans le vide, c’est moins risqué ??)

  • Bref. La petite balade se transforme très vite en « Le salaire de la peur ». Il ne manque plus que la nitroglycérine.

Fabrice s’arrête et réfléchit. Que faire ? en fait, il est seul. Ses compagnons de voyage ont perdu le sens commun, terrorisés sur la banquette arrière.

  • Fabrice prend probablement la seule décision possible… continuer !

Pourtant, la balade va durer, en plein cagnard, encore plusieurs heures… avant que la petite route se mette à redescendre et à arriver au coeur du parc.

  • Pour info, il faut payer pour entrer à Yosemite…

Eh bien, Fabrice, Lila et Franck sont les seuls (à ma connaissance) à avoir passés une semaine de vacances dans Yosemite sans s’acquitter de quelques dollars devant les lourdes barrières bien gardé de ce parc national américain.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

32 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (241) : le GPS de la peur »

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  1. Pierre_

    Il n’est pas rare de voir arriver aux pieds des pistes…de ski de fond, des voyageurs égarés par ce petit appareil.
    Ces routes perdues sont certe fermées ici tout l’hiver mais de toute façon ne présentent aucun intérêt pour des liaisons routières, c’est dire.
    A l’inverse, quand il s’agit de trouver un lieu au cœur (ou banlieue) des villes, l’appareil devient indispensable, à défaut de compter les rues ou carrefours sur la carte.

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  2. Mat Ador

    Me revient qu’une fois en Germanie, la voie enregistrée dans le GPS, dans son entêtement idiot à me rabâcher le bon trajet, m’envoya tout droit, me planter sous un vieux pont de chemin de fer qu’il m’était impossible à franchir car trop bas pour le gabarit de l’utilitaire de location, genre armoire normande, au volant duquel je me trainais à travers la campagne romantique, loin des autobahns et autres axes majeurs. Pour ne rien arranger la voie trop étroite m’interdisait tout demi-tour. Me restait que la marche arrière qui, un bonheur n’arrivant jamais seul en pareilles circonstances, fût vite contrariée par les nombreux autochtones qui, dans leur Polo, leur Corsa, leur série trois, s’étaient, dans cet entre-temps, agglutinés en bon ordre derrière moi et qui attendaient patiemment que la situation se débloque, ach… La Polizei du Lander local finit immanquablement par accourir tous gyrophares dehors pour mettre fin à mes déboires et accessoirement à l’embouteillage routier sous les regards courroucés que, en territoire hostile, je n’osais affronter… Le trajet se poursuivi sans encombre à l’aide de la carte Michelin que j’achetais à la première station, le GPS définitivement éteint…

    Une bonne carte d’Etat-Major, Commandant… Nom de Dieu, y’a que ça de vrai.
    🙂

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  3. Neufcentdixespada

    Les monts d’arree bretons seraient ils le triangle des Bermudes? Utilisant les gps embarqués Peugeot depuis une dizaine d’annees , je ne peux que vous déconseiller fortement d’utiliser ,au pays de l’ankou,le critère «  trajet le plus court » ,qui vous envoie dans les tourbières infernales du lac de brennilis , ou vous fait emprunter ,en montant au col de tredudon (a l’altitude fort respectable de 361m!) un chemin tout juste carrossable apres un virage « en aveugle » négocié à bonne allure ,je le concède…

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  4. Olivier

    Un psychologue aurait évoqué « la théorie de l’engagement ».
    Un sportif aurait applaudi l’audacieux.
    Un marin breton trouverait comme s’excuse que le ciel était nuageux, donc impossible de se diriger avec les étoiles.
    Un alcoolique avec ses deux grammes aurait interprété le GPS selon une certaine perception, et ne se serait pas perdu.

    Un bagnolard POA…avec son esprit irrationnel cherche ce genre de situation.

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  5. chapman

    Je viens encore, et pour la dernière fois je l’espère, de me faire avoir par mon GPS. J’avais pourtant choisi mon itinéraire mais au bout d’une centaine de kilomètres il a changé de cap sans me prévenir pour me faire passer par une toute autre route que, comme par hasard, tout le monde fréquentait.
    Adieu petites haltes dans la France profonde, bonjour routes à péages.
    La prochaine fois, c’est décidé, je procéderais par étape et, en verrouillant le passage par certaines villes, j’obligerais ce petit dictateur électronique à faire ce que je lui demande.

