Une Alpine sinon rien

Par Patrice Vergès. Christophe a possédé une centaine de voitures dont une majorité de sportives. Pour lui, la meilleure de toutes est incontestablement la nouvelle Berlinette Alpine acquise il y a quelques semaines seulement après presque deux interminables années d’attente !

Christophe roule depuis plus d’un mois au volant de la nouvelle Berlinette qu’il a patiemment attendue presque deux ans !

Lorsque Christophe évoque son Alpine, il a un visage d’enfant devant un sapin de noël. » Ce n’est que du bonheur. J’ai déjà parcouru quelques milliers de kilomètres avec, mais c’est toujours un plaisir chaque fois que je la regarde ou que je prends son volant ».

Enfant, Christophe dévorait déjà des magazines automobile. C’était le temps ou les minuscules Berlinette s’étalaient copieusement sur leurs pages encore en noir et blanc. Généralement en travers d’une route enneigée, elles étaient pilotées par des Dieux nommés Andruet, Nicolas, Darniche et Therier qui l’avaient hissée au titre de championne du monde des rallyes en 1973

Trop mal au dos

Pratiquant la compétition en véhicule historique (VHC), y a deux ans Il achète une Berlinette 1600 S de 1971  » Un vrai jouet, une voiture extraordinaire, à la fois facile et brutale, vive et légère, assez puissante et magique autant au niveau de sa forme que de son odeur de polyester. Assez facile à faire avancer vite mais très difficile à faire avancer très vite. Hélas, une hernie discale très douloureuse qui a nécessité une opération m’a contraint à la vendre après 6 000 km seulement car elle n’était pas assez confortable pour mon dos » soupire Christophe.

Christophe a adoré la véritable Berlinette 1600 S pour sa diabolique maniabilité mais pas par son confort qui l’a obligé à s’en séparer

Avec sa fille Albane passionnée de voiture, il a participé au sympathique rallye ‘ Père-Fille »

Dans sa tête, il se met alors à songer à l’A110 en se disant que si elle est aussi bien que l’ancienne, autant acheter la nouvelle qui doit être plus accueillante pour son dos. Début 2017, il s’inscrit pour en commander une parmi les 1955 « Première Édition « . Elles sont déjà toutes vendues ! Il commande alors un modèle normal dont il n’a aucune nouvelle pendant plusieurs mois. Alpine communique peu et mal. Heureusement une rencontre avec le dynamique patron de la concession d’Alpine de Dijon, Bernard Guyot permet de réactiver sa commande. Elle ne sera pas bleue Première Edition comme il l’avait espéré mais une version Pure de couleur gris Tonnerre (option à 840 euros) choisie par sa fille, chaussée de jantes de 18 pouces type Serac avec quelques autres petites options ( échappement sport à 1500 euros), tapis, logos, etc..

En gris Tonnerre, la Berlinette gagne en classe.

Je n’ai pas voulu la conduire avant !

18 mois plus tard, début janvier 2019, il va enfin prendre livraison de sa voiture à la concession de Dijon au coté de sa fille Albane âgée de 12 ans encore plus passionnée que son père. »Entre temps, j’avais dévoré tous les essais de la Berlinette publiés dans la presse qui ont conforté mon choix car pratiquement tous les essayeurs l’avaient trouvée exceptionnelle. Volontairement, malgré les propositions, je n’ai pas voulu la conduire avant, de peur d’être déçu. En la découvrant, je ne l’ai pas été car dans cette couleur grise, la voiture dégage beaucoup de classe. C’est étonnant de rouler avec. Les automobilistes croisés vous font des appels de phare et quand je m’arrête, il y a un attroupement pour la regarder. Pour moi, esthétiquement, elle est parfaite. C’est comme cela que je voyais une Berlinette moderne ».

« Puissance suffisante »

« Au bout de 3 000 km, je suis plus qu’enchanté. D’abord, par son confort assez étonnant. Je n’ai pas mal au dos. C’est une voiture que j’utilise pour aller travailler. L »habilité, accessibilité, confort et de facilité de conduite grâce à sa boîte robotisée ont été parmi mes critères d’achat. Je regrette seulement de ne pas avoir pris l’option camera de recul car la visibilité est très moyenne à l’arrière. Ma consommation moyenne est de 8,2 litres aux 100 sur les 1000 premiers kilomètres. J’adore sa tenue de route et sa légèreté qui me fait songer à mon ancienne Berlinette même si je n’ai pas encore pu l’essayer en circuit. J’aime le bruit de son moteur pas trop élevé en mode normal et génial en mode Track où elle devient carrément violente. J’ai lu des critiques estimant que le moteur n’est pas assez puissant. Ce n’est pas du tout mon avis : 252 chevaux pour 1100 kilos donnent un rapport poids puissance encore exceptionnel avec le 0 à 100 en 4,5 secondes ! Parmi les 6 Porsche que j’ai possédées (Carrera 3 litres, 996 et 993) aucune ne m’a donné autant de plaisir de conduite que cette voiture ».

