40 ans de journalisme automobile (4eme partie)

Par Patrice Vergès. Nous voici déjà aux portes des années 90. Au rythme environ d’une quarantaine de voitures par an plus une quinzaine d’anciennes pour des rubriques rétro, je conduis les principales nouveautés du moment.

Passionnante la Delta HF Evolution mais il fallait prévoir des ravitaillements fréquent car elle buvait plus de 20 litres aux 100

Passionnante la Delta HF Evolution mais il fallait prévoir des ravitaillements fréquent car elle buvait plus de 20 litres aux 100

Je me souviens de la XM Citroën qui fut un véritable événement autant par son audace esthétique (13 vitres) que sa modernité technologique notamment au niveau de sa suspension hydractive très intuitive. En revanche, le freinage ABS de série manquait encore un peu de subtilité. Une route bosselée en descente rendant les freins totalement inefficaces me fit traverser un carrefour, lancé à prés de 90 km/h, sans m’arrêter. Ouf !

LA XM lancée en 1989, 15 ans après la CX était impatiemment attendue. Hélas la qualité n'était pas là !

LA XM lancée en 1989, 15 ans après la CX était impatiemment attendue. Hélas la qualité n’était pas là !

La 605 se voulait la concurrente des BMW et Mercedes. Si sa tenue de route leur était supérieure mais ce n'était pas le cas de sa finition déplorable

La 605 se voulait la concurrente des BMW et Mercedes. Si sa tenue de route leur était supérieure mais ce n’était pas le cas de sa finition déplorable

A la même époque, la Peugeot 605 nous bluffa par sa tenue de route exceptionnelle et son « toucher à la route. «  C’est la concurrente des BMW et Mercedes  » martela Jacques Calvet, président de PSA à une conférence de presse digne de celle du lancement du Titanic. Je le crus évidemment et j’en conseillai l’achat au directeur de mon canard. Fatale erreur ! Comme tous les possesseurs des premières 605 et XM, il se rendait toutes les semaines à la concession Peugeot. Ces deux modèles étaient si salopés que leurs constructeurs lancèrent une campagne de rappel en concession et aussi à l’usine pour les remettre au niveau. Plus de 100 000 voitures à revoir en détail. Une première en France ! Cette voiture joua certainement un rôle néfaste dans mon avancement surtout le jour où mon DG perdit les essuies-glace sous la pluie. A part cela, c’était une super voiture et me rappelle avoir roulé à 230 km/h au volant de la version SV 24 soupapes de 200 chevaux sur des pistes en Égypte. On avoinait encore à cette époque.

Les voitures des services presse étaient généralement méchamment affutées. En visitant une usine de moteur 6 cylindres chez BMW, nous vîmes sur la chaîne un moteur où sur une étiquette, il était écrit « spécial presse ». Les Alfa Turbo 155 du parc presse marchaient comme des avions, comme je l’ai déjà écrit à l’aide un simple trombone qui bloquait la soupape de décharge du waste-gate. Chardonnet, l’importateur Lancia faisait carrément préparer les moteurs (grosses soupapes) et mastiquer les gouttières pour améliorer le Cx des voitures testées par les magazines sportifs.

Des belles surprises

Belles sensations sportives avec la BMW M3 6 cylindres de 286 ch au bruit sublime et aux performances exceptionnelles. Joie également avec la Volvo 850 traction avant dont les 5 cylindres chantaient fort et première vraie Volvo (hors 480) qui ne tenait pas la route comme une brouette. Merveilleuses sensations au volant de la Honda Civic VTEC dont le petit 1600 montait à 9000 tr/min comme un fleur dans un jouissement grave. Sauvage mais excitante, la Saab 9000 Aéro 2,3 l turbo dont les 225 chevaux tiraillaient le malheureux train avant dans tous les sens. Bien-être avec la nouvelle 190 E, première Mercedes enfin excitante à conduire qui allait concurrencer la BMW Série 3 alors sans adversaire.

Heureuse surprise avec la Volvo 850 traction avant dont les 5 cylindres chantaient agréablement

Heureuse surprise avec la Volvo 850 traction avant dont les 5 cylindres chantaient agréablement

Impressionnante la Saab 9000 avec 225 chevaux fous qui ruaient dans tous les sens. Mais quelle belle voiture !