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  6. CBi

    Etonnant de constater que même sur les voitures les plus récentes, le GPS n’arrive pas à faire la différence entre une route forestière et une nationale. J’en ai fait l’expérience l’été dernier avec une BMW série 5 flambant neuve, qui pour rejoindre la Provence depuis les Cévennes, m’a fait passer par la D19 en Lozère, entre le Mont Aigoual et la haute vallée du Gardon = un très beau trajet avec des paysages superbes, mais pas beaucoup de place pour croiser d’autres véhicules…

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    1. COMMANDANT CHATEL

      Je vous comprends et je suis d’ailleurs étonné que dans les préférences de mon GPS (un TOMTOM dernier cri) je ne puisse lui préciser la taille de mon auto et aussi que JE NE VEUX PAS me retrouver sur des routes minuscules !

  7. Alain

    Le GPS ne remplace jamais une carte détaillée (et pour les cas graves une bonne boussole en complément) , voilà la leçon de cette mésaventure et de celles qui nous sont contées ici même. L’actualité récente nous a même rapporté la triste aventure d’un jeune français au sud de Naples qui avait méconnu cette précaution élémentaire.

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  8. Huiledecannes

    Ah ce GPS, dans mon coin perdu de l’Espagne je fais du vélo avec mon téléphone comme guide.
    Un jour je décide de faire une boucle par les montagnes avoisinantes et je trouve une route épatante qui me permettra au bout d’un peu moins d’une centaine de kms de rentrer à la base.
    C’est parti ! Je m’enfonce dans les champs avant d’attaquer la colline, ça monte sévère et je traîne lamentablement mon surpoids dû à la fameuse comida de l’abuela.
    Bon la route est belle, mais il n’y a pas un chat, courant par ici ça m’inquiète pas, après 20 bornes je passe enfin un col et zou le repos du guerrier; La descente ! Par contre là, la route se resserre, la végétation est dense et la pente est monstrueuse, impossible de faire demi-tour avec mes pieds bloqués dans les cale-pieds, ça descend encore plus et la végétation ne me laisse plus que la partie centrale de la chaussée, la pente est incroyablement raide.
    Ouf j’arrive en bas et ça remonte, Nooon ! La route passe une rivière à sec et c’est un chemin en terre qui remonte de l’autre côté! Impossible de continuer avec mes boyaux !
    Pour couronner le tout un essaim de guêpes vient vérifier qui est l’intrus !
    J’arrive à peine à repartir par ou je suis venu tellement la pente est raide…
    P… de téléphone !!!

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  9. Ju44

    Cette belle histoire me rappelle mon premier jour en Grèce, sur le Péloponnèse, où je devais rallier Kalamata depuis Patras pour un séjour de quelques mois… J’ai (aveuglement!) suivi le GPS… et je n’ai jamais vu autant d’oliviers de si près. Le GPS m’a fait passer par des chemins caillouteux au possible et j’ai bien cru que ma brave Volvo S40 (réputée fragile du train avant) allait y laisser des pièces, à peine les roues posées dans ce merveilleux pays…

    Toujours est-il que je suis arrivé à destination, sans compter les heures de retard mais en un seul morceau et je crois pouvoir dire que j’ai eu l’honneur de visiter des endroits que peu de touristes ont vu ! La voiture était dans un état de saleté tel qu’on ne voyait plus à travers les vitres tellement la poussière épaisse recouvrait la carrosserie. Toujours est il qu’elle a poursuivi le voyage avec entrain !

    Le plus marrant étant que lorsque je suis reparti de Grèce, le GPS m’a fait faire le chemin inverse sur des routes tout à fait convenables et civilisées! A croire que cette maudite boîte électronique avait réservé le premier jour pour un test mécanique de ma monture! Histoire de vérifier que si elle tient jusqu’au bout du chemin le premier jour, elle tiendra durant tout le voyage! Et la Volvo n’a jamais failli, elle a parfois raclé ses dessous sur des pierres, bien patiné sur des chemins pentus recouverts de cailloux glissants, mais elle est revenue en France entière, et aussi vaillante que jamais… La réputation de solidité de la suédoise n’est point usurpée.

