De l’art de la conservation… Peugeot 505

Peugeot 505 SR, Paris 9ème,  quartier de l’Europe, 11: 11 am

J’ai croisé la semaine dernière cette Peugeot 505 et mon regard c’est attardé, tant du fait de son état de conservation, elle semble surgir tout droit des années 80 dans le rayon cosmique l’espace temps, que du flot de souvenir qu’elle a réveillé en moi. Le père d’un ami avait une 505 GTI phase 1 de cette même couleur marron glacé, avec intérieur en velours soyeux. En caressant ce velours dans un sens ou dans l’autre, on pouvait faire des dessins dessus, ce qui occupait les long trajets. Ce père de famille nous avait ramené de Normandie un dimanche soir en roulant à 200 km tout du long sur l’A13. Fier de sa monture, il nous expliquait (j’avais 14 ans) l’importance des reprises et de la puissance qui conférait à sa 505 plus de sécurité pour doubler et arriver plus vite. C’était un bon père de famille, calme et posé qui fumait en conduisant vite. Assis à l’arrière, sans ceinture, cela me semblait le progrès avec les vitres électriques, la fermeture centralisée et le radio cassette. C’était il y a 30 ans.

Petites Observations Automobile – décembre 2012

L’avis des Petits Observateurs !

16 commentaires au sujet de « De l’art de la conservation… Peugeot 505 »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. François du 26

    2012 – 2019…
    Très beau modèle en effet, un des plus rares de la gamme 505.
    En 1985, pour écouler les phase 1, les dernières SR était équipée en série de l’int velours de la GTI, ainsi que de son chassis, avec le becquet en option.
    J’en ai possédé une grise int bleu, que du bonheur…
    Bonne continuation POA !

    Répondre
  2. Anonymous

    J’ai bien lu tous vos messages. J’utilise toujours ma 505 GL de 1982… tous les jours, c’est peut être moi que vous croisez …

    Répondre
  3. Anonymous

    La 505 familiale gris métal de mon père… Avec un moteur gti dedans, c’était le confort absolu. 7 places, fermeture centralisé, radio-cassette et déjà la clim à l’époque. depuis elle est partie pour l’afrique.

    Répondre
  4. Anonymous

    La madeleine de Proust fonctionne. D’ailleurs amusant d’enthousiasme pour une automobile qui, si l’on est honnête, faisait déjà vieille à l’époque pour ne pas dire désuète comparé aux Série 5 ou premières Audi 100 ; à l’époque le gap en qualité de finition était d’ailleurs gigantesque. JL

    Répondre
  5. Anonymous

    A noter que l’intérieur velours (et le becquet arrière) était l’apanage des GTI, GTD Turbo et Turbo Injection. Les versions SR bénéficiaient d’une sellerie en tweed que l’on retrouvait aussi sur les 305 « haut de gamme » comme la GT. Un tissu qui avait un certain charme et a malheureusement totalement disparu sur les Peugeot contemporaines.

    Stéphane

    Répondre
  6. Anonymous

    Confidence pour confidence, j’avais un faible pour la 604 STI, devenue GTI ; sans oublier la 505 V6 de fin de carrière. Beaucoup de souvenirs qui en appellent d’autres. Notamment la concurrence originale de l’époque. 1984 c’est le début du quatuor 164, Thema, Saab 9000 et Croma. Mon père aura une Théma. Inoubliable. CF

    Répondre
    1. kris

      C’est ce que vous appelez « l’inflation automobile » ! C’est très impressionnant en effet. Et idem pour moi, la 505 était à l’époque une voiture qui en imposait effectivement …

  7. frankreich

    J’ai beaucoup voyagé dans une 7 places, ferme mais confortable, hyper-habitable. C’est peut-être de là que m’est venu l’amour des grands breaks

    Répondre
  8. Kris

    Moi aussi…que de souvenirs !! Je me rappelle de la GRD Turbo blanche avec le petit sigle turbo en rouge et le sifflement du turbo lors des reprises… Puis vint les 405 !

    Répondre
  9. Sébastien T.

    Une bouffée de souvenirs remonte aussi à la lecture de votre texte, merci pour ce moment de nostalgie.

    J’avais 8 ans, j’accompagnais seul mon père (privilège!) à la livraison de sa 505, une deuxième main, au mazout, et beige !
    Petit garçon fier et heureux de l’enthousiasme de mon père, je me souviens de la banquette immense, des vitres électriques, du paternel qui louait son couple, son confort et cette impression de rouler dans un véhicule de « grands » messieurs.
    En effet, cette voiture avait dans mon esprit, une image de masculinité exacerbé voire un peu machiste et un tantinet bourgeoise.

    Quel choc lorsque 20 ans plus tard et 60 cm de plus je croise une rescapée de cette lignée.
    Elle me paraissait frêle et bien timide aux milieu de nos contemporaines bodybuildées !

    Répondre
    1. David

      Quelle superbe voiture en effet.
      Quand j’avais 27 ans, j’ai remplacé une 205 Xad par une 505 GTD turbo (type 2) année 1987 (avec Intercooler d’où 110 chevaux) qui totalisait 278 000 kms.
      Je l’ai gardée 5 ans et fait 70 000 kms de plus sans aucun souci.
      Aucune fuite d’huile, tenue de route sympathique (malgré l’absence d’ESP) et une puissance suffisante qui me permettait d’approcher des 200 km/h au compteur.
      J’en étais super fier bien qu’elle semblait désuète à côté des voitures plus modernes.
      Aujourd’hui et malgré ses dimensions honorables (4m60 de long pour 1m75 de large) elle apparait beaucoup plus petite…
      Je l’ai remplacée par une XM 2 litres injections… et je n’aurais jamais dû…