Impressionnante la Saab 9000 avec 225 chevaux fous qui ruaient dans tous les sens. Mais quelle belle voiture !

Par son intelligence, son confort et son habitabilité, la Fiat Tipo m’avait impressionné. J’en avais commandé une. En fait j’en ai acheté deux. Pourquoi ? Lorsque j’ai reçu la mienne, une grimace déforma mon visage d’homme déjà mûr. C’était l’effort. La direction n’était pas assistée alors que les voitures essayées à Paris lors de sa présentation et celles du service de presse avaient une assistance. « Ma. C’étaient des voitures italiennes dont la direction assistée n’a pas été retenue pour la France ! » m’expliqua Fiat. Devant ma contrariété et mon irritation, Fiat s’engagea à me la reprendre pour me la remplacer par une 1600 DGT à direction assistée dès qu’elle fut importée quelques mois plus tard. C’était une bonne voiture très robuste de surcroit mais à la finition bâclée comme toutes les Fiat de cette époque.

La Fiat Tipo était très innovante et intelligente mais Fiat n'a pas assez investi sur celles qui lui ont succédées

La Fiat Tipo était très innovante et intelligente mais Fiat n’a pas assez investi sur celles qui lui ont succédées

ABS, barres dans les portes, 16 soupapes et catalyseur

Au début des années 90, c’était la grande mode de la ligne bio toutes ronde. Les voitures avaient des silhouettes molles et dégoulinantes notamment les Japonaises comme le coupé Toyota Celica et la berline Mazda 626 (à moteur Comprex) qui ressemblait comme deux goutes d’eau à la future Renault Safrane alors très attendue chez Renault. Un jour où je me garais chez Renault avec une Mazda 626, beaucoup ont imaginé que je roulais au volant d’un prototype de la Safrane. Cette dernière était une bonne voiture mais qui n’offrait pas encore la qualité des produits teutons. La version Biturbo poussée à 268 chevaux par un préparateur allemand était une vraie catapulte (250 km/h) mais son prix surréaliste proche de 400 000 francs en 1993 en limita sérieusement sa production.

Très attendue, la Safrane souffrit également de sa finition perfectible. Ici, la rare version Bi-turbo poussée à 268 chevaux.

Très attendue, la Safrane souffrit également de sa finition perfectible. Ici, la rare version Bi-turbo poussée à 268 chevaux.

Le début des années 90 vit naître la ligne "bio" vue sur cette Mazda 626 que d'aucuns prirent pour la nouvelle Renault safrane

Le début des années 90 vit naître la ligne « bio » vue sur cette Mazda 626 que d’aucuns prirent pour la nouvelle Renault safrane

Ligne Bio pour le coupé Toyota Celica qui donnait le sentiment que la voiture fondait sous le soleil

Ligne Bio pour le coupé Toyota Celica qui donnait le sentiment que la voiture fondait sous le soleil

Le progrès était en marche. Ce début des années 90 fut marqué par la généralisation de l’ABS sur les hauts de gamme, de l’injection mono-point et multi-point qui remplaça le bon vieux carburateur quand le pot catalytique fut obligatoire. D’abord sur les plus de 2 litres avant d’en équiper toutes les voitures en enlevant souvent un peu de vie au moteur. Pot qui fut lié au carburant sans plomb dont il n’était pas toujours facile de trouver des pompes dédiées dans toutes les localités. Que de sueurs froides lors de certains voyages dans la France profonde.

C’était aussi des débuts de la sécurité passive trop longtemps oubliée. On ne parlait pas encore d’étoiles Euro-Ncap, mais de barres dans les portes pour absorber les chocs latéraux. Audi avait inventé une vacherie nommé le Procon-ten sous forme de câbles qui tiraient le moteur vers le sol en cas de choc frontal. Le truc idéal pour détruire complètement une voiture. Quand le remède est pire que la mal !

La Porsche 968 où l'art d'inventer le son le plus laid pour une voiture sportive avec un 4 cylindres de 3 litres !

La Porsche 968 où l’art d’inventer le son le plus laid pour une voiture sportive avec un 4 cylindres de 3 litres !

