Subaru Forester 🇯🇵 : des autos pas comme les autres pour des conducteurs pas comme les autres

Par Patrice Vergès. Subaru est un constructeur pas comme les autres qui vend des voitures pas comme les autres pour des conducteurs pas comme les autres. Explications.

Cette nouvelle génération du Forester a vu le jour début 2013. Sa hauteur de 174 m favorise son accessibilité à bord

Par rapport aux autres constructeurs japonais, Subaru est un nain avec une production annuelle de 880 000 véhicules. Ils ont la spécificité d’être mus par un moteur essence ou diesel (unique au monde) de type boxer, c’est-à-dire à cylindres à plat. Des modèles qui se singularisent par leur transmission intégrale full-time qui garantit, d’après le constructeur, une meilleure motricité. Subaru France est un minuscule importateur qui a vendu 1000 voitures chez nous en 2014 dont près de la moitié en Forester. J’étais allé l’essayer un peu à reculons en ne le trouvant pas spécialement glamour. Je ne vous dirai pas qu’après l’avoir conduit, je le trouve aussi excitant à regarder que le coupé BRZ plus connu en Toyota GT86. Mais j’ai envie de vous faire partager le plaisir ressenti à son volant.

La finition Sport se reconnait à son bouclier plus agressif et ses jantes de 18 pouces

Pas un bruit de diesel !

Produit depuis prés de 20 ans, le Subaru Forester été longtemps le seul SUV de la marque. Mais la sortie récente du Subaru XV plus compact à la silhouette plus dynamique et au prix inférieur a modifié la donne. La 4e génération du Subaru Forester a vu le jour en 2013 et on ne peut pas dire que c’est sur son physique qu’il fasse vendre. Trop sage, trop classique, trop plan-plan. A acheter de préférence en version Sport chaussée de jantes de 18 pouces et d’un spoiler plus agressif. De même, l’intérieur uniformément noir manque follement de gaité. Si vous êtes dépressif, n’achetez pas un Subaru Forester ! Notons que le millésime 2015 vient de recevoir quelques enjolivures chromées qui égaient la planche de bord au dessin trop conventionnel.

Subaru est le seul constructeur au monde à proposer un boxer diesel. Un 4 cylindres turbocompressé de 2 litres qui délivre 147 ch. Les nouvelles normes euro 6 l’ont rendu encore plus ouaté dans son fonctionnement et plus discret. Il faut avoir une bonne oreille pour savoir qu’un diesel se cache sous le capot d’autant qu’il distille une sonorité atypique de par son architecture.

L’intérieur est tristounet. Le millésime 2015 se distingue par quelques touches de chrome

L’habitabilité est excellente et sièges abaissés, le volume de chargement passe à 2 m3

Transmission par variateur

Il était accouplé à une boîte auto de type CVT à transmission variable en continu baptisée Lineartronic. Je vous entends d’ici, ça doit « mouliner » comme sur les anciennes Honda Jazz. Pas du tout, au contraire, cette transmission apporte encore une douceur accrue de fonctionnement et un confort de conduite intéressant. Dans une descente, pour rétrograder, il suffit de jouer avec la palette de gauche qui bloque la transmission sur 7 rapports en manuel. Voila ce que Renault aurait du faire sur son nouvel Espace ! Autre sujet de satisfaction avec la tenue de route. Malgré son physique épais, le Forester désormais bâti sur la base de la sportive Impreza n’a pas le coté balourd de certains de ses concurrents. Son moteur à plat qui abaisse son centre de gravité le rend agile sur routes sinueuses. Il serait même amusant à conduire et très sûr tout en restant confortable.

Je l’ai conduit sur routes sèches. On a envie de rajouter, hélas. Car c’est sur chaussées mouillées et glissantes voire en tout chemin, que sa transmission permanente prend tout son intérêt où lorsqu’on veut tracter. Cela dit, avec sa garde au sol, ce n’est pas un 4X4 pur et dur. Faut pas exagérer !

