Montréalais : Quels Genres d’ “AutoAlcooliques” êtes vous ?

Lisa est une petite observatrice Canadienne qui vit à Montreal et a découvert P.O.A récemment. Elle nous raconte les gouts des Montréalais en matière automobile, ainsi que les us et coutume face au climat enneigé. 

 « Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient répondu des chevaux plus rapides » Henry Ford

Si on pose cette question aux montréalais, ils vous répondent assurément qu’ils recherchent d’abord et avant tout du solide. Quoique, les habitants de Montréal et surtout des quartiers centraux se « fancisent », pour reprendre une expression américaine qui veut dire que la fantaisie, le style, le design prend de plus en plus de place. Explications.

À la Recherche de la Classe Européenne

En s’ « hipstérisant », la ville commence à changer de goûts en matière de chars ! En effet, on croise de plus en plus d’autos aux courbes fines, élégantes presque sexy depuis que la barbe, les bretelles et les objets rares se densifient dans la métropole québécoise. La Mini Cooper a très bien fonctionné au Québec : même très axée sur le design, cette auto demeure effectivement robuste.

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L’annonce réalisée il y a quelques semaines au Salon de l’Auto de Montréal à propos du retour de la Micra de Nissan a ravi le public citadin ! Montréal est une ville où le vélo tient bon même en hiver pour certains spécimens ! Cependant, pendant la saison froide voir très froide, même les hipsters se réfugient dans leurs 4 roues.

On voit ainsi beaucoup d’autos anciennes, très vintages, traverser les rues de la ville. Si les voitures américaines, entre grosses berlines et 4×4 imposants continuent d’arpenter Montréal en masse, on voit apparaitre de plus en plus de petites citadines plus stylées et se mélanger à cette gang de chars gris et noirs qui se ressemblent tous.

« Hipstérisation » et Tendance Verte

Avec l’ « hipstérisation » de Montréal ces dernières années, la ville devient plus verte sur différents aspects. Si les habitants de Montréal ont toujours été reconnus comme étant des pionniers en matière de respect de l’environnement, il est vrai que ces dernières années ont entrainé un véritable tournant vers l’écologie et les préoccupations envers la consommation excessive de carburant. Le diesel propre a pris davantage de place malgré le fait que la majorité des pompes à essence ne sont pas équipées de pompes à diesel… Le gouvernement du Québec, de son côté, a mis en place de nombreuses initiatives pour que démystifier la voiture électrique. Une borne de recharge à domicile est ainsi remboursée de moitié à chaque particulier qui investit dans une auto électrique ! Montréalaise, « born and raised », j’ai moi-même acheté une auto hybride l’année passée. Certes, ce n’est pas encore le grand saut vers l’électrique mais ces autos ne me permettent pas d’effectuer de grandes distances. Or il ne faut pas oublier que le Québec est une immense province : plus de 6 fois la France ! Alors évidemment, il me fallait quelque chose qui tient un peu la route. J’ai opté pour une voiture Honda hybride et je dois dire que je suis très contente. Bon le design n’est pas extraordinaire et pour le coup je pense que je peux m’inclure dans la catégorie des chars gris et noirs qui se ressemblent tous. Néanmoins la petite tient bien la route même sous de grosses tempêtes de neige où il vente beaucoup, démarre à -40 degrés et elle se gare facilement malgré de grandes quantités de neige dans les stationnements de la ville. Élue « voiture hybride de l’année 2013 », ma Civic ne m’a pas déçue sur son côté vert : j’ai fait de sacré économies grâce à elle.

Météo Extrême = Besoin de Solidité

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Chez nous, on dit qu’il n’y a que deux saisons : l’hiver et le mois de juillet. C’est vrai ! Bon, plus au Sud et donc dans la région de Montréal, il fait très chaud de juin à début septembre et on voit bien les couleurs de l’automne.