                                             Coup de chaleur en Florida

En revanche, quelques voitures m’ont déçu notamment les Ford généralement sans âme, sans confort et sans qualités dynamiques. La première Mondeo était si impersonnelle qu’elle exigea un restylage trois ans après sa naissance. Déception aussi avec la Ford Orion, ersatz d’Escort à trois volumes qui flottait étrangement sur la route à cause d’une suspension trop assouplie. Mais la pire des pires fut la calamiteuse Fiesta Turbo de 133 chevaux dont le train avant n’avait qu’une unique obsession ; quitter la route !

Ligne sans âme et sans personnalité de la Mondeo banale à pleurer

Ligne sans âme et sans personnalité de la Mondeo banale à pleurer

La Fiesta Turbo cherchait le bas coté de la route à chaque accélération. Dangereuse !

La Fiesta Turbo cherchait le bas coté de la route à chaque accélération. Dangereuse !

J’avais qualifié la silhouette plate et molle de la Mercedes Classe S de  » limande pommes vapeur «  ce qui me valut des histoires avec le service de presse dont l’humour n’était pas la qualité première. Déception aussi avec la Porsche 968 qui se ventait d’avoir sorti le plus gros 4 cylindres de 3 litres à la sonorité sans âme. Le comble pour une Porsche ! Autant la Polo G40 avec son compresseur m’avait enthousiasmé autant la Golf G60 s’avéra décevante surtout face à la version VR6 à la merveilleuse musicalité.

Terrible déception au volant de la Yugo Florida qui était une Tipo yougoslave construite par Zastava. Dessinée par Giugiaro elle était plus belle que sa génitrice. Mais je me rendis vite que la qualité du montage ne valait pas celle des Fiat ; boîte imprécise, odeur d’essence, mauvaise insonorisation, etc. Comme je crevais de chaleur dans l’habitacle qui se distinguait par une superbe planche de bord comptant 16 aérateurs, j’ouvris l’aération et la ventilation. Cela ne changea grand chose. En m’arrêtant, je m’aperçu que la majorité des grilles de climatisation était seulement sculptée sur la planche de bord. Hermétiques, elles n’étaient reliées à aucune bouche d’aération….

La Yugo Florida avait du plumage mais pas de ramage. Quelle punition !

La Yugo Florida avait du plumage mais pas de ramage. Quelle punition !

L’avis des Petits Observateurs !

19 commentaires au sujet de « 40 ans de journalisme automobile (4eme partie) »

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  1. Serge

    Pourquoi pas la Tipo élue Voiture de l’Année ? J’ai parcouru plus de 100 000 km sans problème avec cette voiture dont le confort était exceptionnel. J’ai eu moins de chance avec une Peugeot 605 diesel 2,5 l souvent en panne. Amusante l’histoire de la Yugo, un modèle que je n’ai jamais vu. Il n’a pas dû s’en vendre beaucoup.

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  2. Frédéric

    J’adore ce genre d’histoires, autant celles de Patrice Vergès que des lecteurs. J’imagine ou plutôt j’espère qu’il y a encore une suite. J’attends !

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  3. Ricky Bobby

    Ce que je retiens de cette époque , c’était la mode des feux arrieres légèrement fumé dans les parties clignotants et feux de recul ou monochrome à l’instar des 605 et XM.
    Revenons a la 605 que je trouve trés belle. Son charme, finit de me convaincre la nuit ou je découvris par l’entrebâillement d’une porte ouverte, l’éclairage du tableau de bord. Je le trouvais digne d’une BMW !
    Autre OVNI de cette période l’Alpha 164. Je restais bouche bée quand je vis le postérieure de cette berline a l’occasion d’un dépassement.
    Autre surprise , la puissance délivrée par la BMW (E34) 525 TDS. 143 cv, quand ma 205 D Turbo n’en développait que 78. Comment un Turbo D pouvait développer plus que mon Graal la 205 GTI 1.9L ?

