Lamborghini Aventador, la beauté du diable

À mi-chemin entre l’avion de guerre et l’œuvre sculpturale de Jeff Koons, la nouvelle Aventador est une météorite venue d’ailleurs. Incomparable, inclassable, indomptable, c’est la Lamborghini la plus extrême jamais produite à ce jour. mars 2011

Oserez-vous pactiser avec le Diable ? Voilà ce qu’inspire la découverte de la nouvelle Lamborghini Aventador. Époustouflante d’agressivité, mélange diabolique de complexité et de sophistication, cette bête roulante dégage une présence au sol incroyable qui a de quoi impressionner jusqu’à Batman. Digne héritière de la mythique Countach de 1974 avec ces portières à ouverture verticale, l’Aventador pousse à son paroxysme la philosophie de l’extrême prôné par Lamborghini. Des larges écopes de prise d’air aux lignes multiples en lame de couteau, c’est une tension permanente qui semble vivante. Pour être en phase avec l’époque qui se veut plus light, la Diablesse a subi un régime drastique.

Elle s’allège grâce à une couteuse structure en fibre de carbone qui lui permet d’afficher un poids contenu de 1575 kg. Associé à un tout nouveau moteur V12 de 700 ch, les performances sont stratosphériques : 350 km/h et 0 à 100 en 2,9 s ! Pour assurer sa stabilité à haute vitesse, les quatre roues motrices permanentes sont de rigueur. Mais on ne peut pas résumer l’Aventador à quelques chiffres, aussi brillants soient-ils.

La fascination qu’elle exerce provient aussi de chaque détail étudié avec minutie. Le cockpit intérieur est à ce sujet édifiant. Toute ressemblance avec l’avion de chasse est revendiquée, des compteurs digitaux aux basculeurs de type aviation. Le bouton poussoir de démarrage est sous un cache de protection rouge, comme dans l’armée de l’air pour éviter d’engager le combat par inadvertance ! Tout un programme qui fait de cette voiture satanique (mais peut-on encore parler de voiture) un monument de design et de technologie. À 305 000 € pièce, ces concurrentes ne sont d’ailleurs plus des automobiles, mais bien des œuvres d’art. La choisir elle plutôt qu’un tableau sera une décision diabolique, forcément.

Petites Observations Automobile – mars 2011

L’avis des Petits Observateurs !

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