Sans mon père la Renault 16 n’existerait pas

POA rencontre Jean-Michel Juchet, le fils de Gaston Juchet qui a créé le centre de style de Renault et dessiné la Renault 16 avec ses équipes. Une occasion rêvée pour demander à Jean-Michel de nous raconter l’histoire de la 16 et essayer avec lui sa Renault 16 TS de mai 1968.

L’avis des Petits Observateurs !

24 commentaires au sujet de « Sans mon père la Renault 16 n’existerait pas »

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  1. schmitt

    Je me présente, je suis un ancien journaliste automobile (Ma carte de presse porte le numéro 32695) . Je suis entré à l’Auto-Journal en septembre 1967 comme stagiaire. L’A.J. était situé au 105 boulevard Barbès (métro Chateau-Rouge). Organigramme du journal . Directeurs succéssifs :Jean-Marie Balestre, Jacques Hersant et Georges Brutelle. Côté rédaction : Gilles Guérithault, Didier Charvet, Bernard Carat, André Costa,
    Henri Morisi, Robert Séjourné, Pierre Borne, Constantin Léonidoff, Pierre Marais, Constantin Brive, Roger Coulbois, Pierre Orsini, Jean-Marie Boëlle, Prével (photographe) et André Solgane (directeur de la fabrication), Marcel Pétré (directeur administratif) et Maître Valette (avocat) . Aprés un an de tenue du courrier des lecteurs je passais au service essais.
    A noter que l’un des fondateurs de l’A.J., Gilles Guérithault, nous a quitté en 2017 à l’âge de 100 ans!
    L’autre titre phare de la presse automobile s’appelait L’Automobile.Sports mécanique qui était dirigé par Jean Paul Thévenet…qui, au fil des ans, débaucha quelques personnes:Henri Morisi, Robert Séjourné…et moi.
    Je me retrouvais donc en avril 1979 à l’Automobile. Sports mécaniques qui était devenu l’Automobile Magazine. ..avec un salaire plus confortable ! J’ai aussi «  pigé », pendant des années, en réalisant la rubrique automobile, à la R.A.M. (Revue Automobile Médicale) qui était l’organe de communication de l’Automobile Club Médical de France. Journal créé par le docteur André Soubiran. Bruno Soubiran, l’un de ses fils, en en était le directeur. Je n’oublierai pas non plus ma participation à Neuilly-Journal, mensuel de la Mairie éponyme…Sarkozy en étant le maire. Je quittais l’Automobile Magazine en mai 1987 lorsqu’il fut vendu par Dargaud auquel il appartenait!
    L’une des spécialités de l’A.J. était les essais d’endurance. Nous achetions, anonymement, une voiture de grande série, elle était équipée d’appareils enregistreurs et nous effectuions 40 000 kms qui passèrent à 50 000. Grosse surprise pour la Renault il fallu trois moteurs pour effectuer les 40 000kms! DE toutes les voitures soumises à cet essai mes plus baux souvenirs furent l’Alfa-Sud et la NSU RO 80. Je ^possède la Peugeot 306 de mon père en parfait état. Il s’agit d’un modèle de 1996, deux litres 123ch, finition  » Signature », couleur grise, boîte mécanique cinq vitesses. J’ai fais, en 2017, pour 1 700 euros de réparations. Le contrôle technique, passé en 2017, est O.K. et je l’ai faite expertiser . L’homme de l’art à noté « bien  » sur tous les postes et a marqué: véhicule en excellent état d’entretien ; il a chiffré sa valeur à 2300 euros. Si parmi vos relations se trouve un amateur de Peugeot…elle est à vendre.
    Cordialement
    Jean-Louis Schmitt

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  2. Pascal MOORE

    Ah, je pense aussi à mon père qui était fidèle à PANHARD, jusqu’au moment où la firme mis la clef sous la porte. Vient ensuite sa période RENAULT à partir de 1968, je pense . Mon père a eu au total 4 Renault 16 ( TS, et TX ) C’est avec une TS verte métallisée, que nous avons fait le plus grand voyage de notre vie depuis Paris jusqu’à KABOUL en 1973.
    Je me souviens bien de ce voyage, alors âgé de 9 ans, et surtout des sièges en skaï qui me brulaient les cuisses, malgré les serviettes de bain posées le matin, à peine essorées….C’est ainsi que nous avons parcouru 20 000 kms A/R ( en 12 jours à chaque trajet ) Tout d’abord des autoroutes, et puis ça c’est gâté à partir de la Yougoslavie. Je ne parle même pas des routes Bulgares, Turques, Iraniennes et Afghanes. Il fallait avoir du culot quand même….