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    1. Nabuchodonosor

      Bien vu Tibo, je me souviens parfaitement de cette extraordinaire auto moderne, légère et simple que fût la panda première génération, dessinée par Giorgetto Giugaro (Italdesign) et construite sur la banque d’organes de la 127 sauf erreur. Son intérieur innovant aura certainement inspiré beaucoup de bureaux d’études, je pense notamment à ceux qui dessinèrent un peu plus tard la première Twingo. Les concepteurs de la Panda l’avaient équipé d’une planche de bord minimaliste avec toutes les commandes regroupées autour d’un bloc compteur derrière le volant juste au-dessus d’une gouttière de rangement qui prenait toute la largeur et sur laquelle coulissait le cendrier. La banquette arrière était quant-à-elle modulable, elle pouvait se replier pour libérer un maximum d’espace de chargement, se déployer à l’horizontale pour former couchette pour deux en compagnie des dossiers avant qui se rabattaient à l’horizontale également, on pouvait même l’ouvrir en portefeuille à la manière d’un hamac pour y disposer divers documents et/ou objets fragiles, voir y coucher un enfant en bas-âge, véhicule à l’arrêt bien-sûr, ce que ne précisaient pas les campagnes publicitaires à l’époque…
      Dans les années 85 j’avais à disposition, une Panda 4×4 avec laquelle je fis un dimanche d’hiver le mauvais choix d’emprunter une route fermée menant à un col de montagne pour démontrer, pensai-je naïvement, toutes les capacités de franchissement de ce léger jouet 4×4. Mal m’en pris car après quelques kilomètres parcourus à vive allure en sous bois sur un un épais tapis de neige, la première clairière ensoleillée me fût fatale, la Panda s’enfonça dans une neige devenue molle et stoppa net… Il fallut l’intervention musclée d’un engin de T.P à chenille le lendemain pour dégager le véhicule de sa litière de neige qui bien évidemment avait gelée pendant la nuit rendant l’exercice de désolidarisation délicat, ce sous la risée bienveillante de mes camarades secouristes; La démonstration avait tournée court !

  4. Tibo

    Je ne suis jamais monté dans une Fiat Tipo mais l idée que cette voiture puisse plaire autant, surtout à un journaliste auto, me laisse perplexe. Cela étant, meme période, Fiat Uno 4X4 était une voiture avec un faux air de vacances que j aimais bien.

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    1. Lieutenant Columbo

      Du haut de son grand âge, Patrice évoquait sans doutes la Tipo 56 conçue pour le marché ricain…
      C’était une bonne voiture que j’ai conduit jeune étudiant et qui me venait de mon grand-père via mon père qui l’avait presque rincé jusqu’à la corde… On est très conservateur chez les Columbo…
      🙂

  5. Michel

    Bonjour president,
    Bonjour commandant
    c’est la LANCIA DELTA HF integrale qu’il fallait prendre pour le TOURATOTO plutot que le coupé BETA
    bonne course
    a bientot

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  6. Thierry

    Patrice Vergès …. on aimerait s’asseoir à côté de lui avec un verre de vendange tardive (?) et l’écouter parler
    parler
    parler
    parler
    parler ….

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  7. Nabuchodonosor

    Avec cette chronique rétro vous me faîtes toujours remonter des souvenirs que je croyais oubliés Patrice… C’est bon, très bon même, et cela a le mérite de nous rappeler combien à l’époque certaines nous faisaient rêver, comme cette sublime delta HF intégrale que vous présentez en une et qui venait marcher directement sur les plates d’une certaine Audi quattro. Je crois me rappeler que la seconde avait trusté les podiums en WRC durant plusieurs années avant que la première ne lui subtilise la place et ne fasse de même, avec les couleurs de guerre de son fidèle sponsor de vermouth italien « on the rocks ».
    En tous cas à l’époque, cela remonte donc à une petite trentaine d’années, la notoriété sportive de Lancia valait largement celle d’Audi. On connait aujourd’hui le chemin bien différent qu’emprunteront ces deux marques (sic)…
    Ayant, dans ces années là, changé de statut social et devenu un bon père de famille respectable et rangé du talon-pointe et du pommeau, je ne pu jamais m’offrir ni l’une ni l’autre et, contraint par la force des choses de remplir trop souvent le coffre de couches-culottes jetables(sic, sic et resic…), le phantasme de piloter de tels bolides s’estompa peu à peu au profit de la pratique addictive des jeux vidéos que je découvrirai quelques années plus tard parmi les cadeaux de mes enfants au pied du sapin (…Ben quoi faut bien les éduquer ces mômes, ne serait-ce que pour qu’ils acquièrent une bonne conduite…).
    Après avoir usé, dans tous les sens du terme, une frugale et loyale 309 GLD rouge « Ferrari » que je vous contais tantôt, une promotion inattendue, mais non moins méritée, me conduira à investir dans une magnifique CX 25 GTI Turbo 2 d’occasion rouge « vendanges tardives », fille de déesse et mère de cette hideuse XM (désolé pour les fans) que vous présentez ensuite. Si, aussi curieusement que cela puisse être pour une auto de ce gabarit, l’espace à bord était compté, je pris un énorme pied dans cette bagnole de standing, confortable, moderne, puissante et qui tenait véritablement le pavé avec ses voies avant plus larges qu’à l’arrière (comme la DS). Grâce à son 4 en ligne 2,5 litres turbo qui titrait pas loin de 170 bourrins, je m’offrait régulièrement des pointes à 2,30, par temps clair et sur autoroute dégagée bien-sûr… Mais ça c’était avant… juste un peu avant le permis à point, certes bien après la mise en place des limitations de vitesse, mais avant leur contrôle systématique, piégeux et discriminant que l’on subit aujourd’hui…
    Ah les années 90, Auto-journal dans une main, Moto-journal dans l’autre, Lui, quelques part plié au milieu (…)… Toutes ces belles carrosseries… J’ai failli cent fois perdre la foi, mais grâce à Dieu aujourd’hui il y a POA. Et ce sera ma déclaration d’amour.
    Go POA.

