Toyota Prius 4 2016 : l’essai vérité (3/3)

La Toyota Prius 4 est l’exemple de voiture qu’il faut avoir conduit avant de pouvoir en parler sereinement. Elle porte en elle trop d’aprioris et de clichés sur l’hybride, sans parler d’un design qui divise volontairement les « pour » et les « contre ». Après 4 jours passés à son volant, la Toyota Prius version 2016 me semble la voiture la plus adaptée aux contraintes de la circulation moderne entre pollution, encombrements et radars. Une longue présentation s’impose en complément de l’essai de Patrice Vergès, ministre de la culture et de l’histoire de POA qui, je vous le rappelle, a essayé plus de 1500 voitures dans sa vie.

Données techniques Toyota Prius 4 2016

Moteur Thermique : 4 cylindres essence 16s, 1798 cm3.
Puissance 98 ch à 5200 tr/mn
Couple : 142 Nm
Moteur électrique : puissance 72 ch, couple maxi 163 Nm
Puissance cumulée : 122ch
Boîte CVT
Longueur : 4,54 m /Largeur : 1,76 m/Hauteur : 1, 47 m
Conso moyenne (donnée essai automobile magazine de mai 2016) : 5, 1 l/100 km
Emission de CO2 : 76 g/km
Autonomie : 950 km
Vitesse maxi : 180 km/h
0 à 100 en 11,2 s
Poids : 1436 kg
Prix : à partir de 30 400 € – 33 700 euros en finition lounge qui comprend le GPS, la sono JBL, le régulateur de vitesse adaptatif, alerte de franchissement de ligne, et d’angle morts, la sellerie cuir.

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L’essai par Patrice Vergès : En 18 ans, Toyota a produit 3,5 millions de Prius à travers trois générations. La Toyota Prius 4 qui vient de voir le jour marque une rupture bien plus profonde avec la précédente que les trois autres durant cette période.

La Toyota Prius IV étonne par sa silhouette originale certainement très clivante

La Toyota Prius IV étonne par sa silhouette originale certainement très clivante

Tout d’abord, la Toyota Prius 4 va à l’encontre ce qui se fait actuellement. Construite sur une nouvelle place forme inédite plus rigide, elle est moins haute que la précédente avec surtout des sièges avant abaissés. Son conducteur bénéficie d’une visibilité accrue grâce à son capot surbaissé avec des montants de pare-brise étroitisés. Révolutionnaire à notre époque où l’habitacle de nos voitures aveugles ressemble à des bunkers où on s’étonne que sa passagère ne ressemble pas à Eva Braun.

La Toyota Prius 2016 s’éloigne aussi des lignes mafflues actuelles avec une silhouette cunéiforme d’une stupéfiante pureté qui avoue un redoutable CX de 0,24. Une ligne très clivante, trop peut être. Certains adorent, d’autres abhorrent. J’ai la crainte que cette carrosserie plus longue (4,54 m) se montre trop exposée en ville où ses douces rotondités s’opposent à ses aspérités situées en porte à faux notamment celles de son imposant spoiler. Déjà nous l’avons égratigné en manœuvrant.

La lunette arrière séparée en deux parties occulte la visibilité

La lunette arrière séparée en deux parties occulte la visibilité

L’accès à bord est facilité grâce à l’assise abaissée au sein d’un habitacle vaste face à une apaisante planche de bord dont la partie centrale est occupée par un immense écran tactile de 7 pouces tandis que l’instrumentation digitale située sous une casquette permet de suivre les échanges d’énergie. C’est assez jouissif surtout lorsqu’on voit les batteries recharger le moteur et sa consommation décroître en suivant la part de fonctionnement entre le moteur thermique ou électrique en s’inversant selon sa conduite et l’environnement où l’on roule.

Ses qualités dynamiques sont excellentes et ses performances suffisantes (0 à km/h en10, 6 s)

Ses qualités dynamiques sont excellentes et ses performances suffisantes (0 à km/h en10, 6 s)

Rendement accru

La Toyota Prius 4 reprend la même philosophie que la précédente sans rien révolutionner en conservant une ancienne génération de batteries au nickel réputées pour leur fiabilité. Pourtant Toyota a réussi à abaisser sa consommation dans des proportions intéressantes. Les émissions de CO2 ont été réduites de 19 % par rapport à la précédente et on remarque presque un litre au 100 en moins ! Ça passe par un moteur essence de 1,8 l de 98 ch au rendement thermique amélioré lié à un moteur électrique plus compact dont la puissance a été abaissée à 72 ch contre 81 avant ( soit 122 chevaux au total contre 136) tandis que le volume des batteries a été réduit en permettant d’accroître le volume du coffre porté à 502 litres.