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  3. Ayrton Prost

    Bonjour à tous, cette auto est exceptionnelle dans sa rénovation comme sortie d’usine hier matin … De plus petit détail qui a son importance mais le coloris est identique au modèle de présentation catalogue de la campagne de lancement en version TS. Son propriétaire est digne d’être « golden member » catégorie historique ! J’ai trop de souvenirs de gamin dans cette auto …

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  4. Fabrice

    Reportage très intéressant comme toujours et cet exemplaire est vraiment exceptionnel. Il aurait été pourtant élégant de citer le nom de Philippe Charbonneaux, designer innovateur, qui a effectivement dessiné la R16.

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  5. Amok

    Une très bonne POAde, comme certains l’ont déjà dit.
    Une bonne voiture, innovante, bien conçue, apportant une nouvelle fonctionnalité, et pas simplement un artifice de marketing.
    Un passionné, connaissant parfaitement sa voiture (et pour cause…)
    Un président Roubaudi curieux et le laissant s’exprimer aussi longuement que souhaité.
    Pas besoin de drone et, d’une certaine manière, pas de survol du sujet.
    Bref une vidéo passionnante, tout à fait dans l’esprit d’origine.
    Ceci est un commentaire en creux. Comprenne qui voudra.

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  6. Hélder Pêra

    Très beau reportage. Félicitations.
    La Renault 16 est la voiture intelligente! Comme l’a dit Juchet, c’est la berline, le confort, la voiture familiale, le break. Osez de hayon en 1965, c’est comme osez la 4L en 1961 et l’espace en 1984. Ces deux modèles n’ont pas fait l’enthousiasme immédiat, mais le temps leur a donné raison, puisque toutes les autres marques les ont copiés.

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  7. Dubby Tatiff

    Nous sommes gâtés cet été sur POA. Quelle richesse de contenu entre le Road Trip, les essais de patrice et les Poades diverses et variées. Quel Festival (de Goodwood, Mon Commandant ; je vous ai gardé pour la fin).

    Cap’ Tatiff

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  8. Mat Ador

    L’alignement des blocs compteurs sur le tableau de bord va inspirer toute une génération de… Porsche !
    NB : Le diamant pré-vasarélien incrusté dans le volant apporte une touche élégante sinon luxueuse.
    Merci pour ce moment.

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  9. Gran Turisto

    Formidable! Merci pour cette Grande Observation… J’ai même eu l’impression d’apercevoir Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort partir à son volant…

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  10. Frédéric à Montréal

    Ça, c’est beaucoup plus qu’une petite observation…
    C’est une entrevue comme Renaud sait si bien les mener, avec un interlocuteur passionnant mais très simple qui a dans une certaine mesure vécu l’histoire du la R16.
    Quant à moi, je me souviens très bien quand mon père a troqué sa R16 TL pour une TS, au moteur beaucoup plus puissant, aux feux longue portée, au compte tour et aux lève-vitre électriques. Même tout petits, on était vraiment très fiers de lui!
    Rien de tel qu’une voiture de l’époque pour faire remonter tant de souvenirs….

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  11. Arnaud T

    La R16, ce fut aussi une star de cinéma. J’ai l’impression de revoir Belmondo ou Depardieu sur les chapeaux de roue dans les rues de Paris. Toute une époque.

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  12. Learch

    Dernière petit truc à l’attention de Notre Président : il est faux de dire que les voitures *de telle époque* rouillaient. La rouille qui vient rapidement sur les autos, dans des conditions d’utilisation normales, est due à la qualité du métal employé, et plus précisément au taux de fer contenu dans le minerai de départ. Par exemple le minerai suédois a un taux de fer très important, le métal issu de ce minerai est le meilleur au monde, les Saab, Volvo, voir DAF anciennes ne diront pas le contraire. Le minerai européen est un peu moins bon, le minerai américain est loin d’être bon (une américaine ça rouille très bien :o), le minerai chinois est … chinois.
    Viennent s’ajouter en plus d’autres paramètres moins importants : les impuretés contenu dans le fer en fusion, le stockage (les italiens stockaient les tôles sur les quais des ports), l’épaisseur de la tôle utilisée (les autos d’avant les années 50 n’ont souvent que de la rouille superficielle), les traitements anti-corrosion (mais tout le monde était logé à la même enseigne), la qualité des soudures, des peintures etc
    Bref pour résumer : à utilisation égale, une populaire italienne des 90’s est en dentelle à la première pluie, une suédoise des 70’s ne sait pas ce qu’oxyde veut dire.
    Bien entendu, à la base il y a une question de coût. Et d’obsolescence programmée. Un ingénieur sait construire une auto qui ne rouille pas pendant plusieurs dizaines d’années… mais l’acier suédois coûte une couronne ! ;o)

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  13. Learch

    Témoignage génial et magnifique restauration pour une superbe auto… Pour ce qui est de l’originalité technique de la 16, il faut calmer sa volonté franco-française qui met les productions nationales trop en avant, rendons à César… :

    – Les vitres électriques existaient de série aux USA depuis les années 40.

