Archives de l’auteur : Renaud Roubaudi

Avec quel Concept Car rouler ?

 

Avec quel concept car rêvez vous de rouler   ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé…
↓🚗↓de Floriane Brisabois, Julien Rosburger, Cédric Fréour et Renaud Roubaudi. Chaque dimanche matin, POA se pose la question de savoir quelle voiture pour…, un jeu auquel vous pouvez participer en votant à la fin de la vidéo en cliquant en haut à droite. Bon dimanche à tous.

Souvenirs d’Auto (220) : La DS abandonée

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire, envoyée par Pierre (un très bon dealer de souvenirs), se déroule un début d’été à la fin des années 60, et elle ravivera j’en suis sûr la mémoire de nombreux Petits Observateurs.

Nous sommes aux premiers jours de juillet à la fin des années 60, les grandes vacances commencent à peine.

Nous avons neuf ou dix ans, nous serons bientôt des grands.

Il y a quelques semaines mon père achetait une Peugeot 204 berline bordeaux, l’auto neuve était belle et sa peinture brillante faisait comme une glace déformante et grossissante. Nous jouions souvent devant ce drôle de miroir en tôle.

Papa céda notre 4L Renault en bon état, à un collègue de travail, mais celui-ci la revendit aussitôt pour quelques centaines de francs de plus. Mon père, vexé, fut très en colère et je me souviens encore du soir où il rapporta la nouvelle. La maison grondait.

Ce jour, mon frère et moi attendions nos copains Franck et Christian. J’habitais en face de la mairie, là ou était notre école, Ami Six break jaune et Deux Chevaux bleue de nos instituteurs étaient d’ailleurs encore garées là.

Le soleil tapait fort et pour nous protéger nous portions tous un chapeau de cowboy. Sans trop de courage nous discutions tous les quatre devant la maison. Le village, indolent, était écrasé de chaleur.

Franck comme chaque année, partira en vacances à Juan les Pins (quelle chance il a!) dans la DS familiale par l’autoroute A6.

Cette Route du Soleil est maintenant achevée. Mon père nous emmenait je me souviens, voir le colossal chantier à Macon, nous marchions alors sur l’immense ruban de terre rectiligne, qui au loin touchait le ciel.

Des engins géants jaunes étaient alignés immobiles, le spectacle de cette puissante armada était fascinant.

Christian était arrivé récemment au village, son père était mécanicien dans le garage Renault à la sortie du bourg et chaque week-end, avec ses copains il bricolait un Buggy qu’ils avaient construit ensembles. Tous étaient passionnés d’Auto-cross, un drôle de sport.

Un samedi, ils stationnèrent sur la place avec Estafette, remorque et le petit engin monoplace, les villageois se pressèrent pour voir le curieux convoi.

Nous montions à tour de rôle dans ce drôle de bolide en nous glissant entre des tubes.

Ainsi ce bel après midi nous quittons le centre du village, traversons la route nationale 75 pour nous rendre sur le terrain vague devant la gare. Après des décennies d’abandon, taillis et futaies avaient recolonisé le lieu.

Dans cette vaste friche près des voies ferrées repose une Voiture bleue abandonnée dont on aperçoit le toit.

Attiré par l’endroit et curieux d’un nouveau jeu, nous voulons découvrir les secrets de la Belle oubliée là bas.

Je scrute les environs, nous sommes seuls, silencieux comme des chats, le cœur battant nous nous glissons parmi les hautes herbes qu’un léger vent chaud fait onduler. Une nature sauvage nous entoure.

De nos bâtons nous abaissons les ronces ou giflons les bouquets d’ortie en poussant des cris de barbares.

Nous sommes hauts comme trois pommes et approcher de l’Auto se mérite.

Hardis, nous gagnons du terrain et arrivons enfin tout prêt. Nous observons silencieux, et bâtons en l’air, à mon signal nous nous ruons à l’attaque de la Belle en hurlant comme des sioux. L’Auto n’a pas de roue, je bondis facilement sur le toit bleu, mes compagnons l’encerclent d’abord puis me rejoignent très vite. Nous sommes victorieux.

Fous de joie nous entamons alors une danse indienne sur le large toit de cette diligence.

