Souvenirs d’Autos (207) : Il va y avoir du sport

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Ah ! Le génial Georges Piat est de retour. D’ailleurs, il a été fait Golden Member, au dernier Grand Conseil de POA… C’était la moindre des choses, vu la qualité de ses souvenirs….

 Septembre, début des années 80…

Nous rentrons d’une balade en Val-de-Loire après un dernier saut à Saint-Nicolas de Bourgueil. Visite d’une cave, une délicieuse odeur de framboise flotte dans l’air frais.

Mettez-moi trois cartons et nous voilà repartis vers la Région Parisienne. Mon ami Gédéon (Gérard) m’a laissé le volant de sa Supercinq TS, bagnole formidable, vive et précise (pour l’époque).

 

Nous avons encore pas mal de route à parcourir quand, un peu plus loin, une Estafette bleue avec une grande antenne termine son demi-tour.

Un automobiliste fait alors du zèle en freinant sans nécessité. Un second l’évite, un troisième fait une prière à Saint-Christophe sans succès et un quatrième (une 504 vert métal) le percute violemment.

Je suis le cinquième sur la liste mais je m’arrête à temps. Pourtant, il y a encore une 2 CV derrière nous. Celle-ci commence une espèce de balai artistique, un coup à gauche, un coup à droite, freins bloqués, pare-chocs avant à 1 mm du bitume. L’arrière est complètement délesté avec les roues qui dribblent joyeusement.

Ça va mal finir.

J’ai encore dans le rétro le rictus du chauffeur semblant vouloir dire : « Au secours, aidez-moi » !

Et baoum dans le coffre de la Supercinq. Constats en chaîne, on a été projeté dans la malle de la 504…

L’Estafette bleue est bien loin maintenant.

Mais je crois entendre une question :

Et alors, le pinard ??  il est INTACT ! 

N’empêche, il a bien les boules Gédéon…

 Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps; Et si possible, joignez à votre histoire des photos….  On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

15 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (207) : Il va y avoir du sport »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Nabuchodonosor

    Excellente histoire de carambolage en chaine Georges avec des propos illustrant fort bien la situation et qui rappellent à mon souvenir l’un de mes tous premiers freinages appuyé sur le Pont du Mont-Blanc dans la cité de Calvin. Ce jour-là, à cause d’une foutue K7 audio des Bee Gees qui m’avait glissé des doigts et que j’avais dû aller rechercher fiévreusement sous le tapis passager, j’avais été, à l’insu de mon plein gré, pensez donc, à l’origine d’un tampon en cascade impliquant quelques autos d’helvètes froissés dans leur amour propre car leurs tôles avaient été pliées aussi rapidement que des billets de banques Suisse alors que le nez de mon bulldozer de shadock frouzien n’avait pratiquement rien… Comme il est de coutume chez les oins-oins, les constats à la chaine de tous ce ch’ni furent signés séance tenante sous la bienveillance du sourcil impartial d’un représentant de la police cantonale…
    Je m’arrête là avant de froisser le Commandant et vous souhaite de joyeuses fêtes.
    🙂

    Répondre
  2. Pierre_

    Notre copine Michèle avait une super5.
    Nous y montions à cinq, parfois six je me souviens. Marlboro au bec, nous courions les bals de la région.
    Pas de Bourgueil, dommage, mais un mauvais ratafia nous était servis en ce temps.
    Heureusement pas de tôle froissée.
    Merci Georges pour cette sympathique histoire

    Répondre
  3. chapman

    Ils sont gonflés les perdreaux de vous laisser en plan, encastrer les uns dans les autres. Enfin, dans le fond c’était peut-être mieux qu’ils ne mettent pas leur grain de sel dans les constats amiables.
    Et puis ils se seraient peut-être intéressé au Saint Nicolas de Bourgeuil ….

    Répondre
  4. stco

    A, la supercinq … c’est comme la 205, qui n’a pas de souvenirs avec !
    Je me rappelle que ma grand-mère m’avait donné sa vieille SuperCinq Five, alors que je venais de « monter sur Paris » pour le travail et qu’on avait décidé pour elle qu’il valait mieux qu’elle arrête de conduire …
    Peu de temps après avoir récupéré la bête de course (1100 cm3, 47cv, boîte 4 vitesse … :d), en rentrant d’une soirée avec des amis en peine nuit, je me fais flasher sur le périph !
    La carte grise n’avait pas encore été changée, donc c’est ma grand-mère qui a reçu le PV …
    « oui, allô mémé ? quoi, un courrier ? ah oui, c’est pas grand chose … je passerai le récupérer, t’inquiète pas ! » hum …
    J’ai payé l’amende, mais ma grand-mère s’est vue retirer 1 point sur son permis qu’elle n’utilisait plus … j’ai eu la chance d’avoir un permis à 24 points pendant quelques longs mois, le temps de faire le changement de carte grise ! 😀

    Répondre
  5. Miata-Boy

    Quand j’avais environ 14 ans, ma mère a acheté une Supercinq GTL gris foncé neuve. Je la trouvais superbe ! Las, dès sa troisième sortie, la belle a été percutée (sans gravité) à l’arrêt à un feu rouge. Ses petites fesses toute cabossées lui ont tout de suite donné un air plus canaille, le temps nécessaire à prendre un RDV chez Renault. Une fois réparée, elle a tenu des années !

    Répondre
  6. Dubby Tatiff

    Une preuve supplémentaire s’il en fallait une, qu’il existe une hiérarchie parmi les Saints et que Saint Christophe est surclassé en France par Saint Vincent le patron des vignerons.

    Répondre
  7. Huiledecannes

    La supercinq, la voiture des copains, je viens d’avoir mon permis, nous sommes en 1990 et on va passer quelques jours au ski en Savoie.
    Désargenté et sans voiture c’est les parents d’une amie qui nous prête leur supercinq, déjà âgée mais qui est comme neuve. Elle roule uniquement dans et au pourtour de Nice, elle fait donc que de la ville.
    Nous sommes 8, on part avec 2 voitures, une 205 et la supercinq, et nous sommes que deux à avoir le carnet rose.
    Je conduis la supercinq et franchement on se traîne, on a du mal à suivre la lionne, la 5 n’avance pas.
    Après une semaine de Ski au top aux Saisies, nous repartons et soudain sur l’autoroute, j’ai l’impression que la supercinq est libérée comme si j’avais enlevé le frein à main.
    On vient de décalaminer le cléon qui roulait toujours pépère en ville !

    Répondre
    1. Thierry

      J’adore aussi… on peut sortir ça à la machine à café contre un collègue véreux !
      Va donc te « faire décalaminer le cléon conn@#& ! »