La saga des James Bond’s cars (2)

Chevalier des temps modernes, James Bond se doit de posséder une monture à la hauteur de son personnage. De Dr No à Spectre, P.O.A revient sur la lignée des voitures les plus emblématiques de 007. 

Toyota 2000 GT Cabriolet, la plus rare/ On ne vit que deux fois, 1967

Satellisés par le succès planétaire de Goldfinger et d’Opération Tonnerre, les producteurs ont compris tout l’intérêt de négocier du placement de produit. Pour On ne vit que deux fois qui se déroule Japon, Toyota est associé au scénario. La très rare 2000 GT est transformée pour l’occasion en un cabriolet unique et devient la voiture de l’une des Bond’s Girl, Aki. Avec sa télévision intégrée au tableau de bord (une folie en 1967), la 2000 GT fait un carton médiatique et rehausse considérablement le prestige de Toyota. Le style très radical de la Nissan GTR convient parfaitement à une adaptation contemporaine du scénario. Sans oublier de lui « couper » le toit !

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Aston Martin DBS  de 1968, la plus aristocratique/Au Service Secret de sa Majesté , 1968

Après le départ de Sean Connery, les scénaristes décident de revenir à un Bond plus réaliste et plus humain dans Au Service Secret de sa Majesté. L’Australien Georges Lazenby interprète, pour la seule et unique fois, 007 au volant d’une Aston Martin DBS qui volontairement ne possède aucun gadget. C’est à bord de cette voiture que 007 se marie avec  la Comtesse Theresa di Vincenzo, dite Tarcy jouée par Diana Rigg. Les noces seront de courte durée, Tracy se fait tuer à bord de la BDS par Blofeld à la toute fin du film. 007 écrase une larme. Remplaçante de la DB6, la DBS sera doublement célèbre au côté de Lord Brett Sinclair dans la série Amicalement Votre. En 2015, la Maserati GranTurismo est la plus proche de l’esprit GT aristocratique que dégageait la DBS en son temps.

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Ford mustang Mach 1, la plus vulgaire/ Les Diamants sont éternelles, 1971

À l’image d’un Bond empâté sous sa moumoute, le retour de Connery en 1971 dans Les Diamants sont éternelles a tout du pétard mouillé. Sa Ford Mustang Mach 1 semble gonflée aux amphétamines lors d’une molle poursuite dans les rues de Las Vegas, fermées pour l’occasion grâce à l’intervention de Howard Hughes, ami intime de Cubby, producteur du film. Dernière représentante des Muscles Cars, la Mach 1 disparaîtra en 1974, balayée par les normes d’émissions polluantes. En ces temps de bonus/malus, la bestiale Mustang Shelby GT 500 est elle aussi suspendue au bon vouloir du législateur, mais elle possède encore cette exagération psychédélique propre aux années 70.

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L’avis des Petits Observateurs !

5 commentaires au sujet de « La saga des James Bond’s cars (2) »

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  1. Rive Gauche

    Commentaire un peu tardif, mais je n’ai découvert POA que très récemment (honte à moi et toute cette sorte de choses…) et comme j’en aime beaucoup l’esprit, je rattrape mon retard !
    J’aime depuis longtemps la Toyota 2000 GT. Pour sa ligne splendide, pour l’esprit GT/sport, pour l’intérieur très soigné. (et, oui, que je suis accro aux James Bond)
    D’ailleurs, je trouve quelques correspondances stylistiques entre cette 2000 GT et la Ferrari 365 GTB/4 « Daytona », dans les proportions, et dans le traitement de la partie arrière. Sans que l’une ait pu copier l’autre, elles sont sorties à peu près en même temps.
    Je n’ai pas eu la chance d’en conduire une, mais 150 ch – SAE, certes – dans un 6 en ligne de deux litres, perfectionné par Yamaha, j’imagine que ça devait être plutôt sympa à l’époque…
    Deux bémols quant au reportage – qui me seront pardonnés j’espère – en mode « qui aime bien châtie bien »:
    – « L’une des plus belles voitures japonaises au monde. » … mmmh… par opposition aux plus belles voitures japonaises allemandes ? Oui je sais, c’est mesquin, mais … le diable se cache dans les petits détails 😉
    – Un peu plus sérieusement, je tique sur « c’est la première fois que Toyota et qu’un japonais faisait une voiture de sport ». Toyota, certes. Mais avec un positionnement différent, Honda avait précédé Toyota de plusieurs années avec ses S500/S600/S800.
    Beaucoup plus sérieusement, si on veut mettre les choses en perspective historique (ce que M. le Président aime faire, et avec raison), je crois que lorsque Toyota lance la 2000 GT, cette firme pose un jalon. Plus qu’une sportive, c’est une incursion dans le « haut de gamme » à l’international. Ce qui est totalement incongru pour un constructeur japonais à l’époque.
    En fait, je crois que lorsque Toyota présente la 2000 GT, c’est la première étape d’une démarche qui aboutira, 20 ans plus tard et sur un un tout autre créneau, à la création de Lexus.

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  2. Patrice Vergès

    Je crois me souvenir que la chanteuse Sheila avait acheté une Toyota 2000 GT en 1968. Quelques unes ont été vendues en France. C’est le motoriste Toyota qui avait retravaillé son moteur 2 litres

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    1. OlivierMontecarlo

      Pour être juste,c’est Yamaha qui s’est occupé du haut moteur(double arbre) et en a sorti 150CV Din.
      Aux Etats-Unis,Caroll Shelby a en engagé quelques exemplaires en championnat.la puissance était de +de 200CV avec l’aide de 3 carbu Weber de 45 (diamétre des corps).