Les Enjeux de la Mobilité Mondiale, interview Patrick Oliva Directeur de la Prospective chez Michelin

Patrick Oliva, directeur de la prospective et du développement durable chez Michelin, nous présente le livre vert publié à l’occasion du Challenge Bibendum qui s’est déroulé en Chine à Chendgu du 11 au 14 novembre 2014 . Ce livre vert synthétise l’ensemble des réflexions abordées pendant le forum Michelin pour une Mobilité innovante qui marie bien-être urbain, développement durable et croissance économique. Les petits observateurs excuseront le mauvais éclairage bleuté (bien que cela rappelle le générique de 7/7 des années 90 sur TF1) et le plan fixe de 10 mn de l’interview imposé par la petite salle de réunion réservée aux interview,  pour se concentrer sur le contenu. Patrick Oliva résume parfaitement les enjeux d’une mobilité mondiale et démontre que Michelin se positionne comme un acteur clé de la mobilité. A noter que le livre vert a été remis aux organisateurs de COP 21 (conférence Paris Climat 2015) .

Le livre vert sur la Mobilité de Michelin est disponible gratuitement, après inscription, sur le site Michelin Bibendum.

Livre-vert

L’avis des Petits Observateurs !

12 commentaires au sujet de « Les Enjeux de la Mobilité Mondiale, interview Patrick Oliva Directeur de la Prospective chez Michelin »

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  1. michaël oualid

    Donc pour arriver à quelque chose, il faudra-it des: investissements privés + politique internationale + implication locale + nouvelles technologies + comportements multimodaux +… +++
    Le raisonnement est logique et exhaustif, mais ce n’est pas très souvent que l’on voit 2 leviers s’actionner en même temps, alors qui va être capable d’en bouger 5 de concert?
    Je pense qu’il faut une solution unique, transversale, transparente quant aux préoccupations locales, nationales, internationales et qui ne reposent ni sur de nouvelles infrastructures, ni sur de nouvelles technologies (mais qui puissent s’en accomoder au cas par cas quand cela améliore le système).
    Cet état des lieux des choses à faire (de toutes les manières) est clair et très intéressant, mais l’assemblage des idées me donnent l’impression d’un processus très lent et couteux, et donc difficile à provoquer chez les différents acteurs.
    Si Google, pour se lancer, avait eu besoin d’adapter les réseaux et la technologie, ainsi que l’accord des autorités locales et de nouvelles taxes, etc… ils auraient certainement décidés de se lancer dans autre chose.

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    1. Designland

      Qui a dit qu’il fallait actionner les 5 leviers en même temps ?
      Google a la maitrîse des données, mais ne fabrique pas de voiture : ce n’est pas parce qu’on a du pétrole qu’on est forcément riche, il faut aussi qu’il y ait des utilisateurs.
      Il y a plusieurs points d’entrées pour enclencher un processus vertueux… et long de toute façon. Une solution unique ? Je ne crois pas que cela existe, l’histoire industrielle démontre qu’il n’y en a jamais eu. Par contre, des choix économiques (habillés de politique ou non) forts sont nécessaires. C’est un peu ce qui nous manque, non ?