Bon à tout, mauvais à rien

Il reste aussi un break avec un beau volume de chargement (coffre de 550 litres) qui le fait souvent préférer au XV plus compact et un peu moins bourgeois dans son utilisation. Ses prix sont aussi supérieurs de près de 20 %. Ceux du Forester en diesel qui ne représente que la moitié des ventes, s’articulent de 32 950 à 36 950 euros pour l’Exclusive Sport bien équipé (cuir, toit ouvrant, GPS). La fameuse boîte Lineartronic facturée 1400 euros fait grimper le malus à 2200 euros pour deux malheureux petits grammes de CO². Et bien, Subaru les offre au client. Geste qui explique en partie que les trois quart des possesseurs de Subaru rachètent une … Subaru.

SUBARU FORESTER 2

 La transmission à variation continue Leartronic facturée 1400 euros rend la conduite plus apaisée

SUBARU FORESTER

L’avis des Petits Observateurs !

28 commentaires au sujet de « Subaru Forester 🇯🇵 : des autos pas comme les autres pour des conducteurs pas comme les autres »

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  1. Martin

    Pour la première, j’ai essayé une SUBARU, une XV 1,6 avec boite cvt, juste après avoir essayé une suzuki sx à boite à double embrayage.

    J’ai été, comme lors de l’essai de l’Eclipse Cross de Mitsubishi, très très déçu par la boite Toyota. Le concessionnaire me promet l’essai du moteur 2 litres, j’espère qu’il contrera l’effet moulinex de ma boite, car je tiens vraiment à acheter une XV.
    J’ai actuellement un grand Vitara pour le boulot (je suis agriculteur) et je cherche une voiture avec 4 vraies roues motrices du même gabarit voire un peu plus petite. Il me semble que seule La XV pourrait convenir.
    2 3 semaines à attendre pour me faire une idée.

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    1. Eric

      Bonjour Martin,
      Je suis moi-même Subariste depuis 8 ans (4 véhicules) et je te confirme que le S-AWD est le meilleur système de transmission intégrale permanente.
      Comme toi, je vis et travaille en zone rurale et aussi en montagne. Avec 4 pneus hiver, je XV passe partout en toute sérénité. Si tu fais du tout chemin, de bons pneus mixtes feront l’affaire.
      Ma Sub actuelle est un XV G4 de novembre 2016 essence (2.0i en boîte manuelle). Je pense que ce moteur est d’une grande fiabilité et les 150 ch sont exploitables 365 j/an. Cette puissance est nécessaire au quotidien car le 4×4 permanent est assez énergivore et il n’y a pas de turbo (pas de souci pour doubler au-delà de 4000 tr/min en poussant les rapports).
      La boîte manuelle permet également d’avoir une répartition du couple par défaut à 50/50 entre les essieux. Ce n’est plus le cas avec la CVT. L’électronique est également beaucoup plus présente sur le nouvel XV G5 (EyeSight, Xmod…).
      Je te conseille le 2.0i car le 1.6 est à mon avis trop faible sous le capot d’un XV.

  2. MEZIERE

    Je rejoins les inconditionnels de SUBARU ,,depuis 2008 usant et …abusant d’un SUBARU FORESTER. XT essence 150cv …300 000 kms … à ce jour ..Une bête de somme dans un confort absolu à l’exception de ses décibels envahissants sur chaussées granuleuses ..et déformées …Insonorisation corrigée depuis …
    – mes petits enfants élèves au biberon de grandes marques allemandes boivent leur petit lait en Forester ….promenades tous chemins ..bords de plage ..sous bois et passage tonitruands de gués.. routes ardennaises enneigées..
    Pas de tout terrain ..du confort balloté c’est tout …et cela reste unique avec SUBARU .. confiance absolue dans la machine ! Un choix assume aussi par un expert : MR PESCAROLO …ce grand pilote ..
    Et….carrosserie aluminium svp
    On ne sort pas indemne d’un essai SUBARU …on dépose ses aprioris en chemin …en tous chemin …
    SUBARU est un autre ..
    J’ai plus de 70 ans et y reviendrais