Nous nous laissons tomber et glissons sur le pare brise puis sur le long capot. La tôle brûlée de soleil nous rôtit les fesses.

La silhouette originale et unique de cette Auto nous permet de reconnaitre aussitôt une DS Citroën.

Nous en voyons parfois traverser lentement le village. Gracieuses et silencieuses, elles ont l’allure d’une reine.

Nous allons et venons autour de la Belle qui repose sur des madriers, et avec son museau allongé elle semble tapie dans les hautes herbes. Les sièges, les portes et les roues ont disparu.

 

Nous ouvrons doucement le coffre puis le capot moteur, gare aux serpents. Prudents nous reculons d’un pas.

Nous entrons alors dans l’habitacle, quelle chaleur ! Je prends le volant, mes compagnons se serrent près de moi.

La Belle devient un avion, nous allons décoller et attaquer en piqué alors chacun s’invente un poste à bord.

Vaillant petit équipage.

Insatiables, nous montons la garde bâton sur l’épaule, la DS est maintenant notre fort et ce territoire gagné est notre camp, notre pré carré.

Nos jeux se poursuivent ainsi tout l’été, innocents et plein d’entrain.

Et chaque soir avant de m’endormir, je faisais défiler dans mes pensées le souvenir de ces magnifiques journées.

La DS Bleue oubliée là-bas au milieu des voies, fut notre repère idéal, notre terrain de liberté.

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

Fast & Furious, l’histoire de l’Eclipse et de la Supra

Vous avez toujours rêvé de connaître la tête de Julien quand il avait 8 ans? Placez le devant les Eclipse et Supra de Fast and Furious, allumez le moteur de 560 chevaux et le tour est joué… Quoique même avant de tourner la clé il se voyait déjà en Paul Walker, mais on le comprend! Qui n’a pas rêvé de se retrouver nez à nez avec ces bolides de l’asphalte n’est point bagnolard, c’est scientifiquement prouvé. Alors si vous voulez vous réconcilier avec la science et vous rassurer sur votre propre capacité à retourner en enfance dès que vous voyez les Supra et Eclipse regardez Julien derrière leur volant, vous n’êtes pas des exceptions.

900 € pour une Xantia au quotidien, ça vaut le coup ?

Découvrez le petit observateur Pierre qui nous présente sa Citroën Xantia. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Alors K2000, mieux qu’une Tesla ?

Le Premier Ministre était en manque d’écrans, de petites observations technologiques et de belles finitions, il va être servi ! Même sur une américaine des années 80 à moteur v8 il a réussi à discuter conduite autonome et si la K200 n’est pas une référence en ergonomie germanique, Docteur Finition est sous le charme des écrans cathodiques et des diodes à profusion! ça ressemble à un avion, on en a tous rêvé et la réplique est si parfaite que même si Franck cale à son volant, le mythe K2000 marche assurément.

Delorean, quelle date pour voyager dans le temps ?

POA remonte le temps en DELOREAN avec la complicité de Franck de Movie Cars Central qui nous raconte l’histoire de cette voiture géniale.

Une voiture qui parle mais c’est d’un banal! Oui, sauf quand on s’appelle DeLorean… car immédiatement les yeux pétillent et les chiffres défilent, les portes s’ouvrent en élytres et on devient tous des gamins voulant jouer avec les boutons et rentrer sa date de naissance dans le tableau de bord, et le pire est qu’on arrive presque à se persuader que ça va marcher.

La DeLorean de Franck Galiègue est en cours de “retour vers le futurisation” mais même si elle n’est prête qu’à 86% selon le principal intéressé elle nous fait tout de même vibrer, avec toutes les fonctions géniales qu’on lui connaît dans le film. Alors venez rêver avec le président et Franck, en attendant d’autres véhicules mythiques dans les prochains jours!

Chrysler Imperial Coupé : Superbe Laideur

Par Patrice Vergès. D’après Stéphane, son Impérial coupé Custom est unique en France sur les 889 produites en 1961 aux USA. POA s’est glissé dans l’habitacle des 576 cm de ce colossal coupé.

