Souvenir d’Autos (176) : Frayeur glacée en Toyota

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Ah ! Voilà le retour de l’excellent Georges Piat dont j’aime toujours beaucoup les histoires. Attention ça fait peur !!

1976,  j’ai acheté une Toyota d’occase, en fait presque neuve. C’est une Toyota Corolla Liftback bleue. Il n’y en a pas eu beaucoup en France car cette voiture est un veau. Le moteur sous dimensionné rechigne à faire avancer la bête. De plus, un économètre qui prend la place du compte tours joue les culpabilisateurs dès qu’on dépasse les 110 km/h. Mais l’auto est bien finie, comme une japonaise.

Un soir où il a neigé, bien 40 cm, je décide de prendre la voiture pour essayer la conduite en hiver. Je me demande encore ce qui m’a pris cette nuit là. Bref, nous voilà partis avec un copain. Il est environ 21 heures et les phares jaunes éclairent les arbres qui croulent sous le poids de la neige, c’est magnifique.

Embardée, rigolades, il n’y a personne et on s’amuse bien. Au bout d’une demi-heure, je décide de rentrer et m’engage sur une route très pentue qui descend et tournicote dans la forêt. Juste celle qu’il fallait éviter,  la c… du siècle !

La bagnole commence la descente, part en travers et je me retrouve dans la pente… mais en marche arrière. Je panique, j’écrase le frein et la Toyota descend toujours, comme au ralenti pour enfin…. s’arrêter !

La neige craque sous les pneus, impossible de remonter, ça patine et impossible de descendre. Il y a de mini-ravins avec des arbres qui nous attendent des deux côtés.

On a mit une bonne heure à descendre la voiture, mètre par mètre, poussant l’arrière pour le remettre dans l’axe, ce qui n’était pas tellement difficile vu le verglas !

Arrivés en bas, on a retrouvé une route qui venait d’être salée mais ce soir là, je n’ai jamais été aussi heureux de retrouver mon lit.

Il faut bien que jeunesse se passe…

Cette rubrique est aussi la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

 

 

L’avis des Petits Observateurs !

14 commentaires au sujet de « Souvenir d’Autos (176) : Frayeur glacée en Toyota »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Pierre_

    Ce samedi nous partons pour Grenoble à bord du Duster gris de Patrick,
    Trompette, tambour et oriflammes rouge et noir dans le coffre, nous roulons 2 heures, en direction de la cité Alpine.
    Notre club d’Oyonnax y dispute une rencontre de rugby capitale pour le maintien en Top 14. Un événement majeur pour notre belle Equipe .
    L’engagement est total, le combat âpre. Mais les Haut-Bugistes reculent, nos lignes sont enfoncées par les Alpins impitoyables. C’est la déroute. Nous sommes laminés.
    Près de 50 points dans la besace. Terrible désillusion nous plongerons en Pro D2 dès la rentrée. Nous regagnons nos petites Montagnes. Sombre journée, la tristesse est immense.
    De retour à la maison je suis chambré plus que de raison, ici on préfère le basket.
    Je saisis alors ma tablette, POA me reçoit dans sa rubrique Souvenirs d’Auto ou Thibaut vendredi, vient de déposer un nouveau récit.
    Le rédacteur en chef ce jour est Georges Piat. Je lis puis relis son récit.. Les commentaires aussi.
    Je souris enfin ce samedi soir. Le bonheur est simple.
    Merci Thibaut, merci Georges.

    Répondre
  2. Theodore

    J’ai fait le même genre de bêtise dans les Vosges du nord (Wissembourg) avec une Opel Kadett Olympia, dont je ne maitrisais absolument pas la propulsion. Croyant que j’allais autant m’amuser qu’à vélo dans les lacets, je me suis retrouvé après une embardée et une roue dans le vide, à descendre le col du Pfaffenschlick en première, au frein, la trouille au ventre. J’avais 19 ans…

    Répondre
  3. Chapman

    C’est drôle, aussi loin qu’il m’en souvienne j’ai toujours aimé et profité du moindre flocon pour me promener en voiture. Quand aujourd’hui, nombre de mes contemporains font des coliques à l’idée de devoir rouler sous la neige, je mesure l’écart qui existe entre la passion et le besoin de conduire une auto.
    J’ai donc en toute logique quelques aventures hivernales dont je vais tâcher de réserver la primeur à Sd’A
    À votre disposition mon commandant.
    Pour Georges : en effet la propulsion complique un peu la partie ( de plaisir ) mais cette jolie Toyota avait l’avantage d’avoir des pneus relativement étroit. Merci pour ce souvenir.