    _

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  3. Droumaguet

    Mon deuxième Forester est un 2.0i lineartonic (essence donc)acheté parce que je voulais la boite automatique. Il m’a fallu du temps pour piger le fonctionnement de la CVT Subaru. A conduire pied léger et le couple boite- moteur fait des miracles de douceur silence et économie (6.0 litres aux 100 mesurés réel de Saint Céré dans le Lot à Ussel en Corrèze pendant la grève des pétroliers. En général me déplaçant dans la campagne (et dans les cours de fermes) pour mon travail je brule 7 à 7.4litres au 100. Pour doubler ou accélérer franchement inutile de prendre des pincettes: pied au plancher et les 150cv sont présents. Un seul regret; j’aurai du prendre le XT de 240cv. Derniers points très importants pour moi: comportement routier par très-trés mauvais temps indéniablement supérieur aux « 4×4 » les plus connus et par dessus tout, le Forester version 4 a été élu 3 années de suite véhicule le + sur aux USA (voir les videos sur YouTube du NHIIS – édifiants). Ma prochaine auto une Subaru ne serait ce que pour cela.

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  4. eric63

    Erratum :
    « J’ai donc franchi le pas pour ma part en décembre 2015 et suis resté fidèle jusqu’à ce jour. »
    Il fallait lire décembre 2010 !
    Sorry…

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  5. eric63

    Reprise d’un commentaire précédent :
    Frankreich : « je ne parviens pas à comprendre l’intérêt de leurs produits. Je vois leurs produits comme des oxymores roulants – des autos fonctionnelles de passionnés, pratiques mais ni belles ni moches – intérieurement et extérieurement – ni très techno ni très innovantes. Elles me semblent rustiques et fiables, mais du coup je n’arrive pas à comprendre d’où vient cette passion qui anime leurs conducteurs, très fidèles. Il faudrait sans doute que j’en conduise une… »

    Je roule actuellement en Subaru XV diesel (17 000 kms parcourus) après avoir possédé 2 Impreza diesel (100 000 kms parcourus) !

    J’ai donc franchi le pas pour ma part en décembre 2015 et suis resté fidèle jusqu’à ce jour.

    Alors pourquoi ?

    Je me souviens de la première spécificité remarquée sur ma première Impreza : l’absence de vibration pour un diesel, que ce soit au ralenti ou en roulant. Pas de remontée parasite dans le pédalier, le volant ou encore l’assise. Aucun arbre d’équilibrage pour le boxer D et pourtant zéro vibration !

    Ensuite, il y a l’hiver lorsqu’on habite et roule en montagne. Pour faire simple, disons qu’avec 4 pneus à lamelles (indispensables quel que soit le véhicule pour rouler sur de la « vraie neige »), on roule sur le couple en 4ième à 80 km/h ESP déconnecté et sans aucun écart de trajectoire là où les tractions avant roulent à 50 km/h en ondulant. Les Mégane, 308 ou autre Golf se font donc prestement doubler par une Subaru diesel de 150 ch en pestant contre cet inconscient. Je ne prétends pourtant à aucun talent de pilote !

    Ensuite, il y a effectivement une vraie fiabilité. Certes, les boxers D sont moins facile à vivre que leurs homologues à essence : temps de chauffe longs mais indispensables avant de taper dans la mécanique, présence de vanne EGR, FAP etc… qui suppose un usage « routier » avec peu de ville, plage de régime assez restreinte (le creux en bas du compte-tours n’est plus aussi présent qu’avant et ça pousse fort de 1600 à 3000 tr/min), phases de recalibration des injecteurs à savoir reconnaitre et respecter …

    Mais en contrepartie, une conso moyenne réelle de 6.8 à 7.2 l/100 pour le XV chaussé en 225/55/17 (les vilains Geolandar d’origine sont d’ailleurs à virer en premier) sur le réseau secondaire en montagne et sans chercher l’économie pour un 4×4 permanent de 1 450 kgs avec une garde au sol de 22 cms.

