Opel Story, les années 70 et l’Opel Manta (épisode 3)

Toujours en compagnie de Patrice Vergès, ministre de la culture et de l’histoire automobile de POA, la visite du conservatoire d’Opel continue. Après la Kadet, c’est le coupé Manta de 1973 qui retient notre attention au point de prendre le volant pour une petite escapade. Concurrente de la Ford Capri, l’Opel Manta est un très élégant coupé qui a le mérite de rester accessible aujourd’hui et qui doit ‘être reconsidérée vu sa très faible côte à l’achat. Une occasion à saisir pour démarrer une collection…

Opel Manta

A l’invitation d’Opel, nous nous sommes rendus avec le Premier Ministre et le ministre de l’histoire et de la culture de POA, Patrice Vergès, au conservatoire de la marque à Rüsselsheim en Allemagne où la société a été fondée il y a 150 ans. Un lieu magique et unique qui ne se visite que sur rendez-vous et abrite dans plusieurs bâtiments au sein même de l’usine plus de 300 Opel couvrant ainsi 150 ans d’histoire de la marque. Face à une telle richesse, le piège serait de vouloir être exhaustif ou pire de vouloir faire le malin en étalant un savoir appris la veille en potassant trois fiches du service de presse. J’ai donc accepté la proposition d’Opel à une seule condition : être accompagné de Patrice Vergès qui connait la marque Opel mieux que quiconque. La visite à ses cotés s’est transformée en un festival de révélations et d’anecdotes  sur l’histoire automobile et le comportement des automobilistes des années 1900 à nos jours. Un délice  à suivre en 5 épisodes inédits. Pour rendre l’histoire plus vivante, nous pouvions choisir de conduire n’importe quelles voitures de la collection, toutes les autos étant roulantes.

Opel Manta 1973

L’avis des Petits Observateurs !

42 commentaires au sujet de « Opel Story, les années 70 et l’Opel Manta (épisode 3) »

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  1. MisterVolvo

    Toujours un plaisir d’écouter Patrice, il nous conte à chaque fois une histoire passionnante ! Je reste toujours et encore étonné par sa verve et son savoir…impressionnant !

    Effectivement conduire une voiture ancienne est un réel plaisir. Je conduis de temps en temps, du haut de mes 16ans, la Coccinelle de ma mère que nous avons rénové avec mon père…je confirme les picots sont très utiles sans direction assistée ! D’ailleurs, j’en ai encore (moins prononcés) sur mon Volvo 740 de 1988…mais ça doit être parce que c’est un volant de camion ça !

    Le pauvre Patrice, il aurait dû se mettre devant car là il doit faire de la gymnastique pour pouvoir avoir un peu de place
    🙂

    Cette série de vidéos sur Opel est passionnante bien que je ne porte pas spécialement cette marque dans mon coeur…A présent j’affectionne beaucoup les vieilles Opel, notamment la Senator, la Manta et la Commodore que je trouve splendides !

    Merci à tout le gouvernement pour ce pur bonheur !

    GO P.O.A !

    MisterVolvo
    🙂

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  2. Henri

    Ce ne sont pas les crises du pétrole qui affaiblissent Opel, à ce.compte là Mercedes, BMW auraient aussi subi, c’est avant tout un mix produit bien moins attractif que d’autres constructeurs et surtout un manque profond d’innovation et une image elle aussi très banale. Bref des automobiles qui ne font pas rêver les foules.

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    1. pierre

      …en France, oui,
      mais en Allemagne et en Europe OPEL a toujours trusté les podiums de vente et reste un des 3 grands constructeurs européen.

  3. Ronan

    Rekord-Senator, c’est en fait Renault 20-Renault 30….
    Je me faisais plus ou moins la même remarque que Renaud : si la Manta avait un badge Lancia ou Alfa on en serait tous a s’émerveiller devant ce design Bertone/Pininfarina/Giugiaro…..(Rare) chapeau bas Opel !

    Le saviez-vous: la Manta avait une couleur unique que Opel avait baptisé « Lau ».
    Eddy Michel [étant un grand fan de Opel] en avait fait une chanson, « Couleur Manta Lau ».

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  4. Thierry

    C’est vrai qu’à écouter Cédric on se sent de suite très très vieux ! Bon Cédric il y avait des autos qui freinaient (trop) bien en 1974, ce n’étaient pas des Allemandes mais des Françaises ! La GS par exemple ….. Volant fin, et vitres pas trop hautes façon Audi.
    Sinon c’est vrai que ces Opel étaient des mal aimées, comme disait Cloclo … Un rien ringardes et pas toujours dans leur époque, et pourtant de bonnes autos.

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    1. Dumch

      La robustesse et la fiabilité ont fait la réputation des Opel des années 70 et 80, compensant ainsi leur simplicité technologique (tout l’inverse de la GS…). Les GT/E et 400 (voire les GSI), qui faisaient le spectacle en rallye, ont également apporté leur pierre à l’édifice qui a permis à OPEL de longtemps occuper la deuxième place en termes de ventes en Suisse (avec les achats des administrations, notamment de l’armée car il y avait une usine de montage à Bienne jusqu’en 1975).
      Dans les années 90 et 2000, les choses se sont gâtées, justement du côté de la fiabilité et aujourd’hui OPEL n’occupe plus que la 7e place du marché suisse.

