Souvenirs d’Autos (202) : L’apprenti bagnolard

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire m’a été envoyée par Alexandre que je remercie et à qui je souhaite la bienvenue dans le monde merveilleux des adorateurs de la chose automobile.

Le Havre. Eté 92. J’ai 7 ans. Ma sœur a une paire d’années de moins. Mes parents roulent depuis peu en Peugeot 505 SR (phase 1). Certainement un modèle 83 ou 84. Berline, essence, vert métallisé, intérieur cuir beige. Après avoir masqué quelques points de rouille isolés avec un autocollant « F » judicieusement placé sur la malle arrière, la 505 était comme neuve.

Jantes alliages en TRX, vitres électriques, montre électronique sur le tableau de bord, réglages de l’inclinaison des phares, veilleuse éclairant le démarreur pour faciliter les démarrages de nuit, accoudoirs central arrière… autant de petits détails, qui font pour moi de cette 505, la nouvelle référence automobile à l’époque.

Cet été là, fait exceptionnel, nous partons en Vendée, avec une caravane prêtée par des amis. Il fallut équiper la 505 d’un attache-remorque. Ce fut fait. La veille du grand départ l’attelage était prêt. Stationné dans la cour.

Jour J. Soleil à peine levé, c’est le grand départ. La 505 démarre passe le portail mais… pas la caravane. Le crochet d’attelage heurte l’ergot de verrouillage du portail planté dans le sol et reste bloqué. Faux départ.

Au prix d’un désattellement et de quelques manœuvres, 15-20 minutes plus tard, on quitte le quartier pour de bon. Une mésaventure qui arrive même au plus grand.

Bref, Le Havre, Pont de Tancarville, Caen, Villedieu les Poêles, Rennes… Les kms s’enchaînent sous une forte chaleur. Un peu trop forte pour la 505. Les arrêts se font de plus en plus fréquents pour éviter la surchauffe.

À chaque arrêt ma sœur demande si nous sommes arrivés pour de bon. Il est vrai que les aires de repos ont de faux air de camping avec tant de caravanes, camping cars, et vacanciers en quête d’un peu de fraicheur.

La route continue. Vers Nantes puis les plages de Vendée. Les heures deviennent longues. En fin de journée, notre emplacement de camping est à portée de vue de la banquette arrière. Mise en place de la caravane et stationnement de la 505 en double file. L’emplacement qui paraissait immense ne l’est plus tant que cela.

Peu importe, les vacances peuvent commencer. Nous faisons connaissance avec nos nouveaux voisins. Un couple d’allemands, également équipé d’une caravane et surtout, d’une magnifique Mercedes 200 E W123, d’un rare jaune « sable » Le détail qui tue, elle était équipée de lave-phare à essuie-glace. Le petit détail qui manquait cruellement à notre 505. De quoi faire de la Mercedes une nouvelle référence !

Ma vie de bagnolard ne faisait que commencer…

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

L’avis des Petits Observateurs !

9 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (202) : L’apprenti bagnolard »

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  1. VincentDK5

    Ha, le camping pour les apprentis bagnolards. Je connais, mais pas de la même manière que dans l’article, disons… dans l’autre sens.
    Mes parents avaient un espace 2 tout neuf, que je parcourais les allées du camping pour observer les renault 11 des jeunes en toile, les ford granada des anglais (j’en ai jamais vu ailleurs), les combi westfalia teutons et les japonaises en plaques hollandaises.
    De la ma fascination des vieilles Renault (j’en ai deux R5-Fuego) ne s’est qu’amplifiée. Et les r11 étaient facile a dessiner pour un gamin de sept ans !!!

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  2. Gran Turisto

    Je me souviens d’un épisode neigeux sur la capitale, aux alentours de 1985/86… A l’époque, les taxis étaient surtout (uniquement?) des Mercedes W123 ou des Peugeot 505. Ces braves propulsions tentaient de gravir la Butte Montmartre via la rue des Martyrs tant bien que mal en marche arrière… et étaient quasiment les seules à réussir ! Du coup, sur cette piste de ski improvisée, nous faisions attention de les éviter quand nous pilotions nos luges improvisées de carton ou tout autre matériau abandonné et propice à la glissade en direction de Notre-Dame de Lorette.
    On a tous quelque chose de 505…

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  3. Arnaud T

    Belle histoire joliment racontée où on se demande bien quelle va être la chute. C’est drôle, j’ai également un souvenir en 505, quelques années plus tôt, pour un départ en vacances (décidément) aux sports d’hiver, avec le père d’un ami. Je ne sais plus si c’était une essence ou une diesel, mais j’ai le souvenir d’une auto très rassurante.

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  4. PhareOuest

    Magnifique 505 avec ce magnifique vert métallisé qui lui sied à merveille et ce très beau tableau de bord des série1, qui sera malheureusement remplacé sur les serie2 pour copier celui des BMW

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  5. chapman

    Les joies du caravaning ! Ça chauffe souvent.
    En tous cas la 505 est une voiture très désirable aujourd’hui dans ses versions hautes. Il n’y a pas tant à rougir de la comparaison avec les voitures étrangères de l’époque dans cette gamme de prix.

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  6. Georges Piat

    J’adore, tu nous fais partir en vacances, c’est génial ! Et en plus, avec une 505 verte et cuir tabac sans oublier de tableau de bord à 2 tons du plus bel effet. Ça fait du bien en ce début d’hiver !
    Merci à toi Alexandre.
    Ps : moi, c’était les BMW qui me faisait de l’oeil, raffinement germanique, quand tu nous tiens ! Ah les bagnoles…

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