L’odyssée des Espace (épisode 3)

Patrice Vergès. Après avoir conduit le premier Espace de 1984 et la phase II de 1988 améliorée, prenons-le volant des autres générations de ce véhicule qui a donné le jour au mot monospace.

1  - copie

En 30 ans plus de 1 265 000 Espace ont été produits à travers 4 générations

C’est à Albertville que nous essayâmes la 2e génération de l’Espace en avril 1991. Entièrement redessiné, il autorisa Renault à nous parler de véhicule presque 100 % nouveau. Plus long de 20 cm que le premier, il affichait une ligne plus fuselée (bio disait-on alors) davantage dans l’air du temps lié à une visibilité améliorée grâce à des montants plus réduits. L’intérieur était inédit avec une planche de bord au dessin adouci dont le chauffage dégivrage, perfectible jusqu’alors, avait été bien amélioré tandis que la modularité avait progressé avec des sièges centraux coulissant sur 16 cm.  Si la qualité du composite et des matériaux était en progression, il y avait encore à dire.

2 Renault_54432_global_fr - copie

En 1991, naissance de l’Espace II qui affiche une nouvelle silhouette adoucie et motorisations plus puissantes à travers le V6 PRV de 2,8 l

L’insonorisation et le confort étaient en progrès de même que les performances. En effet, l’Espace pouvait accueillir le gros V6 PRV de 2,9 de 153 ch autorisant près de 200 km/h. Las, le diesel qui représentait déjà 40 % des ventes n’évoluait pas. En progrès sur le précédent, même le haut de gamme RXE 3 litres souffrait encore d’une finition légère et d’une impressionnante liste d’options qui sont de série aujourd’hui comme l’ABS, la climatisation, le lecteur de CD (une nouveauté).

3 4438_global_fr - copie

Le confort et la modularité avaient été encore améliorés sur l’Espace II

Plus long, plus lourd

J’avais pu remarquer que les possesseurs d’Espace roulaient généralement très vite sur autoroute. Certainement à cause de leur position surélevée et leur confort qui annihilait toute sensation de vitesse et de danger. Fait cocasse, ce sont souvent eux qui apposaient le logo « bébé à bord » sur la vitre arrière de leur Espace.

4 _fr - copieNouvel Espace III fin 1996 qui accueille enfin un nouveau diesel plus puissant

Fin 1996, une nouvelle version vit le jour toujours réalisée en composite. Sa silhouette encore plus fluide s’inspirant de la nouvelle Laguna était surtout reconnaissable à ses élégants rétroviseurs mieux intégrés. Il apportait un volume accru avec une longueur portée à 4,51 m puis près de 4,80 m sur la version longue dévoilée un an plus tard. La finition avait encore progressé de même que la climatisation désormais séparée dans l’habitacle ainsi que le confort et la modularité. Cette nouvelle mouture se distinguait surtout par ses motorisations plus ambitieuses autant en essence (2 litres 140 ch) qu’en diesel 2,2 l de 115 ch qui le transfigurait. Puissance qui sera portée à 130 ch plus tard.

5  - copie

Cette 3eme génération s’est caractérisée par la naissance du Grand Espace allongé de 19 cm

Ce fut certainement le meilleur des Espace qui perdura jusqu’en 2002 car il avait conservé l’esprit pionnier des premiers tout en gagnant une fiabilité assez étonnante sauf au niveau du diesel 2,2 l qui, je crois, souffrit d’un vice chronique. Renault m’en prêta un pendant une semaine où je pus tester son confort douillet et son silence accru par rapport à la génération précédente. Mais, les bizarre assemblages de couleurs et des matériaux disparates de l’habitacle ne me séduisirent guère.

Renault reprend sa fabrication

L’apparition du Scénic bouleversa le marché du monospace qui avait explosé en 10 ans. La clientèle se rendit compte qu’elle n’avait pas besoin d’un véhicule de plus en plus encombrant et aussi de plus en plus lourd (plus de 250 kilos par rapport au premier). Cette 3e génération produite de fin 1996 à 2002 fut fabriquée à 365 000 exemplaires mais les ventes qui n’avaient fait que grimper jusqu’alors tombèrent régulièrement. Pas très content de Matra qui avait gagné beaucoup d’argent avec l’Espace, Renault signala en son temps qu’il désirait en reprendre sa fabrication pour le produire moins artisanalement. Type de production que Matra moins impliqué dans l’automobile ne pouvait pas et surtout ne voulait pas assurer. Matra tenta de survivre avec l’Avantime monospace coupé dérivé de l’Espace qui fut un terrible mais légitime échec (8000 exemplaires) que la place nous manque pour développer. Il conduisit la jeune firme automobile à sa perte.

