Souvenirs d’Autos (105) : La 4CV anisée

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire irrésistible m’a été envoyée par l’excellent Georges Piat, fidèle Petit Observateur qui a le chic pour nous faire revivre des aventures automobiles nostalgiques… comme je les aime !

4cv

 Je vous campe le décor, 1969, plein été, nous déjeunons dans la cuisine toutes fenêtres ouvertes et soudain nous entendons un grand boum. Pas le petit boum, non, le truc qui fait trembler notre maison de 250 ans.

Ma mère se lève :

  • Qu’est ce qui se passe ?

Mon père va voir au dehors, je l’accompagne.

Arrivés au portail, nous nous retrouvons nez à nez avec le père Machin (dont je tairai charitablement le nom). Ce dernier pointe du doigt sa 4CV verte qui vient de taper la maison. Mon père est un peu surpris, il faut vous dire que notre maison est en bord de route mais à l’intérieur du virage.

  • Que vous est-il arrivé ?

L’autre, le pif bien rouge, avec son accent de Marseille (un déraciné) :

  • J’ai senti la voiture partir et j’ai foutu un grand coup de « pataing » et là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais j’ai tapé le mur !

Ceux qui ont connu la tenue de route légendaire de la 4CV savent que, dans les virages pris au dessus d’une certaine vitesse, on devient croyant…

Résultat des courses, avec son coup de « pataing » notre féru de pastaga avait pu constater l’absorption de l’énergie cinétique par la tôle de sa bagnole.

Mon père est entré dans la 4CV pour passer au point mort afin de pousser la trapanelle dans la bonne direction. Il a remis le marseillais aux commandes en lui demandant de dégager au plus vite. Ce n’était pas la peine de se faire pincer en plus par les gendarmes à moto qui passaient de temps en temps. Et puis, il n’y avait pas d’alcootest à l’époque mais une haleine fortement anisée en aurait dit beaucoup plus que tout autre système de dépistage.

Le lendemain, nous avons vu passer avec soulagement la 4CV, mais beaucoup plus lentement…

C’était une très bonne petite voiture cette 4CV, avec modération !

 

Cette rubrique est désormais aussi la vôtre.

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

9 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (105) : La 4CV anisée »

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  1. Pierre

    Ha ben punaise, aujourd’hui la Clio (4CV de notre ère) du marseillais anisé aurait fini sa route dans le mur…
    Et ne serait certainement pas repartie, en tous cas pas indemne ! Il en serait quitte pour un bras chez le carrossier…
    Et puis de toutes façons, à notre époque « éthique et responsable », rouler ivre revient à candidater pour passer au tribunal…
    Même les murs ne sont plus aussi solides, c’est dire !

    Enfin, merci pour cette amusante anecdote 😉 !

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  2. Nabuchodonosor

    N’était-ce pas le fameux jour’ de la bouillabaisse’ peuchereu ? Parce que…
    « Pour-faire une bonne bouillabaisse, Il faut se lever de bong matin, Préparer le pastis et sans cesseu, Raconter des blagues avé les maings »
    Té c’est pas moi qui le dis, mais Fernandel qui le chan’te pardi !
    🙂
    Nabuquavecmodération

    Répondre
    1. Piat Georges

      Il paraîtrait que bouillabaisse viendrait de « quand ça bouille tu baisses » mais cela demande confirmation parce que je risque de passer pour un fada !

    2. Nabuchodonosor

      Tu sais Georges, ton histoire de 4cv, elle est très belle… A bien re-fléchir, elle me feng’ le cœur !
      🙂

    3. Escartefigue

      Cette histoire a surtout bien fen’du le mur de sa maison, cong’…
      Allez, je coupe à cœur !
      🙂