Toyota ME-WE, le plaisir est dans l’essentiel (part 2)

La Toyota ME-WE, prononcez miwi, est un concept développé conjointement avec le centre de design Toyota à Nice et le designer/Architecte français Jean Marie-Massaud à qui Toyota a donner carte blanche pour imaginer la voiture de demain.

Le concept m’intéresse à plus d’un titre. Le point de départ de la réflexion de Jean-Marie Massaud est juste : il constate qu’au-delà du fantasme, la voiture est devenue une accumulation de contraintes plus qu’une source de liberté (Pollution, coût de l’énergie, encombrement, parking, trop de bagnole tue la bagnole…). Il a parfaitement raison. Chez P.O.A, si on aime la voiture, on a aussi parfaitement conscience que pour survivre, la bagnole doit s’adapter à l’époque, muter pour rester acceptable, tant sur le plan environnemental, que sur le regard social qu’elle provoque, mais aussi sur son mode d’utilisation, de diffusion.

Jean-Marie Massaud part du constat qu’il faut revenir à plus de simplicité et de légèreté, en un mot revenir à l’essentiel. Il faut réinventer un plaisir automobile.  Il me l’a dit lui-même, il a voulu revenir à l’esprit de la Citroën 2CV. Tout le monde en rêve, mais ce besoin d’essentiel est plus compliqué en 2013. Entre les normes de sécurité, nos habitudes de confort et d’équipements, c’est une équation complexe. L’approche de ME-WE est intéressante car elle semble réalisable, c’est-à-dire industrialisable à un coût raisonnable, hormis les moteurs électriques dans les roues. Le principe existe mais n’est hélas pas prêt d’être industrialisé. Ce n’est pas très grave, ME-WE pourrait être équipé d’un petit moteur essence peu polluant, sans ce que cela change le concept.

La bonne idée vient d’une carrosserie en polypropylène expansé, un matériau léger, robuste et recyclable qui se clipe sur la carrosserie en aluminium. Si cela donne un aspect jouet à la voiture qui rebutera les bagnolards, cela enchantera les anti-voitures. Cela a surtout d’énormes avantage.s C’est très léger, cela absorbe les petits chocs, et cela évite le poste peinture qui est à la fois cher et polluant. De plus cela ce change en un rien de temps, ce qui permet de personnaliser la voiture.

L’autre bonne idée vient du bambou qui recouvre le sol, comme un parquet, le toit et le capot. Le bambou est en excédent sur la planète, peu cher, facile à produire, il pousse en un rien de temps et il est ultra résistant. Ajoutez deux banquettes façon canapé qui donne l’impression de se retrouver dans une maison du bassin d’Arcachon, un pare-brise qui s’escamote pour rouler avec de l’air frais, un toit en verre,  un poste de conduite simplifié avec un smart phone qui se connecte sur le tableau de bord, et ça fait la blague sérieusement.

Plutôt que d’utiliser les photos de presse toujours un peu trompeuses, je vous laisse découvrir le concept ME-WE en vidéo au rendez-vous Toyota avenue des Champs Elysées.

Interview de Jean-Marie Masaud, designer et concepteur de la Toyota ME-WE

L’avis des Petits Observateurs !

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