Longue de 5,76 m, large de 2,03 m, la Continental de 1961 fut qualifiée être  » d’une superbe laideur « 

La poupe se termine par des nageoires montant brusquement vers le ciel

Vous n’imaginez pas la vision d’une Chrysler Impérial dans la circulation de 2019 et le regard ébahi des badauds face à cet ovni de la route qui avance dans le bougonnement tranquille de son gigantesque V8 de 6,4 l. Ce devait être encore pire en 1961 au milieu des 2 CV et des Dauphine de l’époque.

Imperial était la marque de prestige créée par Chrysler pour concurrencer GM avec sa Cadillac et Ford et sa Continental. Par rapport à ces dernières, Chrysler a eu plus de mal à imposer cette marque surtout en 1961 où ces ventes chutèrent à cause de son style trop délirant. Cette année, en comptant les berlines, seulement 12 258 furent produites contre près de 140 000 Cadillac ! Depuis 1959, et les excès stylistiques de la Cadillac, GM et Ford étaient revenus à des silhouettes plus épurées aux ailerons rognés. Pas Chrysler qui resta fidèle au fameux style « Forward Look » (regard vers l’avant) crée par son styliste en chef, le flamboyant Virgil Exner qui avait fait le succès de la marque depuis 1957. Avec le millésime 1961, Exner en fit trop ce qui ce manifesta par une chute des ventes et la mise à la porte en 1962 de ce talentueux designer qui refusa d’abaisser ses ailerons en forme de nageoires de poisson.

50 américaines !

Stéphane a possédé autant d’américaines que le drapeau de ce pays compte d’étoiles.  » Un ami de mon père possédait un garage qui vendait des lots de voitures américaines qui ne valait pas grand chose à cette époque. Enfant, je passais mes mercredis après-midi à les admirer et à me glisser à leur volant » explique-t-il. Voici comment est née sa passion qui le poussa à acheter dès 2003 sa première Cadillac cabriolet 1967 suivi d’une cinquantaine d’autres autant anciennes (Dodge Charger Chrysler New-Yorker que modernes (Corvette C4 et Viper GTS) en passant par certaines délivrant près de 1000 chevaux alimentées par alcool pour faire des run. Au bout de 6 mois, je me lasse assez vite et je les revends pour en acheter une autre. Avec le coût de mes cartes grises de plus 40 chevaux fiscaux, je nourris la fonction publique ».

Stéphane a craqué en découvrant cet Impérial Custom qui n’avait pas été importée en France à cette époque par Chrysler car de par ses dimensions et son style excessif et son prix très élevé équivalent à celui d’une Cad aux USA, elle n’était pas adaptée à la circulation et à nos routes des années 60.  » C’est son esthétique qui m’a subjugué et justement son aspect très différent des concurrentes de l’époque. L’impérial 1961 a été fabriquée seulement à 889 exemplaires en version coupé Custom, 1007 en version Crown plus luxueuse avec la roue de secours stylisée sur le coffre et 421 exemplaires en cabriolet. J’ai déniché cet exemplaire en Espagne chez un passionné qui possède plus d’une centaine d’américaines. On sait qu’elle avait été achetée par un riche industriel espagnol qui l’avait fait venir des USA. Hélas, je ne connais pas grand chose sur son passé malgré mes recherches ».

Le millésime 61 innovait par des phares semblant flotter hors de la carrosserie qui seront abandonnés en 1963

Idem à l’arrière avec des feux rouges sortis de la carrosserie appelés  » feux microphone

2600 dollars les 4 enjoliveurs !

Stéphane sait que cette couleur flashy refaite aux USA n’est pas originale (initialement bleu turquoise) et que les jantes ne sont pas d’époque. Pour notre rendez-vous, il n’avait pas eu le temps de remonter celles d’origine en tôle qu’il possède avec les enjoliveurs qui sont très difficilement trouvables vendus 2600 dollars les quatre aux USA et qui se volent beaucoup. Il ignore le kilométrage de sa batmobile mais sait que son moteur qui a été révisé tourne bien.