6 es_1 - copie

 Produit seulement à 8000 exemplaires, l’Avantime fera sombrer la division automobile de Matra

Réalisé en acier sur la base de la nouvelle Laguna, le dernier Espace de 4e génération pointa son mufle en 2002. Il était encore plus vaste (4,66 m), plus lourd (1600 kilos) plus puissant avec des motorisations plus prétentieuses autant en essence (V6 de 245 ch) qu’en diesel (V6 180 ch) d’origines japonaises.

Il était encore plus orienté confort, bien mieux exécuté quoiqu’il y ait à dire sur la qualité des plastiques surtout au prix élevé où il était proposé avec une modularité dépassée par rapport à ce qu’offrait la concurrence. Mais peu de plaisir à son volant et pratiquement aucun souvenir de son essai.

Dévorés par la génération des compacts, les grands monospaces virent leurs ventes décliner doucement. Renault le maintint sous perfusion jusqu’en 2014 en le restylant et rajeunissant plusieurs fois pour suivre l’évolution des modes et de la technique.  Il s’est effacé discrètement en fin d’année cumulant 1 265 0000 exemplaires depuis la première version de 1984. Une nouvelle histoire débute pour faire de l’Espace le plus bel endroit de la terre….

7 l_fr - copie

 

4e  génération de l’Espace en 2002 désormais fabriqué par Renault

8 res_1 - copie

 En 12 ans de production, l’Espace IV recevra quelques modifications esthétiques notamment une face avant redessinée

.

L’avis des Petits Observateurs !

23 commentaires au sujet de « L’odyssée des Espace (épisode 3) »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Antoine Berel

    Même si je préfère d’autres marques, l’Espace sera toujours ma voiture préférée. J’ai grandi dans un Grand Espace III (le fameux 2,2l dt 115ch), l’intérieur et les sièges individuels me fascinaient. Puis j’ai encore grandi dans un Grand Espace IV (un 3l Dci), tellement peu fiable qu’il est aujourd’hui hors d’usage, mais rien que pour son immense toit ouvrant qui nous faisait souffrir en été, sa modularité et sa ligne tendue hyper-moderne 13 ans après, son régulateur (capable de gérer la vitesse jusqu’à 200 km/h) associé à sa boite auto qui nous faisait décoller au péage sur la route des vacances, cette voiture me manque.

    Aujourd’hui, avec un Qashqai et un Grand C4 Picasso à la maison, je me rends compte que cette voiture est assez-unique.
    Mais aujourd’hui, cette voiture ne fait que m’attrister, car elles sont vouées à disparaître. Émotionnellement, ce Steve Jobs sur roue aurait mérité une autre fin. C’est comme si le TGV, ou l’A380, s’arrêtait de circuler du jour au lendemain

    Répondre
  2. François

    Espace 1, Espace 2, Espace 3 et Espace 4 : portaient bien leur nom et le portent bien encore !
    Avantime : portait bien son nom et aujourd’hui encore mieux !
    Espace 5 : Même s’il mérite sans doute toutes les bonnes intentions il y en a au moins une qu’il n’aurait jamais dû recevoir : celle de reprendre le même nom que ces ainés….

    Répondre
  3. Daniel

    Une question revient souvent parmi les commentaires :
    Qui pourrait acheter cet Espace ?
    Et bien celui qui aime rouler différent sans s’expatrier à Montréal comme le suggère le PM…
    – Celui qui ne se pose pas la question genre :
    Pour 44800 euros j’aurais quoi comme BMW Audi ou Mercedes ???
    – Celui qui se dit que la version essence à 200 ch devrait lui suffire pour un dépassement en sécurité, pour rouler sur autoroute en respectant la vitesse ou même en la dépassant un peu (le bougre !)
    – Celui qui ne joue plus ou n’a jamais jouer à Vroum Vroum !!! parce qu’il n’en a peut-être pas besoin, question… « virilité »
    En résumé je crois qu’un potentiel important de gens bien sympathiques pourraient acheter cette voiture et se faire plaisir, en plus !