    2. Guillaume Tell

      Très instructif commentaire Dumch, qui me pousse à ajouter que la fabrique Suisse Opel a coulé à Biel* !
      * Pour les non confédérés, Biel est le nom allemand de la bilingue ville de Bienne.
      Hop, hop, hop, Opel…

  5. Dumch

    Ces séquences sur la collection Opel sont vraiment subtiles, en vous arrêtant sur des modèles moins emblématiques que les GT/E et autres Manta 400 ! J’adore vos impressions sur le velours de la Senator. Mon rêve : une berline Mercedes des années 70-80 équipée de l’option « velours pullman » qui a traversé plusieurs générations de classes E, S, SL, SLC, SEC, etc.
    Vous nous donnez envie d’aller à l’Essen Motor Show.

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  6. Cuco

    Ah l’Opel Manta ! Mon grand-père maternel que j’avais toujours connu au volant d’une Volvo, s »en était offert une bleue pétante dans ses vieux jours, à la stupéfaction de toute la famille. Que des bons souvenirs cette voiture…

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  7. Olivier

    il est bien ce mr Verges, calme et clair, et cette senator, on dirait une tagora, elle aussi équipée d’un v6, le prv.
    et c’est vrai après coup que le plastic noir fait plus qualité que le plastic de couleur.

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  8. Nabuchodonosor

    Il semble me revenir qu’à cette grande époque des seventies, d’avant le premier choc pétrolier s’entend, Opel et Ford se tiraient littéralement la bourre avec leurs modèles allant jusqu’à, pour le second constructeur ricain, à donner le nom de « Taunus » à l’un de ses modèles, sachant qu’il s’agit de la propre région de ce massif du Hesse où sont produites les Opel…
    Pour l’anecdote : Je visionnais tant bien que mal vos reportages Opel ce soir sur le petit écran de mon smartphone, dans le S-Bahn qui me ramenait de Frankfurt HBF à Mainz, lorsque je relèva la tête à hauteur de l’arrêt « Opelwerke » que l’on devine sur la première vidéo; Il est des hasards parfois, comment dire, Nabuchodonosoriens…

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  9. Alan Lambert

    Ce qui je trouve dingue, c’est ce « recyclage » de la rekord en senator! Les stratégies commerciales étaient déjà fortes!
    Concernant l’intérieur et notamment cette planche de bord en plastique et ses gros boutons carrés me ramène dans mon enfance avec la Renault 19 de ma mère… le bon temps!
    Ahhhh ces vitres qui nous laissaient voir le paysage, la clarté naturelle dans les habitacles…

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  10. Dubby Tatiff

    Mazette !
    Comment s’appellent les jolies sportives que l’on voit derrière Patrice Vergès aux environs de 2’00 » ?
    Je ne connais pas ces Opel. On dirait des Maserati des années 70 !

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  11. Chapman

    Deux réflexions. Quand je vois notre premier ministre à moitié largué, la direction floue, les freins « d’époque » la jante du volant fine, les sièges à ressort, ça me donne un sacré coup de vieux. Moi quand je conduis une auto de cette époque (et même d’avant c’est ça le pire) j’ai l’impression de rentrer à la maison.
    🙂
    Ensuite, Patrice aborde à la fin ce qui me fait rager depuis des années, c’est ce rapport deux tiers de tôle, un tiers de vitre. On se retrouve engoncé au milieu des cadrans et on perd une grande partie du bénéfice du voyage….le paysage. Je m’aperçoit que l’on doit ça à Audi…..Grrrrrrr.

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    1. Chapman

      Dans une 4L c’est même l’épaule qui de trouve à la portière quand on est deux costauds assis à l’avant
      🙂

    2. Nabuchodonosor

      C’est pour éviter ce phénomène de promiscuité que les ricains ont élargis la cabine de leur autos dans les années 50, en intégrant les ailes dans la ligne de carrosserie, Patrice le dit dans le premier reportage. Pendant ce temps, les français plus calculateurs sans doutes, faont raccourcis la largeur à l’essieu et inventé la demi fenêtre à rabat (4l et 2CV)…

    3. Nabuchodonosor

      Merd, merd, merd… mon doigt a rippé sur le clavier et envoyé le message avant que je ne le termine… Mais vous m’aviez corrigé bien-sûr… 😉

  12. PIERRE

    Mon père avait une Rekord de 1969, indestructible ! Un jour une R4 lui est rentré dedans par l’arrière, la R4 était pliée à l’avant et l’Opel n’avait pas une égratignure !
    L’essieu rigide comprenait aussi des ressorts à lame sur chaque roue comme sur les wagons de marchandises.
    Il me semble que la Mamta est sortie en 1971, je me souviens l’avoir eu en voiture miniature cette année-là. Je me souviens qu’Opel en a sorti une version méchante baptisée GTE avec gros moteur et ajouts de phares, becquets avant et arrière. Quelle gueule elle avait !

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