Christophe apprécie particulièrement le confort de ses sièges et son accessibilité en usage quotidien

Petits défauts

« La finition est assez bonne sauf au niveau de la visière des compteurs dont le plastique brillant fait bon marché. Les cadrans ronds digitaux du bloc compteur manquent un peu de classe à mon avis et j’aurais aimé quelque chose de plus proche de l’ancienne Berlinette avec de véritables cerclages chromés, la visibilité arrière est médiocre et la tablette tactile centrale n’est pas très pratique. Enfin, je sais qu’Alpine veut produire un SUV. Pour moi, c’est une erreur. Il faut que le nom Alpine ne soit pas trop populaire. Une Alpine doit être rare pour rester une voiture passion. Déjà 3000 ont été vendues et 3000 sont en attente de livraison. S’il y en a trop, la marque perdra de son image ».

Christophe trouve que la visière et la partie supérieure de la planche de bord manquent de classeIl apprécie aussi moins l’instrumentation digitale, préférant de véritables cadrans comme la mythique Berlinette

Un petit tour à ses cotés réveillent mes souvenirs de son essai de fin 2017. Il conduit comme tous les pilotes, à la fois étonnamment vite et curieusement doucement. Tout semble si facile avec cette voiture ! Il inscrit avec légèreté sa Berlinette qui virevolte avec grâce entre les virages bordés de pins. Pour le plaisir des sens, il active la touche Race et le son du moteur se fait plus grave dans cet habitacle étonnamment accueillant pour une voiture aussi sportive, ponctué de quelques explosions jubilatoires en décélération. Un sourire illumine son visage. C’est beau, la vie !

Il aime tout dans la Berlinette autant sa face avant dessinée dans l’esprit de l’ancienne que sa poupe.

Jantes de 18 pouces Serac 

L’avis des Petits Observateurs !

18 commentaires au sujet de « Une Alpine sinon rien »

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  1. Pierre_

    Un copain, Christian, posséda la Petite jusqu’en 2010. Mais bientot les lombaires furent douloureuses et il devint impossible de rouler. Le petit bolide a alors été vendu. Christian n’en parlera plus.
    Un proche voisin s’est lancé lui dans la restauration complète d’une Berlinette 1600S. Il pense achever les travaux dans trois ou quatre ans, m’a t il dit récemment.
    J’aurai bientôt je l’espère, le privilège de le voir à l’ouvrage dans son atelier.
    Merci Patrice.

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    1. Marc B

      Je suis d’accord ce n’est bizarrement pas comparable à une Porsche, cette dernière est plus « précise » a tous les niveaux. Sauf s’il s’agit uniquement de parler plaisir alors oui on peut comparer, l’Alpine est géniale mais d’autres trouveront qu’une MX-5 ou un Q8 donnent plus de plaisir…

    2. PhareOuest

      je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas les comparer? Mais il est vrai que pour certain, l’image compte beaucoup plus que qualités intrinsèques de la voiture

    3. Frankreich

      En quoi la Porsche serait-elle plus précise ?
      C’est l’Alpine qui bénéficie de 4 suspension à 2x triangulation – ce qui est rarrissime en série, pas la 718 Cayman qui a pour sa part de plus classiques McPherson

    4. Marc B

      @frankreich

      Pour comprendre ce que j’entends par « Porsche plus précise » il faut conduire les deux. J’ai eu la chance de conduire la dernière Alpine A110 sur route et sur circuit ainsi que le Porsche Cayman 718 et 981 sur route et sur circuit également.
      On peut également comprendre une autre partie de « Porsche plus précise » en inspectant les finitions intérieures et extérieures.
      A ce niveau de prix le client est parfois (souvent ?) exigeant et compare, l’échelle de comparaison sera propre à chacun…

    5. Mat

      A essayer avant de d écrire ….car il faut une grosse Porsche pour donnez autant la banane a son volant!!
      On dis pas que lA110 n est pas la meilleure,mais elle botte les fesses a beaucoup de pseudo sportive qui se disent top juste par leur blason…

    6. pcur

      La 718 n’a jamais eu de 6 cylindres et ça fait tout de suite beaucoup moins envie…quitte à ce que la voiture soit(beaucoup) plus lourde autant qu’elle chante bien.

  2. Nathan

    Cet article me donne l’envie d’en acheter une d’autant que ce me titille depuis très longtemps. Ces délais d’attente sont insupportables et il faudra que je me tourne vers l’occasion lorsque les prix seront retombés. En teinte grise, elle est juste sublime !

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  3. Nabuchodonosor

    Heureux Homme !

    Peut-être que le SUV est inscrit dans le business Plan d’Alpine pour pérenniser la marque et permettre notamment la continuation de la fabrication de l’A110 ?
    Je verrai bien Alpine aller titiller les ténors du segment comme le Stelvio Quadrifoglio ou le Macan Turbo.
    Bon, il faudrait commencer par trouver un moteur…
    😉

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