 La planche de bord compte un gros écran central de 18 centimètres


La planche de bord compte un gros écran central de 18 centimètres

La Prius IV reprend la commande de boîte de la précédente, à droite la touche favorisant la recharge des batteries en décélération

La Toyota Prius 2016 reprend la commande de boîte de la précédente, à droite la touche favorisant la recharge des batteries en décélération

A l’usage, nous avons relevé une consommation moyenne de 4,5 l usage ville et autoroute. Si les batteries n’autorisent encore que 2 à 3 km en mode électrique pur, elles se rechargent bien plus rapidement qu’avant (28 % d’énergie supplémentaire) surtout si on appuie sur la touche B qui favorise leur recharge en décélération en peu plus brutale. En conduisant encore plus cool, il doit être possible de descendre en dessous des 4 litres et flirter avec le chiffre de 3 litres aux 100 donné par le Japonais et les 70 g/km.

Nous avons consommé 4,5 l aux 100 et parcouru 27 % des 84 km en mode électrique

Nous avons consommé 4,5 l aux 100 et parcouru 27 % des 84 km en mode électrique

Conduite apaisée

C’est vrai que la nouvelle Toyota Prius incite à une conduite apaisée se déplaçant dans un silence de cathédrale autant en électrique que thermique ce qui est nouveau. Si le freinage nous a semblé style un peu trop « on of », la direction est d’une grande douceur tandis que son comportement dynamique reste rassurant et le confort réel malgré des sièges plus minces plutôt fermes.

Enfin, la sonorité désagréable du train épicycloïdal qui caractérisait ce modèle et ses dérivés Toyota et Lexus a pratiquement disparu lorsqu’on écrase l’accélérateur. Le progrès est spectaculaire ! Notons aussi que dès le premier prix, la Prius offre un arsenal sécuritaire de série rassurant avec un affichage tête haute, sécurité pré-collision à moins de 10 km/h en ville, alerte de franchissement de ligne, détecteur de fatigue, lecture des panneaux, régulateur adaptatif, camera de recul.

L'habilité est excellente autant devant que derrière où la garde au toit est un peu juste

L’habilité est excellente autant devant que derrière où la garde au toit est un peu juste

J’avoue avoir été bluffé par cette voiture qui s’est largement bonifiée par rapport à l’ancienne dont elle a conservé la philosophie en s’améliorant sur de nombreux points. Ses prix s’articulent de 30 400 à 33 700 euros (moins 750 euros de bonus) pour la Lounge équipée d’une sellerie cuir et d’un système de navigation bien moins intelligent qu’une boussole. Avec la Prius IV, Toyota est passé de la voiture de militant prosélyte à celle de passionné.

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En ville, le bouclier de la Toyota Prius 2016 est aux premières loges !

L’avis des Petits Observateurs !

26 commentaires au sujet de « Toyota Prius 4 2016 : l’essai vérité (3/3) »

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  1. Robert

    A voir en vrai –
    mais les photos me donnent
    l’impression d’un style
    « 2001 l’odyssée de l’espace »
    Surtout le petit levier de vitesse noir
    sur fond blanc.
    Stanley Kubrick serait content.
    🙂

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  2. Dubby Tatiff

    Ça y est, j’ai trouvé l’info sur le wiki.en.
    Les ventes de Prius entre 1997, année de son lancement, et avril 2016, représentent 5,7 millions de véhicules.
    Ce qui n’est pas rien !

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  3. Denis leroux

    Esthétiquement pour moi ça passe pas. Dommage car techniquement c’est ce qu’il se fait de mieux! Il y a pas très longtemps je me suis retrouvé bombardé formateur Prius III le temps d’une tournée de formation des commerciaux et j’ai été convaincu dès le mode d’emploi assimilé! C’est la voiture au service de son conducteur et pas l’inverse! Avec un peu de pratique et quelques astuces mes stagiaires égalaient le score annoncé par Toyota soit 4 litres/100 tout en évoluant normalement dans le trafic. Attention cependant, cette auto est conçu pour des parcours sub-urbains, là où elle peut faire de la régénération. En ville ou sur autoroute elle ne fait que consommer et recharge peu ou pas du tout. A prendre en compte avant d’acheter. Le seul véritable défaut que je lui trouvais c’était son manque de qualité ressentie dans l’habitacle très plastoc.
    Un petit éssais du Rav4 HSD à venir ce serait bien non?!!