    Donc, bilan de mon expérience des Subaru diesel : pas pour la ville, pas pour l’autoroute, pas pour la frime mais rien de mieux à budget équivalent pour un usage routier sur le réseau secondaire en montagne 365 j / an

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  6. Laurent-BE

    Propriétaire d’une Subaru Legacy 2007 depuis fin 2012, je comprends la difficulté de cerner Subaru.

    Premièrement, fondamentalement, la gamme Subaru n’est pas faite pour l’Europe !
    De 2008 à 2014, le volume de vente aux USA est passé de 188 à 514 000 voitures environ ! Et ils ne savent pas suivre… ils pourraient en vendre plus, les concessionnaires râlent !
    En Europe : de 51 à 33 000 environ !
    Aux USA (et pas uniquement), ils sont globalement plus pragmatiques et les goûts (design…) ne sont pas les mêmes.
    En Subaru, ils voient des voitures très fiables et solides et les plus enthousiastes les achètent également pour leur comportement routier sans équivalent dans le segment.

    Cela dit, pas mal de monde souhaiterait des propositions un peu plus sportives, comme dans le passé !
    Surtout pour les Legacy/Outback, elles deviennent fort aseptisées/sages, alors que Subaru produit la WRX STI… deux visages ! Le coeur de la gamme semble se Toyotaiser (actionnaire principal) :/

    Pour l’Europe, ils ne peuvent pas compter sur leur best-seller, la Legacy, c’est un segment « mort » en Europe, d’ailleurs la nouvelle Legacy n’est plus importée !
    Et les autres modèles sont trop atypiques pour l’Europe afin d’avoir du succès. Le réseau et les efforts marketing ne le permettent pas de toute façon.
    Il est quand même dommage que l’XV ne perce pas… c’est celui qui avait le plus de potentiel en Europe. W&S pour la Levrog.

    Acheter une Subaru en Europe, c’est la tranquillité d’esprit… mais leurs comportements routiers n’intéressent qu’une minorité de la population, même bagnolard… c’est une niche.
    On peut difficilement être déçu d’une Subaru, ce qui rend fidèle, mais il faut acheter la première pour cela, et Subaru n’aide pas beaucoup les Européens.
    Je crois qu’ils n’ont pas les ressources actuellement pour s’adapter à notre marché… ils ont assez à faire aux USA !
    J’ai également lu qu’ils se posent beaucoup de questions chez Subaru… rester un petit constructeur spécialisé… qui ne dépasse pas vraiment le million de voitures produites par an, ou viser les 2 millions avec tout ce que cela impose.

    Les Subaru ne brillent pas, mais il y a une vraie philosophie Subaru… c’est assez unique.
    Dans un article, j’avais lu un responsable américain dire que chez Subaru, c’est les ingénieux qui sont les stars… pas les gars de la compta ou du marketing.

    Pour ma part, je ne sais pas si ma prochaine sera une Subaru :/
    J’ai acheté cette Legacy (à 1300 km :D) pour les qualités d’une Legacy, mais surtout pour sa version 3.0R : 6 cyl boxer atmo essence de 245ch… c’était une alternative gagnante au trio premium allemand.
    Il n’y aura plus d’équivalent en Europe :/

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    1. Laurent-BE

      De rien !
      C’est un « petit » constructeur atypique, surtout pour nous, Européens, as du plastique mousseyyyy au mm 😀
      Mais il mérite notre considération… c’est bien la diversité ! Puisse Subaru la garder !
      Notre affection comme le dit « Guillaume D » 🙂

      RR, il y a pire comme initiaux 😀

    2. Laurent-BE

      J’ai oublié de parler de leur précédent slogan :
      « IT’S WHAT MAKES A SUBARU, A SUBARU »
      Cela veut tout dire ou presque…
      Elles semblent être des voitures banales sans passion, mais ce n’est pas du tout le cas.