    2. michaël oualid

      Designland,
      l’argument d’un processus « long de toute façon », est souvent là pour rassurer les acteurs qu’ils ne seront pas directement responsables. Ce qui est à mon avis une des raison première des problèmes de l’industrie automobile. Deresponsabilisation des employés, des conducteurs, des politiques, des CEOs… le système est en roue libre et ne produit plus de valeur ajoutée (économique, écologique, plaisir,…).
      Le smartphone est en train de devenir une solution unique par exemple. Cette plateforme vide qui s’adapte à tous les clients, a remplacé les cabines téléphoniques, les téléphones fixes et les ordinateurs personnels. L’ AUTOmobile est aussi un symbole de l’autonomie personnel comme le cheval ou le vélo. Le fait que les changements de civilisations actuelles aient rendus la voiture compliquée, polluante, chere et donc peu adaptée au XXIème siécle, n’impose pas d’espérer des solutions complexes externes. La solution est d’adapter le produit pour le rendre pratique à tous ces nouveaux acteurs de la mobilité, à toutes ces nouvelles habitudes d’utilisations, à tous ces nouveaux business modeles collaboratifs. C’est à dire dessiner des automobiles VIDES de tout ce qui n’est pas « automobile » et laisser l’économie s’installer à l’intérieur, traverser ces plateformes à la manière des smartphones (les applications numériques sur le tableau de bord ne représentant qu’une partie extrèmement faible -pour l’instant- vis-à-vis des transactions réelles. Le panier moyen de dépenses annuelles via son automobile est deux fois supérieur à celles sur le web).
      Et même si il n’y a pas encore eu de solution intellectuelle qui donnerait un même sens -du bon- à l’automobile en permettant à tous de se l’approprier, ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas, ou que ce n’est pas la bonne direction en tout cas.
      Quant à Google, si ils ont bâti leur fortune sur du soft, ils sont en train de débaucher à tour de bras les ingénieurs et designers automobiles à Detroit…

  2. Fréour

    Une grande et belle synthèse. Il en manque. Et tant mieux que Michelin se retrousse les manches et s’empare d’un tel sujet et de tels enjeux, cruciaux, n’ayons pas peur des mots, pour la planète.

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    1. Matthieu

      +1 Monsieur le 1er Ministre
      j’ai publié l’info pour Philippe qui semble très remonté contre Patrick Olivia 🙂

      M

  3. pierre

    la base du problème est que justement le consensus n’est pas encore généralisé :
    pour beaucoup de politiciens conservateurs, on saupoudre de quelques idées de développement durable dans une ville ou une région pour se donner une allure d’intéret général et faire bon effet dans sa clientèle et parce que c’est tendance …..sans que ça coute bien cher au politicien………….!!!
    pour les industriels, de meme, on met des étiquettes vertes un peu partout, sur ses produits, pour montrer qu’on s’interesse à la question en se donnant une allure noble et en jouant sur le marketing, mais surtout sans qu’on rogne sur une marge, ou au contraire en profitant de marger meme davantage sur ce type de produit.!
    Donc consensus …..est loin d’etre établi avec les populations qui désirent un mieux vivre, et un consommer plus intelligemment.
    IL y a encore beaucoup de chemin à faire …………!!!

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  4. Philippe

    On vient de toucher le pompon, un industriel qui demande des taxes supplémentaires pour vendre sa soupe. De mieux en mieux ce pays, évidemment le tout conditionné à des baisses de charges sur les salaires qu’ils ne verront jamais d’ailleurs.

    Je conseille à ce « sachant » que Michelin stoppe sur le champ sa production de pneus à Porsche et Ferrari. Il faut lutter contre les émissions de CO2 à la source. Soyons cohérents, tant qu’à a faire que Michelin se limite à la fourniture des voitures à pédales et de trottinettes.

    A Lyon, passé un temps, la mairie souhaitée aussi imposer un péage à l’entrée, de même une vignette écolo, jusqu’à ce que les élus comprennent que leurs têtes trouveraient vite une place de choix au bout de piques. Les administrés commençant sérieusement à ne plus supporter les impôts additionnels pour un oui ou pour non. Mais ça, certains ne l’ont toujours pas compris.

    Evidemment, les pauvres crétins que nous sommes, ne peuvent pas comprendre, ils n’ont pas la carte du GIEC et comme le reste, ils ne sont bon qu’à payer. La « Taxodermie » étant évidemment la seule posologie applicable à ce pays.

    Au fait, je suis bien heureux d’avoir des pneus Continental sur ma voiture et après cette vidéo, je ne suis pas prêt de monter des Michelin sur ma voiture.

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