Souvenirs d’Autos (96) : voyage en Germanie automobile

Une rubrique « pilotée » par le Commandant Chatel. Cette « aventure » est racontée par le fidèle Petit Observateur, Thierry, que je remercie au passage.

PORSCHE ENTREE MUSEE

Ce devait-être juin 1987, avec un copain nous discutions des vacances du mois d’Août, et de ce que nous avions prévu …

  • Moi rien, et toi ?
  • Rien non plus !  

Mon sang ne fit qu’un tour ! Passionnés tous les deux d’automobiles Allemandes, je roulais en Golf II, et mon pote en coupé Audi 80 :

  • Si nous allions en Allemagne faire le tour des trois grandes villes de l’industrie automobile : Stuttgart, Munich, et Ingolstadt ? C’est pas si loin de l’Auvergne !

Devant un tel programme, du haut de nos 28 et 29 ans, nous étions comme deux minots à l’approche de Noël !

Août arriva, première étape : Stuttgart, nous y avons déniché un musée Porsche sans réel intérêt et décevant, ça commençait mal… heureusement l’usine Mercedes et le musée de l’étoile étaient tout bonnement, somptueux ! Présentation, richesse des explications, boutique de souvenirs, tout était prévu pour les clampins comme nous.

Deuxième étape, Munich. La Tour BMW 4 cylindres, et son musée, aussi bien que chez Mercedes, de l’organisation, et de la présentation à l’Allemande, rien à redire !

BMW MUSEE

 

Troisième et dernière étape, plus au Nord, Ingolstadt. Si Stuttgart et surtout Munich savent accueillir le touriste, parcs, château, jardins, commerces, beauté des paysages, euh… que dire d’Ingolstadt ? Après quelques tours de ville, pas de musée en vue, rien. Nous posons la bagnole devant une concession Audi, et entrons pour visiter, déçus.

Un jeune cadre dynamique s’approche de nous, et en excellent français nous salue, (je ne l’ai pas dit, nous ne parlons pas un mot d’Allemand ! ni l’un, ni l’autre!) Il nous explique que de nombreux français viennent chercher leurs Audi ici, que les prix se négocient, les délais, etc.

Nous expliquons en retour notre passion pour la marque, notre déception de ne voir aucun musée dédié, et là il nous dit :

  • Mais demain c’est le jour de la visite, si vous vous présentez devant telle porte, à 9h00, vous avez des chances d’entrer ! Même si je ne vous garanti rien…

Le lendemain nous étions frais et dispos ! La Golf trônait sur le parking des ouvriers, et pas grand monde autour de nous sauf un groupe de 10/12 personnes que nous rejoignons discrètement. Sourires, « guten tach », « guten tach », nous nous incrustons en silence, et surtout sans parler français (nous ne voulions pas nous faire remarquer, le mûr de Berlin n’était même pas tombé, quand j’y pense)…

AUDI USINE

 

Il était 9h00 du matin, nous ne reparlerons français qu’à 16h00 !

On nous accueille, nous amène dans une salle de cinéma pour assister à l’histoire d’Audi, puis une longue conférence, avec des explications, des projections, etc. et là le temps fut long, très long ! Quand on ne comprend absolument rien aux finesses et aux explications !

Puis vinrent les directives sur notre conduite à tenir car nous l’avions bien compris, maintenant nous allions visiter l’usine ! De la feuille de métal, à la voiture finie, nous avons tout vu, tout visité, nous avons esquissé des sourires quand il fallait sourire, rire, bref nous avons fait semblant de tout comprendre pendant toute la journée !

Notre parcours passa même par la cantine des ouvriers avec lesquels nous avons déjeuné ! L’après midi nous avons continué notre visite, sur une toute fin de chaîne d’assemblage pour des modèles à destination des USA. Et pour nous faire plaisir, on nous montra la caisse d’une Audi coupé, qui devait être une 90 ? dont même dans mon Auto-Journal je n’avais pas entendu parler !

Alors pour résumer, nous avons passé une journée de rêve, sans tout comprendre, avec un gros sentiment de frustration, mais une expérience certainement unique ! Par contre aucun souvenirs sur papier glacé… Verbotene Foto !!!

Cette rubrique est désormais aussi la vôtre.

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA !Merci.

BADGE PORSCHE MUSEEPORSCHE ENTREE MUSEE

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

5 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (96) : voyage en Germanie automobile »

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  1. Gwenvaël Alexandre

    Ohhh 1987, est une année particulièrement excitante chez Audi, la marque est dans un tournant important de son histoire et la gamme s’étoffe et se prépare sérieusement à rajeunir. Apparition de la familiale 80, préparation des restylages sur la 100 et 200, et futur fleuron de la gamme : la Audi V8 (et son intérieur magnifique). Il est aussi croustillant de rappeller l’apparition de la 200 dans le James Bond, Tuer n’est pas Jouer, lors de la sortie du film la même année. Un coup de pub magnifique ! C’est un souvenir très précieux que vous nous raconter là. 7 ans plus tard Audi pouvait être définitivement comparée comme une alternative parfaitement crédible aux Mercedes et BMW, avec leur somptueuse Audi A8. De 1982 à 1997, que de changement !!
    Une belle amitié aussi !

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  2. Theo

    Pourquoi ne pas vouloir se faire remarquer, « le mur de Berlin n’était pas tombé »..? Les allemands étaient extrêmement accueillants pour les français dans les années 80 (je le sais, j’ai travaillé à Karlsruhe chez Michelin à cette époque ) et la mentalité n’avait aucune méfiance pour les occidentaux.
    Quant à l’usine Audi, que j’ai visitée en 1994, elle était passionnante à voir, car tout était organisé autour de la qualité, et c’était déjà perceptible dans le discours de présentation. Guten Tag !

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  3. Mat Ador

    L’Olympiapark de Munich accueilli les J.O d’été de 1972. Situé à proximité et construite à la même époque la Vierzylinder Turm est le symbole du siège de la Bayerische Motoren Werke. Le projet dessiné par K. Schwanzer, célèbre la gloire automobile par une métaphore à la mécanique. Rappelons nous que quelques années plus tard, sur le plateau Beaubourg, entre les Halles et le Marais, s’élèvera au cœur de Paris un bâtiment structure véritable hymne à la machine, devenu célèbre grâce au talent de deux jeunes architectes, Sir Richard Rogers et Renzo Piano.
    Les temps ont changés, aujourd’hui la tendance est à l’aménagement des quais en promenade et le trou des Halles est maintenant recouvert d’une canopée…

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