      Cela dit, il pourrait réintroduire un peu plus de sport… cela ne leur ferrait pas de mal !
      Cela dit, c’est Toyota qui les empêche depuis des années de faire évoluer la BRZ vers une plus puissante, un cabrio… la volonté est là.
      Et le Forester est dispo avec un 2.0 Boxer Turbo de 240ch, ce n’est pas si calme/s généraliste que cela 🙂

    3. Guy

      Nous venons de commander ce Forester 2.0D cvt, sans même l’essayer. Ce sera notre onzième Subaru consécutive depuis 1993. Et la motivation est classique: jamais (ja-mais) il n’y a eu le moindre soucis avec ces voitures. Pas une clé n’a dû toucher la mécanique, pour les 10 modèles déjà utilisés (intensément, d’ailleurs).
      Dès que l’on a possédé une Subaru, l’on se demande pourquoi les autres voitures ne sont pas conçues pareilles. J’ai conduit (pour les affaires) des Audi A4, A6, Citroen C5, VW Passat, Ford C-Max et Nissan Patrol, en plus d’innombrables marques en location courte. En perso, je retourne encore et toujours à Subaru, n’étant pas dupe du blabla marketing et look. Voitures 6 étoiles, sans blague.

  7. Cyrille de Nantes (CRO)

    Fan de voitures hybrides et électriques, et de voitures japonaises (j’ai eu une Legacy 2.0 auto, que de très bon souvenirs, consommation à part), je me suis toujours demandé pourquoi Subaru ne s’était lancé dans ces technologies alternatives?

    Les maître-mots de Subaru, c’est l’efficacité, un centre de gravité bas (moteur à plat), 4 roues motrices, et une composition symétrique. Cette architecture est compatible, voire propice, à de l’hybride rechargeable, et même à de l’électrique pure. Un travail sur la position des batteries irait dans le sens de la répartition des masses et l’abaissement du centre de gravité….

    Subaru est trop souvent associé à l’Impreza (…forcément). Ceux sont des voitures simples, et à vivre (Forester, Legacy, Outback, XV), dans une philosophie toute japonaise : à vivre dans le respect des autres (image intérieure et extérieure contenue, voire réservée), et de l’environnement (motorisation essence). Certes, ils ont cédé au diesel pour l’Europe, mais à leur manière, et avec brio.

    Bon, et pour faire bagnolard, avec une Subaru, on apprend ce que veut dire le mot « grip » (au détriment des pneus) : c’est vraiment bluffant.

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    1. Cyrille de Nantes (CRO)

      En complément, je pense que l’Outlander PHEV, ce positionne de manière très pertinente dans la catégorie des véhicules à tout faire avec une approche technologique d’aujourd’hui : grand coffre, 4 roues motrices, possibilité de tracter, 5 places, électrique en ville).
      Et c’est sûrement, ce qui manque au Forester pour être encore dans le coup.

    2. Renaud Roubaudi

      Concernant l’Outlander PHEV c’est la meilleure vente d’hybride rechargeable depuis le début de l’année

  8. Guillaume D.

    Je me souviens d’une journée test pour le boulot il y a une dizaine d’années. Toute la journée, je me retrouve au volant de diverses berlines, les françaises au confort ouaté et à la finition honnête, les allemandes à la finition irréprochable… j’arrête là la caricature… Et puis, dernière voiture de la journée pour moi: une Impreza.