La Continental a été proposé avec plusieurs V8 s’étageant de 6,4 l à 6,8 l (413 Ci) avec des puissances variant de 325 à 355 ch SAE

Il a simplement changé l’imposant carburateur Carter 4 corps d’époque par une plus moderne et a installé une pompe à essence électrique qui favorise les démarrages. Une petite visite s’impose sous l’immense capot pour jouir du battement tranquille des 8 énormes pistons cumulant 6,4 l de cylindrée en délivrant 340 chevaux. Si elle pouvait atteindre 180 km/h, l’impérial n’était pas une voiture sportive, construite dans une usine dédiée (Warren Avenue) sur un châssis spécifique et freinée par sa suspension très souple à barres de torsion à l’avant et des freins à tambours qui n’arrêtaient pas longtemps ses 2 250 kilos à vide. Quant au coffre, ce doit être le fait de ma culture cinématographique, mais il est possible d’y cacher au moins trois cadavres.

La planche de bord offrait un style original. La sellerie conforme a l’origine a été refaite. 

Le fameux volant carré (repris sur l’Austin Allegro) améliorait la lisibilité du tachymètre gradué jusqu’à 120 milles à l’heure

A gauche, la commande la boîte auto Torqueflite à 3 rapports à touches usitée chez Chrysler

Commandes à touches

L’œil est fasciné par le rejet à l’extérieur des phares avant dans des bols chromés qui semblent flotter dans l’espace de même que des arrières extérieurs à l’aileron, par la découpe brutale de ces derniers en forme de nageoire qui grimpent brutalement vers le ciel (le fameux Forward look), par l’épaisse bande chromée qui souligne lourdement la pavillon. L’habitacle offre une planche de bord au dessin original dont le tachymètre qui s’étire jusqu’à 120 miles est encadré par les commandes noyées dans deux ensembles verticaux oblongs notamment la commande de boîte automatique Torqueflite à 3 rapports commandée, par touches et le chauffage et la clim à droite. Le millésime 1962 lissera ses ailerons avant de s’assagir dès 1963. Mais Impérial ne réussira jamais à s’imposer face à Cadillac.

La Continental innovait par ses poignées de porte intégrées que Fiat reprit sur sa 1300/1500

Platine des commandes des 4 glaces électriques avec la massive poignée d’ouverture de porte et le sigle de la Continental rappelé fréquemment sur la carrosserie

Déjà Stéphane pense à sa prochaine. Ce sera une Buick Riviera 71 ou 72, la plus excitante à ses yeux avec son arrière faisant songer à une poupe de bateau. Évidemment, nous l’essaierons. Même endroit, même heure !

Stéphane est fou d’américaines du passé !

Virgil Exner (1909/1973) à droite (cheveux blancs) dirigea le bureau de design de Chrysler de 1956 à 1961

QUELLE VOITURE POUR LA MONTAGNE ?

 

Quelle Voiture pour la montagne ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé…
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Movie Car Central, des bagnoles de cinema, le OFF

POA rencontre Franck, le créateur de Movie Cars Central qui collectionne les voitures de cinéma de Batman à Retour vers le futur en passant par K2000, Jurassic Park, Fast & Furious et j’en passe. À ce jour, il possède une vingtaine de voitures dénichées aux États-Unis ou ailleurs. Vous pouvez suivre ses aventures sur sa chaîne YouTube où il raconte en direct ses péripéties à la recherche de ses voitures.

Pour l’occasion, nous sommes venus avec la nouvelle Peugeot 508 blanche pour la comparer aux Peugeot 407 et 406 du film Taxi. Un clin d’œil qui nous fait poser la question : La nouvelle 508 peu-elle faire le Taxi et Peugeot doit-il revenir dans Taxi 6 ?

La nouvelle 508 peut-elle faire le taxi ?

Vous avez toujours rêvé de voir réunis sous vos yeux les 406 et 407 de Taxi? POA l’a fait pour vous et ajoute même sa touche personnelle à ce rugissant tableau en y superposant la nouvelle 508 en version blanche… De quoi se rendre compte du potentiel de la nouvelle venue en tant que prochaine star du film? On ne dira pas qu’on en a envie mais c’est tout comme!

Cette association plutôt originale nous a été permise par Movie Cars Central et son fondateur Franck Galiègue qui nous a présenté les voitures mythiques de sa collection assez impressionnante de bolides ayant marqué quelques uns des plus grands films de l’histoire du cinéma et que nous rêvons tous de posséder ou de conduire: entre la DeLoréan de Retour vers le futur, les Supra et Eclipse de Fast and Furious ou la K2000, cette entreprise vous les propose néanmoins à la location, histoire de pouvoir vous imaginer en Retour vers le Taxi l’espace de quelques instants! En attendant restez connectés sur POA car il se pourrait bien qu’une suite réjouissante arrive très prochainement…

 Vous pouvez suivre les aventures de Franck sur sa chaîne YouTube où il raconte en direct ses péripéties à la recherche de ses voitures.

