La saga des James Bond’s cars (3)

Chevalier des temps modernes, James Bond se doit de posséder une monture à la hauteur de son personnage. De Dr No à Spectre, P.O.A revient sur la lignée des voitures les plus emblématiques de 007. 

AMC Hornet, la plus renversante.  L’homme au pistolet d’or. 1974

Curieusement quand Roger Moore reprend le rôle dans Vivre et Laisser Mourrir, il ne possède pas de voiture. Il faut attendre l’homme au pistolet d’or pour voir 007 emprunter une AMC Hornet afin de poursuivre le vilain, Monsieur Francisco Scaramanga,  qui s’envole au volant de son AMC Matador. Entre temp Bond réalise un incroyable looping entre deux rives au volant de l’AMC. Une cascade préparée longuement sur ordinateur, pour calculer la vitesse de la voiture et l’angle nécessaire aux deux rampes, une première à l’époque.

10862718_782490728510413_207571656152992291_o

10633714_784549974971155_3469024636450043323_o

Lotus Esprit série 1, la plus aquatique. L’Espion qui m’aimait 1977

Incontestablement, la Lotus Esprit de l’Espion qui m’aimait tient la place de numéro 2 en notoriété Bondienne, juste derrière l’Aston Martin DB5. Encore une fois, c’est Ken Adam qui à l’idée de transformer l’Esprit en sous-marin. Plusieurs maquettes et miniatures sont réalisées pour chaque plan de la transformation, mais un véritable modèle existe pour les scènes sous marine. Il s’agit en fait d’une coque vide pilotée par des hommes-grenouilles invisibles à l’écran. L’Esprit étant encore en phase de pré production en 1976, Colin Chapman, patron de Lotus, prêtera son exemplaire personnel pour le tournage sur les routes de Sardaigne. Pendant le tournage l’Esprit était conduite par Roger Becker, le directeur technique emblématique de marque de Norfolk.

11100011_840858816006937_120992756101872496_o

Citroën 2 CV, la plus populaire. Rien que pour vos yeux, 1981

Après le délire spatial de Moonraker, la production veut littéralement ramener Bond sur Terre. Finis les gadgets qui sauvent 007 de l’improbable. Dès les premières minutes de Rien que pour vos yeux, la Lotus Esprit Turbo de Roger Moore est pulvérisée et James doit s’enfuir au volant de la 2 CV Jaune de Melina Havelock, alias Carole Bouquet. La course poursuite en Espagne avec des 504 Peugeot  ressemble à une comédie de Gérard Oury, mais le public en redemande. Ce sera le cas avec une poursuite pathétique à Paris en Renault 11 dans le plus mauvais des Bond, A view to a kill en 1985, le dernier 007 de Roger Moore.

10351000_766175646808588_4883005291765420837_n

10430857_757128531046633_4982649239359126359_n
Aston Martin  V8 Vantage – Tuer n’est pas jouer (living dailight) – 1987

L’arrivé de Timoty Dalton s’accompagne d’un retour aux sources  avec la présence d’une très élégante Aston Martin V8 équipée de nombreux gadgets, dont des lances missiles à l’avant, de pneus cloutés et de skis latéraux pour évoluer sur la neige et la glace .Ajouter des vitres blindées, un radar et un système d’auto destruction et vous obtenez la parfaite Bond’s Car.

10940582_800617273364425_542756811652193160_n
1975006_633604323399055_1708800163_n
BMW Z3. La plus Allemande. Goldenye 1995

 

L’arrivé de Pierce Brosnan en 1995 s’accompagne d’une petite révolution de palais. Aston Martin étant en faillite, c’est BMW qui signe un chèque de 30 millions de dollars pour avoir le privilège de véhiculer Bond  dans trois épisodes. Le roadster Z3 de Goldeneye, la berline 750 i  de Demain ne meurt jamais et le cabriolet Z8 du Monde ne suffit pas. Est-il nécessaire de préciser que, malgré les lances missiles et autre radio guidage par téléphone, ce trio germanique convainc moyennement les fans. BMW n’est pas en cause, mais Bond est anglais ou n’est pas.

Goldeneye 1995/ BMW Z3
Demain ne meurs jamais, 1998, BMW série 7
 
Le monde ne suffit pas, 1999, BMW Z8
Aston Martin Vanquish, la plus invisible. Meurs un autre jours, 2002, 
 

Dans Meurs un autre jour en 2002, Brosnan signe sa dernière partition Bondienne avec l’Aston Martin Vanquish, une auto qui peut devenir invisible et marque le retour d’Aston Martin sur le devant de la scène.  A notre que Ford étant partenaire du film, Aston Martin est alors propriété du géant américain, la belle Halle Berry roule en Ford Thunderbird, le remake des années 2000.

1393459_762739807152172_3461740561525942002_n

10418423_685799071512913_1492748303308469487_n
halleberry_1013528i

L’avis des Petits Observateurs !

6 commentaires au sujet de « La saga des James Bond’s cars (3) »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Dubby Tatiff

    Bond en Z3 de garçon coiffeur, je ne m’en suis jamais remis … ça piquait les yeux !
    😉

    Pour ce qui est des deux autres BM, ça le faisait un un peu mieux, mais ça reste des voitures d’ingénieurs commerciaux et de directeurs commerciaux.
    Déjà que ceux que je fréquente (dont de très bien) s’habillent avec les costumes et les cravates de James Bond, alors si en plus ils se mettent à rouler dans la même voiture que lui, plus la peine d’aller au cinéma si c’est pour revivre une journée de boulot !
    🙂

    Répondre
  2. Benjamin C

    Une James Bond’s car, enfin presque, puisqu’il elle n’est pas à lui vraiment dans le film, mais il l’empreinte et l’utilise lors d’une belle course poursuite, c’est l’Alfa Romeo GTV6 dans Octopussy… Un bruit ce moteur ! le V6 Busso dans toute sa splendeur… Pour l’alfiste convaincu que je suis, c’est le Graal automobile !
    Peut-être allez-vous en parler dans un prochain épisode ?

    Répondre