    Je connaissais très bien Subaru de par son palmarès en rallye, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de monter dedans (hormis dans les salons) et encore moins d’en conduire. Lorsque je me suis installé, j’ai rigolé nerveusement: mais qu’est-ce que c’est que cette voiture avec un dessin de la planche de bord qui nous ramène 20-30 ans en arrière… ralala.
    Bref, contact, démarrage du moteur: premier sourire, une acoutisque évocatrice. Il n’y a « que » 4 cylindres, mais ils rugissent bien.
    J’engage la première, relâche l’embrayage, première accélération. Hum, il n’y a pas qu’une belle mélodie moteur, ça pousse fort!

    Premier virage, belle réaction face aux injonctions du volant, il y a un beau potentiel, sa réputation ne semble pas usurpée.

    Premier rond-point, on oublie la pédale de frein ou presque, voiture en glisse, il n’y a guère plus que le volant et le dosage de l’accélérateur pour guider la voiture. Elle se laisse maîtriser, répond au doigt et à l’oeil, sourire jusqu’au oreilles: je la veux!

    Les Subaru n’ont jamais eu un physique facile et les directions que la marque a prises me laissent souvent perplexes. Je garde néanmoins une certaine affection pour le constructeur.

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  9. Vincent

    J’ai roulé longtemps avec une Subaru Impreza. C’est vrai, au volant d’une Subaru on avait l’impression de faire partie d’une famille. On se faisait un appel de phare lorsqu’on se croisait entre Impreza. Aujourd’hui, les Impreza sont très recherchées et leur côte ne baisse pas. Au contraire, elle monte

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  10. Essy207

    Bonjour à tous,
    Fidèle à POA depuis une petite année, je me lance dans mon premier commentaire. Même si l’envie me titillait depuis un moment, je n’avais pas osé franchir le pas.
    J’ai eu l’occasion de conduire un Forester 2.0D Boxer à de nombreuses reprises, mais de la génération précédente. C’est un véhicule très particulier, comme l’article et les commentaire le soulignent.
    De l’extérieur, le style est très classique, il fait plus gros break surélevé que 4×4. D’ailleurs selon certains angles, notamment 3/4 arrières, cela ne rend pas très bien, les proportions ne sont pas très esthétiques (vitre arrière très grande). La prise d’air sur le capot, la couleur blanc nacré, et quelques détails rend l’extérieur un peu sportif. Peut-être de quoi rappeler les célèbres Subaru de rallye. Un défaut, les portières n’englobent pas les bas de caisses, ce qui fait que l’on se salit systématiquement le bas des pantalons en descendant du véhicule (il faut dire que vu le caractère tous-chemins de la bête, les bas de caisses sont souvent sales).
    En passant à l’intérieur, on se retrouve un peu dans les années 90. L’horloge ressemble à une vieille montre Casio. Les commodos sont en plastique clinquants. La planche de bord est bien assemblée mais les matériaux ne sont pas impressionnants. En fait, l’intérieur est fait pour être utile. Sans chichis. Classique. On ne cherche pas à en faire plus que nécessaire, ni à impressionner. C’est fait, ni bien, ni mal. Ni moderne, ni trop antique.
    L’équipement est … particulier. Et on voit que c’est un véhicule conçu pour d’autres contrées que les nôtres. Par exemple, on trouve des phares au xénon, mais pas d’allumage des phares automatique. Il y a des sortes de résistances sur le pare-brise au niveau des essuis-glaces pour les détacher du gel, mais pas d’essuie-glaces automatiques. Il y a de série des sièges chauffants et une caméra de recul. En fait je suis tellement habitué à la politique d’équipement et à la fabrication des véhicules français que je suis … assez circonspect face à ce Forester.
    Sur la route, le Boxer Diesel est très agréable à mener, même si j’aurais aimé un peu plus de couple à bas régime, il est un peu creux, il faut attendre qu’il monte un peu dans les tours (pas trop, cela reste un diesel). Ce n’est pas un 4×4 « sportif », il reste assez pataud et tangue dans les virages. Cela reste un véhicule très polyvalent, et fait le bonheur des habitants des zones rurales. Les 4 roues motrices permanentes sont un défaut en ce qui concerne la consommation évidemment.
    En conclusion, je rappelle que mon avis porte sur le Forester de précédente génération, mais je n’ai pas l’impression que ce nouveau ait bien évolué. Ce n’est pas un véhicule que l’on verra souvent sur nos routes. Ce n’est pas un véhicule fait pour être à la mode. Il est là pour des usagers très précis et ciblés, souvent des anciens propriétaires de Subaru comme précisé dans l’article. Les ingénieurs Subaru ne semblent pas être des personnes très inspirées, ni novatrices. C’est classique et ça fait seulement ce qu’on lui demande.
    Subaru fait de très bons véhicules mais pas vraiment dans l’air du temps. Ce n’est que mon avis !
    Go POA !