Souvenirs d’Auto (219) : Une 406 bien négociée

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire nous vient de Haute-Normandie, où Noël (30 ans) vit depuis toujours. Moi, je suis du Cotentin… alors entre Normands, on se comprend.

 

Milieu des années 2000.

Mon projet d’apprendre à conduire commençait à pointer le bout de son nez.

À cette époque, une auto me fascinait. Belle, intemporelle, fluide, élégante, racée… Aucun superlatif n’était suffisant pour décrire ce que cette voiture représentait à mes yeux…

Mon père travaillant chez Peugeot comme ouvrier à l’usine de Poissy, l’automobile était et est toujours, une passion.

Et le coupé 406 en était, à l’époque, le Graal !!!

 

Les 18 ans, le permis en poche et après avoir fait mes armes sur une Punto 1.2 et un 206 1.6, je me mets à la recherche d’un Coupé 406 sans grand espoir.

Ma compagne de l’époque trouvant que c’était une voiture « de vieux » j’abandonne ce projet et continue à vivre, tout en pensant, un jour, à réaliser ce rêve fou…

Vient l’année 2013… Après avoir fait le tour des annonces concernant des voitures X et Y, je tombe sur un coupé 406 de 2001 en dépôt-vente dans une concession Ford de la ville où je résidais, celui-ci était une version Base 2.0 16V BVA de 2001 avec 50.000kms…

Malheureusement, son prix était de 7.500€, bien trop comparé à mes capacités financières…

Dans un coup de folie, je me décide à aller voir le garagiste, et à tenter le tout pour le tout !

Son colori Bleu Riviera quasiment neuf, son historique et le fait que ce soit une première main ont fini de me convaincre.

Il fallait que je le fasse, que je propose un prix plus bas, quitte à ce que le propriétaire refuse…

 

Je me lance : j’offre 5.000 Euros.

Quelques jours plus tard, je reçois un appel pendant une journée de travail. Le propriétaire avait accepté mon offre !!!

93.000kms et environ 6 ans après, je possède toujours cette magnifique auto qui me rend heureux à chaque fois que je la vois ou la conduis…

Je fais également parti d’un groupe se retrouvant régulièrement pour passer du bon temps et visiter nos belles régions de France au volant de ce chef d’œuvre.

 

 

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Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

Ford Victoria Crown : le FBI débarque à Paris

Découvrez le petit observateur Giovani qui nous présente sa Ford Victoria Crown du FB américainI. Si vous aussi vous avez une voiture moderne ou ancienne, que vous souhaitez venir présenter chez POA à ParisPour cela envoyez nous 3 photos de votre auto à et un bref descriptif vous concernant à : lequipe@poa.tv Si votre voiture retient notre attention, vous aurez 15 mn pour nous convaincre que c’est la plus belle et le tout sera diffusé sur POA.

Ford Cortina Lotus : N’oubliez pas votre casque !

Par Patrice Vergès. Il y a 18 mois, une longue vidéo de POA vous invitait à découvrir le musée historique Ford à Dagenham où se cachait une Ford Cortina Lotus qui fut une fantastique voiture à gagner les courses dans les années 60. C’est toujours le cas presque 60 ans plus tard !

La Cortina Lotus se distinguait de la normale par ses pare-choc en deux parties destinés à laisser libre la double entrée d’air

Elle n’était livrable qu’en 2 portes avec ses flancs peints de couleur vert olive

Produite de 1963 à 1967, la Ford Cortina MK1 fut une berline tout ce qu’il y a de plus banale dont la principale qualité fut son prix de vente extrêmement compétitif inférieur à nos 1500 cm3 notamment françaises. A la demande de Ford qui décida de s’investir à fond dans la compétition automobile, Colin Chapman, le créateur de la marque Lotus qui brillait alors en Formule 1, concocta une version affutée qui devint la reine des circuits dès 1963. C’est une version course appartenant à Christophe que nous vous invitons à conduire, pardon, piloter aujourd’hui. N’oubliez pas votre casque !

