Suzuki : un amour de Swift

Par Patrice Vergès. Je vous le concède, déclarer dans une soirée branchée qu’on possède une Swift est moins valorisant que d’avouer qu’on roule en Fiat 500 ou en Mini. Pourtant cette petite Suzuki ne manque pas d’arguments ni d’attraits face à ces voitures image.

ESSAI SUZUKI 001

Depuis fin 2010, la Swift proposée en deux ou quatre portes n’a pas évolué

Cela dit, comme ces dernières, l’achat d’une Swift se fait généralement sur sa silhouette très prisée par le sexe…. faible. Redessinée fin 2010 dans un style très proche de la précédente, la nouvelle est plus longue de 8 cm et 5 cm plus large. Ce clone réussi de la Mini se doit d’évoluer à doses homéopathiques pour ne pas effrayer la clientèle. Un art subtil de changer sans avoir l’air de changer. C’est pour cette raison que la Swift 2014 se distingue seulement de la 2013 par une redéfinition des niveaux d’équipement globalement enrichis.

ESSAI SUZUKI 02

En finition bicolore So ‘Color facturée 750 euros, elle dégage beaucoup plus de charme.

Des prix raisonnables

Première bonne nouvelle. Comme trop souvent, il n’est pas besoin de grimper au haut de gamme pour bénéficier d’un équipement convenable. A 12 640 euros en 3 portes, le second niveau nommé Privilège est déjà crédité de l’air conditionné, 4 vitres électriques, anti-bouillard, régulateur de vitesse, un volant cuir et des rétroviseurs dégivrants. Pas mal. En plus, Suzuki ne propose pratiquement aucune option sauf la peinture métallisée à 410 euros. Un conseil d’ami. Economisez ou empruntez encore 340 euros pour avoir accès à la version So’Color qui propose plusieurs combinaisons de teinte entre la caisse et le pavillon. Je vous assure qu’une Swift grise à toit blanc dégage bien plus de sensualité qu’une Swift bêtement rouge. Remarquons que cette citadine est vendue à un tarif bien inférieur à celui d’une Fiat 500 ou Mini de motorisation équivalente.

Le plaisir d’essence

La majorité des 9000 ventes annuelles de la Swift en France se fait en moteur à essence moins coûteuse de 1900 euros que le DDiS d’origine Fiat. 1900 euros, ce n’est pas rien ! D’abord ce petit 1250 16 soupapes est bien plus puissant avec 94 ch contre 75 pour le diesel, plus soyeux, plus tonique, étonnamment silencieux mais à sa décharge plus creux. Pour bénéficier de bonnes reprises il ne faut pas hésiter à jouer avec les rapports. Bien sûr, il consomme davantage à hauteur d’environ 2 litres aux 100 mais est également exempté de malus. Son seul gros défaut est de compter seulement 5 rapports qui se font surtout sentir sur autoroute. Mais sa vocation c’est surtout la ville où ses 3,85 m font merveille autant que ses 1,51 m de haut qui favorisent l’accès à bord en évitant de se dévisser la tête. Dommage que la carrosserie ne soit pas mieux protégée de l’enfer urbain d’autant que la Citroën Cactus va certainement relancer la mode oubliée des protections latérale style R5 GTL de papa. Le reste, ce n’est pas si mal avec une direction incisive, un châssis précis et un comportement plutôt agile.

ESSAI SUZUKI 03t - copiela planche de bord est tristounette mais les rangements de portes sont vastes

ESSAI 04

 Les plastiques sont durs et manquent autant de charme visuel que tactile

Tristounette

Au chapitre des critiques, il faut reconnaître que la planche de bord réalisée en plastique noir n’incite pas à se plier de rire, loin du charme de celle de ses concurrentes. L’assise des sièges est un peu réduite pour un grand gabarit mais il est vrai que sa clientèle est à majorité féminine et le coffre manque de générosité avec 211 litres.

Bref, une voiture bien faite qui ne manque pas de charme lié à des tarifs sympathiques qui commencent à 11 790 euros pour s’achever à plus de 18 000. Le cadeau Bonus non négligeable de 2014 c’est la garantie et l’entretien gratuit pendant cinq ans !

ESSAI 05_Sport - copie La version Sport de 136 ch existe désormais en 5 portes

 

L’avis des Petits Observateurs !

2 commentaires au sujet de « Suzuki : un amour de Swift »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. chapman

    J’en possède une depuis bientôt deux ans. Blanche, cinq portes, flancs protégés par des baguettes… euh j’arrête là. En fait c’est une version haute dénommée alors glamoureusement « pack plus » remarquablement bien équipée. J’ai pris l’option boîte auto, sans doute pas la mieux appropriée à ce effectivement un peu creux sous les 4000 tours… mais en vieux paresseux du pied gauche, je ne choisi jamais la boite mecanique. Pour égayer l’intérieur je me suis offert le cuir rouge… et je peux vous dire que « ça le fait ».
    Perso je ne trouve pas le tableau de bord si triste que ça et je me fous de la dureté des plastiques tant que je n’entend pas de gris gris grincer sur les routes secondaires.
    Pour conclure ma seule critique sera pour le coffre, trop petit et peu pratique. Je changerais cette voiture pour cette raison.

    Répondre