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  11. pierre

    c’est bien entendu la technologie particulière des modéles de la marque qui fait vendre, mais surtout une incroyable fiabilité .
    C’est la voiture « tranquilité » ….un peu comme les Toyota d’il y a 20 ans ……….du bien fait et du bien construit, …. en prime du vrai « made in Japan ».
    perso. je préfére la XV , plus stylée coté visuel, et se rapprochant d’un X1 de chez BMW , c’est à dire un SUV avec un look de Break surelevé plutôt.
    Coté ventes, ce n’est pas un si « petit » constructeur que ce qu’on pense en France, la marque fait de bons scores aux USA.et bien entendu en Asie, un peu comme le fait Honda-automobiles.

    Répondre
  12. Pierre

    J’ai possédé pendant longtemps une Subaru Forester. Je confirme, c’était une voiture assez étonnante. Par sa tenue de route et surtout le bruit original de son moteur à 4 cylindres à plat (à essence) qui il est vrai consommait beaucoup. Autre avantage, comme les concessionnaires en vendent peu, ils vous reconnaissent et vous appellent par votre nom lorsque vous venez à la révision. J’ai parcouru avec 150 000 km sans aucun problème mais comme cette marque ne proposait pas de diesel à l’époque, je l’ai remplacé par un Hyundai dont je ne dirais pas autant de bien.

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  13. Claude

    J’ai exactement le même sentiment que les commentaires précédents. Subaru construit des véhicules originaux qui ne ressemblent pas aux autres. Tous les (rares) possesseurs de Subaru que je connais en disent beaucoup de bien et ne changeraient pas de marque pour rien au monde. Dommage qu’en France, cette marque ne soit pas davantage connue.

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  14. Bastien

    Subaru est une marque qui m’a toujours intrigué, mais également intéressé. On se souvient tous je pense des fameuses Impreza WRC, qui soit dit en passant me plaisaient beaucoup au début des années 2000… Depuis, mis à part en montagne, il est extrêmement rare de voir des Subaru en France, alors qu’en Suisse – et je pense que c’est pareil au Canada – on n’en voit pas qu’en montagne. J’ai l’impression qu’il ne manque pas grand chose à la marque pour décoller…

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  15. Frankreich

    Subaru reste une énigme pour moi. Il y a de grands aficionados de la marque qui ne jurent que par les transmissions intégrales et les flat 4 mais avec toute l’empathie qu’il m’est possible d’accorder à des amoureux d’une marque aussi typique et sans concession que Subaru, je ne parviens pas à comprendre l’intérêt de leurs produits. Je vois leurs produits comme des oxymores roulants – des autos fonctionnelles de passionnés, pratiques mais ni belles ni moches – intérieurement et extérieurement – ni très techno ni très innovantes. Elles me semblent rustiques et fiables, mais du coup je n’arrive pas à comprendre d’où vient cette passion qui anime leurs conducteurs, très fidèles. Il faudrait sans doute que j’en conduise une…

    Répondre
    1. eric63

      Bonjour Frankreich,

      Je voulais répondre à ton commentaire mais je ne l’avais pas fait au bon endroit !