    – Le hayon était une idée dans l’air : la R4, ça a été dit, mais auparavant la Traction Avant Commerciale (50’s), la 2cv Enac deux ans avant la sortie de la R16 (https://lautomobileancienne.com/citroen-2cv-mixte-kit-enac/), l’Autobianchi Primula du génial Diacosa l’année d’avant (http://leroux.andre.free.fr/xx62h.jpg), la MGB GT la même année etc…

    – Le moteur central avant offre peut-être une bonne répartition des masses pour la tenue de route mais n’est pas bon en terme de motricité (si vous en avez la possibilité parlez-en au team qui a fait courir la Nissan GTR-LM lol), rien ne vaut un moteur sur l’axe ou mieux au devant de l’axe, en porte-à-faux avant, comme sur beaucoup de modèles, de la 2cv à la première Audi Quattro en passant par l’Alfasud. A moins bien sûr d’avoir une suspension très souple (R16, R4, R6), oléopneumatique ou pas, pour compenser la perte de motricité (ID, DS, etc qui ont également un moteur disposé comme la 16, donc là aussi l’idée n’était pas originale).

    Reste ce dessin inimitable qui définira le design de Renault dans les années 70 (R6, R12, etc), jusqu’à l’apparition de la 5…

    Pour avoir suivi d’assez près la restauration d’une 16 TX, je confirme que ça rouille bien, aussi bien qu’une Simca 1100 ou une Ami 8 ;o) surtout au niveau de sa plateforme (sur laquelle vient se greffer la caisse), conception qu’elle partage, là aussi avec la Renault 4… sauf que celle de la 16 est plus grande et a plus de nids à humidité ;o) en cas de restauration prévoir l’achat d’un deuxième semi-auto et d’un magasin Descours & Cabaud pour les tôles fines :o)

    Learch (Saint-Ofer)

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  14. Pierre_

    Belle voiture stylée et aboutie qui marqua son époque. Une réussite incontestable. Descriptif pointu et précis de Jean Michel. Sans doute est il du métier.
    Un copain, Bernard, en acheta une début 80. Elle était  »en fin de vie » (heureusement dailleurs).
    Après une soirée cocasse (ah?), Bernard nous propose un dernier verre chez lui. Chacun se promet d’être prudent au
    volant évidemment. Bernard ouvre la route lentement d’abord puis  »un peu moins » ensuite. Nous le suivons tous avec nos autos, tête à la portière humant l’air de la nuit pour se dégriser (forcément). D’un rapide coup de volant Bernard précipite l’Auto dans la court de la maison, pensant sans doute impressionner la Belle à ses côtés, tel que la Renault se leva puis se coucha sur le coté gauche glissa sur les graviers pour se caler contre le tronc du tilleul.
    La R16 cette nuit ne survécut pas à  »l’affaire », toutefois entourée de tous et dans sa maison. Grand moment.

    Merci POA

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  15. Nabuchodonosor

    ‘Tain, le Pitaine avait la même.

    Février 1982. Sapeur deuxième classe, je suis incorporé à l’insu de mon plein gré au 93, Bd du Montparnasse, entre Notre-Dame-des-Champs et La Brasserie de La Coupole, paix à nos âmes, étages 4 et 5 au-dessus de la DGAC, où sévit encore la STBFT, organe d’édification et de contrôle des bâtiments et fortifications dépendant du Génie Militaire et dirigée par le Général Bock. En bas des deux entresols, au niveau de l’accueil, c’est le repère des chauffeurs de limousine qui dépendent, eux, si ma mémoire ne me fait pas défaut, du régiment du Train. Leurs armes : Des R16 gris-noirs usées jusqu’à la corde mais qui paraissent neuves. Signes distinctifs : Toujours nickel-chrome et le drapeau tricolore peint à gauche sur la plaque d’immatriculation à l’encodage spécifique…

    A vos ordres mon Commandant !

    Sapeur Nabu (…mais non sans reproches).

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  16. Gérald de Montréal

    Splendide ! Cette voiture m’a toujours intéressé et intrigué. Enfant je jouais autour de celle du voisin, elle paraissait plus cossue que la 12 de mon père, mais je garde aussi le souvenir d’une serrure dans la calandre qui actionnait l’alarme, la même que celle du capot ?
    Petite observation, regardez la finesse du dessin des poignées de porte, elles sont comme posées sur la carrosserie, magnifique !

    Ps : Petit bonjour à nos petits observateurs Canadiens, quel magnifique pays ! et quel dépaysement automobile !

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