Souvenirs d’Autos (160) : Jean Yanne et les sabots Denver

Par le Commandant Chatel. Fin des années 60, Maurice Grimaud, le Préfet de Police de Paris a trouvé un truc pour bloquer les automobilistes mal garés.  Il s’agit du « sabot Denver » ou du « sabot de Denver ». Tout simplement car c’est la ville de Denver aux USA qui a commencé a utiliser ce machin-là ! Mais, un irréductible gaulois, en la personne de Jean Yanne, ineffable empêcheur de tourner en rond, a trouvé un moyen très simple de se débarrasser de ce bazar-là…

Attention TOP CHRONO pour Souvenir Express :

1/ Jean Yanne bricole avec des outils le premier sabot Denver qu’il retrouve sur sa voiture.

2/ Il récupère la serrure.

3/ Il a fait faire une clé chez un copain serrurier.

4/ Plus besoin de se salir les main. Quand il retrouve un sabot sur sa voiture, il l’ouvre avec sa clé et s’en va.

5/ Ses copains l’appellent quand ils sont pris au piège et d’un coup de voiture, il passe les libérer !

6/ Il raconte ses exploits à la radio (un petit excès de zèle ?)

7/ Il est convoqué chez le même préfet Grimaud qui lui signifie sa garde à vue !

8/ Jean Yanne promet de ne jamais recommencer contre sa libération. Le préfet, beau prince, le laisse partir (une autre époque…)

9/ Jean Yanne donne une interview à l’ORTF… que je vous invite à regarder sur le site de l’Ina.

http://www.ina.fr/video/CAF97020690

Cette rubrique est la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps; Et si possible, joignez à votre histoire des photos. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

8 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (160) : Jean Yanne et les sabots Denver »

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  1. Dubby Tatiff

    Un mythe s’effondre. Je pensais que cela s’écrivait Sabot d’Anvers et j’imaginais qu’il constituait une sorte de manifestation éclatante du génie des ingénieurs francophones, mâtiné d’un raffinement pervers « à la » Marquis de Sade. J’imaginais une cohorte de fonctionnaires dont le seul but dans la vie est de contrôler et d’assujettir leurs concitoyens, procéder par une série de sous-commissions ad hoc, à la définition scrupuleuse et implacable de ce chef d’œuvre d’abstraction destiné à priver de liberté l’objet de fantasme préféré des Français.

    Si Dunlop avait inventé le bandage automobile, la France éternelle avait donc inventé le bondage automobile. Quelle fierté. Et quel nom ! Quelle trouvaille faisant écho à des pages entières de notre littérature. Le Sabot d’Anvers répondait mystérieusement au Bourreau de Béthune et à la Botte de Nevers.

    Patatras. Je tombe des nues. C’est amerlock …

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  2. Georges Piat

    Ah ce Jean Yanne, quel type génial. On aimerait bien en voir plus souvent. Avec en plus la culture, c’est plus rare de nos jours !
    Merci Commandant de nous rappeler cette époque.

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    1. Georges Piat

      C’est Jean Yanne qui disait, entre autres :
       » J’aii essayé de payer mes impôts avec le sourire, ils préfèrent un chèque… »

  3. chapman

    Je me souviens de cette histoire, j’étais gamin et les voitures étaient des objets de désir qu’il était intolérable de brider ainsi de façon aussi laide. La nouvelle avais fait le tour de Paris et de Jean Yanne un bon héros français râleur à souhait (rôle qu’il incarnait à la perfection). Il avait même intégré une scène dans un de ses films ou il tentait de partir à fond avec le sabot fixé à une roue, et la voiture, une 404 si mes souvenirs sont bons, se mettait à partit en tonneau.

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