Malgré tout, l’hiver est présent et très rude pendant au moins 4 mois et mieux vaut être bien équipé. Il n’y a rien de plus pénible qu’une voiture qui ne démarre pas en dessous de 0 degrés ou qui vous lâche sur la route entre la ville de Québec et le Saguenay où il n’y a, comment dire, RIEN. Au-delà de 4 pneus d’hiver bien résistants et parfaitement homologués, nous avons également besoin d’autos résistantes qui ne jouent pas les minettes en dessous de -10 ! Car le quotidien d’un montréalais commence par une bonne partie de déneigement : pelletage, dégivrage, époussetage, chauffage… tous ces mots en « age » qu’on adore par ici ! Par la suite il faut éviter les plaques de glace, escalader les monticules de neige laissés ça et là. On comprend mieux pourquoi une grande partie des québécois continuent d’opter pour des 4×4 même citadins ou des SUV un peu imposantes. Et puis le Québec c’est aussi un immense terrain de jeu pour les amoureux de la nature et pour sortir de la ville, parcourir de grandes distances et transporter du matériel comme des skis mieux vaut disposer d’espace !

Lisa revient vite avec une nouvelle chronique pour vous faire découvrir le Québec !

 

 

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

4 commentaires au sujet de « Montréalais : Quels Genres d’ “AutoAlcooliques” êtes vous ? »

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  1. Franckreich

    Très sympa merci
    Ce serait intéressant de connaître le point de vue de Lisa ou Frédéric en ce qui concerne le comportement des batteries des VE ou hybrides sous ces climats extrêmes. Tous les constructeurs affirment savoir conserver une grande partie de l’autonomie par grand froid mais rien ne vaut l’expérience de la vraie vie à -40°c

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    1. Frédéric à Montréal

      Il y a dans certains quartiers de Montréal un service d’auto-partage avec des Nissan Leaf. Je l’utilise assez souvent. Je dois dire que je suis fan de cette voiture. Par contre, elle montre un peu ses limites dans les températures extrêmes que nous avons connues cet hiver! J’en ai pris une il y a un mois environ, il faisait -28, et sur l’autoroute urbaine que j’ai empruntée, l’autonomie a commencé à baisser trois fois plus vite que la distance parcourue. Un peu stressant, car il ne restait pas beaucoup d’autonomie, et peu agréable de devoir couper le chauffage par cette température! À la «décharge» de la voiture, je peux dire que la batterie tient mieux le coup quand elle est chargée à bloc, mais quand il reste peu de jus… il disparaît très vite! Quant à la Prius, que je connais bien, elle peine à se mettre en mode tout électrique quand il fait très froid, en tout cas tant qu’elle n’a pas atteint sa température normale de fonctionnement. Voilà pour les joies de l’hiver!

  2. Frédéric à Montréal

    Tiens, c’est sympa, une Montréalaise! C’est vrai que, quand on ne l’a pas vécu, on ne peut pas imaginer l’enfer de l’hiver ici. Froid extrême, neige en quantité, glace persistante, un véritable calvaire, surtout pour les malheureux comme moi qui n’ont pas de garage. Mais par contre, quel plaisir, les nuits de tempête de neige, d’aller rouler dans la ville endormie et de se faire, entre copains, sur un terrain de centre commercial pas encore déneigé, un circuit clandestin de course sur glace! Chut, il ne faut pas le dire, ce n’est pas très réglo!!!
    Fait paradoxal, même si Montréal est un véritable enfer pour l’automobiliste avec, en plus de l’hiver, ses rues défoncées, ses places de stationnement trop rares et trop chères et ses nombreux cyclistes très conscients de leurs droits, même l’hiver (!), on voit sortir au printemps beaucoup de jolies voitures, anglaises, italiennes, allemandes, américaines, parfois même françaises, de sport ou décapotables, que leur propriétaire a mis au chaud et en sécurité pendant six mois et attend impatiemment de sortir aux premiers beaux jours. Pour moi, quand je peux enfin sortir ma Saab décapotable après une hibernation de cinq mois, la vie est belle! Le compte à rebours est commencé, il reste…. à peine plus d’un mois!

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    1. renaud roubaudi

      Frédéric, je compte sur toi pour nous envoyer quelques images de ta Saab cabriolet dans les rues de Montreal au printemps. Renaud