3300 exemplaires dont 110 en France

Par son tarif plus de deux plus élevé que celui de la version normale 1500, la version Lotus MK1 resta un modèle marginal qui fut surtout acheté par des pilotes. 3 300 auraient été seulement fabriquées et seulement 110 auraient été vendues en France dont 5 avec la direction à gauche comme celle de Christophe.  » A 18 ans ma première voiture qu’on m’a donnée si je la réparais a été une Ford Taunus. Pour participer à des rallyes historiques, je voulais une voiture plus puissante que l’Autobianchi Abarth que m’avait prêté ma femme pour disputer le Tour de Corse et le Rallye de Monte-Carlo en Historique. Je songeais à une Kadett GTE lorsqu’on m’a proposé cette Cortina Lotus qui court depuis plus de 40 ans et qui a un beau palmarès puisqu’elle a terminé 2eme au Tour de Corse Historique 2013 en VHRS . Elle était préparée pour le rallye plutôt que la piste comme beaucoup de Lotus et c’est justement ce que je souhaitais et c’est mon ami Guy également mon préparateur qui s’occupe de son entretien « .

En effet, dès sa sortie en 1963, la Cortina Lotus devint la reine des circuits en catégorie « saloon-car » ou si vous préférez tourisme. Pilotée par les meilleurs pilotes de son temps notamment Jim Clark, Jacky Ickx et même Jacky Stewart, elle semait la terreur sur a piste se révélant parfois plus rapide que les Mustang, Ford Galaxie 7 litres et Jaguar 3,8 l malgré sa relative petite cylindrée. Son rapport poids-puissance était très performant. Elles viraient d’une façon très spectaculaire en levant la roue avant extérieure. Extérieurement, si la Lotus se distinguait seulement de la placide version normale par ses flancs vert olive, c’est surtout sous le capot que se cachait la différence !

Née du projet Cardinal, lancée fin 1962, La Cortina était la sœur britannique de la Taunus 12 M. Contrairement à cette dernière, c’était une classique propulsion

Les Cortina étaient spectaculaires à voir évoluer en circuit. C’est le regretté Jim Clark double champion du monde avec Lotus qui est à son volant

Jim Clark and Lotus Cortina in race-winning pose.

Double arbre, caisse allégée, suspension spécifique

En fait, Lotus ne conservait que le bloc en fonte Ford à vilebrequin à 5 paliers d’origine dont il portait la cylindrée à 1558 cm3. Il le coiffait d’une magnifique culasse maison à double arbre à cames en tête à grosses soupapes, alimenté par deux gros carburateurs Weber de 40. Sa puissance grimpait de 58 ch DIN à 105 ch DIN pour le modèle se série et presque 150 chevaux en compétition. 105 ch était une puissance exceptionnelle pour une voiture de cette cylindrée en 1963. Celles qui courent aujourd’hui en circuit en historique frôlent les 200 chevaux à 9 000 tr/mn. La voiture de Christophe destinée au rallye bénéficie d’un moteur plus calme et mieux adapté à ce type d’épreuve.

 » Ma voiture est éligible FIA qui détermine sa préparation. Mon moteur est bien préparé avec un arbre à cames favorisant le couple, pistons forgés, grosses soupapes, pipes d’échappement spaghetti, gros carburateurs Weber de 45. Il donne 137 chevaux à 6 800 tr/mn au banc d’essai. C’est une bonne puissance. Avec un pont court, sa vitesse maxi est de 150 km/h environ ce qui est suffisant en rallye ».

Le double-arbre Lotus ne reprenait que la bloc en fonte de la Cortina de série avec son vilebrequin 5 paliers. Ce n’est pas un moteur Kent dérivé de l’Anglia comme on le prétend trop souvent

Habitacle dépouillé, arceau cage, siège baquet, pédalier allégé et un superbe levier de vitesses

Les 1000 premières Lotus bénéficiait aussi d’une caisse allégées (ouvrants en aluminium) annoncée pour 775 kilos seulement, d’un essieu arrière rigide mieux guidée que celui de série, direction spécifique, freinage renforcé qui expliquent son prix. Son moteur double arbre a animé pendant des années plusieurs modèles de la gamme Lotus notamment l’Élan et même les Jensen ainsi des prototypes de compétition comme la minuscule Lotus 23. Datant de 1965, celle de Christophe (2000 exemplaires) ne bénéficie plus des portes en aluminium ni de la suspension arrière spécifique très fragile des premières moutures qui reste un bon essieu rigide à lames. Mais, il est temps de monter dans sa Lotus.