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  4. Vincent

    Véhicule parfait…ement ennuyeux. Tout y est mais rien ne vibre. Je comprends l’argument du constructeur et rend hommage à la maturité de la technique hybride.
    Mais quelle fatalité inesthétique frappe donc cette malheureuse Prius ? L’automobiliste pénitent doit non seulement renoncer au plaisir de polluer inutilement, mais aussi faire son deuil de l’élégance des courbes. Rouler en Prius, c’est faire acte de contrition, expier ses péchés d’automobiliste par le reniement de tout ce qui fait l’automobile d’avant. Un auto da fé, en somme.

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  5. PIAT Georges

    Je ne peux pas dire que ce soit la voiture passion mais elle préfigure bien le monde automobile de demain, style sans saveur mais tout est parfait avec un design moderne, d’hier.
    J’aime bien ce reportage très complet avec essai réaliste.

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  6. Thierry

    Ahhh tout le monde est du même avis, ça fait du bien de voir un reportage ou Renaud le fait pas le con avec les deux autres lascars !
    Non je déconne, bien que certains à ce que j’ai lu, le pense un peu.
    Bon reportage, et j’aimerai avoir l’avis de la gentille Floriane, afin de féminiser tout ça.

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  7. Henri

    Renaud,
    quelle classe vous avez que de penser à ne pas déranger les piétons, les cyclistes…. à mieux vivre ensemble dans une grande ville ! C’est rare d’entendre ce genre de propos dans un média, encore plus rare quand il est spécialisé sur l’automobile !
    Peut que être que la douceur de la Prius au redémarrage, et plus largement des hybrides et des électriques, va aussi changer la conduite urbaine et donc à respecter la priorité des piétons qui traversent sur des passages cloutés… trop souvent soumis à l’agressivité des automobilistes et motards.
    Au delà des quelques grammes de CO2 gagnés en ville – la pollution urbaine n’est pas seulement le fait des voitures, loin de là -, la sécurité routière en ville peut alors progresser !
    Cheers !

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  8. Jean-nicolas

    J’entends comme vous tous l’argument de notre président qui est le suivant : Toyota a volontairement choisi un design clivant qui reste cohérent dans la durée.
    Pour ma part le choix est fait j’aime cette conduite pour l’avoir testée, mais je ne supporte pas le design…
    C’est donc frustré que je cherche quelque chose de plus agréable à l’œil… Mais malheureusement rien de ce que je trouve sexy actuellement n’est d’un prix raisonnable. En effet je me sens plus attiré par les produits Musk ou dans un registre équivalent la Fisker Karma.
    Reste enfin des produits similaires plus conventionnels tels que ceux proposés par Kia (Optima, Niro et un autre modèle de type Chevrolet Volt mais dont le nom m’échappe).
    Bref tout cela pour dire que oui je pense que nous sommes nombreux probablement à vouloir rouler différent…. Mais pas autant pour ce qui est de l’aspect extérieur.

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  9. Amok

    Bravo. C’est un des rares sujets regardables sur le net concernant cette voiture, pour le conducteur quotidien d’une Prius que je suis.

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  10. Frédéric à Montréal

    Nous avons dans notre famille une Prius+ de la génération précédente (celle que les chauffeurs de taxi adorent) et une Audi de format similaire. Lorsque nos deux enfants en âge de conduire prennent une voiture, ils choisissent toujours la Prius, en raison de sa conduite cool et de son caractère écolo… Et pourtant ils ne paient pas l’essence… Nous faisons surtout de la ville, et à taille équivalente, la Prius consomme 3x moins que la Audi… Deux fois moins sur la route. Vous imaginez si, au moment de la sortie de la première Prius, il y a 20 ans déjà, les constructeurs, français notamment, avaient adopté en masse l’hybride et abandonné le diesel. Les villes, européennes notamment, seraient radicalement différentes et la très forte diminution des niveaux de bruit, de poussière et de particules fines auraient un effet inversement proportionnel sur la qualité de vie, et sans doute sur la santé publique.
    Quant à cet essai de Renaud, il est tout simplement magistral. Tout est dit, tout est compris. Impeccable. J’aime beaucoup quand Renaud fait le pitre avec ses amis mais, à mon avis, il ne nous fait pas assez profiter de ses connaissances de l’automobile et de ses analyses.
    Ce qui m’amène au dernier point: À quand le prochain café POA? Il me semble que c’est l’une des grandes forces de POA, il faudrait qu’il soit mensuel, quitte à être un peu moins fouillé ou documenté.
    Vive POA!

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    1. Stéphane. nc

      Tu m’as devancé sur tous les points!!

      Un des meilleurs essais POA, merci Président!

      Ps 1 c’est archi dit et redit mais doit être re-redit : la fiabilité du système HSD fait référence.

