La saga des James Bond’s cars (1)

Chevalier des temps modernes, James Bond se doit de posséder une monture à la hauteur de son personnage. De Docteur No à Spectre (sortie le 11 novembre 2015) , POA revient sur la lignée des James Bond’s cars les plus emblématiques de la série.

Alpine Sunbeam série 1, la toute première/ Dr No, 1962

Dans le premier opus de la saga en 1962, Docteur No, James Bond ne possède pas de voiture. En mission à la Jamaïque, il se contente de louer une Alpine Sunbeam qui lui permet de semer un corbillard plein de gentil méchant. Connery apparaît trop grand au volant de ce petit cabriolet très yé-yé, souvent associé au jeune playboy à Ray-Ban ou aux vieux beaux en mal de conquête. Ce choix de midinette prouve que le personnage de 007 à l’écran cherche encore ses repères. Aujourd’hui, la Mazda MX5 pourrait tenir le rôle de la Sunbeam. Dépositaire de l’esprit roadster des sixties, elle possède cette légère insouciance, un rien désinvolte.

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Bentley Mark 4, la plus fidèle/ Bon baisers de Russie, 1963

Bon Baiser de Russie est le film qui colle le plus au roman éponyme, d’où la brève apparition d’une Bentley au début de l’intrigue. Elle est équipée d’un radio téléphone, ce qui est révolutionnaire en 1963. Le Bond de Fleming voue un véritable culte à ses Bentley à compresseur qu’il n’échangerait pour rien au monde. Ce choix stigmatise le caractère très conservateur du Bond originel, car en 1963 Bentley est une marque sur le déclin, se reposant sur sa gloire sportive d’avant-guerre. C’est l’aristocratie millénaire qui voit d’un œil amusé l’apparition des Beattle et du Spoutnik. En 2015, le très imposant cabriolet Continental GTC incarne à lui seul toutes ses valeurs d’une Grande-Bretagne intemporelle.

 Aston Martin DB5, l’élue /Goldfinger, 1964

Goldfinger marque le début de la « Bondomania » : Les filles, les décors de rêve, les affreux méchants, les gadgets et les voitures incroyables. C’est Ken Adam, le chef décorateur, qui a l’idée de choisir une Aston Martin DB5 pour que 007 entre de plain-pied dans la modernité. Fou de voiture de sport, Adam a surtout un sens inné du « larger than life » (plus grand que la réalité). Le siège éjectable résume toute sa folie et devient « le » symbole du phénomène Bond. Pour Aston Martin, c’est le jackpot. Plutôt sceptique sur le projet, cette firme inconnue vend du bout des lèvres trois modèles pour les modifications. La suite est célèbre. La DB5 est la Bond’s Car et elle est devenue un mythe. Parmi tous ses titres de gloire, sachez que la miniature de Corgi détient le record du jouet le plus vendu au monde avec plus de 20 000 000 d’unités ! La DB5 fait également un courte apparition au début d’Opération Tonnerre, le 4ème opus de la série. Elle reviendra en 1995 dans Goldeneye, Demain ne meurt jamais, Casino Royal et Skyfall. Aujourd’hui, l’équivalent de la DB5 est l’Aston DB10, un modèle sur mesure qui apparait dans Spectre. On en reparle.

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 à suivre…

L’avis des Petits Observateurs !

3 commentaires au sujet de « La saga des James Bond’s cars (1) »

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  1. julien jacquet

    Merci Commandant Verges, je me demandais depuis de nombreuses année qu’elle était le modèle que conduisait la jolie James Bond girl dans on ne vit que 2 fois. Je pensais à une mazda cabriolet mais notre Près bien aimé à retracé l’histoire de ce mode lorsque le nouveau MX5 est sorti est du coups par rapport au date ça ne collait pas. Grâce à vous Mon Commandant, j’ai la réponse. Mais c’est un modèle très rare aujourd’hui. Je n’en ai jamais vu en France. Je me demande même si il a déjà été importé en Europe.
    Merci encore pour cette info.

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    1. Dubby Tatiff

      La Toyota 2000 en version Cabriolet est un modèle unique réalisé pour le film 😉
      Sean Connery était trop grand pour la version coupé, selon les goûts esthétiques du réalisateur. La production à émis le souhait auprès de Toyota d’avoir une version cabriolet. Quelques semaine plus tard et après une courbette polie comme il est d’usage, elle était prête et livrée sur le plateau et sur un plateau !

  2. Patrice Vergès

    J’attends la suite avec la Toyota 2000 cabriolet de  » on ne vit que deux fois « . Je ne me suis pas remis dans Goldfinger » (le meilleur, à mon avis), que Bond déchire la coque d’une Mustang. Voiture, lorsque j’étais ado, me faisait plus rêver que l’Aston. Depuis, j’ai changé d’avis…..

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