    Répondre
    1. Stéphane.nc

      Je suis plutôt d’accord avec Daniel.

      Bourdieu a expliqué que c’est le groupe social auquel on appartient qui nous pousse à consommer (s’habiller en l’occurrence) comme on le fait. Appartenance au groupe, volonté de s’approprier les codes du groupe que l’on convoite…On peut aussi invoquer l’effet Veblen ou « effet snobisme » qui fait qu’on « fait pouah » sur un Espace mais « youpi » pour une Skoda /Seat rebadgée avec des anneaux au même prix sans les équipements ni la fonctionnalité. D’ailleurs combien d’acheteurs d’Audi sont conscients qu’ils partagent 98% de leur voiture avec des marques roturières? Il n’y a pas que des bagnolards informés…

      On discourt et écrit depuis longtemps sur le snobisme (Balzac, entre autres, en a fait son miel), et son corolaire « petit bourgeois » le conformisme. Des gamins sappés pareil avec les marques hyper visibles du moment, avec les smartphones qui vont bien, et les parents dans leur automobile allémanique…
      Ainsi va le monde….

      PS rappelons pour relativiser tout cela l’âge moyen de l’acheteur de voiture neuve (>52 ans) , le prix moyen d’une voiture neuve en Métropole (16K€??), et la part des particuliers dans l’achat des VN (je crois que les loueurs sont désormais majoritaires).

    2. Frankreich

      C’est un peu (non très) caricatural. Les performances d’un moteur ne servent pas à faire vroum vroum ou à combler un déficit pénien. Contrairement à vos affirmations, tous les amoureux de belles mécaniques ne sont pas des attardés, des kékés ou Dieu sait quelle sous-race politiquement incorrecte qu’il est urgent de chasser hors de nos cités.
      Une belle et noble mécanique propose un agrément dont il est, sinon impossible du moins difficile de se défaire. Les performances ne servent pas forcément à rouler comme un dingue, elles imposent d’autant plus de maîtrise et de responsabilité que la puissance est importante.
      Et d’un strict point de vue marketing, il n’est pas très malin d’avoir l’offre de moteurs la plus mince du marché quand on prétend positionner en HDG un nouveau modèle.

  4. Daniel

    Le haut de gamme (version initiale avec tout sauf toit vitré mais suspension pilotée et 4 roues directrices)
    44800.00 € + 250 € de malus.
    C’est pas la peine d’arrondir à 50.000 €, la liste des options, c’est pas la bible non plus ! On est pas chez les allemands.

    Répondre
  5. Patrick

    J »ai longtemps roulé avec un Espace II qui était une excellent voiture. Mais, comme vous le dites la finition était très moyenne. Sa mécanique était très robuste surtout le diesel. l’Avantime me plaisait mais il n’était pas pratique avec ses deux immenses portes. Il n’apportait rien de plus que l’Espace. Surtout du moins.. En plus, il était bien trop cher ce qui explique qu’il n’ai pas eu un grand succès.

    Répondre
  6. Antoine Franc

    L’espace III reste aussi mon préféré
    Concernant l’Avantime, la base de l’Espace III est un atout. On a échappé aux problèmes de carte main libre et des surveillances de pression des pneus des Laguna II/Vel Satis/Espace IV.
    Je possède plusieurs Avantime, tous essence, dont 2 approchant les 200 000 kms. Pour un « concept car » c’est très fiable (je ne parle pas du 2.2 dci hein ! ).
    15 ans après, le concept reste unique et le plaisir de conduite et les sensations restent uniques, via ses multiples facettes de coupé, de monospace (quel coffre !) et de cabriolet quand on ouvre tout.
    A tel point qu’aujourd’hui, je ne saurai pas par quoi les remplacer pour rouler aussi décalé !
    Bien sûr à disposition si POA veut faire un sujet dessus.

    Répondre
  7. pierre

    Question qui m’a toujours taraudée :
    – Pourquoi Renault n’a pas amélioré la qualité des intérieurs et des matériaux utilisés sur les différents Espace, pour en faire un vrai produit haut de gamme ?
    il les vendait au prix élevé (proche d’une R 25 ou Safrane) avec un intérieur de qualité d’une R14 ………ça a entrainé pas mal de clients soucieux de valorisation chez Chrysler ou VW. (Sharan) …..!

