Fiat 500, comment faire durer le plaisir ?

Le renouvellement de la Fiat 500 doit donner des maux de tête aux dirigeants de Fiat après tout de même 7 ans de production. En attendant, Fiat fait du neuf avec du vieux mais avec subtilité.

Patrice Vergès

Comment donner envie aux possesseurs de Fiat 500 de la changer alors que cette voiture est toujours la même depuis 2007 ? Une éternité. Fiat y parvient encore en proposant sans cesse de nouveaux coloris et finitions liés à des motorisations inédites. Mais combien de temps, cela va-t-il encore marcher ?

01 500Nouveaux coloris en particulier ce vert clair, quelques chromes, glaces surteintées, jantes inédites, la Fiat 500 est éternelle

 

Cette nouvelle collection qui dévoile un moteur inédit de 105 ch se distingue particulièrement par un très joli vert clair (Lattemente Green), des chromes supplémentaires, de nouvelles jantes de 16 pouces et un nouveau combiné numérique. On peut en changer la couleur, afficher des tas d’informations différentes selon ses aspirations. Gadget visuel amusant 5 minutes surtout de nuit. Mais sous les rayons aveuglants du soleil, c’est un vrai foutoir et il m’a fallut plusieurs minutes pour comprendre que le truc rougeâtre qui tournait, c’était le compte tours intégré. Aussi mal fichu que la jauge de la Mini !

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Amusant le nouveau combiné TFT 7 digital qui peut être configuré selon ses goûts. Mais au soleil, c’est un arbre de noël !

Ronflant !

Cette version innove avec un nouveau moteur TwinAir (2 cylindres de 875 cm3) poussé de 85 à 105 ch qui remplace l’ancien 4 cylindres de 100 ch qui ne passait plus les normes. Une jolie puissance pour une aussi petite mécanique. Je dois être l’un des rares à trouver la sonorité de ce bicylindre assez sympathique. Certes, un peu envahissante à force mais bien dans l’esprit de la 500 car proche du son de la version originale. Il est bien plus à sa place sur la 500 que sur les Lancia voire les Alfa Romeo où c’est un crime contre nature. Le TwinAir séduisant sur le papier car écologique (99 g/km et économique avec 4,2 l) déçoit dans la quotidienneté. D’abord par sa consommation bien supérieure à celle qui est annoncée car c’est un moteur qui doit être cravaché, un peu inerte à bas régime. Disons plutôt 7 à 8 litres aux 100  qui font regretter la faible capacité du réservoir ! Cela dit, il a de la santé (0 à 100 km/h en 10 secondes) et grimpe comme une fleur au rupteur ce qui m’est arrivé plusieurs fois à cause du soleil qui masquait l’affichage. Il est accouplé dans cette puissance à une boîte à 6 rapports bien étagée mais dont la grille curieusement décalée exige un temps de prise en main.

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Le nouveau TwinAir de 105 ch lui procure de bonnes accélérations et de la vivacité

 La 500 est amusante à conduire, tarée plutôt ferme, elle tient bien par terre posée sur ses grosses roues de 185/16 et révèle un excellent freinage confié à 4 disques. Anecdote, parallèlement à cet essai, j’ai pu conduire une Peugeot 208 de location dont le comportement routier, l’efficacité et globalement le plaisir de pilotage étaient indéniablement supérieurs. Mais hélas, la 208 n’a pas le mystérieux attrait de la 500. Comment y résister ?

 Tentatrice

Pourtant elle cumule tous les défauts de la terre, une visibilité assez médiocre surtout pour un grand gabarit assis beaucoup trop haut, un coffre ridicule (207 dm3) et un niveau de praticité nul. Mais il y a tout le reste et quel reste ! Cette ligne craquante hors du temps, sa présentation intérieure dont chaque détail est destiné au plaisir de l’œil autant au nouveau de la planche de bord que du dessin des sièges ou même levier de vitesses. En fait tout est sculpture. Impossible de résister à sa tentation et rester lucide même face à un tarif qui n’a rien d’amical. La S 105 ch  coûte tout de même 16 810 euros (750 euros de plus que la 85 ch) plus pas mal d’options qui poussent à se tourner vers la version GQ  mieux fournie à 18 760 euros équipée de série des sièges cuir et des jantes 16 pouces.

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 Comment résister au charme de la planche de bord ?

 Si j’avais les moyens, j’achèterais une Fiat 500 soit pour l’exposer dans mon salon comme une œuvre d’art où la suivre au sein de la circulation pour mieux l’admirer sur toutes ses soudures au volant d’une 208 !

 

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 Les jantes de 16 pouces sont de série sur la version GQ et optionnelles (700 euros) sur la S

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 Les sièges hélas trop hauts en cuir de série sur la GQ sont proposés contre 1200 euros sur la S

 

 

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

5 commentaires au sujet de « Fiat 500, comment faire durer le plaisir ? »

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  1. christelle

    la Fiat 500 traverse le temps…….j’ai grandi avec……j’ai aussi appris à conduire dans une Fiat 500 rouge svp avec les jambes de mon père à la hauteur de son menton ….problème d’espace……….mais comme vous dites mr Vergès :elle ne s’oublie pas!

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  2. Thierry

    On ne change pas une voiture qui gagne….les nouveaux moteurs ne changent pas le look, quelques retouches esthétiques discrètes….les designers de la mini ou de la new beetle y arrivent fort bien !. Merci encore Mr Vergés pour votre belle plume !.

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  3. Flo du blog cars passion

    J’aime vraiment cette voiture intemporelle, mais en recanche que font nos constructeurs auto à baisser de cylindrer les moteurs, pour ces normes UE qui pourrissent notre plaisir? Une fiat 500 avec 105ch, sur le papier ca fait réver, si l’avenir de l’auto c’est le downsizing, c’est la mort de l’automobile, bientot on roulera avec 1 moteur de mobilette si ça continue.

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  4. Thibaut Chatel

    Intéressant. Merci Patrice. C’est vrai que ça doit être compliqué de faire évoluer une auto qui est déjà une évolution d’un modèle mythique. C’est la quadrature du cercle….

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  5. michael OUALID

    7 ans en Europe, mais encore bien fraîche aux USA, où on en croise tous les jours autour de Détroit (même à piles près du siège de Chrysler).
    Le design intemporelle permet de rentabiliser des plateformes en faisant le tour du Monde. Quel besoin de réinventer la roue quand on tient une bonne histoire.

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