Souvenirs d’Autos (122) : une Bentley Continental R à l’aveugle !

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire m’a été racontée par Jean-François Bertrand, dit Jeff, dans sa Bentley Continental R en route pour Monte-Carlo où nous avions rendez-vous, l’été 2016, avec les membres du « Rolls-Royce Club de Monaco ». Eh oui ! ça ce passe comme ça chez POA !

Bentley Continental R

Jeff est un passionné d’automobile en général et de Bentley en particulier.

Tout commence par un accident avec sa Bentley Turbo R de 1993, qu’il détruit, en hiver, sur un rond-point, suite à une glissade.

Son mécanicien, navré devant l’épave, lui dit :

  • Soit, tu en reprends une toute de suite, soit tu n’en rependras jamais.

Du coup, Jeff penche plutôt pour le coupé Continental R et il se met en quête de la perle rare. Il dégote une alléchante petite annonce sur Auto-Scout. C’est une Bentley Continentale R de mars 1997 qui semble parfaitement suivi. Problème, l’auto se trouve en Espagne.

Au téléphone le vendeur paraît sérieux et Jeff qui ne veut pas rater « l’affaire » tente un coup de poker. Il décide d’envoyer l’argent sans avoir vu ni l’auto, ni le vendeur.

Le voilà quelques jours plus tard déboulant, tremblant, à l’aéroport de Malaga.

Le vendeur sera-t-il là ? Oui, il est là ! et la Bentley est splendide !

Poignée

Retour chez le propriétaire pour faire les papiers et passer la nuit avant de repartir le lendemain.

Mais voilà. Ce monsieur est un bon vivant et une bouteille d’Armagnac de 1896 plus tard, la nuit est courte.

Le lendemain, Jean-François est incapable de repartir, encore fatigué par la vapeurs d’alcool. Il restera 3 jours, finalement chez ce sympathique vendeur (avec lequel il est devenu ami) avant de repartir et de faire Malaga / Cannes d’une traite.

1900 kilomètres, dans un confort pullman, à 1800 tours !

Manos

Alors, faites comme Jean-François :

  • Faites confiance à votre instinct !
  • Et ne prenez pas la route si vous êtes fatigués !
  • Compteurs

 

Cette rubrique est la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.  On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

15 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (122) : une Bentley Continental R à l’aveugle ! »

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  1. Outdoor74

    Très belle histoire, comme je les aime ! Honnêtement, peu « d’objets » sont capables de nous faire déplacer des montagnes et nous faire vivre de telles histoires. Je suis allé chercher un Range en Allemagne, à Cologne. Mais je suis bien moins gonflé que vous ! Je suis allé le voir une première fois, j’ai vérifié « comme je pouvais » le sérieux du vendeur, effectué un virement puis suis allé le chercher la semaine suivante. Pas glamour du tout.
    Et puis le retour par les autoroutes Allemandes entre 2 haies, hormis la vitesse de croisière plus élevée que chez nous, pas de quoi rêver non plus. Merci pour cette belle page automobile !
    Et longue vie à votre Bentley…

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  2. gregory lopez

    Il faut être gonflé.
    J’ai acheté ma XJ-S sans la voir ni non plus le propriétaire que je n’ai jamais rencontré, ayant fait livrer la voiture sur plateau (tant pis pour l’armagnac j’ai de très mauvais souvenirs du dernier armagnac ingurgité) . Mais grâce aux joies d’internet et des forums, je l’avais fait inspecter auparavant par quelqu’un de bien plus compétent que moi! (que je ne connaissais pas non plus d’ailleurs finalement).
    Mais quelle belle auto la Bentley!!!

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  3. Chapman

    La vache, un Armagnac de 1896!!!!!..
    Ça valait le coup de rester trois jours à Malaga !
    Et il valait effectivement mieux attendre patiemment que les vapeurs de dissipent avant de prendre la route.
    Belle histoire, merci.

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  4. Nabuchodonosor

    Wow, wow, wow, quelle noblesse, ça c’est de la bagnole ! Et puis cruiser à son bord en parfait gentleman en maintenant le 6 litres 3/4 juste sur un filet de gaz, assurément ce n’est plus le même voyage…
    🙂
    Merci Jeff pour cette belle histoire, mes respects mon Cdt.

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    1. Jean-François Bertrand

      Le retour fut pour moi un sacré road movie, avec ces paysages désertiques du Sud de l’Espagne, cette chaleur qui vous tombe dessus lorsque vous sortez de la voiture à la station service, Carthagène, Alicante, Valence, Barcelone qui défilent dans les vitres latérales, Colioures ou j’avais prévu initialement de faire escale… Une odeur d’ écurie qui commence à se faire sentir et French Riviera qui se dévoile à vos yeux brillant de ses lumières de fêtes.
      Honnêtement pour un voyage continental, un Continental, c’est plutôt plus que pas mal !

    2. Nabuchodonosor

      Merci de votre retour Jeff. Il se trouve que je l’ai fait il y a une paire d’année ce voyage initiatique au cœur de l’Andalousie, cependant avec un petit V6 japonais, bien moins noble, cela va sans dire… Mes escales: Granada, La Sierra Nevada, Malaga, Marbella, Sevilla et Cordoba. L’Espagne est absolument envoutante !
      😉

  5. Dubby Tatiff

    Mazette !

    Il faut rouler à quelle vitesse sur un rond-point avec une Bentley pour la détruire après une simple glissade ? !

    Dubby Tatiff (fact checker) 😉

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    1. Jean-François Bertrand

      A peine 40 km/h agrémenté d’une belle plaque de gas oil laissée par un car de touristes un soir pluvieux !….

    2. Jean-François Bertrand

      Un crève cœur ?….
      J’étais au bord de la nervous breakdown…
      Surtout que le lendemain matin, nous partions passer le week-end à Paris pour visiter Rétromobile….
      Je vous laisse imaginer mon état dans les allées du salon….