Boîte à pignons à taille droite

Sa Cortina ne cache pas qu’elle est gréée pour la course avec son habitacle dépouillé renforcé par un épais arceau cage, ses sièges baquet et son trip-master. Inutile de dire que le pot d’échappement lâche son flot de décibels mais il n’est pas le plus bruyant au sein de l’habitable dépourvu de toute insonorisation. Équipée d’une boîte à 4 vitesses à pignons à taille droite moins énergivore en chevaux et de crabots qui remplacent les synchros, la transmission lâche une sorte de plainte aigue qui donne le sentiment que tout va exploser sous le capot. Mais pourtant, elle tient le coup et accélère fort grâce à son pont court. Sa suspension entièrement revue (angles de chasse) et c’est tant mieux car celle de la Cortina d’origine assez primitive n’était pas sa meilleure qualité, n’est pas aussi dure que les voiture de circuit tandis que l’autobloquant lui assure une meilleure motricité lié à des pneus copieusement élargis montés sur de belles jantes larges en alliage léger. Avec, Christophe va participer à des rallyes en VHRS.

La prochaine fois, dans quelques semaines, nous resterons chez Ford puisque Christophe nous fera découvrir sa Capri en rarissime 2600 GT.

Belles jantes Minilite en alliage léger élargie de 13 pouces remplacent celles en tôle de série chaussées de pneus Avon en 175 de large

Ces fameux feux rouges ronds à étoile inspirés des Ford Galaxy US caractérisaient la Cortina MK 1. Ils ont été repris par d’autres petits constructeurs britanniques

 

Christophe court en rallye en catégorie VHRS

Réservoir de sécurité, batterie montée à l’arrière, on s’éloigne de la voiture de série

Chapman avait baptisé ses voitures Lotus car c’était le surnom de son épouse. Au dessus, les lettres symbolisent les initiales de son nom : Anthony Colin Bruce Chapman

La Lotus du reportage que POA avait effectué sur le musée Ford de Dagenham

QUELLE VOITURE POUR RESTER CONNECTE ?

Quelle Voiture pour rester connecté ? Voilà la question du dimanche matin que se pose le quatuor POA composé…
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CAFE GARAGE (03.19) : Le retour de Peugeot USA

Au menu du café garage POA de mars, on parle du retour de Peugeot aux USA, de Carlos en résidence surveillée , de l’avenir incertain de l’électrique, de Volvo, d’Infiniti, de Jaguar et d’Alpine, et on reçoit notre invité Eric Leser, auteur d’automobile France d’en haut contre France d’en bas, bref on cause bagnole au bistrot POA
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Souvenirs d’Auto (218) : Une dépannée dépanneuse

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Ce « moment de vie » m’a été envoyé par « Gérard-Vincent de Rouen » que je remercie chaleureusement… Cette histoire me fait penser à ces cadeaux qu’on vous fait et qui ne servent pas du tout à ce qu’on imaginait. Si, si…

 

1987. Je casse ma Fuego GTX marron glacé à la sortie d’Evreux dans l’Eure. Vol plané. Normal devant une base aérienne. Jean-Pierre, mon ami, à la place du passager, peut en témoigner.

Mais plus de voiture pour aller au travail le lundi matin. C’est sans compter sur l’aide de Sylvie, ouvreuse de cinéma (elles vivaient leurs dernières séances), à côté de Rouen. Elle me dit qu’elle a une vieille R5, « Mais elle ne démarre pas depuis trois mois, elle reste dans ma cour, je m’en débarrasserais bien ».

Je vais voir l’engin. C’est une 5L, selon moi l’un des premiers modèles à posséder un levier de vitesse au plancher. Donc 1973, avec des enjoliveurs métal et la fameuse teinte orange 331, orange passé, orange grillé, patiné par la pluie et le soleil normand, avec quelques incrustations d’algues sur les joints des glaces latérales (pas une option d’origine).