    Après concernant les différents Espace ,
    le dernier IV a eu son lot de problèmes électroniques à répétition qui en ont fait un souci pour beaucoup d’utilisateurs.
    Aujourd’hui nombre de SUV. se sont servis dans les caractéristiques de ces Espace et autres mono-volumes des années 80/90 pour aboutir à un concept plus typé, et plus actuel.

    Répondre
  8. pierre

    Pourquoi le nouvel Espace V est-il si long ? ????

    il correspond à la taille de l’ex- Grand-Espace qui n’a pas eu des chiffres de vente bien importants et cela se comprend ………..il y a peu d’utilisateurs ayant besoin d’utiliser 4m80 …………!

    ce choix risque de réduire lourdement son avenir commercial.

    Répondre
  9. Daniel

    C’est vrai que l’Avantime comme l’écrit si bien Franck reich souffrait de nombreux défauts d’autant qu’il était vendu très cher. Mais sa ligne futuriste méritait mieux que 8000 exemplaires produits et surtout d’avoir entraîné Matra au dépôt de bilan. Je ne crois pas au succès d’une Renault haut de gamme à 50 000 euros. l’échec de la Vel Satis le prouve. Qui va acheter un Espace à 50 000 euros?

    Répondre
  10. Johnny be good - JoM

    Certain que chez Renault, on aimerait lire dans l’huile de vidange pour prévoir l’avenir du nouvel Espace. Vu d’ici, on remarque les « Petits changements élémentaires » chez les allemands (voir par exemple les 7G successives de la Golf, les évolutions de la Classe C Mercedes) , et des améliorations substantielles sans annonces tonitruantes. De ce côté-ci du Rhin, on persiste à lancer l’auto qui « révèlera au monde ébahi le savoir-faire français », j’exagère à peine. Qu’on parle de design ou d’ingéniérie, les avancées majeures de nos « bagnoles » tant aimées ne sont plus, depuis le fardier de Cugnot, la « Jamais-contente », la formidable DS (Merci Estipallas & Pallasquier) et quelques autres, hexagonales. Et quoi de plus crédibilisant que d’octroyer 7 ans de garantie, façon Hyundai, si la fiabilité de la nouvelle Espace permet de le faire ? C’est le meilleur argument, plus convaincant mais moins visible que les sièges en revêtements dégradés, curiosité qui provoque un haut-le-coeur commun avec Mr. Fréour. Avant d’être géniaux, tentons déjà d’être normaux ! Ceci dit, longue vie à l’Espace, même si comme Designland, je n’achète plus français depuis 15 ans, (problèmes majeurs et absence de traitement dès la sortie du garage, annulation judiciaire de la vente, décision rarissime 18 mois après … ) et constate que la voiture est le domaine dans lequel ma rancune est de loin la plus tenace, va comprendre, Charles !

    Répondre
  11. Xavier

    Moi, ce qui m’intéressait c’est d’en savoir davantage sur l’ Avantime qui n’a pas marché. malgré sa ligne extraordinaire et futuriste. Pourquoi? et pourquoi Renault a laissé tomber Matra?

    Répondre
    1. Frankreich

      De mon point de vue, l’Avantime a souffert de sa sortie retardée de multiples fois qui l’a fait coïncider avec la sortie de la Vel Satis. Or l’une des « petites robes noires » (j’adore) en matière de sortie de nouveaux modèles est d’éviter les carambolages.
      Ensuite le concept était vraiment très audacieux (coupé-space) qui n’a d’ailleurs jamais été repris depuis même si d’autres concepts bizarres ont vu le jour (4×4 coupé 5 portes) . Jeremy Clarkson avait beau adorer cette Avantime, elle était vraiment pas attendue du public.
      Ensuite techniquement, elle était basée sur l’Espace 3 alors que l’Espace 4 sortait un an plus tard, avec d’autres qualités routières. En outre, Renault avait argumenté lors du lancement de l’Espace 4 sur le nécessaire rapatriement de la fabrication chez Renault pour des questions de qualité et le retour à l’acier pour la carrosserie vs. composite pour les mêmes raisons; c’était plutôt contradictoire de vouloir vendre dans le même temps un autre modèle HDG qui répondait pourtant à ce process « du passé ».
      Pour finir, un seul V6 essence pendant un an (je crois) au lancement, pas de diesel = pas de quoi en faire un hit.