      Ps 2 Zoé est devenue de facto la voiture numéro 1 de notre foyer? C’est elle qui enquille le plus de bornes. Pas à cause des quelques récentes restrictions de carburant (pub sympa de Renault d’ailleurs sur les réseaux sociaux) mais aussi et surtout par ce que c’est un véritable bonheur à conduire. Et Paris en Zoé, avec un abonnement Autolib c’est juste merveilleux.
      Vivement Model 3….même en ayant à payer un supplément supercharger.

      Ps 3 j’étais un vrai « petrolhead ». La communication d’Alfa sur les gros moteurs et les performances de la Giulia (et le biturbo de son futur SUV) m’aurait comblé d’aise il y a 5 ans encore. Pour moi c’est trop tard, je suis passé à autre chose et mon cash va chez Elon…j’espère pour cette belle et grande marque milanaise être minoritaire…mais autour de moi, l’hybride essence et l’électrique gagnent des points.

    2. Gérald

      Du grand Roubaudi…tel un prof discret et apprécié qui fait débattre ses élèves, il nous rappelle que c’est lui quand même qui maîtrise son cours et sa classe…what else…
      Je suis assez d’accord avec notre ami du Quebec, un peu plus d’analyse et d’essai ne nuit pas à la santé de P.O.A.
      Surtout avec les talents du gouvernement et des petits observateurs-commentateurs !

    3. gallus

      J’approuve … le côté : la vie est une grosse turlutte au sens Pascalien , la perspective inversée, le regard rétrospectif ……
      mais au final pour y trouver des idées, des arguments pour inquiéter le PRÉSENT …

    4. gallus

      Inquiéter, car mon futur d’automobiliste je le vois très ironiquement teinté d’immobilisme.

      Ps: oublié de poster la fin !!!

  11. Julien

    Bonsoir.
    J’avoue ne pas être super séduit par le design et si j’avais à rouler en électrique j’opterais plutôt pour une voiture type « Bienvenu à Gattaca ». C’est-à-dire un look années 60 avec un moteur électrique. Sinon c’est niet !
    Bonne soirée
    Julien

    Répondre
  12. olivier

    belle présentation, des progrès esthétiques par rapport à la phase 1 qui était plutot moche, là c’est mieux (vue de l’arrière c’est un mélange de xm et de c6), le confort de l’électrique doit être appréciable en ville.

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  13. Simcaman

    De par mon mode de vie, je ne suis pas client d’une Prius….. Je ne fais pas assez de ville. Par contre, pour la conduite cool, ma boîte CVT me donne entière satisfaction….. Et depuis fort longtemps

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  14. Nabuchodonosor

    Reportage complet et concis (quoique) sur cette Prius de 4ème génération qui semble avoir maintenant atteint l’âge de maturité; En treize minutes, vous avez dévoilé tout ce qu’il était nécessaire de savoir sur l’icône des hybrides et notamment de sa philosophie de conduite zen à l’opposé des orientations dynamiques voulue par les autres constructeurs, toutes énergies retenues, purs électriques inclus… A la fin vous évoquez « la parfaite cohérence de Toyota avec la stratégie de cette voiture et la durée dans le temps », arguments POesques par excellences. Effectivement cette Prius s’inscrit parfaitement dans son temps et sa durée dans le temps est exceptionnelle tant l’ensemble du groupe propulseur (associant les moteurs thermique + électriques, la transmission CVT et les calculateurs) est sans concurrence sur le marché du point de vue de son efficience et de sa fiabilité.
    Pour POA et TOYOTA, je n’aurai donc que deux mots, « Bra » et « Vo ».
    Nabulibrededroits

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    1. CHRIS

      Bonjour.
      Félicitations pour ce reportage, comme pour tous les autres POA, cette prius est intéressante.
      Pourriez-vous comparer plusieurs hybrides toyota ?
      Par exemple, vous pourriez comparer la prius 4, la prius+ (ou la nouvelle auras hybride) et le rav4 hybride.
      Pourquoi pas un dossier « hybrides TOYOTA….

    2. Mat Ador

      On peut en apprécier la ligne ou pas reste que le choix d’un style décalé est parfaitement cohérent en regard du produit proposé dont Toyota est seul aujourd’hui à en maitriser la technologie. Comme les générations précédentes nous le prouvent, cette auto spacieuse, confortable, économe et fiable, ne peut qu’être plébiscitée par les métiers de service de transport à la personne… Par contre-coup, du fait de son design spécifique, il sera plus difficile pour le client particulier de se l’approprier, de le faire sien; Vaste débat…
      Cependant le groupe japonais devra prendre garde à ce que ses propres produits, trop proches d’un point de vue conceptuel (plug-in, Mirai…), ne se cannibalisent pas entre-eux.