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  8. pierre

    Dans ces années 2 modéles me viennent à l’esprit : Volvo 850 au moteur 2.5 envoutant comme vous dites, mais aussi à une tenue de route tres efficace, peu sous-vireuse avec un arrière amusant dans les virages serrés (on commençait à découvrir l’interet des suspensions arrière sophistiquées qui sont devenues l’apanage des allemandes aujourd’hui) ……et la LANCIA Delta Integrale avec ces dernières versions envoutantes et d’une efficacité rare, sans concurrence à l’epoque . Pour en avoir utilisé plusieurs de toutes séries, ces Lancia étaient un mix entre sportivité et une certaine recherche d’elegance et de luxe (alcantara, mélange des coloris……).
    Mais on pourrait aussi rappeller que les importations ont été confortées dans ces années grace à un nombre de concessionnaires plus nombreux, on arrivait doucement à 50% des ventes en véhicules étrangers ce qui assurait un panel de modéles et marques différents et surtout permettait un choix bien interessant lors de nos achats.

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  9. Olivier

    la xm, la safrane, et la 605 étaient (et sont toujours) des voitures superbes et confortables, elle ont souffert pour les psa d’une fiabilité aléatoire des premiers modèles et pour toutes d’une finition en dessous des allemandes, mais elles ont pour avantage, à l’achat comme à l’entretien, de ne pas massacrer le portefeuille de leur propriétaire, à l’inverse des allemandes !

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  10. Dubby Tatiff

    Et après on nous dit que l’on fabule ou que l’on exagère lorsque l’on parle de la mauvaise réputation des voitures françaises en terme de qualité de finition …
    Si la Yugo avait des aérateurs qui n’étaient pas branchés, en revanche la Simca 1308 de mes parents présentait la caractéristique surprenante d’avoir des options évolutives. Figurez-vous qu’au bout de six mois des aérateurs se formaient spontanément dans la carrosserie sans que nous ayons au besoin de les faire figurer sur le bon de commande. Les ailes, les bas de porte se perçaient.
    Tout ceci grâce à la rouille perforante.
    Au bout de six mois.
    Étrangement, mes parents achetèrent ensuite des voitures allemandes.
    C’est dommage car la 1308 était très réussie, à part ce léger désagrément. 😉

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    1. Zadig

      je reviens sur la Tipo,
      Même le Moniteur de l’Automobile qui n’était pas tendre avec Fiat disait le plus grand bien de cette voiture, indiquant un tournant qualitatif pour la marque transalpine.
      La Fiat « à l’allemande’ ne fit pour autant pas les chiffres des anciennes productions comme la 128 ou même la Ritmo en France.
      A vouloir trop ressembler à une Golf avec une génération de retard sur la qualité perçue, elle y perdit son âme comme ses remplaçantes au demeurant.

    2. Daniel

      Ah ces voitures Allemendeu !
      Pour flatter l’ego de leurs propriétaires, y’a pas mieux….
      et ces voitures Françaiseu !
      On se demande comment il est encore possible que sur les 10 voitures les plus vendues en France, 9 soient Françaises…