  12. Benjamin C

    Le 2.2 dt était remarquablement fiable. C’est lors du passage au 2.2 dci que ça se complique, et ça devient même catastrophique…
    Je suis bien d’accord que l’Espace mk3 est le meilleur. L’Espace 4 aurait pu être exceptionnel si il n’avait pas eu tous ces déboires mécaniques….

    Répondre
  13. Designland

    « une fiabilité assez étonnante sauf au niveau du diesel 2,2 l qui, je crois, souffrit d’un vice chronique » >> c’est gentil…
    Ce moteur lâchait sous les 100 000 km (le mien à 80 000), coûtait une fortune à remplacer (même avec une prise en charge partielle du constructeur) et auraient dû ne plus être proposé dans la gamme. Cependant, Renault le proposait encore malgré la longue liste de litanies le concernant. Renault a donc sciemment équipé ses véhicule d’un composant majeur (je n’éxagère pas, hein ?) défectueux en jouant la chance, sachant qu’en cas de casse, le client financerait en partie le remplacement. Aujourd’hui, je roule en VW et ne roulerai plus JAMAIS en Renault.

    Répondre
    1. Frankreich

      L’image déplorable – encore aujourd’hui – de Renault tient à ces errements (pour le dire poliment). Des gens ont joué avec l’image de marque de Renault qui s’était fortement redressée au cours des années 90 grâce aux Renault 19 et Laguna 1. Comme toujours, détruire prend beaucoup moins de temps que bâtir.
      Rencontrer des difficultés est une chose, mais ne pas les assumer ni prendre les décisions qui s’imposent pour y remédier est une faute lourde qui démontre qu’à l’époque la qualité n’était pas (encore?) une culture d’entreprise.

  14. Daniel

    En fait, au fil des années; l’Espace est devenu trop gros, trop lourd, trop long. C’est la Scénic qui remplace aujourd’hui l’Espace de 1984. J’ai des doutes sur le succès du nouveau, trop massif pour séduire une clientèle familiale normale et trop connoté Renault pour séduire la clientèle prémium Audi ou Mercedes

    Répondre
  15. Frankreich

    Le meilleur espace était en effet la 3e génération, car même si l’accueil de la seconde génération avait été très positif dans la presse, la 3e marquait vraiment l’étape de la maturité. Un grand bon en avant en présentation/équipement/finition/motorisation qui le positionnait vraiment en HDG. Après que cet Espace 3 ait obtenu la note maxi euro NCap, la famille Royale UK voulu s’en équiper.
    Comme à l’époque Renault avait la très réussie Safrane à son catalogue (en tête de son segment en France mais pas que… de mémoire aussi dans quelques pays comme les pays-bas), le HDG Français se portait pas si mal indeed.

    Répondre
  16. Serge

    Dommage que la place vous manque pour évoquer l’Avantime dont j’aimais beaucoup la ligne futuriste. Pourquoi Renault a abandonné Matra ? Pourquoi l’Avantime ne s’est pas vendue?

    Répondre
    1. Designland

      Chez Renault, certains citent « l’Aftertime » pour souligner que ce véhicule est arrivé trop tard sur le marché pour profiter de la dynamique commerciale qu’a connul’Espace. D’autre part, on peut légitimement s’interroger sur le positionnement d’un tel véhicule…

    2. Viggen

      @Serge si l’Avantime n’a pas marché c’est que le timing de sa sortie était mauvais : Renault a sorti dans un laps de temps tres court l’avantime , la VelSatis, etl’Espace4. Ces 3 vehicules etaient dans la meme game de prix, et forcelent pour Renault c’était compliqué d’avoir ses 3 vehicules dans un créneau tarifaire oú c’est compliqué pour un constructeur généraliste de faire de bons chiffres de vente…
      Du coup Renault n’était pas très motivé pour faire la promotion de l’Avantime de Matra, et préférait mettre ses forces sur les produits maison.
      Bien sur c’est dommage de voir une voiture aussi originale disparaite des showroom aussi rapidement, mais c’était logique du point de vue de Renault. Mais ce qui aurait pu être prevu c’est une version pour la division premium de Nissan :Infiniti. Il aurait tres certainement trouver sa place en Amérique du Nord et sur le continent Asiatique.