Bien avant la mode des peintures mates, la Renault est dans son jus, dans la cour et dans ma tête déjà ; elle a un style particulier, je la veux, je la prends, elle est à moi pour 2.000 francs. Plusieurs détails la rendent attachante :

D’abord son tableau de bord simple et beau avec des striures verticales, brillantes, façon toile cirée ou moleskine. Puis ses pare-chocs enveloppants, entre le crème et le gris, émoussés par le temps, ou râpés, ce qui leur donne une allure de vieux velours épais.

Moins plaisant mais spectaculaire, une fois assis sur les fauteuils en simili noir, c’est le trou de 5 cm dans le plancher côté passager ; la troisième passée, l’air défile dans l’habitacle et remplace la ventilation. Pas de buée sur les vitres dans cette voiture ! Comme dit Jean-Pierre avec ses maximes bien à lui : « Ta bagnole, c’est rouille ma poule. »

Mon père est inquiet et prend deux décisions qui vont graver cette R5 dans la mémoire familiale. Il passe sur les parties abimées qui émaillent la carrosserie, un surplus de peinture anti-rouille vert-bouteille destiné à la porte de son garage puis m’offre une barre de remorquage flambant neuve : « Elle te sera utile, en panne tu pourras te faire tracter facilement. »

Son diagnostique semble se confirmer car je passe un contrôle technique chaotique à l’Automobile Club de l’Ouest – les adhérents ont droit à un contrôle technique annuel, et ce C.T. n’est pas encore obligatoire.

Le jour J, la partie mécanique s’avère sans failles mais le gond inférieur de la portière conducteur s’affaisse, l’ouvrant adopte un ton grinçant comme le contrôleur qui me conseille de trouver une porte d’occasion. J’en trouve une très jolie, jaune citron, teinte déclinée dés 1974.

Le décor est donc planté, mon véhicule est désormais orange, avec des pastilles vertes et une porte jaune. Impossible de rester inaperçu et cette voiture est associée à plusieurs petites histoires drôlatiques et bagnolardes.

En voici deux :

Par deux fois la barre de remorquage va servir (mais pas comme mon père l’imaginait). Dans l’une des descentes sous les quais de Seine à Rouen, ma R5 orange-pressée remorque une 104 ZS dont le moteur refuse de démarrer et la tire hors de la trémie pour ensuite la déposer devant le garage Peugeot tout proche.

Un an plus tard, la R5 campus toute récente d’un ami à un problème d’alternateur. Qui s’y colle ? La R5 dépanneuse qui remorque, tracte et tire tout ce qui bouge avec entrain pour rejoindre un garage salvateur.

Quelle santé ! Rouille toujours oui, trouille parcours non ! Étant prof, ma Fuego sur le parking me rangeait dans la catégorie des automobilistes lambda. Mais à la fin d’un cours d’amphi, peu de temps après l’acquisition de cette 5 orange-étrange, une étudiante vint me voir pour me confier :

« Monsieur, votre voiture, elle est vachement rasta ! ».

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion.  On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

Une Tesla à 21 899 €, possible ?

Vous aimez le rendez-vous du mercredi avec les petits observateurs et, souvent, quand une voiture vous intéresse vous vous posez des questions légitimes : qu’elle est son prix marché ? Combien y en a-t-il sur le marché ? Quelle est sa tendance dans le temps ? Où la dénicher ?….

C’est pour répondre à ces questions et bien d’autres que POA et Fabrice Fournier, cofondateur du site le parking.fr, se sont associés. À l’aide de multiples statistiques croisées, le parking peut scanner l’attractivité d’un modèle dans le temps : nombre d’annonces dans le monde, délai de vente, prix moyen suivant les régions, évolution de la côte, couleur la plus demandée, etc.

Un outil d’analyse qui permet d’avoir toutes les cartes en mains.

Pour ce premier numéro de la cote POA, nous revenons sur quelques modèles phares qui ont retenu l’attention des petits observateurs

Honda S2000, BMW Z4M, Alfa Romeo GT V6, Lotus Elise, Tesla Model S et Model 3, BMW I3 et Peugeot 304.