La collection Baillon expliquée par Monsieur Paul (épisode 1)

Largement couverte par les médias, la vente aux enchères de la collection Baillon par Artcurial Motorcars a été un très grand succès international (voir quelques montants astronomiques atteints par certain modèle unique). Rappelons qu’il s’agissait d’une collection privée retrouvée à l’abandon sous des granges depuis des dizaines d’années, ce qui explique l’état de décomposition avancée de ces voitures. Malgré cela, des centaines d’amateurs ont fait le déplacement, tant certaines de ces automobiles ont une histoire incroyable.

C’est le cas de Monsieur Paul, collectionneur avisé et ami de P.O.A de longue date, qui nous fait l’honneur de nous présenter en détail cette collection, avec sa connaissance encyclopédique des voitures d’avant-guerre, mais aussi et surtout avec ces mots à lui qui illuminent cette exposition plongée dans l’obscurité juste quelques minutes avant la vente. Un document exclusif en trois épisodes signé P.O.A. A suivre lundi soir l’épisode 2 et mardi soir l’épisode 3.

 Artcurial Motorcars vente du 6 février 2015
25,15 m€ pour la collection Baillon

Record pour une vente de voitures de collection en Europe continentale
Record pour une collection de voitures vendues en Europe continentale

Record mondial aux Enchères pour une Ferrari 250 GT swb California spider 1961
16,3 m€ (provenant de la collection Baillon)

Plus 9 records mondiaux aux enchères
1 préemption de l’état français
5 voitures vendues au dessus de 1 m€
10 voitures vendues au dessus de 500 000 €

 

L’avis des Petits Observateurs !

12 commentaires au sujet de « La collection Baillon expliquée par Monsieur Paul (épisode 1) »

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  1. Samuel (POA Belgique)

    Moi qui voulais devenir paléontologue étant gamin, je suis conquis par la poésie qui se dégage de ce rassemblement de fossiles (le mot est juste!)…

    Cette atmosphère très tamisée et les lumières crues qui semblent venir des profondeurs de l’habitacle a quelque chose de post-apocalyptique… Presqu’un décor sous marin désolé. Presque fantomatique…

    Pas sûr que j’oserais marcher seul au milieu de ce show room de l’étrange…

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  2. Philippe

    Marrant. Depuis le lancement de cette vente je n’ai entendu personne, surement pas la presse, ce n’est pas son métier, parler des années 89-90. A cette époque aussi on achetait n’importe quoi à n’importe quel prix, j’ai souvenir de Ferrari vendues des fortunes puis plouf.

    Alors, je vais rafraichir la mémoire. Prenons l’exemple d’une F40 achetée 8MF par deux banquiers Lyonnais, soit 1.2M€.
    Trois ans plus tard la voiture cotée 1.250.000Frs. Ah ça fait mal. Je vous fais grâce des Testarossa et BB512 qui s’écoulaient à 2MF pour finir 3 à 4 ans après à 300/350.000Frs et je suis bien placé pour le savoir.

    Non, je pense que l’homo sapiens a une faculté à oublier qui confine à la bêtise.

    Dans cette vente, seule la Ferrari méritait son vraiment son enchère. C’est rare et mythique, le reste, ça prête plutôt à s’étrangler. A se demander d’ailleurs si tous ces prix débiles ne sont pas l’effet de la chasse ouverte au paradis fiscaux. Quand on ne peut plus planquer son fric à l’abri autant l’afficher au grand jour, plus c’est gros mieux ça passe.

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    1. Stéphane.nc

      Déjà les tulipes en Hollande au XVIII siècle.

      La spéculation et son corrolaire moutonnier , l’effet de mode, ont un bel avenir, comme le jeu.

  3. Jean-Michel

    Il serait « amusant » qu’ARTCURIAL réunisse ces voitures dans 10 ans pour observer ce qu’elles sont devenues !
    A soumettre Renaud.

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  4. Fréour

    Il y a quelque chose de merveilleux à découvrir au côté de Paul cette histoire tellement incroyable d’automobiles à l’état « fossiles ». La passion, uniquement la passion. C’est cela que je retiens. Et Paul connaît cela tellement bien. POA avait le guide qui fallait. Merci Paul, merci Renaud et merci POA.

    Cédric

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  5. Thibaut Chatel

    Merci Renaud, Merci M. Paul. On y voit un peu plus clair… Même si le formidable marketing de ces vendeurs d’épaves me laisse songeur….

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  6. Alfaborg

    Ô temps suspend ton vol…

    En dépit du caractère indéniablement mercantile d’une telle vente, j’ai trouvé ce sujet poétique, onirique, voire émouvant.
    La métaphore archéologique déroulée par Monsieur Paul est on ne peu plus juste : Toutankhamon, fossiles…
    C’est avec une émotion proche de celle d’un archéologue qui déterre un vase millénaire que l’on découvre ces épaves témoins d’une époque, dans leur jus… Très beau.

    Merci Renaud et Monsieur Paul.

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  7. Stéphane.nc

    Merci beaucoup pour ce reportage sur un sujet que personnellement j’avoue ne pas comprendre du tout.

    Acheter des épaves? Laisser des voitures dans leur jus? Une voiture c’est fait pour rouler non? Sinon on prend une toile, une sculpture….? Qui achète des ruines pour ne pas les restaurer et vivre dedans? Les exemples sont légions de manoirs, moulins, châteaux, villages restaurés et entretenus.

    J’ai cru percevoir chez M Paul une forme de dépit voire d’agacement face au montant des mises et à prix et des enchères. J’ai lu qu’effectivement on avait atteint 3 à 4 fois le valeur des mises à prix….pour des épaves : 360K€ un cabriolet Delahaye pour une estimation de 100/140 K€.
    La voiture de collection serait désormais plus rentable que l’art ou l’immobilier avec une hausse des prix de voitures de collection de près de 400% depuis 2002.
    Où est la passion? Ne serait ce plutôt pas un contrecoup des liquidités surabondantes qui doivent trouver des supports d’investissement et génèrent ainsi des bulles d’actifs.
    Après les terres agricoles, les matières premières, les bagnoles de collection.
    Va t’on tomber dans les travers de l’art contemporain? J’avais bien aimé la mise en perspective de cet article à l’époque.
    http://www.marianne.net/Le-plug-anal-de-McCarthy-place-Vendome-un-accident-industriel_a242263.html

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    1. Renaud Roubaudi

      beaucoup de ces voitures seront restaurées d’une manière subtile pour conserver leur patine, tout en devenant roulante

  8. Frédéric à Montréal

    Merci pour ce cadeau, on ne pouvait rêver mieux comme guide de la collection Baillon que Monsieur Paul… Vivement la suite!

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  9. Arnaud T

    Ça me fait penser aux Gauloises « Blue way » que je fumais à une époque, où la calandre dessinée sur le paquet semblait tout droit sortie d’une BD de Tintin. Merci pour la vidéo, ce soir je vais m’endormir en imaginant la vie en Saoutchik.

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