      Je rajouterais une interrogation à ce qui suit ci-dessous : comment définir une « bonne automobile » ?

      Soit un véhicule pour lequel des qualités de pilotes sont requises afin d’en tirer toute la quintessence.

      Soit un véhicule dont la supériorité apparait au fur et à mesure que les conditions de roulage se dégradent.

      Le Symmetrical AWD Subaru peut paraître assez transparent sur le sec mais c’est la même voiture qui fait des miracles de motricité sur la pluie ou la neige.

      J’ai pratiqué la conduite hivernale en montagne pendant 20 ans avant d’essayer Subaru. Cette incroyable motricité m’épate encore aujourd’hui (5 ans après mes débuts)…

      Reprise du message initial :
      Je roule actuellement en Subaru XV diesel (17 000 kms parcourus) après avoir possédé 2 Impreza diesel (100 000 kms parcourus) !

      J’ai donc franchi le pas pour ma part en décembre 2015 et suis resté fidèle jusqu’à ce jour.

      Alors pourquoi ?

      Je me souviens de la première spécificité remarquée sur ma première Impreza : l’absence de vibration pour un diesel, que ce soit au ralenti ou en roulant. Pas de remontée parasite dans le pédalier, le volant ou encore l’assise. Aucun arbre d’équilibrage pour le boxer D et pourtant zéro vibration !

      Ensuite, il y a l’hiver lorsqu’on habite et roule en montagne. Pour faire simple, disons qu’avec 4 pneus à lamelles (indispensables quel que soit le véhicule pour rouler sur de la « vraie neige »), on roule sur le couple en 4ième à 80 km/h ESP déconnecté et sans aucun écart de trajectoire là où les tractions avant roulent à 50 km/h en ondulant. Les Mégane, 308 ou autre Golf se font donc prestement doubler par une Subaru diesel de 150 ch en pestant contre cet inconscient. Je ne prétends pourtant à aucun talent de pilote !

      Ensuite, il y a effectivement une vraie fiabilité. Certes, les boxers D sont moins facile à vivre que leurs homologues à essence : temps de chauffe longs mais indispensables avant de taper dans la mécanique, présence de vanne EGR, FAP etc… qui suppose un usage « routier » avec peu de ville, plage de régime assez restreinte (le creux en bas du compte-tours n’est plus aussi présent qu’avant et ça pousse fort de 1600 à 3000 tr/min), phases de recalibration des injecteurs à savoir reconnaitre et respecter …

      Mais en contrepartie, une conso moyenne réelle de 6.8 à 7.2 l/100 pour le XV chaussé en 225/55/17 (les vilains Geolandar d’origine sont d’ailleurs à virer en premier) sur le réseau secondaire en montagne et sans chercher l’économie pour un 4×4 permanent de 1 450 kgs avec une garde au sol de 22 cms.

      Donc, bilan de mon expérience des Subaru diesel : pas pour la ville, pas pour l’autoroute, pas pour la frime mais rien de mieux à budget équivalent pour un usage routier sur le réseau secondaire en montagne 365 j / an

    2. Thierrt WERTS

      Le mieux est d’en essayer une , et vous comprendrez ce qu’est le plaisir de conduire….

  16. Frédéric à Montréal

    Ici, il y a énormément de Subaru. Traction intégrale idéale pour l’hiver, la neige et la glace, et costaud pour nos routes défoncées. Aucun diesel par contre!!!

    Répondre
    1. Stéphane. NC

      Ici pas de neige mais les Sub’ ont la cote car fiables.

      Chez nos voisins néo-zélandais, dans les zones montagneuses notamment, elles ont du succès : sûres, fiables, efficaces.

      Essence bien entendu.

      Subaru est au moins autant légitime dans la transmission intégrale qu’Audi. Et les ingénieurs japonais ont très bonne réputation dans ce coin du Pacifique (fiabilité >> plastiques moussés).