    Le bilan étant que des années plus tard, et dieu m’est témoin, j’ai passé des heures à maudire ce foutu GPS, je ne regrette en rien le trajet effectué et la visite inopinée de sites impraticables… Je crois au final qu’un GPS est encore une des choses que l’on adore détester !

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  10. Guillaume D.

    Certes, les GPS ont fait beaucoup de progrès, mais ils restent perfectibles. J’en ai encore eu l’exemple il y a quelques temps avec une pause pipi de toute urgence (faites des enfants…). On sort de la voie rapide, un panneau nous signalant un parking. Le parking se trouve à quelques 400m de la sortie, le fiston soulagé, c’est reparti… bon, seulement on repart dans quel sens: on revient sur nos pas où on suit la route parallèle à la voie rapide. Oh, ben le GPS dit qu’il y a une entrée un peu plus loin. Allez c’est parti. Oui, sauf que la petite route se transforme rapidement en chemin de terre complètement défoncé… Nous voilà à faire du tout terrain avec le monospace!

    Bilan: quelques gouttes de sueurs pour ne pas râcler les bas de caisse et 5 bonnes minutes de perdues…

    Conclusion: ce n’est pas ce genre d’expérience qui va me mettre en confiance quant au bien-fondé de la voiture autonome! Certes, on peut lire tous les jours des mésaventures de conducteurs qui finissent dans une piscine ou autre joyeusetés, mais c’est sans compter toutes les fois où la vigilance du conducteur évite ce genre de situation (combien de fois le GPS veut vous faire aller sur une route en sens interdit ou sur une voie non ouverte à la circulation ou réservée aux riverains… Mais en conduite autonome???
    Que les GPS soient fiables et que les caméras soient capables de lire correctement les panneaux de limitation de vitesse (une vaste blague aussi cet équipement!).

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    1. COMMANDANT CHATEL

      Guillaume, je partage tellement votre sentiment.
      Il y a peu mon GPS m’a embarqué sur une route minuscule où l’on ne pouvait pas se croiser…
      BREF… même si c’est un outil fabuleux, ce n’est pas toujours la panacée…
      Personnelement, j’ai toujours une bonne vieille carte Michelin à portée de la main.
      À bientôt.

    2. Thierry

      Waze est parfait on ne sait pas l’utiliser ! Ah il faut en lire des inepties sur les réseaux . . . Waze est une stupidité de première, je l’ai viré de mon smartphone depuis le jour ou il m’a fait sortir d’un chemin de terre sur une nationale impossible à pénétrer ! Waze se base sur les infos des utilisateurs, 10 abrutis qui signalent et tout le monde suit une fausse route . . .

    1. Nanbuchodonosor

      C’est aussi la question qui me taraude.
      Fabrice, les yeux dans les yeux : Avez-vous fait appel au photographe préféré de l’accro-député Woerth, celui sont l’objectif défie la gravité ?
      😉

    2. COMMANDANT CHATEL

      Chers amis lecteurs, cette photo est bien sûr une « photo d’illustration ».
      Ni Fabrice, ni sa fille, ni son copain n’aurait eu l’idée saugrenue de descendre de la voiture pour faire une photo…

    3. Nabuchodonosor

      Vous nous rassurez Commandant, j’en avais les jambes en guimauve…
      A mon avis, il s’agit d’un cliché des Rangers du parc pris par un Ranger du Parc…
      Ce qui explique pourquoi Fabrice ait pu passer en douce.
      Pourquoi diable faut-il toujours que les français se fassent remarquer en vacances en cherchant à gratter de ci de là ?
      😉
      Mes respects précipité du vendredi.

    4. Lieutenant Columbo

      Vertigineux M’sieurs, Dames !
      Mon sens inné de l’observation me dit qu’il s’agit d’un selfie pris par une famille Grizzli…

    5. Thierry

      Macron poste des photos qui ont deux ans sur Twitter, paf Chatel nous poste un cliché qui n’est pas d’origine !
      Tous les mêmes …

    6. COMMANDANT CHATEL

      Je vous comprends et je suis d’ailleurs étonné que dans les préférences de mon GPS (un TOMTOM dernier cri) je ne puisse lui préciser la taille de mon auto et aussi que JE NE VEUX PAS me retrouver sur des routes minuscules !