    Répondre
  4. Gérald

    Pardon Commandant, mes plus plates excuses, pour me faire pardonner, il m’en reste quelques unes sous le pied, je vais fouiller dans mes tiroirs…

    Répondre
  5. Alain Turbé-groizart

    Ah que c’est bon de lire qu’on est pas le seul à faire des con**eries !
    Moi c’est carrément le jour même de l’achat d’une Audi coupé 2.3 E , acheté un jour de neige à Paris et ramené à Compiegne.
    Tout se passe bien – trop bien – sur la route, et à quelques kilomètres de chez moi, je décide de prendre un raccourci en empruntant un chemin de foret … absolument pas déneigé !
    La lourde Audi commence à glisser fort mais je continue malgré tout.
    Au premier virage, à 30/40 KM/h , le (gros) cul chasse et je fini dans un fossé.
    Je VIENS de l’acheter il y a 1 heure !
    Et personne pour me tirer de la !
    Je rentre à pieds (gelés) , il fait nuit et je ne vais chercher la voiture que le lendemain … 🙁

    Répondre
  6. Gérald

    La perche est trop grande, je suis obligé de raconter la mienne…
    On est en 1990, ma mère m’a offert une R14 déjà bien fatigué mais très peu couteuse, comme on dit maintenant…
    Je suis étudiant au Lycée Technique du Génie Civil d’Antibes…il neige est c’est déjà très rare, je viens juste d’avoir mon permis et l’occasion est trop belle pour tester la conduite sous la neige…
    On part donc ce mercredi après midi après le déjeuner avec mon copain Seb. La neige tombe de plus en plus et tout le monde roule au ralenti. La R14 tient bien le pavé et je commence à prendre une confiance digne d’un Vatanen !
    Vers Sophia la route s’élargit et une grande ligne droite me permet d’entreprendre le dépassement de la voiture qui se traine devant moi…
    Et là sans prévenir l’arrière de la poire passe devant, et sans que l’on ai eu le temps de la prendre en dessert nous voilà en glisse à l’envers pour finir dans le fossé.
    Tout s’est passé au ralenti et on se retrouve avec la poire les 4 roues en l’air !
    Adepte des séries télévisés et des courses poursuites avec les voitures qui explosent, je dis à Seb :
    Vas y casse la vitre ça va exploser !
    Il me répond stoïque :
    Ben non j’ouvre la porte…
    Il prend la poignée au plafond et on sort de la poire…
    On a rien, les ceintures ont parfaitement fonctionné, et on regarde la compote de poire…
    Le type qui était devant moi s’est arrêté et nous regarde du haut du talus : Ça va ? Tout va bien ? Oui ! Belle glissade !
    On repart en stop et un copain de classe nous prends en sens inverse avec son père.
    Mais que faites vous là perdu sur cette route ?
    On vient d’avoir un petit problème de voiture…
    Ah bon elle est où ?
    On l’a garé plus bas…

    Seb si tu me lis ;- )

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      Magnifiques vos histoires respectives les gars, j’imagine la réaction des occupants dans la voiture en train de se faire dépasser par une voiture à l’envers…
      🙂
      Des glissades sur neige, j’en ai aussi quelques unes dans le frigidaire, pensez-bien…

      Je repasse à l’Happy-Hour vous en poser une…
      A toute…
      🙂

    2. 'pablo

      Comme si nous y étions…
      Pratiquement la même aventure avec le rocking-chair ( r18) de ma mère.
      La même assurance au volant que le fabuleux finlandais, mais l’auto se met en crabe . Je crois que le suisse que j’ai tout de même finis par dépassé à eu la trouille de sa vie.
      C’était le dépassement le plus long que j’ai vécu, mais il devait y avoir un ange à mes côtés ce jour là.
      Je crois que c’est la première fois que je le raconte ( pas trop fière sans doute)…

    3. Commandant Chatel

      Gérald ! Gérald ! Gérald !
      C’est du Souvenir d’Auto sauvage ! Du braconnage !
      Une histoire si magnifique !!!
      C’est bon pour cette fois ! Mais n’y revenez plus !